Loi sur les prisons : comment la France régresse
Retoquée en mars par le Sénat, la loi pénitenciaire 2009 version 2 sera discutée la semaine prochaine par les députés.

La loi pénitentiaire 2009 arrivera à l'Assemblée nationale la semaine prochaine. Le texte avait été discuté puis voté au Sénat le 6 mars. A l'époque, la discussion de la mouture concoctée par l'ex-garde des Sceaux, Rachida Dati, avait tout du bras de fer : les sénateurs avaient arraché des changements raccord avec certaines revendications du monde associatif ou judiciaire.
Depuis, la titulaire du maroquin a changé. C'est Michèle Alliot-Marie qui défendra la loi devant les députés. Elle aussi qui endossera les récents changements apportés au texte, révélateurs d'un recul de la France à plus d'un titre en matière de politique carcérale. Zoom sur trois régressions qui vont à l'encontre de l'objectif-même de la loi qui était pourtant de rapprocher la France des normes européennes de détention.
L'encellulement individuel
Le droit d'être enfermé seul, porté par un souci de dignité, ne date pas d'hier : il est inscrit dans la loi depuis 1875, et consacré par le Code de procédure pénale en 2000. Mais la France n'en a jamais fait sa règle, et le Parlement s'était même offert un moratoire sur la question en 2003. A la racine de ce retard, plusieurs causes : la réalité du parc carcéral, certes, mais pas seulement car le status quo est aussi une question de choix politique.
La preuve quand on décortique la façon dont l'Exécutif a préparé le texte que les députés discuteront la semaine prochaine : alors que la Commission des lois, présidée par un UMP en la personne de Jean-Jacques Hyest, avait réaffirmé le principe de la cellule individuelle, la place Vendôme a multiplié les rétropédalages.
D'abord du temps de Rachida Dati, qui ambitionnait de consacrer dans son texte au même titre l'encellulement collectif et individuel. Mais les sénateurs lui avaient coupé l'herbe sous le pied en amendant le projet gouvernemental.
Or Michèle Alliot-Marie a communiqué ce mardi sur la question, valorisant l'idée d'inscrire dans la loi le principe de « libre choix » pour le détenu. En relançant le débat comme ceci, l'actuelle garde des Sceaux se rapproche donc de la position de Dati qui, dans un amendement retoqué par le Sénat, avait tenté de mettre sur le même pied dans la loi les deux types d'encellulement. Premier recul, donc.
Les aménagements de peine
Sur ce terrain également, les sénateurs avaient imprimé leur marque sur le projet gouvernemental. A l'issue de leur vote du 6 mars dernier, l'échantillon des peines pouvant bénéficier d'un aménagement s'était élargi : travaux d'intérêt général, semi-liberté et conditionnelle devenaient accessibles aux détenus condamnés jusqu'à deux années, et plus seulement un an. Idem pour le bracelet électronique pour les condamnés à moins de six mois .
Là encore, Alliot-Marie se rebiffe : à plusieurs reprises, la ministre a dit sa gêne à l'encontre de certains aménagements de peine. Elle vient de réitérer cette semaine, précisant par exemple que le bracelet électronique ne serait permis qu'à un nombre réduit de détenus : ceux qui auraient déjà purgé deux tiers de leur peine en cas de condamnation inférieure à six mois, et ceux qui n'ont plus qu'un reliquat de quatre mois à purger.
On notera au passage que les policiers de terrain sont venus à la rescousse de l'ancienne ministre de l'Intérieur, arguant, à une semaine du débat au Palais-Bourbon, que ces aménagements de peine étaient précisément à l'origine des mauvais chiffres de la délinquance.
La politique sanitaire carcérale
Dernière marche arrière accentuée par la loi pénitentiaire discutée cette rentrée : la prise en charge médicale des détenus, et, plus précisément, leur dossier médical. Ce dernier avait fait l'objet d'une bataille importante au Sénat.
Officiellement, c'est pour prévenir contre la dangerosité d'un détenu (pour lui même lorsque l'on parle de suicide, mais aussi à l'encontre des personnels et des codétenus) qu'on systématise l'informatisation des données sous forme de dossier non anonyme.
Sauf que, pour l'Observatoire international des prisons (OIP) ou pour les sénateurs socialistes montés au créneau au premier vote du texte, il s'agit là aussi d'un moins disant d'autant plus criant que, depuis 1994, les détenus bénéficient d'un suivi classique, sous l'égide du ministre de la Santé, et non plus d'un régime spécial sous le sceau de l'Administration pénitentiaire.
Des fuites datant de la semaine dernière annonçaient que l'on s'orientait vers un confinement des détenus grippés en cellule lorsque la pandémie de grippe A aurait passé les barreaux. Là où les médecins œuvrant en prison réclament au contraire aménagements de peine, normalisation du parcours de soin et exfiltrage des détenus vers des hôpitaux ordinaires.
Pour François Bès, responsable santé à l'OIP, ces deux indices montrent bien que Michèle Alliot-Marie n'a pas d'ambitions plus progressistes en matière sanitaire que sa prédécesseure. A tort ? Tous les chiffres indiquent que le passage sous un régime normalisé, en 1994, avait permis de faire nettement chuter le taux de prévalence du Sida dans la population carcérale.
Photo : à la prison de Saint-Martin-de-Ré en septembre 2009 lors de la visite de Rachida Dati (Régis Duvignau/Reuters).
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De Patrick-handicap
handicap 80% expatrié | 11H39 | 13/09/2009 |
La France est la honte de l'Europe. Elle mène largement également comme le pays le plus taxé d'Europe avec son imbattable taux de TVA, sa CSG, sa CRDS, ses taxes exhorbitantes sur l'essence, l'alcool, le tabac et maintenant sa taxe carbone. C'est le pays européen où le pouvoir d'achat a le plus baissé ces 5 dernières années.
Il ne suffit plus de ne pas l'aimer pour la quitter, il faut être maso pour y rester ! Pour améliorer mon quotidien, j'ai choisi un pays européen où la santé est gratuite et plus efficace qu'en France et qui présente les caractéristiques inverses en tous points énumérés ci-dessus. Avis aux amateurs.
à Patrick-handicap
De oscar clandot
11H53 | 13/09/2009 |
j'arrive ! !
à oscar clandot
De sup à la demande du riverain 28.09.09
08H46 | 15/09/2009 |
Mais poussez pas ! ! ! ! Faites la queue comme tout le monde ! ! ! !
Ha ! au fait dans la précipitation j'ai oublié de demander : C'EST OU ?
à Patrick-handicap
De poum
| 12H42 | 13/09/2009 |
Je ne pense pas que les taxes sur l'alcool et le tabac soient le meilleure argument pour augmenter le pouvoir d'achat…
à poum
De pablico
15H04 | 13/09/2009 |
la France de régresse pas, elle rapetisse.. c'est la mode..
à Patrick-handicap
De remka
Graphiste | 17H03 | 13/09/2009 |
Aimez la ou quittez la, un vieux slogan de l'action francaise repris par Sarko et ses genies de la comm. Je l'ai pris au mot moi aussi, et je crois que nous allons etre de plus en plus nombreux a ne pas nous reconnaitre dans le double discours faux-cul de la France contemporaine : une super democratie donneuse de lecons, avec une politique interieure retrograde, et une politique exterieure - Khadafi, la Birmanie etc. moralement a vomir, et a partir vivre ailleurs.
Manque de bol, ce sont generalement les gens les mieux formes, avec le plus haut niveau d'etudes qui s'expatrient (IT, recherche, etc.). La fuite des cerveaux c'est une chose, le manque a gagner en impots en est une autre…
Parfois je suis nostalgique : merci au gouvernement de me donner quotidiennement des raisons de ne pas rentrer en France.
à remka
De stephaneerard
développeur MDD | 18H12 | 13/09/2009 |
On peut critiquer en restant sur le territoire, le reste n'est qu'expression d'un manque de couilles pour « vivre mieux » -au détriment des autres-. Non ?
à remka
De Tyb
(par ici, par là) | 09H10 | 14/09/2009 |
« Le manque à gagner en impots »
par contre je suis sur que ça vous généra pas du tout de revenir toute honte bue au premier gros souci de santé ou chômage prolongé…. profiter gratuitement des services publics pour lesquels vous n'aurez pas cotisé.
d'accord pour vos autres arguments, mais celui là me fout profondément la gerbe, particulièrement quand il concerne des gens qui même impôts déduits, ont largement de quoi vivre dans le confort.
à Patrick-handicap
De eric838
ça peut changer | 20H07 | 13/09/2009 |
Tu peux me dire ou t'es allé ? ça m'intéresse aussi.
à Patrick-handicap
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 23H21 | 13/09/2009 |
m6 reportage sur les prisons …
Rien de spécialement nouveau mais bien fait quand même pour ceux qui pensent encore que les détenus sont au club med ! ! !
effectivement il reste beaucoup à faire dans tous les domaines
Avant
Pendant
Après…
De morlar
nouvelle nuit du 4 aout | 11H40 | 13/09/2009 |
comment voulez vous qu'un détenu soit seul en cellule avec 50000 places et environ 63000 détenus ?
n'oublions pas que tous les détenus en centre de détention (condamnés de 1ans à 5ans voire plus) sont déjà en cellule individuelle,il ya des numerus clausus dans les centres de détention.
la surpopulation est le fait des maisons d'arrêt qui gardent les condamnés de moins de 1 ans et les prévenus en attente de jugement.
Il faut dire aussi que tous ces détenus en maison d'arrêt ne souhaitent pas toujours être seuls, certains veulent être avec des amis afin de partager les frais de cantine ,de télé ou autre…
Quant à la santé en prison : c'est de la responsabilité du ministère de la santé, tous les personnels médicaux en prison dépendent du CHR qui est dans la juridiction de la prison. L'administration pénitentiaire ne maitrise en rien le coté « santé » des détenus.
à morlar
De olivier p
face à la mer | 12H35 | 13/09/2009 |
selon le ministère de la justice, il y a plus de 85 000 entrants en prisons par an ; les 63 000 c'est à temps « té zéro » !
à morlar
De caro
délinquante avérée | 13H24 | 13/09/2009 |
tout à fait d'accord. Le problème de la santé en prison, c'est que la ministre veut « le secret partagé », pour que, soi-disant, le personnel pénitentiaire soit mieux informé des problèmes que peut présenter tel ou tel prisonnier et agir en conséquence.
Ca fait doucement rigoler quand on sait qu'il garde en prison des personnes qui seraient bien mieux en hôpital psy, mais comme il n'y a pas de places et de moins en moins de places en hôpital … Une bonne partie de la population carcérale n'a rien à faire en prison où elle ne peut être soignée.
La notion de « secret partagé » est très grave, elle est mise en place dans tous les secteurs du social et pas seulement en ce qui concerne la santé. Elle fait partie du fichage généralisé instauré par la loi de prévention de la délinquance.
à caro
De hestiamarie - fermé le 17-09_09
on s'en fiche | 15H41 | 13/09/2009 |
Attention le secret PEUT être partagé mais ne DOIT que sous des réserves très sricts(Non assistance à personne à danger, Personnes Particulièrement Vulnérables, etc.)
Sinon il y a violation du secret professionnel.
JP ROSENCZVEIG et Jean Pierre VERDIER sont les personnes ressources pour saisir le subtilités de la loi.
Sinon chaque corps de métier (médecin, infirmière etc) peut se retourner vers l'Ordre de son métier en cas de doute.
Dans tous les cas de figures les informations ne peuvent se transmettre : que dans l'intérêt de la personne
et avec son adhésion.
Dés lors le secret partagé sur un prisonnier dont l'état de santé demande une hospitalisation ne permet pas de divulguer la pathologie à un agent administratif.
------------------------------------------------------------------
Texte de MR ROSENCZVEIG
Le secret professionnel :
entre l'obligation de se taire et l'obligation de parler, être au clair et … être prudent
Les interlocuteurs des services sociaux ont le droit à la confidentialité des informations qu'ils confient explicitement ou non au travailleur social ; il en va du respect de leur vie privée mais aussi de la crédibilité de l'intervenant social. On peut rendre des comtes aux victimes des « fuites » ( responsabilité civile) ; on peut aussi rendre des comptes à son employeur pour n'avoir pas su rester discret. La société n'hésite pas à punir ceux qui violeraient cette obligation de discrétion : c'est la zone du secret professionnel qui vise à garantir et crédibiliser une prestation, en l'espèce sociale, dans l'intérêt de tous et de chacun.
Reste qu'il est des cas dans lesquels cet intervenant social ne peut pas taire ce qu'il sait sans risquer de contribuer au développement ou renouvellement de faits particulièrement graves. Tout un chacun,y copris le professionnel se doit donc d'agir et pourquoi pas de parler si une personne se trouve en danger ou si une infraction est susceptible de se reproduire. Tout simplement nombre d'intervenants dinas une situation disposent de bribes d'informations qui réunies et cogérées permettraient de mieux l'analyser et surtout de mieux réagir au profit même de la personne intéressée.
Qui doit se taire ? Sur quoi ? Quand doit-on parler ? Quand peut-on parler ? Que risque-t-on ? Autant de questions qui aujourd'hui ne sont plus seulement celles des professions médicales, mais des intervenants sociaux.
Elles donnent le sentiment d'une législation bourrée de contradictions, en tous cas qui déroutent l'intervenant.
En vérité, la loi n'est pas si contradictoire qu'elle parait. La loi reconnait une relative marge de manœuvre au professionnel ; elle l'invite alors à se référer à sa déontologie et aux règles de son service et au final à son éthique personnelle quitte à rendre des comptes devant les juges, ses employeurs, ses pairs ou sa conscience.
L'actualité du sujet est double et en réalité porteuse d'une certaine cohérence :
1° les deux lois du 5 mars 2007 sur la protection de l'enfance et sur la prévention de la délinquance ont légalisé le partage d'information entre professionnels en matière sociale comme on l'avait fait en 2002 en matière médicale. Nous y appelions. Reste à gérer les contradictions entre les deux textes.
2° le maire peut entrer dans la confidentialité comme le voulait le ministre de l'Intérieur. La loi Prévention de la délinquance du 5 mars 2007 est bien sûr très préoccupante sur ce point notamment. Mais il faut la lire de près pour y trouver la confirmation qu'il n'existe toujours pas une obligation de parler même au maire mais une possibilité et ce contrairement à l'idée que se repend aujourd'hui.
Matière délicate s'il en est mais indispensable à travailler pour tous les professionnels de l'enfance avec quelques références en tête comme on a tendance à trop parler ; il faut échanger à bon escient, la loi n'apporte pas de réponses toutes faites, il faut réfléchir, etc. .
JP Rosenczveig,
26 novembre 2005 revisité pour la dernière fois le 22 avril 2009
à hestiamarie - fermé le 17-09_09
De caro
délinquante avérée | 16H56 | 13/09/2009 |
le gros problème vient de l'informatisation des services sociaux et du fichage des usagers.
Dans l'Isère, une demande d'aide non informatisée est systématiquement rejetée, or des items peuvent concerner la santé, les difficultés des enfants (AEMO pas exemple) etc
Lire l'article qui vient de paraitre sur la LDH Toulon
http://www.ldh-toulon.net/spip.php ? article3470
Le même problème se retrouve dans le nouveau fichier @RSA pour toute demande de RSA. Les items sont très intrusifs. Une AS a étudié le texte. Télécharger son analyse ici et lire aussi les commentaires.
http://antidelation.lautre.net/spip.php ? article2046
Est-ce qu'une AS a encore le choix du secret sans pénaliser les usagers ?
Depuis que l'on connait les grandes lignes du projet Dati (que MAM deprend en grande partie), Act'up Paris se bat pour le maintient du secret médical
Act Up-Paris s'inquiète du rôle demandé au médecin exerçant en détention. En effet, l'une des dispositions du projet de loi indique qu'« en cas de risque pour la sécurité des personnes, les professionnels de santé intervenant au sein des établissements pénitentiaires ou des établissements de santé accueillant des personnes détenues ont l'obligation d'en informer le directeur. Cette obligation, qui ne porte nullement atteinte au secret médical, est le pendant de celle prévue pour les agents des établissements pénitentiaires ». Selon quels critères sera évaluée la dangerosité du détenu ? Si ce n'est dans le cadre d'une consultation, où et quand un médecin peut-il émettre un tel signalement ? Cela ne correspond-t-il pas justement à une atteinte au secret médical ? Quelles seront les sanctions en cas de manquement de la part des médecins, puisqu'il s'agit ici d'« obligation » ?
http://www.actupparis.org/spip.php ? article3250
Le secret professionnel, le secret médical sont en train de voler en éclat. Tout le monde doit tout savoir sur tout le monde ? Que devient le droit à la vie privée ?
à caro
De hestiamarie - fermé le 17-09_09
on s'en fiche | 18H19 | 13/09/2009 |
oulalalala….
Que de réponses à apporter à ton post !
Je vais essayer de faire succinctement une réponse pour ne pas monopoliser le fil sur un sujet qui est hors sujet.
L'AEMO est une décision soit administrative soit judiciaire.
De laquelle parles tu ?
-------------
Je ne connais pas les fichiers informatiques des AS de l'Isère.Tu veux sans doute dire du Conseil Général de l'Isére.Soyons précise.
Ce qui me surprend est :
1- il est toujours possible de refuser un outil de travail s'il va à l'encontre du secret professionnel.
2-D'une manière nationale l'ANAS n » a pas été saisie.Si je me trompe je serais curieuse de connaitre la position de cette association professionnelle qui est très strict en matière de protection du secret professionnel.
------------
Les personnes rencontrent toujours beaucoup de difficultés à faire la démarche de venir voir un travailleur social.Leurs dire que le « secret professionnel » vole en éclat ne va pas les inciter à venir rencontrer une personne neutre et apte à l'aider.
Non le secret ne vole pas en éclat, nous sommes toujours dans nos valeurs professionnelles
Dire que le secret vole en éclat est à lire avec réserve et critique.
L'art 9 du code civil est respecté dans les institutions sociales.
Sinon donne moi un exemple de secret violé.
------------------------
Discréditer l'Administration et les travailleurs sociaux en faisant courir des rumeurs est extrêmement facile derrière un clavier.Aucun de nous ne remplira un document (informatique ou autres) pouvant nuire à la personne.
-------
Tous et toutes nous savons nous poser les questions :
que dois je transmettre ? à qui ? quand ? et comment ?
Nous savons (médecins, infirmières, AS, éducs etc) être dans la protection de la personne en respectant le secret professionnel.
-----------
Je ne répondrai pas davantage, caro-kascherhallal : je montrerai ton écrit demain à l'ANAS(commission déontologie) en leur demandant de se situer.
à hestiamarie - fermé le 17-09_09
De Martimerde
08H09 | 14/09/2009 |
Tout a fait d'accord avec hestiamarie.
Etant travailleur social en protection de l'enfance je confirme que CARO exagère un max, il est vrai qu'il faut être très vigilent en ce moment quand aux tendences au fichage, j'ai d'ailleurs bcp milité à l'époque de la loi de « prévention de la délinquence » qui prévoyait que les structures sociales dressent la liste de leurs bénéficiaires pour que le maire repère les « délinquents potentiels »… Gravisime, mais cela n'est pas passé.
Le secret partagé en réalité n'est que la transcription dans la loi de pratiques qui ont toujours existé, il doit être partagé dans le seul but de l'interret de la personne sinon c'est une faute. Le secret professionnel des AS n'a pas été touché d'un poil, pour les autres travailleurs sociaux le secret dépend de leur mission et à ma connaissance il n'y a eu aucune modification dans aucun service social à ce propos.
à Martimerde
De caro
délinquante avérée | 09H32 | 14/09/2009 |
J'exagère un max ? : -))
Tout dépend dans quel département tu travailles et donc de quel CG tu dépends, si tu es travailleur social d'un CG
Je fais partie des collectifs anti-délation et sur la liste pas mal de cas ont été évoqués, j'ai donné le lien du site « antidélation ».
J'ai bien dit que le problème est l'informatisation des fichiers sociaux, où tu n'as pas le choix de répondre ou pas, puisque tu es obligé de répondre à tous les items, dont ceux concernant la santé.
Je connais des AS dans un département de la banlieue parisienne qui peuvent encore faire des dossiers papier. Les contenus ne sont divulgués qu'à d'autres professionnels, tous tenus au secret professionnel, au cours de réunions, généralement.
Dans l'Isère par ex, ce sont plusieurs centaines de personnes qui peuvent avoir accès aux fichiers informatiques du CG, entre les administratifs des différents services et organismes, les responsables de ces services et organismes etc. C'est encore secret ? cf mon lien vers l'article de la LDH Toulon.
Lire aussi :
Loi Boutin, secret professionnel et LPD
http://antidelation.lautre.net/spip.php ? article2012
Quelques points qui interrogent dans le rapport de l'INSERM sur la Santé de l'enfant
http://antidelation.lautre.net/spip.php ? article2052
à hestiamarie - fermé le 17-09_09
De caro
délinquante avérée | 09H11 | 14/09/2009 |
tu devrais t'intéresser à la notion de DELATION que tu pratiques à merveille sans aucune preuve. Ca me rappelle une triste époque que je croyais révolue.
à caro
De Ishtar
15H45 | 13/09/2009 |
Les détenus condamnés pour toxicomanie le sont il est vrai aussi pour trafic parfois mineur.Mais ils présentent le plus souvent de graves problèmes de santé liés à la dépendance.Ces personnes n'ont rien à attendre d'un séjour en prison si ce n'est une promiscuité avec de grands délinquants avec les risques qu'on connait d'évoluer vers une délinquance traditionnelle.Leur état de santé très préoccupant nécessite un transfert vers l'hôpital pratiquement toujours refusé par l'administration pénitentiaire.
Et les chiffres démontrent que depuis quelques années ils constituent une part non négligeable de la population carcérale.Sans compter les simples fumeurs de shit qui sont maintenant poursuivis dans les cités.
La France par l'état de ses prisons se place je crois en avant dernière position au niveau européen.Il y a urgence de rénover les locaux mais cela ne suffira pas.De la police au gardien de prison,les conditions d'interpellation et d'incarcération sont sujettes à de nombreuses plaintes qui en s'accumulant ne font pas honneur à notre pays.De surcroit mauvais traitements,bavures diverses, graves ou légères,insultes et abus de pouvoir ne sont pas ou insuffisamment sanctionnés.
On juge une démocratie à l'état de ses prisons.Si elles étaient les seules(les prisons) à faire rougir notre infortunée démocratie en ce moment ! ! ! !
à morlar
De anachronix
11H03 | 14/09/2009 |
Tu penses que les detenus souhaitent etre ensemble pour partager les frais de TV mais sache que si il y a une tele dans une cellule tous les detenus paieront la tv qui soit seul ou six 25 € par mois par detenu dans la cellule c est pas mal
De oscar clandot
11H51 | 13/09/2009 |
Depuis quand la France respecte les normes européennes sur quoi que ce soit ? Bien sur, c'est plus facile a dire qu'a faire, je préfère être plombier que ministre c'est certain. Cependant, en politique, après avoir perdu le bon sens, la franchise, l'humanité, l'honnêteté, la probité, voir même la liberté, que reste t'il a nos élus pour nous respecter et nous guider ? Mais bon Dieu, c'est bien sur : LE FOOT.
à oscar clandot
De Aloïs
Etudiant | 14H44 | 13/09/2009 |
Pouvez-vous m'expliquer comment on peut perdre son humanité et sa liberté ?
à Aloïs
De oscar clandot
19H42 | 13/09/2009 |
J'ai oublié l'humour et la candeur. Pour la liberté et l'humanité je ne peu rien expliquer je le sens comme ça, c'est tout, question de sensibilité.
à oscar clandot
De Aloïs
Etudiant | 21H10 | 13/09/2009 |
Ce n'est pas aussi simple, les mots ont un sens. Prouvez moi qu'un politique peut perdre son humanité (et donc qu'il ne soit plus Homme) ? Montrez moi comment et pourquoi ils ont perdu leur liberté ?
à Aloïs
De oscar clandot
17H03 | 15/09/2009 |
Si les mots n'avaient qu'un sens , une promesse serait une promesse, le langage politique est sans doute codé, humanité, animalité, ambivalence ou originalité. je sais pas moi. Être humain, c'est pas donné a tout le monde, pourtant tout le monde est humain. L envie d expliquer mes propos me prive de la liberté de faire autre chose alors, cherchez ou est la liberté des politiques qui désirent tous le pouvoir .
De Spiripotain
dilettante | 12H34 | 13/09/2009 |
Un critère, qui paraîtra simpliste aux yeux de beaucoup, mais auquel je tiens :
On juge un pays sur l'attention qu'il accorde aux prisonniers, aux malades et aux enfants
Sur tous ces points, nous sommes en régression absolue. Les faibles sont de plus en plus mal traités.
La situation dans nos prisons est la honte de la république. une indigné totale. On n'y compte plus les suicides, les viols, les maltraitances.
Le vieux réflexe « oeil pour oeil, dent pour dent » est entretenu, engraissé, stimulé par une classe de politiciens démagogues. Bien fait, donc, pour ces criminels qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent.
Au point où nous en sommes, c'est à dire au XXIème siècle, nous devrions même ne plus avoir de prisons. Nous devrions être sortis du cycle odieux de la faute et de la punition. Malheureusement l'école l'enseigne, la prison l'exécute.
Français, encore un effort pour sortir de la préhistoire !
à Spiripotain
De Aloïs
Etudiant | 14H55 | 13/09/2009 |
Je ne suis pas d'accord avec vous. Le processus de civilisation entraine certes des changements de comportements mais, jamais un arrêt des délits, crimes… Il n'est pas question d'évolution. Toutes règles, toutes normes entrainent obligatoirement son opposée. Un monde où tout le monde serait gentil n'existe pas.
La prison est née avec Napoléon, pensez-vous qu'avant il n'y avait pas de crimes ? Bien sûr que si, sauf qu'ils n'étaient pas forcément jugés comme tels. Au 18e vous pouviez tuer quelqu'un qui avait remis en cause votre honneur. Ce qui est crime aujourd'hui était honneur avant.
Vous parlez d'une évolution, et que celle-ci aurait dû détruire « le cycle odieux de la faute et de la punition ». Hors, c'est cette même « évolution » (conception très condorcienne) a fait que nous jugeons que tuer est un crime -et donc qu'il mérite punition.
Il est bien illusoire de croire que la faute aurait dû disparaitre. Je la trouve au contraire bien utile. L'Homme est Homme car il est perfectible. Cela se joue aussi sur un plan moral.
à Aloïs
De Martimerde
08H19 | 14/09/2009 |
Avant la prison un crime était un crime et il était aussi punit ! ! ! !
La lapidation publique était notamment un grand classique, la prison est née en effet d'une avancée « humaniste » à la base pour éviter la barbarie de châtiments corporels.
Néanmoins il est clair qu'aujourd'hui la considération de son prochain est de pire en pire, et si le processus de civilisation ne fait pas disparaitre le crime, en ce moment il n'y a pas processus de civilisation, bien au contraire on nous pousse à se méfier les uns des autres à se juger à descendre ceux qui déméritent, sans se rendre compte qu'ils sont entrain de tuer les valeurs démocratiques.
PS : c'est sympa la philo et le sens des mots mais sort un peu de chez toi et regarde
à Martimerde
De Aloïs
Etudiant | 10H10 | 14/09/2009 |
N'importe quoi.
Rien de plus à rajouter.