Forfait hospitalier : la patate chaude du gouvernement
Les ministres des Comptes publics et de la Santé rejettent sur la Cnam, qui nie en bloc, l'idée d'augmenter le tarif journée.

La technique est désormais routinière : on lâche une petite bombe dans l'actualité, puis on dégonfle la nouvelle et entretemps l'idée fait son chemin dans l'opinion. C'est exactement ce qui vient de se passer avec le « forfait hospitalier », dont le montant pourrait prendre 25% d'un coup en passant de 16 à 20 euros par jour.
Mystérieusement, ni Eric Woerth, ministre des Comptes publics, ni Roselyne Bachelot, sa collègue de la Santé, ne sont prêts à assumer la paternité du projet, pourtant à l'étude dans leurs services selon le JDD qui a sorti le scoop ce week-end… Au point d'affirmer que l'idée vient de l'Assurance maladie (Cnam). Ce qui est faux.
Les médias relevaient ce lundi un joli « cafouillage gouvernemental » sur un sujet pas encore tranché. Et pour cause, c'est d'ici au 1er octobre que les arbitrages pour le projet de loi de finances de la Sécurité sociale de 2010 doivent être rendus, avant débat au Parlement.
L'idée viendrait de l'assurance maladie
Au cabinet de Roselyne Bachelot, on veut nous faire croire que cette idée est « un avis de la Cnam, rendu en juillet et sur lequel la ministre n'a pas tranché, qui fera l'objet d'un arbitrage interministériel » :
« On ne s'explique pas pourquoi on communique soudain sur un sujet qui a deux mois. »
Même son de cloche fuyant chez Eric Woerth : son cabinet nous indique que « dire que ça vient de Bercy est un raccourci », le ministre insistant sur le fait que c'est « une piste parmi d'autres ».
Or quand on regarde le « Rapport charges et produits » de la Cnam pour 2010 que Rue89 s'est procuré (voir page 81 du document ci-contre), il est écrit noir sur blanc que faire évoluer la tarification est « non retenu à ce jour ».
« C'est le déficit qui doit angoisser les Français »
Entretemps, on ne parle d'aucune des 25 propositions de la Cnam, et Eric Woerth a eu l'occasion de développer ses arguments en faveur de cette mesure évidemment très impopulaire. Sur Europe 1 ce lundi matin, il a asséné que « c'est le déficit qui doit angoisser les Français » et expliqué que la mesure :
- a été « inventée par la gauche en 1983 » et n'a pas été augmentée depuis trois ans ;
- « ne touche pas les plus défavorisés » (qui sont couverts par la Couverture Maladie Universelle), ni les femmes enceintes ;
- le forfait, qui coûte en réalité 35 euros à l'hôpital, est remboursé par les mutuelles.
Probablement une hausse à 18 et pas 20 euros
Au conseil d'administration de la Cnam où, justement, on est chargé de réfléchir aux pistes pour pallier le déficit « abyssal » l'assurance maladie (9,4 milliards pour 2009 sans compter la grippe), on s'est étonné de cette annonce sortie de nulle part. Et qui ne devrait éponger que 5% du déficit environ puisque le gain estimé est de 400 millions d'euros.
Gérard Raymond, président de l'Association française des diabétiques, semble blasé de ce type de bruit médiatique :
« Chaque année au moment du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, on nous sort des propositions de nouvelles franchises, déremboursement… comme le bouclier sanitaire il y a deux ans qui visait à supprimer la prise en charge totale pour les personnes atteintes d'affections longues durées.
Là, le gouvernement ne va peut-être pas passer le forfait à 20 euros, mais probablement à 18.
Pour les déremboursements de certains médicaments, c'est la même chose : on n'en parle pas dans le rapport de la Cnam et ça revient sur le tapis pour la deuxième fois. A la fin, on se demande à quoi ça sert de rendre des avis. »
Le secteur optionnel passé sous silence
Beaucoup de voix s'élèvent à gauche et chez les patients pour dénoncer une mesure « profondément choquante » qui pèsera sur les malades. D'autant que, font valoir des spécialistes du secteur, les mutuelles pourraient à terme ne plus prendre en charge ces forfaits hospitaliers, déjà limités à 90 jours par an.
Sans compter que 5 millions de Français ne sont pas couverts par une complémentaire.
Pour le Collectif interassociatif sur la santé, représentant des patients, il est urgent de « convoquer un Grenelle de la couverture maladie et dépendance qui permette de refonder le pacte de 1945 » :
« Le Parlement a mis les partenaires sociaux en demeure de créer un nouveau secteur tarifaire, le secteur optionnel, pour le 15 octobre prochain. Or, il ne s'agit rien de moins que de légaliser les dépassements d'honoraires actuels. Ce sont donc pas moins de 2 milliards d'euros par an qui seront ainsi blanchis dans la lessiveuse de la convention médicale… Mais, silence, personne n'en parle. »
Un gros emballement médiatique sur un sujet controversé permet ainsi souvent de faire avaler d'autres pilules bien plus douloureuses.
Photo : Eric Woerth, Roselyne Bachelot, Nadine Morano à une conférence de presse sur les comptes de la Sécu en juin 2009 à Paris (Philippe Wojazer/Reuters).
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à Mal Lu
De Ishtar
12H35 | 09/09/2009 |
On pourrait à juste titre objecter qu'un lit en réa représente une logistique plus importante qu'un simple lit en médecine courante ; en outre les infirmiers y sont plus nombreux et plus spécialisés.
Toutes ces caractéristiques font qu'une place en réa est plus onéreuse qu'une autre.
Mais finasser sur le contenu de la perfusion nutritionnelle(je préfère ce terme à la » seringue au dessus du comateux » qui manque pour le moins ..d'élégance)qui remplacerait à l'identique le repas en terme « économique », est à mon sens totalement inutile et pour le moins mesquin.
à Ishtar
De Mal Lu
22H28 | 09/09/2009 |
Très cher ami,
Ne caricaturez pas ma réponse. Relisez votre intervention encadrée ou vous suggérez que, dans le coma pour 20 jours, ces 20 jours n'auraient pas dûs être sur le coup de la loi forfait hospitalier, sous le prétexte fallacieux que vous n'aviez pas mangé. Me renvoyer le baigneur parce que je l'ai un peu habillé, ce n'est pas très fairplay.
Ensuite, vous laissez supposer que la gouvernance hospitalière fait du « vol au rendez-moi » (le nom de cet agissement) pour un patient qui entre en ambulatoire un soir à 17H, … jeûne, car opéré le lendemain matin, ne déjeune pas le midi de l'opération, car dans le coltar, dîne le soir et quitte sa chambre le lendemain après les soins (12h). Ce patient (SS et mutuelle) ne devraient n'avoir à régler qu'une journée ?
Louez un véhicule dans des conditions identiques … et vous règlerez bien 3 jours (1 journée + 6h de dépassement la veille + 6H de dépassement le lendemain).
Quand au terme incriminé, c'est une réponse… à une réponse d'un riverain qui faisait semblant de ne pas NOUS comprendre.Ce n'était qu'une image, une expression. je respecte assez le personnels hospitaliers et le travail qu'il nous prodiguent pour ne pas « finasser (comme vous le dites) sur des considérations financières (ce que vous faisiez dans votre encadré ais-je compris).
Sans rancune aucune. Cordialement
De zenobie79
citoyenne | 22H31 | 07/09/2009 |
Il me semble bien que Woerth se trompe en donnant 1983 comme date d'instauration du forfait hospitalier : en effet, à cette époque, les hôpitaux étaient encore rémunérés au prix de journée. Le budget global n'a été mis en oeuvre qu'en 1984 et le forfait hospitalier n'est apparu que fin des années 80 ou tout début des années 90. Pas le temps de faire de plus amples recherches ce soir mais je suis presque certaine de ce que j'avance.
Déjà, vers 91-92, des patients exprimaient le désir de quitter l'hôpital, alors que leur état de santé n'était pas florissant, pour des raisons financières. Voyez un peu ce que cela donne de rester hospitalisé 20 jours à raison de 20 euros par jour : 400 euros… en sachant que nombre de mutuelles ne prennent pas en charge ledit forfait, sans compter ceux qui n'ont carrément pas de mutuelle et n'ont pas droit à la CMU-C, contrairement à ce qu'affirme E.W.
Enfin, dernier point : le forfait est payé par le patient (directement ou au travers de sa cotisation de mutuelle). Comment l'augmentation du forfait pourrait-elle renflouer les caisses de la Sécu ? Elles se sont vidées surtout du fait de la crise par une baisse drastique des recettes liées à l'activité salariée.
Bref, comme d'habitude, c'est « pipeau et Cie » pour prendre les décisions nécessaires au maintien d'une assurance santé accessible à tous. Ah, j'oubliais ! ! Le frérot de Mister Talonnettes est devenu DG de Médéric, une mutuelle santé, déjà imposée à certains fonctionnaires alors qu'elle rembourse mal et qu'elle est chère… Il est temps qu'il puisse enfin se goinfrer après avoir fait faillite avec sa boîte de textile…
à zenobie79
De Mal Lu
23H24 | 07/09/2009 |
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Le forfait hospitalier en France : Historique et tarification
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Le forfait journalier hospitalier en France. Historique et tarification. Loi n°83-25 du 9 janvier 1983 : date de création. (Journal officiel du 20/01/1983) …
www.irdes.fr/EspaceDoc/…/ForfaitHospitalier.pdf - Pages similaires -
De zenobie79
citoyenne | 22H40 | 07/09/2009 |
Oups ! ! J'aurais dû regarder avant d'écrire.
Il date bien de 1983, voici la référence de l'Irdes, Marie-Odile Safon – juillet 2009 - http://www.irdes.fr/EspaceDoc/index.htm
Tarification du forfait journalier hospitalier
Instauré par la loi n° 83.25 du 19/01/1983), JO du 20/01/1983
Décret 83-260 du 31/03/1983, JO du 01/04/1983
Rendu applicable à compter du 1er avril 1983
1er avril 1983 20 F Décret 83-260 du 31/03/1983, JO du
01/04/1983
1er janvier 1984 21 F Arrêté du 20/12/1983 – JO du 27/12/1983
1er janvier 1985 22 F Arrêté du 20/12/1984 – JO du 26/12/1984
1er janvier 1986 23 F Arrêté du 31/12/1985 – JO du 04/01/1986
1er janvier 1987 25 F Arrêté du 30/12/1986 – JO du 31/12/1986
1er janvier 1988 27 F Arrêté du 29/12/1987 – JO du 30/12/1987
1er janvier 1989 29 F Arrêté du 26/12/1988 - JO du 29/12/1988
1er janvier 1990 31 F Arrêté du 27/12/1989 - JO du 29/12/1989
1er janvier 1991 33 F Arrêté du 28/12/1990 - JO du 01/01/1991
1er juillet 1991 50 F Arrêté du 28/06/1991 - JO du 30/06/1991
1er août 1993 55 F Arrêté du 23/07/1993 - JO du 30/07/1993
1er janvier 1996 70 F Arrêté du 27/12/1995 - JO du 30/12/1995
1er janvier 2004 13 € Arrêté du 18/12/2003 – JO du 19/12/2003
1er janvier 2005 14 € Arrêté du 27/12/2004 – JO du 30/12/2004
1er janvier 2006 15 € Arrêté du 27/12/2004 – JO du 30/12/2004
1er janvier 2007 16 € Arrêté du 27/12/2004 – JO du 30/12/2004
1er janvier 2008 16 € Arrêté du 27/12/2004 – JO du 30/12/2004
1er janvier 2009 16 € Arrêté du 27/12/2004 – JO du 30/12/2004
Sources :
· Carnets statistiques annuels sur « Le régime général en… » (CNAMTS)
· BSP : Barème social périodique (Liaisons sociales)
· Source : Droit de la Sécurité sociale de DUPEYROUX et Code de la Sécurité sociale :
volume 1.
· Legifrance : www.legifrance.gouv.fr
· Cnamts : www.ameli.fr
à zenobie79
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 07H43 | 08/09/2009 |
Le lien était dans mon article, suffisait de regarder ; -)
De Mila Saint Anne
internaute | 22H48 | 07/09/2009 |
Et si l'État payait les cotisations sociales qu'il doit à la Sécu ?
Un riverain aurait-il les chiffres ? Je crois me rappeler que ça comblerait largement le « trou »…..
De caro
délinquante avérée | 23H44 | 07/09/2009 |
j'ai trouvé ces chiffres d'août 2009 sur quelques sites, plutôt du PCF qui fait de la défense de la Sécu une de ses batailles :
a - Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 7.8 Milliards
b - Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée. 3.5 Milliards
c - Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1.6 Milliards
d - La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée 1.2 Milliards
e - La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée. 2.0 Milliards
f - Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 Milliards
g - Retard de paiement par les entreprises 1.9 Milliards
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'euro.
Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.
à caro
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 01H06 | 08/09/2009 |
Je tiens à préciser qu'il s'agit des chiffres de 2008.
Ils ressemblent à ceux de 2007, 2006, 2005, etc.
Quand on veut abattre un chien, on dit qu'il a la rage.
à caro
De no pasaran
psychosociologue | 01H29 | 08/09/2009 |
bravo
il faut rappeler cette vérité essentielle : c'est l'Etat qui creuse depuis des années le déficit de la sécu . Les déficits cumulés de la sécu ( dont le montant doit être aujourd'hui mirobolant ) sont volontairement provoqués par les gouvernements successifs : détournements successifs des recettes mais aussi décisions politiques successives en faveur des baisses de charges salariales pour les entreprises et enfin absence de décisions politiques visant à réglementer mais aussi contrôler et sanctionner l'activité des acteurs de la santé( hôpitaux , cliniques , medecins et paramédicaux , industries pharmaceutiques) .
Il faudrait dire aussi aux français que le chômage massif des salariés n'est absolument pas en cause quand on parle d un trou crée artificiellement . Pour avoir une mesure réelle des choses il faut se poser la question suivante . Dans une France plus riche qu » en 45 comment se fait -il que que la sécu demeure déficitaire ?
ma réponse : parce que le pouvoir politique et le pouvoir économique s'évertuent depuis des années à casser un symbole de social démocratie au nom des valeurs néolibérales . Autrement la sécu est vidée de sa capacité à redistribuer la richesse produite par le pays parce que nos élites ne le veulent pas . Le pompon dans tout ça c'est que l'état est entrain aujourd'hui de taper sur les salariés de la sécu avec la RGPP . Vous avez dit bouc-émissaire ?
à caro
De queque
retraiter | 07H55 | 08/09/2009 |
Bonjour caro vous oublier de signaler la csg qui devez renflouer la sécurité social mis en œuvre par un gouvernement sous Jospin par la ministre Guigou pour 8 ans et prolonger de 5ans en janvier 2009 voir article a l'adresse suivante
http://www.contribuableucf.net/journal44/44-11.html
à queque
De caro
délinquante avérée | 08H50 | 08/09/2009 |
bonjour queque,
ce n'est pas moi qui ai oublié, je n'ai fait que recopier un article …
C'est vrai que la CSG, impôt retenu à la source, doit aller à la Sécu et en représente environ 18 % de ses ressources
http://fr.wikipedia.org/wiki/Contribution_sociale_g%C3%A9n%C3%A9ralis%C3…
Est-ce à dire que l'URSSAF ne garde pas tout pour la Sécu ? Cet impôt avait été instauré en même temps qu'une baisse des cotisations sociales pour l'assurance maladie. Ca semble oublié …
Quant à la CRDS créée en 2004 pour 5 ans, « elle a été créée afin de doter la caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES) [7], structure créée pour gérer et apurer la dette sociale », mais vu l'état de la dette, elle a été pérennisée.
Le « trou » de la Sécu n'est pas près de se combler, l'argent récolté sert à autre chose, et comme les revenus de la plupart des français stagnent ou baissent, les rentrées sont moindres.
à caro
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 11H44 | 08/09/2009 |
….
bravo enfin de vrais chiffres ! ! ! mais pourquoi donc l'opositiion ne nous expose pas clairement cette liste -rétention d'information ? Ceci intéresse certainement beaucoup plus les français, et doit faire l'objet de communication à la presse, je parle de la vraie presse celle à qui il reste encore un peu de courge (je ne corrige pas « courge » ! ! ! mais vous pouvez lire courage ! ! )
je souhaite que votre délinquance réveille les esprits …
merci et bravo
…
à caro
De spartak-millau
(comité libertaire lyophilisé) | 12H06 | 08/09/2009 |
C'est exactement le fond de la question, bravo. J'allais ajouter les exonérations de charges patronales, mais d'autres commentateurs avisés s'en sont chargés.
Quand une solution simple n'est pas appliquée, c'est qu'il y a quelque chose de tordu.
A mon avis, nos gouvernants compétents ont quant à la Sécu un peu la même approche que pour l'écologie : pas de solutions globales ou structurelles, mais une dilution du problème dans l'infini des individualités.
Je pousse mon parallèle : plutôt que de se lancer dans une politique de ferroutage ambitieuse ou de réaffectation stricte des crédits à la Sécu, on culpabilise le quidam : as-tu bien fait ton tri sélectif ? n'as-tu pas abusé des congés maladies ou triché avec le parcours de soins ?
Quand chacun est occupé à balayer devant sa porte (n'ai-je pas grugé ? n-ai-je pas pollué ? ) les remises en cause d'ampleur n'émergent pas : le « Tu » adressé à l'assuré social responsable ou de l'éco-citoyen évite à mon avis l'émergence d'un « Eux » hostile à l'oligarchie.
Cerise sur le gâteau, cela maintient enfin le peuple dans cette situation infantilisée et atomisée que les gouvernants compétents aiment tant.
à spartak-millau
De caro
délinquante avérée | 13H38 | 08/09/2009 |
pour répondre un peu à tout le monde, je pense que le gouv ne comble pas le trou de la sécu et même l'agrandit pour montrer que l'état ne peut plus s'occuper de la santé d'une manière solidaire et veut donc inciter les citoyens à aller vers le privé. De nombreuses assurances proposent maintenant de se substituer à la sécu.
Ca fait partie du désengagement total des services publics (E.N. Sécu, La Poste, transports, EDF/GDF c'est fait etc), pour les mettre en concurrence avec le privé et avec l'étranger.
On avait un peu vite oublié l'AGCS, il est bien là et sarko va même au-delà des préconisations pour faire plaisir à ses très chers amis
La France est comme un immeuble que le gouv vend à la découpe ; -((
et tant qu'ON refusera les luttes communes, tant qu'ON restera chacun dans son domaine sans globaliser, on se fera avoir en beauté !
à caro
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 13H23 | 08/09/2009 |
BRAVO à CARO POUR CE SUPER COMMENTAIRE !
¤ Seuls les chiffres sont en mesure de nous apporter la preuve ici que nous sommes tout simplement en train de nous faire escroquer.
- Tous, autant que nous sommes ! …et c'est loin d'être terminé.
De CMOI.12110
Technicien Sup | 22H55 | 07/09/2009 |
Pour une constipation se fait-on hospitaliser ? Si oui, quand on voit la tronche des 3 là, ils ne sont pas loin de l'hosto, peut-etre que c'est la patate chaude qui leur bouche l'anus ? Pourquoi ne tapent-ils pas dans les 15 miliards de cadeaux faits a la cagoule pour boucher le trou ?
De Fanya
penseur libre | 23H00 | 07/09/2009 |
Il y a 20ans lors d'un séjour en Côte-d'Ivoire chez des amis je fus étonné de voir du monde dans les jardins de l'hopital entretenir des petits feux . On me répondit que ce sont les familles des malades qui s'installaient pour préparer les repas car l'hopital ne pouvait assumer cette servitude.
Je crains que bientôt on va voir des Butagaz sur les parkings hospitalier ( avec taxe carbone pour le gaz utilisé, à la rentrée sur ce parking)…………….
Une idée que je propose : affectation direct des marges Dassault sur la future vente des rafale au Bresil à la case recette de l'assurance maladie.
De Tintinac
23H04 | 07/09/2009 |
Le passé est difficile à effacer.
Souvenir :
http://www.rue89.com/2007/05/29/sarkozy-bachelier-mediocre-et-alors
Avec un 8/20 en Mathématiques lors de l'épreuve du bac, il ne faut pas s'étonner de voir les déficits se creuser.
Maintenant, il devient nécessaire de créer de nouveaux prélévements. Chuttttt, il ne faut pas employer le mot « impôt » c'est tabou.
Malheureusement ces prélévements risquent de tuer dans l'oeuf l'embryon de reprise annoncée.
De Laurien
...des villes et des champs | 23H37 | 07/09/2009 |
Désolé, je n'ai pas de scanner, mais voici la pub que j'ai trouvé dans le couloir d'une clinique privée du sud ouest :
ENGAGEZ VOUS A NOS CÔTES POUR SAUVER LA SECU !
[si si sans rire ! Dès que j'arrive à scanner je fais parvenir à Rue89 ! ]
suite de la pub :
°contrairement aux idées reçues, une opération coute moins cher à la Sécu en établissement privé qu'en établissement public.
°la pose d'une prothèse de hanche coutera à la Sécu 6 176 € (1) à l'hopital et seulement 4 831 € (2) à la clinique, soit une économie de 1 345 € pour la Sécu, donc pour chacun d'entre nous.
(1) Source Tarifs Ministère de la Santé -2009
(2) Source Tarifs Ministère de la Santé (Honoraires des médecins et frais d'analyse inclus) -2009
Patients, professionnels de santé, mobilisons nous pour permettre à la Sécurité Sociale de prendre en charge un même soin à un tarif unique.
pour en savoir plus et signer la pétition, contactez-vous sur www.hostocomparateur.com
signataires de la pub :
FHP : Fédération de l'hospitalisation Privée.
FHP MCO : Médecine Chirurgie Obstétrique
FHP Cliniques Psychiatriques de France
FHP CSSR : Confédération des Soins de Suite et de Réadaptation.
----------------------------------------------------------
Ne sont, bien entendus pas compris dans le prix, les dépassements d'honoraires, les examens redondants, les interventions répétitives ou pas forcément adaptées (mais qui saurait en juger….), les facturations de suppléments, … et les conditions de travail des personnels conduisant à des arrêts de travail, souvent par épuisement…et du fait de la désertion des personnels, le turn-over intérimaire ou autre, générateur d'erreurs…. (Tout cela ajouté, ayant un coût non négligeable pour la Sécu…mais difficilement quantifiable, quoique toutefois évaluable).
D'autre part, la clinique en question, comme tant d'autres établissements de soins, est en grande partie détenue par des actionnaires de fonds de pensions (américains, dans ce cas) dont les exigences ne sont pas franchement sociales.
On pourrait imaginer des médecins et autres chirurgiens ou gestionnaires qui y travaillent, que déontologiquement, ils se réjouissent si il n'y avait plus de malades à soigner. Mais c'est en fait l'inverse. La phobie du lit vide, non valorisé, y est récurrente. La structure entraîne des charges qu'il faut à tout prix amortir, en plus de dégager un salaire qui, de la « pousse balai » à l'anesthésiste peut se voir multiplier par 15.
Il y aurait tant de choses à dire au sujet du trou de la sécu si on commençait véritablement à étudier à qui profite cette fuite insensée des fonds collectifs, sensés être voués au bien-être de la majorité d'une société, pour le profit d'une poignée de personnes à l'avidité dévastatrice.
Augmenter le coût du forfait va évidement dans le sens du bien-être public,n'est-ce pas, puisqu'il s'agit de sauver la Sécu ? D'ailleurs tout le monde ne pense qu'à ça. Du consommateur de santé, accro aux antibios et autres antidépresseurs,jusqu'à l'actionnaire retraité californien, en passant par le généraliste revendicateur de toujours plus d'augmentation du prix de consult, à l'infirmière en demande d'un minimum de respect et de reconnaissance, jusqu'aux gouvernements et aux labos qui vont distribuer de manière partimonieuse des vaccins anti-grippaux aux frais (et pour le bénéfice) du bien-être collectif. Tout le monde n'a qu'une idée en tête : SAUVER LA SECU ! C'est évident !
Mais tant que le personnel est gentil et dévoué, et tant que les téles sont allumées dans les chambres….
Encore merci à Rue89 de soulever les bonnes questions.
à Laurien
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 07H42 | 08/09/2009 |
J'avais écrit cet article sur l'hostocomparateur : http://www.rue89.com/2009/07/01/hostocomparateur-les-cliniques-privees-d…
qui faisait hurler l'hôpital.
à Laurien
De rodikol
dindon de la force | 09H55 | 08/09/2009 |
La phobie du livide ? Comment diable osez-vous vous en prendre aux gentils Médecin, qui tels Jacques, sont blancs comme neige, et comme Joker n'ont rien à cacher ?
De stephano75
23H55 | 07/09/2009 |
la bachelot fait le boulot que sarko lui demande c est a dire faire de l hopital un secteur marchand et non marchand comme aux USA.
renseignez vous sur claude gaston gay banquier et assureurs canadien. il a créé la securité social public puis apres il mis les garots et a appelé le chevalier blanc la privatisation.
le systeme est devenu privé comme aux USA adieu les pauvres.
De nono le simplet
c'est pas parce qu'on a rien à dire... | 03H41 | 08/09/2009 |
C'est une tactique éprouvée , semer des infos , nier les avoir semées , répondre que rien n'est fait , en gros , appâter avant de partir à la pêche .
Plus personne ne semble dupe de ces manières de faire de ce gouvernement et pourtant … ça marche !
Les caisses sont désespérement vides , alors , dans un élan patriotique et inovateur on augmente le tabac , le forfait hospitalier et même l'essence ( par contre là on justifie cette augmentation par une taxe carbone ) .
Je propose au gouvernement de rétablir la vignette automobile , de créer une taxe pour les excés de vitesse et le stationnement , sur le beurre et l'huile , sur l'eau , sur l'oxygène , sur les RTT , sur les ramettes de papier …
Le pire c'est qui sont capables de me lire et de trouver une ou deux de ces idées intéressantes …
à nono le simplet
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 11H50 | 08/09/2009 |
Euh Nono je crains que le gouvernement t'es déjà piqué une idée … celui du rétablissement de la vignette auto sur lequel ils commencent discrètement a plancher : (
à Ryze
De nono le simplet
c'est pas parce qu'on a rien à dire... | 16H59 | 08/09/2009 |
le pire c'est que je ne suis même pas surpris !
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 06H14 | 08/09/2009 |
il faut renforcer le bouclier fiscal et baisser encore la tva sur la restauration
les gens seront en meilleure santé et n'auront plus besoin d'aller à l'hopital
car quelques part le gouvernement veut responsabiliser le malade qui se prelasse dans sa maladie
(woerth s'en prend aussi au congé de maladie : peut etre les supprimera t il)
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 06H43 | 08/09/2009 |
La patate chaude ?
Un grand classique sarkosyste plutôt : un ministre laisse filtrer devant les médias une augmentation de 25%. Puis un second membre du gouvernement revient en arrière face à la bronca des électeurs. Enfin le bon président tranche en proposant une augmentation élevée mais supportable vu qu'elle a baissé par rapport à ce que le premier balançait.
De hagalma
07H07 | 08/09/2009 |
La question de l'impôt sera LE thème de la présidentielle de 2012. Et l'on voit bien que l'actuel gouvernement est fort embarrassé pour communiquer là-dessus, lui dont le credo est : pas d'augmentation des impôts, pas de politique-de-rigueur. Mais le camp d'en face saura-t-il prendre la balle au bond et asséner un ace à porter de main ? Ayant en son temps dénié le thème de la sécurité, la gauche gouvernementale saura-t-elle assumer celui de l'impôt ? L'assumer, c'est-à-dire non pas en imputer la charge à ceux d'avant, mais l'inclure à un contrat social ? Les français choisiront-ils la supposée sécurité réalisée, et l'impôt déguisé (taxe carbone, forfait hospitalier…), ou assumeront-ils d'avoir à faire la grosse voix de temps en temps, mais à donner au contrat social les moyens de tenir ses promesses (santé, éducation, justice, …) ?
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 06H45 | 09/09/2009 |
Ah mes amis…LA FRANCE EST BIEN SOIGNEE !
Après avoir distribué des chèques aux plus riches d'entre nous (remboursements de « trop perçu » sur bouclier fiscal)…curieusement, une loi rétroactive dans les faits…
…puis allongé à nouveau la monnaie en direction des banquiers, sans la moindre réelle compensation ou possibilité de contrôle….
Les voilà en train de chercher du fric pour compenser ces « trous » dans le gruyère qu'est devenu depuis peu le budget Français…
Et sur qui et quoi pensez vous qu'on tape ?
- Hé bien sur la politique d'avenir de l'Education Nationale,
- Sur les budgets de la recherche, ou ceux des assaociations d'aides,
- Sur la Santé publique, prise en otage du principe de rentabilité,
■ Voilà que maintenant, on nous parle de taxer EDF sur les pylônes, ce qui correspond à rétrocéder rapidement ces taxes carbone nouvelles aux particuliers, via leurs factures d'électricité…
► On paiera la taxe carbone sur les produits manufacturés
► On paiera la taxe carbone sur les carburants et le fuel domestique
► On paiera la taxe carbone sur les pylônes (via nos factures EDF)
► On paiera la taxe carbone sur les antennes relais (factures itou)
Bref, nous paieront tout, et nous seront toujours les seuls à devoir payer !
…car de toute évidence, il nous resterait encore quelques sous à piquer ( ? )
- à défaut de piquer les malades !