
L'embardée médiatique a démarré. A trois mois du sommet sur le climat de Copenhague, le WWF publie un rapport totalement alarmiste où il est écrit qu'« un quart de la population mondiale est menacée par les eaux ». Est-ce aussi grave et aussi imminent que l'ONG le présente ? Décryptage avec Jacques Masurel, président de Sauvons Le Climat, association indépendante regroupant parmi les plus grands experts.
Rue89 : Que sait-on des effets en chaîne du réchauffement de l'Arctique que le WWF (World Wild Fund for nature) décrit comme deux fois plus rapide que celui du reste de la terre ?
L'Arctique est un lieu privilégié d'observation du réchauffement de la planète car ce qui se joue aux pôles permet de vérifier le bien fondé des alertes lancées par la communauté scientifique, qui constate en effet avec effroi que le phénomène est plus rapide que ce qu'elle avait prévu notamment dans le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) de 2007.
Mais ce qui inquiète le plus les scientifiques c'est le risque de perte de contrôle du réchauffement climatique rendant vains tous les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être accomplis.
Si la température de la planète se réchauffait de 5 degrés, scénario envisagé en 2100 (si l'on ne réduit pas drastiquement nos consommations de carburants fossiles), alors surviendraient des rétroactions, c'est-à-dire que des effets amplificateurs s'accéléreront ou s'enclencheront, pour transformer la planète en poêle à frire. Citons quelques uns de ces effets :
- la diminution du pouvoir réfléchissant des pôles (autrement appelé l'effet d'albédo) ;
- la disparition définitive des forêts ;
- le dégazage du permafrost (également appelé pergélisol, un sol gelé en permanence) qui va libérer des quantités considérables de méthane, un gaz à effet de serre 24 fois plus puissant que le CO2 ;
- le réchauffement des océans qui alors cesseront d'absorber, comme ils le font aujourd'hui, près de la moitié du CO2 que nous émettons…
Est-il vrai que le niveau des océans aura monté de plus d'un mètre en 2100 et provoquera l'inondation d'une partie de la planète ?
Pour le moment la montée des océans résulte d'abord de la dilatation des eaux suite à l'élévation constatée de leur température. Pour l'instant, le niveau moyen global mesuré est de l'ordre de trois milimètres par an sur la dernière décennie.
Le phénomène touche plus gravement les pays constitués de plaines maritimes, comme le Bangladesh ou la Hollande. Plus riches, les Hollandais commencent déjà à rehausser leurs digues…
Mais l'essentiel de la hausse du niveau de la mer proviendra, au delà de 2100, de la fonte des glaciers qui recouvrent les continents polaires, notamment le Groenland.
Cette hausse potentielle du niveau des mers pourra atteindre plusieurs dizaines de mètres, à échelle de plusieurs siècles et à condition que les températures moyennes atteignent cinq degrés. Il est donc exagéré d'affirmer que le quart de la population mondiale sera prochainement noyée.
Quelles sont les marges d'incertitude ? Les préconisations du WWF de réduire de 40% les émissions de CO2 d'ici 2020 dans les pays industrialisés suffiront-elles ?
Les incertitudes portent essentiellement sur les conséquences régionales du phénomène. On est encore incapable de prévoir avec précision les conséquences par régions du réchauffement climatique.
Dans les grandes lignes les modèles climatiques montrent que le pourtour méditerranéen va souffrir tandis que le climat de la Sibérie va devenir bien moins rude.
Effectivement si l'on parvenait à réduire de 40% les émissions de CO2 d'ici à 2020, on peut penser que l'on atteindrait les 75 % requis en 2050 !
Mais le plus probable est que cet objectif soit irréalisable. Comme le prévoit le « paquet climat » de l'Union européenne on sera autour de 20% en 2020, ce qui n'interdit cependant pas d'aller beaucoup plus loin en 2050 si les bonnes structures ont été mises en place dans les années qui viennent, années qui seront cruciales.
Photo : Campagne de pub WWF (Frédéric Robert/Flickr).



















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De leguminator
vivant | 15H10 | 03/09/2009 |
Un article de propagande de plus sur le « réchauffement climatique provoqué par le CO2 »… Ca y est je craque et je réagis !
Voici un lien qui traite d'une fraude avérée pratiquée par Greenpeace :
http://www.alterinfo.net/Le-dirigeant-de-Greenpeace-avoue-que-son-organi…
Voici un autre lien (en anglais) d'une revue scientifique qui permet de télécharger le dernier rapport en date constitués d'articles de scientifiques réputés, dont un professeur du MIT :
http://scienceandpublicpolicy.org/monthly_report/sppi_monthly_co2_report…
Ce rapport apporte des faits scientifiques précis et avérés comme quoi les données climatiques de ces dernières années ne sont pas catastrophiques et rappelle que de toute façon pour conclure qu'il y a des changements sensibles dans le climat, il faut observer des périodes de plusieurs CENTAINES d'années ! ! Or le lobby alarmiste-réchauffement-CO2 se base sur des périodes de quelques années : pour preuve l'argument de la calotte polaire qui a beaucoup perdu de superficie en 2007. Eh bien cette calotte s'est reconstituée, comme chaque année…
Alors s'il vous plaît, arrêtez de nous casser les oreilles avec le réchauffement climatique CO2 (le CO2 n'est pas un gaz à effet de serre…), avec la grippe A et toutes les autres menaces qui nous sont distillées à travers les médias de masse…
De Liger
liger.amsud.net | 15H23 | 03/09/2009 |
Encore un article sur le sujet, mais qui ne montre pas, au fond, de contradiction à ce que disent WWF et/ou Sauvons le climat.
Je ne suis pas climato-sceptique. Je crois au réchauffement climatique et je veux bien constater, en chœur avec Sauvons le climat, les données sur le sujet. Pour les sceptiques, ils ont un réponse :
http://sauvonsleclimat.org/new/spip/IMG/pdf/Hansen_Analyse_2007.pdf
En revanche, je ne suis pas d'accord sur les causes du réchauffement, et par conséquent sur les mesures que l'on s'apprête à prendre.
Aussi, la prochaine fois qu'un spécialiste du sujet est interrogé par Rue89, pourriez-vous poser cette question simple :
- 80% de l'effet de serre est dû à la vapeur d'eau, dont la concentration dépend directement de l'évaporation. Or, si le réchauffement, donc l'augmentation de l'effet de serre est d'origine anthropique, comment est-on certain qu'il soit lié au CO2, et non à la gestion directe et indirecte de l'eau par l'Homme ? (et notamment à la disparition des nappes phréatiques, le raccourcissement du cycle de l'eau, le développement du nombre de plans d'eau artificiels, l'agriculture…)
Merci.
De Yvon le Zébulon
Retraité | 15H55 | 03/09/2009 |
■ Vous écrivez :
[ « …mais ce qui inquiète le plus les scientifiques, c'est le risque de perte de contrôle du réchauffement climatique, rendant vains tous les efforts… » ]
Si l'on ne peut contester l'action des activités humaines (depuis le début de l'ère industrielle) sur l'altération du climat, de la qualité de l'air ou des eaux - des mers, des rivières, ou même pluviales - il n'est pas très normal de considérer que ce dernier pourrait avoir la « maîtrise » des climats, car si nous jouons très souvent les apprentis sorciers, nous ne sommes pas pour autant les seuls responsables de ces périodes cycliques que connais notre Terre depuis qu'elle existe.
- Le volcanisme solaire est le premier à déterminer ce qui se passe chez nous, et nous ne pourront jamais rien contre ce fait établi.
LES QUATRE PARAMETRES INQUIETANTS DONT VOUS FAITES ETAT…
… ne peuvent davantage « tomber » sous le contrôle de l'humain - et celui ci devra s'en accommoder de la meilleure façon qu'il lui sera possible de le faire :
1 - La diminution de l'effet d'Albedo (refléchissement UV des glaces polaires )
Contre ce paramètre là, nous ne pourront pas faire grand chose d'autre que cesser d'accélérer ce processus avec nos émissions polluantes, mais il ne nous sera pas possible d'inverser ce début d'une modification globale de l'effet des rayonnements.
2 - La disparition totale et définitive des forêts.
Cela est bien plus grave que la seule disparition de la fonction chlorophillienne sur l'athmosphère, car elle sous-tend également la disparition de la faune herbivore ou frugivore dans sa globalité.
Contre cette disparition, nous pouvons cesser de détruire les forêts primaires existant encore, et tâcher de nous contenter pour nos besoin des bois obtenus par nos forêts « cultivées et suivies ».
Nous pouvons aussi envisager un reboisement à grande échelle que l'on laisserai ensuite se développer de façon sauvage.
3 - Le dégazage du permafrost (très dangereux).
Ce dégazage aura des conséquences incalculables sur la nature même de l'atmosphère, car les réserves en méthane (sans oublier les énormes poches d'hydrate de méthane des fonds sous marins) sont 6 à 8 fois supérieures à l'ensemble des combustibles fossiles répertoriés à ce jour (pétrole, gaz, charbon).
- Quand je dis 6 à 8 fois plus…je ne parle que des stocks évalués aujourd'hui ! ..et qu'il s'agit de gaz méthane, hautement explosif.
4 - Le réchauffement des océans. (leur dilatation).
Ce réchauffement des océans n'entrainera pas la cessation de sa fonction d'absorbeur de CO2, mais les destructions corraliennes et celles des champs d'algues perturberont profondément cette fonction - vu que le changement de température trop brutale entrainera la disparition de ces coraux, très sensibles sur ce plan.
- Conséquence non accessoire, la disparition des Krill et autre phyto et zooplanctons, et le déséquilibre de la chaine alimentaire qui fera peu à peu disparaitre toutes les réserves hallieutiques.
Nous seront alors dispensés des politiques de quotas de pêche !
ET L'ESPECE HUMAINE, DANS TOUS CELA ? ?
■ …Hé bien, il me semble que l'espèce humaine (à l'instar des herbivores, des poissons, des plantes, et des insectes) devra disparaître elle aussi…
- à moins qu'elle ne trouve le moyen de se constituer à grand frais des environnements artificiels sous cloche dans lesquels le coût et le nombre de places restreints n'autorisera pas l'existence même des pauvres gens.
* Très sélective deviendra l'attribution d'un lieu de vie dans ces enceintes, et il n'y aura de fait qu'un très petit nombre d'élus…
Très peu d'élus, très peu de survivants, et pour quelle vie ?
- Une vie dont je ne voudrais à aucun prix !
Ce scénario est pessimiste à souhait : Puisse-t-il nous pousser à réfléchir au véritable sens de la vie, et aux moyens de mieux et plus justement la partager.
HS : Votre photo d'illustration est très belle.
De evariste.lyon
Antidoxeur | 15H40 | 03/09/2009 |
Il ne s'agit pas d'une revue scientique, mais d'un rapport de la SPPI, une organisation truffée d'hommes politiques et de journalistes, dont Christopher Monckton (ex conseiller de Thatcher), sans aucune compétence scientifique réelle. Le seul scientifique à la tête de l'organisation est un astrophysicien, qui font partie des quelques rares scientifiques dans le monde à vouloir faire croire que les cycles du soleil ont un effet majeur face à la multiplication par 4 prochaine du CO2 dans l'atmosphère…
Monckton a effectivement publié un texte dans une vraie revue scientifique, mais… dans le forum : http://www.aps.org/units/fps/newsletters/200807/monckton.cfm
Voici un lien qui explique les tricheries de Monckton : http://altenergyaction.org/Monckton.html
En résumé, dans le milieu scientifique, l'écrasante majorité des climatologues sont d'accord, et le reste (puisque vous semblez rechercher leur approbation), font sensibles aux arguments de leurs collègues climatologues, sauf quelques-uns qui espèrent se faire un nom médiatique.
De kenjiamo
debout | 15H45 | 03/09/2009 |
De plus soulignons que vers les années 60-70 ces memes scientifiques prédisaient une ére glaciere, alors que les production de C0² été à leurs plus haut niveau …
De plus de trés nombreuses théories expliquent ce brusque réchauffement par un soleil instable.
Bizarrement quand ces scientifiques prédisent avec un taux de fiabilité de 100% comment sera la saison à partir de tache solaire, j'ai tendance à acréditer leur théorie.
Quoi une boule de feu gigantesque qui serait instable et qui ne dégagerai pas toujours la meme quantité d'énergie ! ! !
Bref je suis bien plus inquiet par les resultat de la culture intensive qui envoie des gaz qui attaque la couche d'ozone que ca.
Pourquoi ? , parce que si il n'y a plus de couche d'ozone c'est fini, alors que le rechauffement climatique apportera tempete et catastrophe naturelle (pas le top mais y aura des survivants).
PS : rassurez vous je sais que je vais me faire sabrer parce que j'ose dire que peut etre le réchauffement climatique est du à un soleil instable plus chaud ces dernières années comme il a été plus froid au milieu du siecle, les idées différentes ont du mal à se faire une place meme ici.
De Piedo
Assis | 15H57 | 03/09/2009 |
Mettons quelques points sur quelques i :
1° Alterinfo a tout du site crapuleux qui sous couvert d'information indépendante fait une grande place aux rumeurs et autres mensonges.
Petit florilège de titres trouvés en home page :
- Comment fabriquer et répandre une grippe mutante à grande échelle
- le don et le vol d'organe dans le folklore juif
- Quelques faits historiques montrant le danger et l'inutilité des vaccins
J'en passe, et des pires.
2° le Science and public policy institute est dirigé par des gens comme Robert Ferguson, ancien directeur de cabinet du membre du congrès Jack Fields ou Christopher Monckton, ancien conseiller de Margaret Thatcher. Une belle bande de progressistes parfaitement compétents, donc.
Avant de vous énerver, vous serez bien gentil de vérifier les sources sur lesquelles vous appuyez vos « démonstrations ». Vous éviterez ainsi le ridicule complet, ce qui, à défaut d'avoir raison, est toujours bon à prendre.
De umff
... | 16H50 | 03/09/2009 |
Cela fait quelques mois que je travers la rue89 tout les jours et je suis à chaque fois surpris par tout les climato-septiques qui trainent ici même.
c'est impressionnant…
Je ne sais pas si internet provoque un effet de loupe mais j'ai l'impression que sur rue89 il n'y a que ça.