La Liberté

Comment la Suisse a baissé culotte devant Kadhafi

Mouammar Khadafi en juin 2009 (Alessandro Bianchi/Reuters).

L'Hebdo

Pourquoi le président de la Confédération s'est-il emparé du dossier libyen, pourquoi s'est-il excusé jeudi dernier à Tripoli ? Retour sur un coup de poker qui ravive les tensions au sein du Conseil fédéral.

Hans-Rudolf Merz ne montre aucun signe de surprise ou de déception en descendant les marches de l'avion du Conseil fédéral en ce jeudi 20 août. Rien, pas même une moue dubitative ou un mouvement de recul. Le président de la Confédération vient pourtant d'apprendre que le colonel Kadhafi ne le recevra pas en personne, comme les Libyens le lui ont promis le jour précédent, au moment où ils l'ont invité à Tripoli.

L'Appenzellois sait pourtant que le dictateur est le seul à pouvoir mettre un point final à la crise qui pourrit les relations entre Berne et Tripoli depuis une année. Depuis l'arrestation musclée d'Hannibal et d'Aline Kadhafi à Genève en juillet 2008. Depuis que deux Suisses, Max Göldi et Rachid Hamdani, sont retenus en Libye, comme deux otages d'une brouille politico-diplomatique qui les dépasse.

Un piège ? Une nouvelle humiliation après les attaques du colonel contre la Suisse ? Tout est possible avec le dictateur libyen qui a traité le pays de Heidi de mafia en plein G8, au début de juillet. Il a aussi promis de le démanteler. Tout est possible donc en ce jeudi matin. Mais Merz ne peut plus faire marche arrière. Il devra improviser. Oser, se dit le radical qui a reçu une invitation le jour précédent de la part du premier ministre El Baghdadi A. Mahmudi.

Une fenêtre d'opportunité

Les Libyens veulent régler la « question suisse » avant le 1er septembre et le début des grandes festivités du 40e anniversaire de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Une fenêtre d'opportunité pour débloquer la situation gelée depuis des mois est ouverte, soutient le chef du gouvernement libyen. Lui aussi veut en terminer avec cette brouille, promet-il au conseiller fédéral, alors que le clan Kadhafi exige que la Suisse paie cher son crime de lèse-majesté contre Hannibal.

Mais ne croyez pas que Merz part en terrain inconnu. Il connaît les pays arabes pour y avoir travaillé longtemps comme consultant, notamment au Liban et en Arabie Saoudite. En clair ? Il ne débarque pas sur une autre planète. Et, surtout, il a été longuement briefé par la task force du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) le mercredi soir et le jeudi matin ; il est accompagné de sa conseillère diplomatique, de sa cheffe de communication et particulièrement d'un diplomate avec qui il parle, dans l'avion, de l'accord soigneusement négocié par la task force et les Libyens. Tout est balisé. Il ne devrait pas y avoir de surprise. On est donc loin d'un coup de tête ou d'une action en solitaire.

Enjeux économiques

En plus, Merz est sous pression. « Il a reçu un ordre de marche il y a deux semaines des milieux économiques suisses », analyse un Suisse proche du dossier :

« L'économie veut régler le problème le plus rapidement possible. Le petit jeu a assez duré. Nos industriels voient des marchés importants leur filer entre les pattes. En période de crise, tout contrat est vital pour nos entreprises. Il sait également que nos otages sont à bout et qu'ils auraient pu y rester. Il a bien compris qu'il devrait s'excuser publiquement. »

Même si cela provoque une crise politique en Suisse.

Le premier ministre El Baghdadi A. Mahmudi rappelle à Merz durant leur entretien que, avant toute chose, les Libyens veulent des excuses. Kadhafi, qui se trouve à ce moment-là dans le désert, à deux heures de vol de Tripoli -ultime humiliation à l'encontre de la Suisse- ne bougera pas tant que le gouvernement helvète ne les exprime pas publiquement. Une source libyenne souligne ainsi :

« Votre président n'avait pas le choix. Il devait s'exécuter ou vous auriez dû attendre encore de nombreuses semaines pour que tout se débloque. Il a agi comme il le devait. »

L'Appenzellois entend les arguments, lui qui a été appelé à l'aide par Micheline Calmy-Rey au début de l'été. « Votre président a aussi saisi qu'une partie du blocage vient de votre ministre des Affaires étrangères », indique une source libyenne :

« Par son arrogance, son attitude de dédain et son ton cassant, elle s'est mis à dos le clan Kadhafi et le Gouvernement libyen. Depuis deux mois au moins, le canal de discussion est fermé avec elle. Nous ne communiquons plus qu'avec votre président. »

A Tripoli, personne n'a en effet oublié que Micheline Calmy-Rey a tourné en bourrique le « Guide » dans une interview à la NZZ am Sonntag. « Ce qui ne correspond à rien et est infondé ne devrait pas être pris au sérieux », avait-elle déclaré en réponse aux attaques du colonel lors du G8.

Bref, quand Merz s'avance sur le tapis rouge de l'aéroport de Tripoli, il a déjà saisi que la Suisse est loin d'un accord avec la Libye, que les deux millimètres de sa collègue Calmy-Rey sont au mieux une plaisanterie, au pire un piège qui pourrait se refermer sur lui. « Quand la patronne du DFAE a affirmé, en juillet, que nous étions à deux millimètres d'un accord, c'était complètement faux. Elle a menti. Nous en étions à des kilomètres », tranche une source helvétique. D'autant que Laurent Moutinot, chef du Département des institutions et patron de la police, a refusé catégoriquement d'entrer en matière sur tout compromis qui aurait permis de débloquer les négociations.

Deux problèmes distincts

Durant la discussion avec El Baghdadi A. Mahmudi, Hans-Rudolf Merz met sur la table la question de nos otages. Logiquement. Et tout aussi logiquement, les Libyens lui répondent que les deux problèmes sont séparés, comme ils l'expliquent depuis des mois aux négociateurs helvétiques.

Ils ne peuvent pas figurer sur un accord commun, précisent-ils encore, alors que la Confédération aurait souhaité ficeler un paquet global. « Les Libyens n'auraient jamais accepté de passer pour des preneurs d'otages », analyse une source diplomatique suisse. « Ils ne voulaient pas qu'on puisse faire le lien entre les relations gelées entre les deux pays et le sort de nos ressortissants. » Une question d'image de marque.

D'où l'accord oral que donne El Baghdadi A. Mahmudi à Hans-Rudolf Merz. Un Merz qui réussit néanmoins à prendre tout le monde de vitesse durant la conférence de presse qui suit l'entretien entre les deux chefs d'Etat, en milieu d'après-midi. « J'exprime mes excuses au peuple libyen pour l'arrestation injuste de diplomates libyens par la police de Genève », déclare-t-il sans en avoir averti la partie adverse.

Les mots sont lâchés. Ils font mal à l'opinion publique helvétique qui a l'impression justifiée que les autorités plient devant un tyran. Mais c'est le sésame, le prix politique à payer pour régler le problème, pour libérer les deux otages.

« Et pourquoi la Suisse ne s'excuserait-elle pas vis-à-vis de la Libye, alors qu'elle a renvoyé d'urgence en Arabie Saoudite son ambassadeur, pourtant en vacances, après les agressions de Saoudiens à Genève au début d'août », tranche un homme d'affaires suisse. Une information confirmée par Jean-Philippe Jutzi, porte-parole du DFAE :

« Notre ambassadeur qui, effectivement, a interrompu ses vacances, est allé expliquer les faits tels que l'enquête de police a permis de les établir. Mais il n'a pas été question de présenter des excuses. »

Coups de poker

Merz a-t-il pris un risque trop élevé en revenant sans les deux otages ? Très certainement. A Berne, on se souvient qu'un premier accord concernant la libération de Göldi et de Hamdani avait été mis sous toit en septembre 2008. Les Libyens les relâcheraient en contre-partie de la levée des poursuites pénales pour violence domestique contre Hannibal et sa femme. Les deux domestiques avaient obtempéré et retiré leur plainte. Mais l'affaire avait capoté devant le niet du clan Kadhafi. Le premier coup de poker avait échoué.

La situation a changé. Les Libyens alignent les victoires diplomatiques. Ne viennent-ils pas de réussir à faire libérer des geôles écossaises le Libyen Ali Mohammed al-Megrahi, condamné pour l'attentat de Lockerbie ? Or, Tripoli doit jouer profil bas. Le gouvernement libyen a donné sa parole. Publiquement. Une parole qui vaut de l'or pour les Bédouins. « Elle vaut plus qu'un contrat signé », insiste un spécialiste.

En outre, si les Libyens ne la tiennent pas, les Suisses auraient alors beau jeu de leur renvoyer leur traîtrise à la figure. Le coup serait désastreux pour un pays qui se rachète à prix d'or une virginité internationale. Kadhafi ne veut plus passer pour le maître d'un Etat voyou, alors que le monde lui mange dans la main, attiré par ses champs de pétrole et ses montagnes de dollars qui dorment dans ses coffres. Analyse d'un diplomate européen :

« La Suisse aurait pu alors attaquer Tripoli devant l'ONU. Berne serait alors passé pour le martyr. »

Et, selon nos informations, les milieux économiques suisses auraient aussi mis la main au porte-monnaie pour une contre-offensive médiatique. Tripoli est averti.

Un président otage

Jeudi dernier, les Libyens, en signe de bonne volonté, proposent même au président suisse de rester une nuit à Tripoli, le temps de préparer les documents de sortie de ses deux compatriotes. Lui refuse. Il leur fait confiance tout en comprenant qu'il sera leur otage jusqu'au retour de Max Göldi et Rachid Hamdani. « Chapeau. Il a agi en homme d'Etat, pour le bien de son pays », clame notre homme d'affaires suisse.

Mais Merz a-t-il joué solo ? A-t-il signé à la va-vite un accord bricolé en Libye comme on le laisse entendre du côté du DFAE ? Pas du tout, répond un autre Suisse proche du dossier :

« Tout était préparé par la task force. Il n'y a pas eu d'improvisation. Et puis, je vous rappelle que Merz s'est excusé pour la manière dont s'est déroulée l'arrestation à Genève et non pour l'arrestation en tant que telle. Il a repris les conclusions de Lucius Caflish (membre suisse de la commission paritaire helvéticolibyenne, ndlr) qui avait jugé excessive cette opération de police en décembre. Ni plus, ni moins. »

Ces conclusions justifiaient en elles-mêmes des excuses officielles.

Charles Poncet confirme également que l'accord signé jeudi est dans la droite ligne des propositions et contre-propositions échangées entre les deux pays. L'avocat genevois qui défend les intérêts du gouvernement libyen en Suisse explique :

« Il n'y a pas de différence fondamentale. Les excuses étaient une condition sine qua non pour aller plus loin. Et cela dès le début de la crise en août dernier. »

Quant au Tribunal arbitral international, il permet de sortir de la crise par la petite porte sans brusquer personne. Me Poncet poursuit :

« L'arbitrage international est le mode normal de règlement de ces litiges entre Etats. Et les caquètements du Gouvernement genevois à cet égard sont grotesques. Le problème sera résolu devant les arbitres dans les mois qui viennent. »

Reste que les conclusions du tribunal sont déjà connues, estime un autre juriste. « Genève prendra une brossée. Sa justice et sa police recevront un blâme. C'est juste un mauvais moment à passer… »

Dysfonctionnements internes

Alors, où est le problème ? En fait, la crise libyenne met surtout en évidence les dysfonctionnements du Conseil fédéral et du système politique suisse. Un observateur attentif confirme :

« S'il n'y avait pas eu des tensions politiques internes à la Suisse, l'affaire serait réglée depuis longtemps. En fait, les membres du Conseil fédéral s'en sont servi pour régler des comptes entre eux. »

Ils ont laissé Micheline Calmy-Rey gérer seule ce dossier, alors qu'il partait en vrille. Le message : elle veut en tirer les bénéfices politiques, alors qu'elle se débrouille.

Que dire aussi de Pascal Couchepin, président 2008 de la Confédération. Notre ministre de l'Intérieur (DFI) aurait pu être l'homme de la situation. Or, selon nos informations que ne tient pas à commenter son porte-parole, Jean-Marc Crevoisier, le Valaisan aurait refusé en septembre de parler de vive voix avec le colonel Kadhafi à la fin du ramadan 2008. « Ce coup de fil aurait pourtant pu débloquer la situation, le Guide libyen voulant parler d'égal à égal avec le Gouvernement suisse et non avec une ministre », déplore une de nos sources.

Mais les enjeux politiques suisses ont pris le pas sur l'intérêt national à l'époque, constate une de nos sources. Comme aujourd'hui d'ailleurs, où les appétits des partis pour le siège du sortant Pascal Couchepin ont provoqué une tempête politique autour des excuses de Hans-Rudolf Merz. « Mais quel était le prix de la vie de deux Suisses pour ces politiciens ? » se demande un homme d'affaires suisse. « Pathétique. »

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L'Hebdo

Photo : Mouammar Khadafi en juin 2009 (Alessandro Bianchi/Reuters).

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Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

Retraité | 11H21 | 31/08/2009 | Permalien

 » S'il n'y avait pas eu des tensions politiques internes à la Suisse, l'affaire serait réglée depuis longtemps ! ! !  »

¤ Moi je pense surtout que si certains personnages (je pense en particulier à l'illustre Hannibal et sa meuf) ne se croyaient pas réellement tout permis, il n'y aurait pas eu d'incidents particuliers.
- Il me semble tout de même que c'est ce triste personnage (fils d'un dictateur) ainsi que sa compagne, qui ont « foutu la merde » en imaginant qu'on peut se comporter comme un gougeat et un indécent dans un autre pays, parce qu'on est le fiston d'un triste souverain des dunes !

Portrait de le soudanais

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De le soudanais

ici et là | 14H10 | 31/08/2009 | Permalien

Malheureusement au moins une personne a payé de sa vie l'arrestation d'Hannibal et de sa compagne, un parent d'un des employés concernés qui était… en Libye au moment des faits… C'est bien gentil de faire pression sur un fils de dictateur, mais quand on ne se donne pas vraiment les moyens, c'est toujours le petit personnel qui trinque…

Portrait de Compte supprimé le 5 septembre

à le soudanais Portrait de le soudanais De Compte supprimé le 5 septembre

nc | 16H48 | 31/08/2009 | Permalien

Retour de Tripoli, Merz expliquait au micro d'Al-Jazira, dans un arabe marqué d'un fort accent zurichois, comment il était véritablement tombé sous le charme de Mouammar Kadhafi.

Portrait de benzitoune

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De benzitoune

réveillez moi! | 00H24 | 01/09/2009 | Permalien

Ouais bien d'accord.
Le titre étant pourtant clair, l'article ne va pas vraiment dans la même direction.
Pourquoi se soumettre au clan Khadafi dans une situation aussi clairement insupportable. Le fils Khadafi est un voyou de première, il est citoyen du monde comme tout le monde mais se croit prince…
Vous rappellez-vous cette anecdote (comique j'en convient, bien qu'incroyable), lorsque fillot du « guide » s'était offert le plaisir de remonter les Champs à contre-sens pour ensuite laisser ses gardes du corps bourrer la gueule aux flics qui osèrent l'arrêter ?
Un gag, on a pourtant bien baissé notre froc tout comme, sans même citer les courbettes de Farko qui ont emboité le pas à combien d'autres dirigeants politiques…
Cet épisode diplomatique démontre de la manière la plus claire que le monde est gouverné par la guerre économique… Les enjeux sont la tune pour toujours plus de tune, et ces enjeux justifient les pires humiliations.
Langue de bois de merde de la part des politiques qui la ramènent juste ce qui faut pour laisser les gens dormir sur leurs deux oreilles, pendant que derrière le cash se ramasse comme prévu.
Même pas foutus de remettre à sa place un Khadafi, franchement là il y a de quoi devenir insomniaque à vie !

Portrait de pablico

De pablico

11H25 | 31/08/2009 | Permalien

la Suisse baisse souvent sa culotte ses temps ci..

ce n'est pas neutre… (ironie)

Portrait de kazhkoad

à pablico Portrait de pablico De kazhkoad

- | 12H12 | 31/08/2009 | Permalien

ils ont pris exemple sur la France ! et ce pathétique accueil de Khadafi ! Sauf que les Suisses ont réussi à avoir leurs deux expatriés, alors que nous, bien qu'aussi ridicules on n'a pas réussi à vendre nos rafales….
à écouter sur ce sujet la chanson du dimanche : http://www.lachansondudimanche.com/2007/12/16/s02e13-standing-ovation.ht…

à force de tous baisser la culotte devant le Colonel Khadafi, à quand une proposition comme prix nobel de la paix ?

Portrait de Rensk

à kazhkoad Portrait de kazhkoad De Rensk

| 23H57 | 31/08/2009 | Permalien

Je ne sais ou tu a vu les deux suisses revenir… selon les infos du pays ils doivent passer par un tribunal… le délai invoqué est dépassé… le tribunal les convoqueras après le tribunal arbitral (c'est à ça que servent des otages, faire pression sur autrui ! )

Portrait de elle-vessia

à pablico Portrait de pablico De elle-vessia

artiste visuelle | 21H41 | 31/08/2009 | Permalien

…et c'est vrai que la France nous aide bien pour ce genre d'exercice : merci à vous très chers amis français…
Et pour ce qui est des leçons : merci au Petit Nicolas qui s'y prend très bien pour ce genre de chose : entre baisser sa culotte et laisser le Bédoin planter sa tente : c'est pas mal NON ? ? ?
(entre nous, on pourrait presque mettre ce qui précède sur l'album de la Comtesse ! ! ! )

Portrait de jazzmataz

De jazzmataz

11H37 | 31/08/2009 | Permalien

Excellent article, digne du monde diplomatique ! Bravo à l'Hebdo pour cette enquête détaillée.

Portrait de jerry.commanche

à jazzmataz Portrait de jazzmataz De jerry.commanche

quidam | 08H43 | 02/09/2009 | Permalien

Article digne du Monde diplo ? D'abord le MOnde diplo n'est pas si sorcier que ca. Ensuite, cet article fait du bla bla ennuyeux sur un fait divers. D'accord cet imbécile d'Hannibal Khadaffi est impliqué. Mais avouons-le, ce n'est tout de même pas l'Iraq, l'Afghanistan ou même Israel-palestine ou les vulgum pécus se font écrasé par les opresseurs. Ni sur les dizaines de milliards cachés en Suisse par les criminels mondialisés. Baillons ! !

Portrait de Waldeck

De Waldeck

Naufragé en Sarkoland | 12H21 | 31/08/2009 | Permalien

C'est pas chez nous que ce satrape aurait eu l'autorisation de planter sa tente !

Portrait de Liger

De Liger

liger.amsud.net | 13H07 | 31/08/2009 | Permalien

La flamme des Droits de l'Homme, selon les Nations Unies :

Portrait de Rensk

à Liger Portrait de Liger De Rensk

| 00H00 | 01/09/2009 | Permalien

Et en plus c'est au Valais… bien vu

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 13H21 | 31/08/2009 | Permalien

Tout en étant un petit pays, en surface, ils arrivent, les Suisses, à avoir des politiques se créer des rivalités entre eux…incroyable… !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Rensk

à Phil2922 Portrait de Phil2922 De Rensk

| 00H04 | 01/09/2009 | Permalien

Ont a eu nos Jurassiens qui ont eu droit à leurs Etat… vous avez pris des réfugiez politique tout comme l'Espagne… Etre en minorité et ne pas être respecté par la majorité fait toujours des éteincelles dans une démocratie… Les suisse-toto essayent d'ailleurs de faire élire un des leurs au conseil fédéral en remplacement d'un latin

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 13H23 | 31/08/2009 | Permalien

Il est Suisse, DSK… ? !

Portrait de WeWillWin

De WeWillWin

Indécise | 13H30 | 31/08/2009 | Permalien

Si il pouvait ridiculiser un à un tous les « paradis » fiscaux, ce sinistre individu monterait (un tout petit petit peu) dans mon estime.

Portrait de Neophyte

De Neophyte

Godelureau Hédoniste | 13H31 | 31/08/2009 | Permalien

C'est le petit Hannibal qui devrait baisser sa culotte, et prendre une bonne fessée au bois vert.

Que la Suisse soit humiliée me laisse totalement indifférent, je dois même confesser que cela me procure du plaisir (sadique).

Portrait de Iv

De Iv

Roboticien utopiste | 13H33 | 31/08/2009 | Permalien

Le président Suisse doit ramener les otages, il le fera, son honneur n'est pas celui de son pays, contrairement à ce que peut penser le clan Kadhafi.

Ce qui fait plus râler les Suisse et ses diplomates, avec raison, c'est qu'aucun pays de la communauté internationale n'a pris sa défense. Personne n'a commenté publiquement cette prise d'otage comme une violation du droit international.

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009

à Iv Portrait de Iv De Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009

nc | 15H17 | 31/08/2009 | Permalien

donc un pays qui a toujours voulu rester neutre se plaint que des pays restent neutres, c'est bien ça ?

Portrait de Graham

à Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 De Graham

Etudiant | 15H40 | 31/08/2009 | Permalien

Non. Ce qu'il veut dire, c'est que si la Suisse baisse son froc devant Kadhafi, les autres puissances en font autant en continuant de négocier du pétrole et en laissant la Libye tranquille en échange.

Seul Berlusconi assume pleinement la supériorité de Kadhafi en répondant positivement à son invitation de ses 40 ans de pouvoir (Kadhafi a renversé le gouvernement en 1969).

Alors que cette humiliation des Suisses fasse plaisir à un grand nombre d'individus, soit. Mais ne venez pas nous accuser de faire ce que les autres puissances font : se déculotter devant Kadhafi.

donc ils restent neutres face au soucis de la suisse avec kadhafi, cqfd

Portrait de Iv

à Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009 De Iv

Roboticien utopiste | 16H55 | 31/08/2009 | Permalien

Ah ben c'est sur que de ce point de vue là, ça les justifie plutôt a priori.

Portrait de le soudanais

De le soudanais

ici et là | 14H12 | 31/08/2009 | Permalien

La Suisse entretient d'étroits liens commerciaux avec la Libye, il a fallu attendre cette affaire pour que le pays apprenne qu'une de ses 2 raffineries - dans le Valais si mes souvenirs sont bons pas loin de Montreux et du lac - était sous contrôle de capitaux libyens…

Ah bein oui, c'est pas les politiques suisses qui allaient dire ça à leurs concitoyens…

Portrait de Rensk

à le soudanais Portrait de le soudanais De Rensk

| 00H13 | 01/09/2009 | Permalien

Si ont aime la politique et les syndicats… ont est au courant de suite du changement de proprio…

Vous ne vous rendez pas compte que les Suisse votent très souvent pour le pays, le canton, la commune… voir même dans la famille et là le droit de vote est donné sitôt qu'ont peu lever la main…

Portrait de Graham

à Rensk Portrait de Rensk De Graham

Etudiant | 11H36 | 02/09/2009 | Permalien

J'avais même cru entendre que la Suisse était le pays où l'on votait le plus au monde.

Je n'ai plus la référence. Donc anecdote à prendre ou à laisser. : )

Portrait de w111

De w111

9y5z | 14H14 | 31/08/2009 | Permalien

La suisse baisse ses culottes pour tout, kadhafi, les paradis fiscaux,le secret bancaire, c'est assez déplorable.

Portrait de chengyang

De chengyang

15H14 | 31/08/2009 | Permalien

Vous le trouvez pas un peu sexiste le titre ?

Portrait de Otreman

à chengyang Portrait de chengyang De Otreman

Retraité(E-N) | 08H13 | 01/09/2009 | Permalien

Sexiste ? Non ! Tant que ce n'est pas « la Suissesse »….

Portrait de Vicardo

De Vicardo

thésard | 15H16 | 31/08/2009 | Permalien

Cette affaire est une honte totale pour la Suisse. Au nom d'intérêts économiques, à mon avis, plus encore que pour la libération des deux otages, M. Mertz a baffoué l'Etat de droit.

Outre la gravité d'excuses infondées à un régime dictatorial et les questions qu'elles posent quant à l'égalité de tous devant la loi, cet affaire pose trois problèmes majeurs.

Le premier est celui de récompenser la prise d'otages. Les pays du même acabit sauront comment régler un différent avec la Suisse. J'espère de tout coeur qu'ils seront maintenant libérés, mais en mettant si bas le prix de leur libération, M. Mertz me paraît avoir mis tous les Suisses en danger.

Le deuxième est que M. Mertz a outrepassé ses pouvoirs : il a mis le gouvernement fédéral devant le fait accompli. Il n'avait pas le droit de signer cet accord.

Troisièmement, l'accord viole le droit suisse : le volet judiciaire de l'affaire est de la seule compétence de la République et canton de Genève et non de la Confédération suisse (qui, elle, est compétente pour les relations avec un Etat tiers).

Après avoir dîné avec M. Ahmadinejad, M. Mertz a vraiment fait fort. Avant de démissionner, il ne lui reste qu'à faire une visite d'Etat à Pyong-Yang…

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