Tribune 25/08/2009 à 19h31

La crédibilité de Barack Obama se joue au Proche-Orient

Thierry Fabre | La Pensée de midi


« En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l’espoir à la peur, la volonté d’agir en commun au conflit et à la discorde. » Telles sont les paroles de Barack Obama lors de son discours d’investiture à Washington. Elles annoncent un changement de temps et d’époque par rapport à l’ère de George W. Bush.

Rappelons-nous, c’était il n’y a pas si longtemps que Dick Cheney et Donald Rumsfeld, inspirés par la constellation des néocons, Paul Wolfowitz, Richard Perle, Charles Krauthammer ou Robert Kagan, faisaient l’éloge de la guerre, de la force et de « l’hégémonie bienveillante » des États-Unis d’Amérique...

Il suffit d’avoir écouté le discours du nouveau président américain au Caire, le 4 juin 2009, pour se rendre compte que, vraiment, quelque chose a changé dans le temps du monde. Un discours inspiré, travaillé dans la forme même de son élocution, une heure debout, sans l’aide d’aucune note et sans une hésitation. Un discours tout en subtilité et en profondeur qui ne masque rien et va au cœur des choses de l’incompréhension et de la violence accumulée entre les États-Unis et le monde musulman.

Un discours sans révérence ni soumission, nulle mention ni remerciement au pouvoir égyptien d’Hosni Moubarak, qui pourtant l’accueillait. Mais ce ne sont pas les régimes au pouvoir qui sont les destinataires de son propos, il les contourne pour s’adresser à la conscience de chacun.

Sans crainte, préférant résolument « l’espoir à la peur, la volonté d’agir en commun au conflit et à la discorde », dans un Moyen Orient saccagé par la violence et étouffé par l’oppression. Il ne concède rien aux tueurs d’innocents, bien au contraire, et il cite le Coran (V, 32) :

« Tuer une âme non coupable du meurtre d’une autre âme ou de dégâts sur terre c’est comme d’avoir tué l’humanité entière ; et faire vivre une âme c’est comme de faire vivre l’humanité entière. »

Face à la culture de la mort qui s’insinue dans la profondeur des consciences, il en appelle à l’élan de la vie, face aux hommes du ressentiment et face à leurs imprécations il en appelle à la parole libre et au combat, - en dehors des sentiers de la violence -, d’un Mandela contre l’apartheid ou d’un Martin Luther King contre la ségrégation des Noirs. Et il sait de quoi il parle car s’il est président des États-Unis aujourd’hui, il leur doit beaucoup.

Il rejette avec véhémence le négationnisme qui s’est répandu dans les opinions du monde arabe et musulman, et il appelle à la reconnaissance d’Israël pour sortir d’une guerre qui, si rien ne bouge, est bien partie pour durer cent ans...

Pas de complaisance donc, dans ce discours du Caire, mais une sincère reconnaissance et une réelle exigence à sortir du statu quo. C’est un acte inaugural et fondateur, un discours politique majeur qui ouvre un horizon et dessine une perspective.

Beaux principes et vaines paroles ?

Des mots, encore des mots, de beaux principes et de vaines paroles qui ne changeront rien à la réalité sur le terrain... La coalition des sceptiques et des assis, au demeurant bien nombreuse, est là pour veiller à l’inertie, sans compter les hostiles à un tel changement d’époque, comme les islamistes et autres djihadistes ou les nationalistes israéliens qui scandent : « Barack Hussein Obama, no you can’t ! ».

Il est vrai que son exigence au Proche-Orient se fonde désormais sur une relation de réciprocité : à la demande d’une reconnaissance d’Israël par le monde arabe, répond une demande faite à Israël de reconnaître la création d’un État palestinien et d’arrêter toute colonisation dans les territoires occupés.

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou n’a pas tardé à répondre par une fin de non-recevoir à cette demande, considérée comme illégitime. Que les États-Unis financent Israël, qu’ils le protègent militairement, contre toute attaque éventuelle, et politiquement, aux Nations unies, contre toute résolution hostile, mais de quoi se mêlent-ils lorsqu’ils demandent l’application du droit international ? La colonisation peut se poursuivre, comme si de rien n’était, cela relève des affaires intérieures israéliennes...

Combien de temps un tel sophisme va t-il continuer à s’imposer, à l’échelle internationale ? Combien de temps les États-Unis vont-ils continuer à accepter un tel déni de droit et de justice ?

L’époque a changé et les dirigeants israéliens, que ce soient Benyamin Netanyahou, Avidor Lieberman ou Ehud Barak, ne semblent pas avoir compris que le temps de l’arrogance est révolu, que la politique du fait accompli n’est plus de mise, que la guerre préventive, comme au Liban en 2006 ou à Gaza en 2008, n’est plus possible.

Une bonne part de la crédibilité internationale des États-Unis de Barack Obama, dans les mois et les années à venir, va en tout cas se jouer au Proche-Orient, et singulièrement dans la relation entre Israël, Palestine et monde arabe. La question iranienne va-t-elle troubler le jeu ? Entrerons-nous à nouveau dans un cycle de guerre, d’attaques préventives et de course à l’arme nucléaire dans la région ? Quelle sera la place de la Turquie, dans les années à venir, en Europe ou hors d’Europe ? Pour jouer quel rôle, puissance médiatrice ou puissance antagoniste ?

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, 1989/2009, nous sommes bien loin du nouvel ordre international alors annoncé avec autant d’espoirs que d’illusions. L’élection de Barack Obama à la tête des États-Unis, en plein crise économique et financière internationale, sera-t-elle une illusion de plus ou le signe annonciateur que quelque chose a vraiment changé ?

Comme l’a si justement écrit Wajdi Mouawad, dans « Le Soleil ni la Mort ne peuvent se regarder en face » (Leméac/Actes Sud, 2008), à partir d’une conscience intime du tragique :

« Il semble que ce soit là Dans cette obstination à rêver Que réside leur part d’intouchable ; Dans cette obstination à rêver Que chaque civilisation trouve sens et direction... »

 ? Dernier numéro de La Pensée de Midi : « Istanbul ville monde ». Oct. 2009. Actes Sud.

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  • Anonyme

    Article qui tire vers un optimisme que rien ne justifie à mon sens.

    Devons-nous croire tout ce que nous entendons ? Les gesticulations d’Obama à propos des colonies d’Israel sont-elles à prendre au premier degré ? Car si Obama était vraiment sincère, les mesures de rétorsion ne manquent pas, à commencer par la suspension (suppression) de l’aide de 3 milliards annuels à l’état israélien.

    « Tout est affaire de décor… »
    Irak : le retrait des troupes des villes est un leurre.
    AfPak : accentuation de la guerre, successions d’erreurs majeures, absence de stratégie (y compris de retrait), résultat, depuis aujourd’hui, 2009 est d’ores et déjà l’année la plus meurtrière depuis le début des combats pour la coalition. Ne parlons pas des morts civils afghans et pakistanais.
    Iran : coup raté pour l’instant mais selon Hillary Clinton l’aide à l’opposition va se poursuivre… si l’on pouvait déstabiliser quel bénéfice !
    Poursuite du confinement de la Russie : Obama tout sourire, se garde bien de le mentionner, l’hypocrisie continue.
    Europe : Obama continue de vouloir pousser ses pions. La Turquie devenant incertaine depuis la guerre en Ossétie, voici qu’il nous sort l’Albanie en compagnie du Kosovo pour l’adhésion à l’union européenne.
    Yémen, Somalie… : silence mais opérations en cours
    Colombie : on installe des bases, décidément la perte d’influence en Amérique Latine ne passe pas, quelle belle turpitude que ce coup au Honduras.

    Le plus amusant sera sans doute que les plus gros problèmes viendront de l’intérieur, la réforme du système de santé se trouve être un bon départ. Il reste à Obama 49% de popularité… un discours de plus changera-t-il la tendance ? Le crédit n’est pas loin d’être épuisé. Après la first lady en short, le Potus se retrouve en caleçon.
    Au poker menteur…

    • LAPIROG
      LAPIROG
      RETRAITÉ
      • Posté à 21h33 le 25/08/2009
      • Internaute 86128
        RETRAITÉ

      Je ne puis qu’être d’accord avec les propos de Chamaco en ce qui concerne l’aide financière et militaire à Israel par les USA ,Israel qui continue de bafouer et ignorer les résolutions de l’ONU tout en poursuivant sans vergogne à gruger le territoire Palestinien qui rapetisse comme peau de chagrin. Israel pratique depuis toujours la politique du fait accompli, multiplie ; les check-points pour embêter et rendre furieux les Palestiniens qui n’ont pas le droit, eux de riposter par les armes ou rendre la pareille aux Israéliens. Il est assez ironique de voir un ancien videur de boites de nuit de la Moldavie occuper le poste stratégique de ministre des Affaires Étrangères dans un gouvernement d’extrême droite qui de surcroit, Liberman est maintenant accusé de crimes sérieux de toute nature. Obama a beau multiplier les discours qui semblent apporter un vent important de changement dans sa politique proche-orientale, dans la triste réalité quotidienne des habitants de la Palestine occupée, c’est le statuquo. Dans la foulée actuelle, ce sera surement la deuxième guerre de 100 ans.Les lobbies Juifs l’emportent sur la notoriété et le charisme d’Obama.

  • Vatin François
    Vatin François
    human being
    • Posté à 22h32 le 25/08/2009
    • Internaute 39589
      human being

    Vous êtes très très optimiste de vous imaginer qu’Israel va changé quoique ce soit et qu’ils ne vont pas continuer à taper sur les palestiniens !
    Obama, pour moi, bien qu’étant apparemment un grand homme, n’est certainement pas le prophète d’une nouvelle politique plus juste.
    Les nouveaux dirigeants vont perpétuer le sale boulot qu’ont fait leurs prédécesseurs : s’imposer comme puissance dominante dans tous les domaines et partout. Le 11 septembre leur a permit (les veinards...) de mettre le Moyen Orient à leur botte et de venir taquiner au plus prêt la puissance chinoise grandissante. Avant cette date, l’amérique était au bord de la faillite et se faisait racheter par les asiatiques. Depuis, ils sont redevenus la puissance dominante et vont chercher à s’imposer de plus en plus.
    Prochaines étapes : la fin de l’ONU, la domination de l’OTAN, et la domination totale sur des fédérations vassales (dont l’Europe fera partie).
    En ce sens, un homme de couleur rend indiscutable auprès des pays ennemis tout ce que feront les américains, surtout si il a la prestance (médiatique..) d’un Kennedy.
    Je pense que très vite les républicains seront de retour et vont faire pire encore...
    Mais ça n’est qu’une opinion.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h37 le 25/08/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    la crédibilité d’Obama se fera sur sa capacité à régler l’occupation étatsunienne de l’Afghanistan et de l’Irak. Oui, cette occupation dépend directement des USA.

    Certes, Obama peut influer sur la possibilité de trouver une solution équitable au PO, mais il y a bien trop d’enjeux et de « partenaires » pour que sa crédibilité en dépende.

    Monsieur Fabre, encore un qui ne regarde le monde que par le petit bout de la lorgnette du PO ? Il y a d’autres enjeux encore plus importants, non seulement donc l’Afghanistan et l’Iran, mais aussi l’arrêt du pillage des richesses des continents africains, asiatiques ou sud américains pour permettre le développement local. La survie de millions d’habitants en dépend.

    • Vatin François
      Vatin François répond à caro
      human being
      • Posté à 23h58 le 25/08/2009
      • Internaute 39589
        human being

      La crédibilité d’Obama se construit aux USA et pas dans le reste du monde. Il est malheureusement donc peu probable que tout cela s’arrête .

      • caro
        caro répond à Vatin François
        délinquante avérée
        • Posté à 00h32 le 26/08/2009
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        d’accord, mais quand même, cela dépend si on se place du point de vue d’un habitant des USA ou d’un habitant du reste de la planète.
        Je me souviens d’un de Gaulle dont les Français avaient marre et qui était apprécié à l’étranger ...

         
        • Vatin François
          Vatin François répond à caro
          human being
          • Posté à 09h56 le 26/08/2009
          • Internaute 39589
            human being

          De Gaulle était l’exemple typique du dirigeant apprécié dans son propre pays parce qu’il refusait de se soumettre à l’autorité des américains via l’OTAN. Sarkozy lui est plus que pro américain, d’où notre retour dans le fief US.
          Avec Bush ou Obama, la politique étrangère US est unilatérale. Depuis 20 ans ils développe le concept de conflit assymétrique qui consiste à provoquer des guerres dans le but (soit disant) d’éviter des conflits non maîtrisés, et de protèger leurs interets.
          Ce sont des pragmatiques.

          • caro
            caro répond à Vatin François
            délinquante avérée
            • Posté à 10h25 le 26/08/2009
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            de Gaulle en 68 très apprécié ? ... des millions de grévistes et de manifestants ? même si son clan a gagné les élections après ...

            • Vatin François
              Vatin François répond à caro
              human being
              • Posté à 10h40 le 26/08/2009
              • Internaute 39589
                human being

              En 68 il est parti parce qu’il était dépassé. Mais vous l’avez bien dit : c’est son camp qui, étonnamment, est resté au pouvoir pendant 13 ans..

        3 autres commentaires
  • bloqué le 24.09.09
    • Posté à 01h06 le 26/08/2009
    • Internaute 25106

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Amira AL KAREM, enfant palestinienne âgée de 15 ans, déposera plainte le 31 août prochain devant la Cour Pénale Internationale à LA HAYE (Pays-Bas).

    Le mercredi 14 janvier 2009, lors de l’opération militaire israélienne « Plomb durci » dirigée contre la population de la bande de GAZA, Amira aété directement visée par les tirs des chars israéliens qui avaient envahi le quartier de Tal Al Hawa où elle réside.

    Son père, son frère de 13 ans et sa sour de 15 ans ont été tués par l’armée israélienne alors qu’ils se trouvaient à proximité de la maison familiale.

    Grièvement blessée à la jambe droite, elle a miraculeusement survécu à ses blessures, au froid à la faim et à la soif pendant plus de 60 heures, jusqu’à ce qu’elle soit découverte samedi 17 janvier par le journaliste dans la maison duquel elle s’était réfugiée.

    Elle a été soignée à l’hôpital Shifa par une équipe de médecins français,qui ont organisé sa prise en charge en France.

    Après avoir été refoulée plusieurs fois au passage de RAFAH, elle a finalement pu rejoindre la France où elle suit un traitement.

    Amira AL KAREM est déterminée à obtenir justice.

    Son histoire est emblématique de l’attaque subie par les civils et
    notamment les enfants - lors de l’opération « Plomb durci » de décembre et janvier derniers, où 1400 palestiniens ont été tués, dont 300 enfants (rapport d’Amnesty International du 2 juillet 2009).

    Les faits subis par Amira illustrent l’utilisation par Israël contre des
    civils d’armes conçues pour les champs de bataille et s’inscrivent dans une offensive délibérément lancée contre la population civile
    palestinienne.

    Les actes dont elle a été victime sont constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au sens du statut de la Cour Pénale Internationale.

    Le 31 août prochain, Amira AL KAREM se rendra personnellement à la Cour Pénale Internationale, pour y déposer la première plainte d’une victime de l’opération israélienne « Plomb durci ».

    Elle sera assistée par ses avocats, et soutenue par ses médecins.

    Une conférence de presse sera donnée à cette occasion à 14 heures à La Haye

    Contacts :

    - Dr Mohamed Salem : 06 85 87 89 55

    - Me Gilles Devers : 06 14 26 31 69


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    • kasherhallal
      kasherhallal répond à bloqué le 24.09.09
      pour le métissage
      • Posté à 01h21 le 26/08/2009
      • Internaute 66968
        pour le métissage

      soh ne vit et ne respire qu’en plaçant un texte dénonçant Israël.
      Est-ce que le TPI est du ressort d’Obama dont il est question ici ?

  • kasherhallal
    kasherhallal
    pour le métissage
    • Posté à 01h30 le 26/08/2009
    • Internaute 66968
      pour le métissage

    « Combien de temps les États-Unis vont-ils continuer à accepter un tel déni de droit et de justice ? “

    Le déni de droit et de justice, les USA le pratique, l’Europe le pratique. Il faudrait déjà balayer devant sa porte.

    Ceci dit, j’espère qu’Obama aura assez de poids pour peser sur la politique israélienne pour qu’elle reconnaissance un état palestinien viable et sur les états arabes pour qu’ils reconnaissent l’état israélien dans les frontières reconnues de l’ONU.

    • Vatin François
      Vatin François répond à kasherhallal
      human being
      • Posté à 10h05 le 26/08/2009
      • Internaute 39589
        human being

      Les européens ne valent pas beaucoup mieux que les américains, effectivement. L’Europe s’est de toute façon définitivement soumise.
      L’élection d’Obama ne s’est certainement pas faites grâce à des pacifistes en faveur d’un bel état palestinnien. L’avenir de la Palestine c’est Israel...

  • bloqué le 24.09.09
    • Posté à 01h44 le 26/08/2009
    • Internaute 25106

    Ce n’est qu’en mai 2009 qu’Israel a remis aux Nations Unis des cartes des emplacements des bombes à sous-munitions larguées en 2006 par les soldats israéliens sur le Liban : ces 3 ans ont donné le temps à ces bombes de tuer 50 civils et d’en mutiler 350 autres. De nombreuses victimes sont des enfants de moins de 12 ans.

    Lien

    Obama il serait temps d’arrêter le gavage des politiques occidentaux par la corruption et les commissions versées par les fabricants d’armes.

    • kasherhallal
      kasherhallal répond à bloqué le 24.09.09
      pour le métissage
      • Posté à 10h45 le 26/08/2009
      • Internaute 66968
        pour le métissage

      soh, ça vous arrivera un jour de parler de paix au PO ?
      A vous lire, on peut croire que vous êtes pour une Palestine du Nil au Jourdain !

    • unagi-
      unagi- répond à bloqué le 24.09.09
      卑語
      • Posté à 11h18 le 26/08/2009
      • Internaute 24252
        卑語

      Plutôt rapides

      2007 La France, soucieuse d’améliorer ses relations avec l’Algérie, a remis aux autorités algériennes les plans des mines enfouies à l’époque de la guerre d’indépendance (1954-1962).

      L’armée française a disséminé des mines antipersonnel aux frontières Est et Ouest de l’Algérie pendant la guerre de libération pour empêcher les combattants du FLN d’attaquer les forces françaises à partir de leurs bases en Tunisie et au Maroc.

      Ces plans des mines enfouies entre 1956 et 1959 ont été remis par le chef d’état-major interarmes français, le général Jean-Louis Georgelin, actuellement en visite en Algérie, a précisé l’ambassade de France.

      « Cette décision, qui était attendue par l’Algérie, marque la volonté des autorités françaises de progresser pour lever les obstacles hérités du passé et leur souhait de bâtir des relations de confiance avec l’Algérie », a expliqué la mission diplomatique dans un communiqué.

      Selon Alger, qui réclamait ce geste depuis longtemps, les militaires français ont enfoui environ trois millions de mines antipersonnel dans le sol algérien.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h16 le 26/08/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    en dehors des sentiers de la violence -, d’un Mandela contre l’apartheid
    heu... Mandela non violent ? Il me semblait que l’ANC n’avait pas toujours été un troupeau d’enfants de choeur qui va se faire sacrifier en souriant...

    De toutes façons, ça changera jamais, et c’est tant mieux, ça permet d’avoir des repères intemporelles : D

  • Servais-Jean
    • Posté à 12h21 le 26/08/2009
    • Internaute 4591
      43

    Ne lier la crédibilité d’Obama qu’au proche orient me semble un peu léger. C’est toute une série de chantiers qu’il a annoncé dans son discours d’investiture et ils ont tous de l’importance car chacun d’eux marque l’ouverture d’une nouvelle politique.
    Bien sûr il y a le proche orient mais ne pensez-vous pas que son projet de création d’une sécurité sociale soit à l’échelle américaine une révolution, il n’y a qu’à considérer les violentes réactions que suscite ce projet.
    La force d’Obama c’est d’avoir une vue qui englobe aussi bien les problèmes propres à son pays que tous les problèmes mondiaux et surtout de savoir les relier entre eux.
    Sa faiblesse, si faiblesse il y a, est qu’il s’est attelé à un travail qu’un homme seul est incapable de faire.

    • Vatin François
      Vatin François répond à Servais-Jean
      human being
      • Posté à 14h12 le 26/08/2009
      • Internaute 39589
        human being

      qui vous a dit qu’Obama était tout seul ?

      • Servais-Jean
        • Posté à 18h02 le 26/08/2009
        • Internaute 4591
          43

        Un Président est toujours seul par définition, demandez à sarco, il l’a dit tout récemment.

         
        • Vatin François
          Vatin François répond à Servais-Jean
          human being
          • Posté à 00h45 le 27/08/2009
          • Internaute 39589
            human being

          Vous avez raison de dire qu’il est seul tant il doit l’être en espérant rendre le monde et son pays plus juste..
          Mais jamais un président n’est seul. Il n’exerce pas vraiment le pouvoir puisque celui ci est soumis aux multiples lobying qui l’ont amené au pouvoir. Et en premier lieu le complexe militaro-industriel qui a pris une puissance démesurée sous Bush (et les néocons. lui non plus n’était pas seul).
          Croire qu’un Obama puisse être « seul » c’est succomber naïvement à la médiatisation d’un personnage, à une image construite pour les médias.
          Obama c’est pas Will Smith !

        • REMARQUEUR -Compte bloque-
          • Posté à 20h45 le 27/08/2009
          • Internaute 78816
            freelance

          Pfff...Sarko...Tout ce qui sort de sa bouche n’est qu’insulte au peuple qui l’a « élu ».
          Il s’était dépeint en octobre 2004 devant les étudiants -sionistes- US de Columbia « comme un étranger dans son propre pays ».

          On a un sérieux problème avec ce type de tricheur apatride et sa bande de néo-cons (à prononcer à la française) les Kouchner, Lelouche et autres Morin...
          La paix et les solutions ne peuvent pas se discuter sereinement sur notre territoires tant que ces pourris fossoieront la liberté d’expression du pays qui les nourris par des méthodes terroristes (physiques et intellectuelles). Ces imbéciles sont un obstacle à tout ce que pourra proposer Obama qui irait dans le sens du pragmatisme et de l’apaisement. Notamment faire de plus en plus de business et de coups tordus avec les criminels sionistes.

          • Vatin François
            • Posté à 10h54 le 28/08/2009
            • Internaute 39589
              human being

            Les néocons sont des pragmatiques : ils agissent sans tenir compte des effets négatifs. Le pragmatisme n’est pas un réalisme.

            Et une fois de plus il ne faut pas se tromper sur le gouvernement Obama : ce ne sont pas des anges. Ils ont été élus pour faire rayonner la puissance des USA.

            Tous ces gouvernants suivent le « pragmatisme » imposé par la finance et le complexe militaro industriel qui consiste à construire la paix (ils disent plutôt « la sécurité ») sur la guerre assymétrique, sur la loi des armes.

            • REMARQUEUR -Compte bloque-
              • Posté à 17h06 le 28/08/2009
              • Internaute 78816
                freelance

              Mouais, je sais très bien tout cela mais je vais pas laisser Obama (ou Sarkozy ou quiconque) dévoyer un mot de plus comme « pragmatisme », « cosmopolitisme » ou « apatride ».
              Comme tu as pu le lire je rajoute immédiatement « apaisement » derrière.
              Car je me doutais qu’un cabris sauterait dessus s’il est à proximité d’Obama. Le pragmatisme c’est bien si ça évite un conflit (genre guerre en Iran), le cosmopolitisme c’est pas mal quand on apporte une idée, un concept au-delà de sa nation (si toutefois on ne fait pas CACA SUR LE PAILLASSON comme tous ces sionnards et autres Kouchner avec l’ingérence qui devrait s’appliquer à tous et partout sauf en Israël bien sûr) c’est son vrai sens, universaliste, délivré par Diogène dévoyé par qui on sait : les arrière-penseurs qui préfèrent chasser le raciste qui n’est pas en eux...
              Et à l’argent apatride et au pouvoir économique apatride, je préfère l’amour ou le respect ou la Justice apatride.

              On vit dans un pays en déclin avec des jeunes aux yeux rivés sur leurs Iphone ( qui me refait penser au Bidule qui passait sur Canal il y a dix ans déjà ) et non sur un bescherelle ou un dico.

        4 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 16h34 le 26/08/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Obama et Ramallah

    ... Le décor : le centre de Ramallah. L¹événement : La Journée
    internationale de la Jeunesse. Les participants portaient des T-shirts blancs avec des logos à l¹avant et à l¹arrière, et des chapeaux rouge foncé.

    Des Palestiniens de toute la Cisjordanie participaient à lŒévénement organisé par un réseau d¹ONG pour la jeunesse appelé « Nous sommes la Palestine ». Cette année, le thème était : « Nous serons à la hauteur de ce que nous sommes capables de rêver ».
    ...

    Non, ma grande surprise a été de voir le sponsor de l¹événement. Le logo rouge, blanc et noir de l¹USAID avec les mots « De la part du peuple américain » était partout, y compris sur le dos des T-shirts des participants.
    ...

    Je décidai de mener mon propre sondage absolument non-scientifique auprès des centaines de ces jeunes gens réunis à Ramallah. Ma question était simple
     : Etait-il devenu acceptable chez les Palestiniens de porter un chapeau ou en T-shirt qui saluait les Américains ?

    Les réponses peuvent se résumer en deux mots : Barack Obama. Le président nouvellement élu a davantage fait pour changer l¹image de l¹Amérique chez les Palestiniens que n¹importe quelle déclaration ou action politique.

    Les gens ont été prudents, et fait remarquer qu¹ils ne soutenaient pas les Etats-Unis. Ils ne croient pas non plus que tout ce que dit
    Obama sera fait. Mais il était clair que la présence d¹un fils d¹immigré afro-américain à la Maison-Blanche avait produit son effet sur la psyché des jeunes Palestiniens.

    D¹autres raisons ont été invoquées. Les jeunes en ont assez de la
    rhétorique. Aucun de ceux à qui j¹ai parlé ne s¹est dit moins nationaliste, beaucoup ont dit qu¹ils n¹étaient pas prêts à attendre indéfiniment un changement politique, et qu¹il y a dans la vie bien plus que de suivre un discours politique qui ne finit jamais.
    ...

    Daoud Kuttab
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    ticle/ShowFull

    traduction Gérard pour La Paix Maintenant