Sur le terrain 19/08/2009 à 13h29

Cambodge : au procès de Duch, la colère d'une famille française



Martine Lefeuvre lors de son témoignage au procès Duch (John Vink/Magnum Photos)


(De Phnom Penh) Au procès de Duch, l'ancien patron du centre de torture et d'extermination S-21 sous le règne des Khmers rouges, les proches de victimes disparues dans cette antichambre de la mort ont commencé à témoigner.

Premières de ces parties civiles à comparaître lundi, des étrangers : une Française et sa fille, puis un Néo-Zélandais, qui ont crié à la barre leur souffrance et leur dégoût de l'accusé.

Ces témoins ont donné la mesure de la destruction de leurs familles à jamais endeuillées. Face à leur colère, voire leur haine, l'accusé, enseveli sous la voix des victimes, a fait montre d'une grande sobriété dans ses prises de parole et adopté une attitude d'autoflagellation.

A la recherche d'un mari disparu

Martine Lefeuvre a perdu à S-21 son mari, un ingénieur-diplomate cambodgien, dont elle a eu deux enfants. Cette Française, résidant au Mans, s'est mariée en 1971 et suivi son époux Ouk Ket au Sénégal.

En avril 1977, celui-ci reçoit un avis du ministère des Affaires étrangères lui demandant de rentrer à Phnom Penh. Il s'y rend, sans sa famille, persuadé de participer à la reconstruction de son pays.

Très vite, Martine Lefeuvre est sans nouvelles de lui. Elle frappe à toutes les portes, l'ambassade de Chine tout d'abord, son mari ayant séjourné auparavant à Pékin, Amnesty International, la Croix rouge. Elle va à la rencontre de délégations cambodgiennes avec cette obsession de retrouver la trace de son mari. En vain.

Le 25 décembre 1979, elle obtient, par l'Association des femmes khmères, de se rendre dans un camp de réfugiés en Thaïlande où, découvrant la situation de ces Cambodgiens, retrousse ses manches et les aide. Un cambodgien lui annonce la nouvelle de la mort de son mari à S-21 : il a retrouvé son nom dans les listes de prisonniers exécutés.

Dans l'avion qui la ramène en France, elle décide de devenir infirmière (elle passera l'année suivante le diplôme). Et se demande comment elle va expliquer à ses enfants qu'ils ne reverront plus leur père.

En 1991, elle retrouve au Cambodge sa belle-famille et, avec ses deux enfants, se rend à S-21. Dès leur arrivée, ils sont « pris par l'horreur » et commencent à scruter toutes les photographies affichées pour y chercher le visage de l'être aimé. La tristesse et la colère se mélangent, jusqu'à l'écœurement.

La photo d'Ouk Ket n'est pas accrochée aux murs, c'est dans les archives du musée qu'ils retrouveront sa trace. Martine Lefeuvre parle distinctement, prenant le temps d'égrener les mots choisis avec soin de cette déclaration qu'elle a préparée, elle raconte d'une voix déterminée.

« Ket a dû passer de sales moments »

Sur Duch et Mam Nay, les responsables de S-21 dont elle découvre les noms dans les registres du camp, elle déclare :

« Rien qu'à voir leur visage, je me dis que Ket a dû passer de sales moments. »

Cette quinquagénaire dresse dans le détail le portrait de son époux, lui redonne son humanité, pour qu'il ne se résume pas qu'à un nom. Puis elle imagine à voix haute ce qu'a pu être sa détention à S-21 durant six longs mois :

« La souffrance de Ket a été et est toujours notre souffrance. Et loin de s'estomper avec le temps, je peux vous dire qu'elle est de plus en plus prégnante. C'est comme un écran géant qu'on aurait trop près du visage.

A ce jour, nous n'avons toujours pas de corps, pas de restitution de corps, nous n'avons pas eu de sépulture pour Ket, je n'ai pas de papiers des autorités cambodgiennes et le résultat pour moi est une faillite humaine totale.

Je suis donc venue devant ce tribunal pour demander justice, justice de ce crime barbare, pour qu'on prenne enfin en considération la souffrance de Ket et de tous les autres Cambodgiens [...] et qu'ils prennent aussi en considération la souffrance des survivants.

Je suis aussi venue devant vous afin de restaurer la dignité de Ket, bafouée à S-21, celle de notre famille cambodgienne et française. Et je suis venue aussi rafraîchir la mémoire à quelqu'un d'amnésique.

L'instigateur de ces tueries est un intellectuel qui aurait pu enrayer le processus d'extermination. [...] Il a fait torturer et assassiner 17 000 personnes [...] et, pour moi, il aurait dû se supprimer parce que s'il avait peur de mourir, ce n'était pas une raison pour continuer de torturer et d'assassiner. [...]

Avait-il oublié ce professeur de mathématiques de réfléchir, pour se gorger de sang, de cris des suppliciés, de cadavres, pendant neuf ans ? Si ça ne s'appelle pas s'éclater dans un sale boulot, dites-moi à quoi ça ressemble ! [...] La mort des autres était sa nourriture quotidienne. »

Duch, bientôt cantonnier à S-21 et à Chhoeung Ek ?

Son discours, qui trahit une grande force de caractère, est sans concessions.

« On ne doit pas porter plus d'intérêt à cette personne [Duch] qu'aux victimes. Car, actuellement, les bourreaux continuent de côtoyer les victimes et c'est très dommageable pour les secondes.

J'aimerais qu'il soit interdit aux bourreaux de récupérer toute source de profit en rapport avec les exactions commises et les faits commis de 1975 à 1979. Que les confessions, les photographies ou les livres écrits par ceux ayant participé à ces massacres soient remis à des instances cambodgiennes et internationales.

Et je verrais très bien le cas n°1 [Duch, ndlr] travailler comme cantonnier sur les sites de de Chhoeung Ek [lieu où les Khmers rouges exécutait leurs victimes, ndlr] et de S-21 afin que ce soit des endroits dignes. J'y ai vu des papiers, des cannettes, je trouve que ce n'est pas propre.

J'attends également du tribunal un impact pédagogique sur la jeune génération afin qu'elle intègre bien que ce sont des Khmers qui ont tué des Khmers. Et qu'il n'y a pas de place pour le négationnisme. [...]

La descendance de Ket [...] a besoin de se réconcilier avec la partie khmère de son histoire familiale et ce n'est pas à S-21 ni à Chhoeung Ek que c'est possible de le faire. »

Mme Lefeuvre suggère la création d'une médiathèque khmère et francophone qui porterait le nom de Ouk Ket, là où il a vécu les 23 premières années de sa vie.

« C'est en pariant sur l'éducation et la culture que notre chagrin pourrait s'apaiser et que la dignité de Ket ainsi que des autres Cambodgiens victimes de ce régime sanguinaire sera restaurée. »

Pas de pardon pour l'heure, « peut-être dans trente ans »

Cette souffrance au quotidien, qui lui a déjà valu deux ulcères, est palpable sous cette fermeté qu'elle veut conserver lors de sa déposition. Peut-elle pardonner ? Pour l'instant, non.

« Le pardon est un processus. Déjà il faut retrouver les gens qui ont fait ça, ensuite il y a un jugement puis, il y a réparation. Nous n'avons pas été réparés, nous sommes des pantins. Ce qui a été fait à Ket, nous le ressentons dans nos corps, dans nos esprits. [...]

Peut-être dans trente ans ? Peut-être faudra-t-il autant de temps pour pardonner que le temps que nous avons mis à trouver la vérité ? »

« Ils ont bousillé notre vie ! », articule la partie civile avec difficulté. « Et c'est impardonnable ! »

Duch, appelé à faire des observations, fait court. Il reconnaît ce témoignage comme « une vérité historique qui restera à jamais ».

« Une fleur peut s'épanouir et faner mais la vérité ne peut jamais changer. Et les souffrances du peuple cambodgien sous le régime khmer rouge comprennent les souffrances endurées par vos proches, c'est quelque chose qui ne peut pas être oublié. »

L'accusé rappelle alors qu'il ne cherchera pas à échapper à ses responsabilités et que la nation cambodgienne peut le blâmer, le maudire, le punir, il s'en remet à sa volonté. Et à nouveau, il demande pardon.

La fille de Martine Lefeuvre porte aussi le sort de son père en fardeau

La fille de Martine Lefeuvre succède à sa mère à la barre. Ouk Neary, 34 ans, a peu connu son père, et pourtant elle porte tout autant le fardeau de sa disparition dans des conditions atroces.

L'élégante jeune femme commence par un hommage à son paternel, suivi de la projection de photos de famille. Son témoignage s'obscurcit quand elle évoque le « choc de sa vie » : la visite du musée de Tuol Sleng en 1991. Elle a alors 16 ans. Les salles de détention, les instruments de torture, les photos d'horreur qui l'ont traumatisée.

Elle décrit tout, avec une mémoire intacte. Ces images la hantent depuis. Ce jour-là, tout a basculé dans sa vie.

« Si je vous décris S-21 à ce point, c'est parce que c'est ce jour-là que la graine de poison s'est posée en moi. Et je n'ai jamais cessé de chercher depuis ce jour pour savoir ce qui s'était passé. »

Elle choisira même de suivre une filière linguistique dans le seul but de pouvoir mener des recherches sur son père. Elle opte comme sujet de mémoire pour la mise sur microfilms par l'université de Yale de documents de S-21 mais sera dissuadée de poursuivre ses travaux sous des menaces anonymes.

En plein milieu d'une phrase, elle est interrompue par le président qui, maladroit, décrète la pause-déjeuner.


Kaing Guek Eav, alias Duch, sur un écran de télévision diffusant les audiences de son procès (Chor Sokunthea/Reuters)

Toutes les tortures pratiquées sur les détenus de S-21 qu'elle découvre au fur et à mesure de ses recherches, jusqu'aux autopsies conduites pour des expériences anatomiques, font monter en elle le dégoût, reprend Ouk Neary en début d'après-midi :

« J'ai, moi, vécu un handicap invisible, une agonie psychique, une descente aux enfers quand j'ai découvert tout ceci. »

Elle évoque ainsi les pulsions suicidaires dont elle a souffert. Le champ d'exécution Chhoeung Ek, où elle est retournée en février, elle l'évoque comme « le pire endroit que j'ai côtoyé au monde parce qu'il me salit encore les pieds de l'injustice maîtresse qui y règne ». Alors qu'elle décrit le lieu, sa voix s'étrangle. « Chhoeung Ek a érodé ma confiance en moi ! »

17 000 raisons de donner la peine maximale

Elle ne peut plus ravaler ses larmes mais ne s'interrompt pas.

« J'ai passé ma vie à essayer de me rapprocher de la vérité, de la vérité que l'accusé pense détenir et que moi je n'avais pas. [...] J'ai voulu savoir quelle était mon histoire, quelle était la vérité. Et cette quête, je l'ai réalisée toute seule, et je ne la dois qu'à moi-même ! [...]

Depuis le début, on demande aux témoins s'ils connaissent l'accusé. Je tiens à préciser que c'est l'accusé qui ne me connaît pas mais moi j'ai appris à le connaître car cela fait quelques mois que je vous observe. Toutefois, j'en connais suffisamment pour dire à l'accusé qu'il ne m'intéresse pas ! Et que je dispose ou non des aveux de mon père, je les lui rends, j'espère qu'il coulera avec !

En tant que Cambodgienne, son côté obséquieux ne parvient pas à dissimuler auprès de moi la brute cynique et sanguinaire que je connais. En tant que Française, l'accusé se donne des responsabilités sans jamais se salir les mains, en évoquant son accord de principe, dit-il. Il oublie de corriger qu'il n'avait pas alors un travail comme objectif mais une sale besogne savamment mûrie par d'autres.

Et en ce qui me concerne, je trouve que c'est la honte de la race humaine. Il n'y a pas eu 17 000 victimes de la part de l'accusé mais 17 000 raisons d'avoir la peine maximale ! »

Ouk Neary cite un extrait de la préface du livre de Vann Nath, « Dans l'enfer de Tuol Sleng », rédigée par le réalisateur Rithy Panh :

« Plus on vieillit, plus l'histoire du génocide revient d'une manière insidieuse comme un poison distillé dans notre corps chaque jour à petite dose. La seule manière de revivre, c'est témoigner. »

Depuis février, elle a commencé un travail de deuil, glisse-t-elle, ajoutant comprendre « le souci de verbalisation au Cambodge aujourd'hui ».

Duch maintient la ligne de conduite qu'il semble s'être donnée, se tenant sur la réserve.

« Son témoignage [de Ouk Neary] revêt une importance historique pour la génération à venir, pour ne pas oublier cette tragédie et ne pas permettre que de tels crimes se produisent à l'avenir. »

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  • Aldric
    • Posté à 00h22 le 20/08/2009

    A LIRE : « la machine kmer rouge » de rithy Pahn avec Christine Chaumeau...
    Mon padre vient de me le passer : monstrueux, dégueulasse

    Le basculement vers l'horreur d'un peuple pourtant bon et historiquement calme et pacifique...

    Hitler ou Staline sont loin à mes yeux d'avoir fait ce qu'a fait Pol pot et les kmers en général à leur propre peuple...

    Merci aux viets d'avoir fait cesser ca...

    Merci aussi au passage à nos brillants intellos communistes de l'époque d » avoir bourré le crane de ces criminels en puissance sur le banc des facs parisiennes..

    • fidesien
      fidesien répond à Aldric
      • Posté à 15h03 le 20/08/2009

      Merci aux VIETS ? ? ?
      Alors que les USA,la Chine,la France ont empéché le nouveau gvt Khmer provietnamien de sieger à l'ONU en lieu et place des Khmers Rouges
      Dans la logique de guerre froide des années Reagan,les Khmers Rouges,comme les islamistes afghan d'HEKMATIAR ,les CONTRAS au Nicaragua,les rebelles mozambicains du MNR appelés aussi Khmer Noirs pour leur sauvagerie...étaient des FREEDOOM FIGTHERS

  • jmax
    • Posté à 14h06 le 19/08/2009
    • Internaute

    on ne redira jamais assez de lire le Portail de François Bizot qui s'est retrouvé prisonnier des Khmers rouges et de Duch avant la prise de pouvoir des Khmers rouges. Déjà les exécutions sommaires de tout intellectuel, déjà l'aveuglement d'une personne intelligente Duch qui n'en épargnera qu'un : François Bizot

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    Le marché autant que possible, (...)
    • Posté à 14h48 le 19/08/2009
    • Internaute
      Le marché autant que possible, (...)

    Pourquoi, pas un mot,
    sur cette doctrine qui inspirât Duch et Pol Pot... le communisme...

    .. et sur le soutien qu'ils obtiinrent à l'époque de la part du Parti Communiste Français et de la gauche française ?

    Ces mêmes qui soutiennent aujourd'hui le Hamas,
    ces mêmes qui soutiennent les FARCS et autres militants à la sauce d'Action Directe
    ces mêmes qui espèrent que l'islamisme continuera cette épuration intellectuelle et culturelle engagée par Pol Pot,
    à l'encontre de tout ce qui peut rappeler l'influence occidentale.

    Rappelons que Pol Pot était membre du Parti Communiste Français,
    le seul membre du Parti Communiste Français qui ait pu se retrouver à la tête d'un état,
    et pouvant donc mettre en application ses théories de partage et de nivellement.

    • fidesien
      fidesien répond à Pierrrrre
      • Posté à 14h58 le 19/08/2009

      En 1975 AUSSI 30% de Timorais furent massacrés par l'Indonésie avec l'approbation d'Henry Kissinger et du « MONDE LIBRE »
      Ce génocide plus important en % que le cambodgien,comme le génocide Rwandais le fut au non de quelle idéologie ? ? ?

      • Aldric
        Aldric répond à fidesien
        • Posté à 00h28 le 20/08/2009

        « En 1975 AUSSI 30% de Timorais furent massacrés par l'Indonésie avec l'approbation d'Henry Kissinger et du “ MONDE LIBRE ”
        Ce génocide plus important en % que le cambodgien,comme le génocide Rwandais le fut au non de quelle idéologie ? ? “

        Honnetement, aucun régime moderne n'a fait autant de mal que le communisme...
        Aucun régime n'a été aussi atroce et complètement barré que le regime des kmers rouges ...
        Ca n'enleve rien aux crimes commis avec l'accord ou directement des américains..

         
        • fidesien
          fidesien répond à Aldric
          • Posté à 06h48 le 20/08/2009

          bizzare ton post tu ne connais pas ce qui c'est passé à Timor,ce génocide a été occulté,non médiatisé DONC N'A PAS EXISTE ! ! ! ? ? ? ,tape dans ton moteur de recherche « genocide timor »
          mais aussi le Guatemala sous Rios Montt l'ami de Reagan,MOZOTEau Salvador que Reagan qualifia de « propagande communiste »...

        1 autres commentaires
      • Aldric
        Aldric répond à fidesien
        • Posté à 00h28 le 20/08/2009

        « En 1975 AUSSI 30% de Timorais furent massacrés par l'Indonésie avec l'approbation d'Henry Kissinger et du “ MONDE LIBRE ”
        Ce génocide plus important en % que le cambodgien,comme le génocide Rwandais le fut au non de quelle idéologie ? ? “

        Honnetement, aucun régime moderne n'a fait autant de mal que le communisme...
        Aucun régime n'a été aussi atroce et complètement barré que le regime des kmers rouges ...
        Ca n'enleve rien aux crimes commis avec l'accord ou directement des américains..

         
        • fidesien
          fidesien répond à Aldric
          • Posté à 10h46 le 20/08/2009

          Les tortionaires Argentins,Salvadorien..., torturaient moins sauvagement que les Khmers rouges ! ! ! Pas sur ! ! !
          Torturer des rouges au sens TRES TRES LARGE est-il mois grave ?
          L'horreur Khmer Rouge,n'a pas empécher les « démocraties occidentales“de leur permettre de garder leur siège à l'ONU jusqu'en 1989,soit 10 ans apres leur éviction

        1 autres commentaires
    • Tita
      Tita répond à Pierrrrre
      oiseau
      • Posté à 15h09 le 19/08/2009
      • Internaute
        oiseau

      Petite confusion entre le mobile et le crime ?

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Tita
        Le marché autant que possible, (...)
        • Posté à 15h13 le 19/08/2009
        • Internaute
          Le marché autant que possible, (...)

         »....Petite confusion entre le mobile et le crime ? .... »

        ► Si vous connaissez un seul endroit où le communisme n'ait pas généré goulag et terreur, merci de nous l'indiquer.
        Le goulag est inhérent au système communiste, qui ne peut s'instaurer sans mécanisme de contrainte.. à l'image du fascisme.

         
        • Tita
          Tita répond à Pierrrrre
          oiseau
          • Posté à 15h30 le 19/08/2009
          • Internaute
            oiseau

          Puisqu'un seul suffit : Cuba.

          D'ailleurs, au grand dam de Washington, il me semble que Amnesty International n'a pas tant de griefs que cela à prononcer contre Cuba et que ce régime viole bien moins les droits humains qu'un certain nombre d'autres pays d'Amérique latine qui, eux, sont bien vus par Washington et dont on ne parle pas.

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 12h07 le 20/08/2009

             » il me semble que Amnesty International n'a pas tant de griefs que cela à prononcer contre Cuba »

            Vous êtes très mal renseignée. Allez donc voir sur le site d'AI directement, vous pourrez y constater que leurs « griefs » contre Cuba sont très nombreux et très graves !

            Parti unique, opposition en prison ou dans des charniers, misère générale, fuite massive des Cubains dès qu'ils en ont l'ombre d'une possibilité... Le communisme cubain, comme tous les autres, n'a pas manqué de générer goulag et terreur, plus une misère abjecte.

            Combien de fois faudra-t-il que ça se répète avant que les aveugles n'ouvrent les yeux ? C'est actuellement et incontestablement le PIRE régime de toute l'Amérique latine (avec un peu de patience, le Vénézuéla va le rejoindre). Et ne me parlez pas de « blocus » comme le font tous vos amis, svp, car il n'y a AUCUN blocus.

            • Homere elmero
              Homere elmero répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
              communiste primitif
              • Posté à 12h13 le 20/08/2009
              • Internaute
                communiste primitif

              Etes-vous seulement allee a Cuba, autrement qu'en lisant le nouvel obs ?

              • ginkoland
                ginkoland répond à Homere elmero
                Ginkonaute
                • Posté à 12h54 le 20/08/2009
                • Internaute
                  Ginkonaute

                T'as pas compris la dame : Même Obama demande la levée d'un blocus qui n'existe pas...

            • Tita
              • Posté à 14h11 le 20/08/2009
              • Internaute
                oiseau

              Mon dieu, oui, la gratuité de l'éducation et de la santé est une atteinte mortelle aux droits des propriétaires d'hôpitaux.

              Le rapport d'AI de 2006 montre qu'aucun cas de torture, d'assassinat ou de disparition politique n'aurait eu lieu à Cuba. De fait, un journaliste, Salim Lamrani, déclare que la situation des droits de l'Homme à Cuba est bien meilleure que dans le reste de l'Amérique latine. Un titulaire du prix Nobel de la paix rajoute que « Le discours sur les droits de l'homme à Cuba est purement idéologique et ne vise qu'à justifier le blocus de Washington. [...] »

              Peut-être que Cuba fait de la propagande en cherchant à cacher ses atteintes des droits de l'homme (comme tous les pays ; et la France n'est pas bien placée). Peut-être aussi qu'en face, ceux qui veulent la ruine de Cuba, font aussi de la propagande. Non ? D'ailleurs, à chaque fois que les va-t-en guerre du gouvernement décide d'une cible, celle-ci est automatiquement décrite comme une grande violatrice des droits humains.

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 16h26 le 20/08/2009

                Il n'y a AUCUN « blocus » à Cuba, sinon l'US marine entourerait l'île d'un cordon infranchissable. Il n'y a qu'un « embargo » des Etats-Unis - ce qui n'empêche absolument pas Cuba de commercer avec les 199 AUTRES pays du globe. Et encore cet embargo ne touche-t-il ni les médicaments ni la nourriture, ce qui fait qu'il est allègrement détourné.

                Salim Lamrani est au réseau Voltaire, il considére les droits humains comme un « cancer occidental » ou à peu près. S'il déclare que la situation des droits de l'Homme à Cuba est bien meilleure que dans le reste de l'Amérique latine, c'est qu'il se fout carrément du monde - mais ce n'est pas un scoop : le réseau Voltaire se fout TOUJOURS du monde.

                Pour vous éclairer un tout petit peu, voici quelques pages d'Amnesty International concernant Cuba :

                Lien

                Je répète : parti unique, opposition interdite, opposants en prison ou dans des charniers, misère totale, population inférieure aujourd'hui à ce qu'elle était il y a 50 ans pour cause de fuites massives... Le pays ne survit que grâce aux « dolares » envoyés par les Cubains de Floride.

                C'est une honte d'oser comparer la situation en France (bien qu'elle ne soit pas parfaite) à celle de Cuba ! Si c'était le cas, vous ou votre fille (ou les deux) seriez obligées de vous prostituer pour bouffer. Tous les opposants seraient en prison ou morts : Besancenot, Buffet, Aubry, Royal, Rayrou, etc., etc... Il n'y aurait qu'UN journal qui s'appellerait « La Gazette de Nicolas », qu'UNE seule chaîne de télé où tous les dimanches Sarkozy tiendrait le crachoir pendant des HEURES pour nous expliquer tout bien comment qu'il est le meilleur... Son successeur serait tout trouvé : son frère Olivier...

                Qui veut la « ruine » de Cuba, à part ses dirigeants ? ? ? Cuba est totalement ruiné depuis des décennies, et il est arrivé à ce résultat grandiose tout seule comme un grand - enfin, avec un petit coup de main du grand frère soviétique. Et depuis qu'il n'y a plus d'URSS : pffft ! Castro and C° ne peuvent même plus faire semblant.

                C'est très inquiétant de constater que des gens qui ont passé au bas mot 12 à 15 ans à l'école (à grands frais pour le contribuable) ne disposent pas du moindre outil d'analyse, et continuent à soutenir des dictatures, les unes après les autres, parce que ça fait joli. Minable et coupable.

                • Tout ce qui ne pense pas comme BéaOne est minable !
                  Et ignare !

                • Anonyme répond à Compte supprimé le 4 janvier 3

                  Pour emprunter quelques brefs instants votre ton et votre registre habituels, je vous dirai que vous êtes assez grotesque en temps normal, mais, à chaque fois que vous vous mêlez d'étaler vos « connaissances » linguistiques, vous virez carrément minable.
                  Dites, la désagrégée d'anglais, la Marine des États-Unis, c'est US Navy, d'accord ? Pas « l'US marine ». Je pense que tout le monde ici aurait compris la v.o.. Ou alors, si vous pensez vraiment aux marines, dites-le ou dites US Marines Corps. Personnellement, je n'en ai pas grand-chose à fiche et j'abomine la première comme les seconds, mais si vous tenez absolument à dire des âneries, dites-les bien.
                  Je me permets de vous paraphraser : c'est très inquiétant de constater que des gens qui ont passé au bas mot quarante ans à enseigner l'anglais (pffff ! ) écrivent des trucs pareils...
                  Je vous laisse enrager en paix. Je ne vous embrasse pas, cette fois, vous avez un peu de bave aux commissures des lèvres.

                  • Compte supprimé le 4 janvier 3
                    • Posté à 23h30 le 20/08/2009

                    Okay : l'US marine entoure l'île d'un blocus infranchissable, c'est très bien de mettre les opposants en prison ou de les tuer, d'avoir un seul parti et pas d'élections libres, de réduire la population à la misère, et il est tout aussi normal que Raùl succède à Fidel qu'Olivier à Nicolas. Puisque apparemment le réseau Voltaire trouve ça très bien et qu'il bénéficie d'un large soutien ici, je m'incline.

        • Carlito_Gaucho-
          • Posté à 01h26 le 20/08/2009

          Si vous connaissez un seul endroit où le communisme n'ait pas généré goulag et terreur, merci de nous l'indiquer.
          ==> le kerala en inde

          suffit de demander : )

        • margueritenfleur
          margueritenfleur répond à Pierrrrre
          photo journaliste
          • Posté à 11h20 le 20/08/2009
          • Journaliste
            photo journaliste

          Communisme = goulag et terreur ?
          Cela reste tout de meme tres simpliste et reducteur comme point de vue. Et puis vous ne devez pas ignorer pas que les choses sont toujours plus complexes qu'elles en ont l'air .

          Je ne suis pas communiste mais j'aimerai quand meme rendre a cesar ce qui lui appartient.

          J'ai plusieurs endroits ou le communisme n'a pas genere goulag et terreur en tete et notamment puisque vous n'en demandez qu'un seul : l'Etat du sud ouest de l'Inde ou je suis actuellement pour un reportage : le Kerala.

          Ici le niveau de vie est nettement plus eleve qu'ailleurs en Inde, les keralais ont 10 ans de plus d'esperance de vie, 5 fois moins de mortalite infantile et surtout le point le plus extraordinaire : 100% d'education et d'alphabetisation filles et garcons confondus ! ! ! !
          Dans un pays ou seulement 40% des femmes sont eduquees !

          Alors dans ce cas je dirais merci le communisme ...

          Voyons toujours plus loin que le bout de notre nez.

        12 autres commentaires
    • inuit
      inuit répond à Pierrrrre
      • Posté à 15h20 le 19/08/2009

      si
      communisme = partage et nivellement
      et que
      Duch = massacre
      alors
      Duch est différent de communisme puisqu'il n'applique pas la doctrine (il a menti, si, si ! )
      et que c'est juste un prétexte, un alibi à des fins autres... ça vous échappe ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Pierrrrre
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 16h01 le 19/08/2009
        éditeur
      • Journaliste
        Cofondateur

      C'est un compte rendu d'audience, pas une thèse de doctorat sur le génocide cambodgien. Lisez l'article consacré il y a deux semaines à la disparition de Francis Deron et à son livre sur le drame cambodgien, le communisme est au coeur du sujet.

      Lien

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Pierre Haski
        Le marché autant que possible, (...)
        • Posté à 16h05 le 19/08/2009
        • Internaute
          Le marché autant que possible, (...)

        ► Mais ce n'était nullement un reproche pour un article au demeurant excellent...
        Simplement pour moi l'occasion prosélytiste de rappeler quelques vérités

      • fidesien
        fidesien répond à Pierre Haski
        • Posté à 20h37 le 19/08/2009

        Des centaines de milliers de cambodgiens ont été tué entre 1970 et 1975 durant le GVT LON NOL,dans des pogroms sur les khmers d'origine viet, par les bombardements massif US (3fois plus de bombes que sur le JAPON)
        L'arrivée au pouvoir des Khmers rouges en est la conséquence
        Les Khmers rouges garderent leur siège à l'ONU jusqu'en 1989 soit dix ans après leur chute grace aux soutien de la Chine des USA et de la France
        A quand un article sérieux sur ce pays dont l'histoire n'a pas commencé en 1975

    • feusti
      feusti répond à Pierrrrre
      • Posté à 22h39 le 19/08/2009

      n'oubliez pas :
      Ces memes qui ont soutenus les resistants pendant la seonde guerre mondiale et que les nazis appelaient des terroristes
      Lorsqu'on lance une critique il faut aussi regarder tous les cotes...
      (je ne suis pas militants communiste)

  • pascalvanves
    pascalvanves
    secrétaire de rédaction
    • Posté à 14h36 le 19/08/2009
    • Internaute
      secrétaire de rédaction

    ... merci pour ses témoignages qui me ramènent à l'édifiant films de Rithy Panh.
    Pour ce genre d'article, je reconnais un rôle à RUE 89 ... merci encore, c'est touchant, vrai, historique et... si peu suivi par les médias traditionnels que cela en est choquant.

  • Joson
    Joson
    Savoyard des plaines
    • Posté à 14h49 le 19/08/2009
    • Internaute
      Savoyard des plaines

    Merci pour cet article édifiant. Merci à jmax pour la référence à F Bizot : indispensable.

    Qu'est-ce qui conduit les humains à déraper de la sorte ? L'obéissance aux ordres donnée comme raison principale par les tortionnaires est sans doute la seule avouable : preuve de leur appartenance à l'espèce humaine à défaut de faire partie de l'Humanité ; les gardiens de camps Nazi ont souvent donné cette excuse de soumission qui les dédouanait de leur propre haine des « sous-hommes », inavouable devant un tribunal, manière de sauver sa peau, lâchement.

    Douch, sauve la sienne et sa mémoire en rendant compte de sa responsabilité devant le peuple cambodgien. Ce n'est pas suffisant.

    Qu'est-ce qui conduit les humains à déraper de la sorte ?
    Le confort de ne pas se sentir directement responsable car l'ordre vient d'en haut, du système ? mais de quel système ? Une organisation irrationnelle de la pensée et des actes : nationalisme Turc envers la Arméniens, Fascisme italien avec ses rêves de grandeur, régime Nazi désignant ouvertement les boucs émissaires, folie autodestructrice au Cambodge, Massacres rwandais « radiocommandés », et j'en passe sûrement ! Le point commun ? les discours irrationnels de dirigeants en phase avec un peuple, des milices, des Kommandos, pour dénoncer l'Autre, le rendre responsable de tout ce qui ne va pas et dont l'élimination, la destruction identitaire suffirait pour que tout aille mieux.

    Alors, oui, la mémoire, la démonstration de ce qui s'est passé, le refus du négationisme, cultiver les arguments rationnels dans tous les domaines sont des pistes pour ne pas revoir ces horreurs.

    • ahmet
      ahmet répond à Joson
      informaticien
      • Posté à 14h50 le 20/08/2009
      • Internaute
        informaticien

      Il semble que vous melangez les torchons et les serviettes. Je vous rappelle que le massacre des armeniens se passait durant la guerre, quand les soviets soutenaient des groupes nationalistes armenien qui eux meme ne se privaient pas de massacrer les turcs !
      Petite partie tres vite oubliee par les donneurs de lecons (surout ceux qui ont participe ou laisse venir le massacres de tutsi et sauve les tortionnaire avec loperation turquoie)
      La turquie occupee par pas mal de pays qui voulaient depecer les reste de l empire ottoman, d autres tels la grece qui voulaient « recuperer » leurs territoire,.... ca fait pas mal d ennemis en meme temps a combattre. Et le pire c est ceux de l interieur qui ont vecu des dizaines d annee a vos cotes et qui se tranforment en frankenstein du jour au lendemain lorque l occasion se presente (comme les serbes avec les bosniaque par exemple).
      Alors avant de prendre un exemple, reflechissez un peu ou beaucoup selon vos possibilites.

  • Artemisia.G
    • Posté à 15h13 le 19/08/2009

    C'est dommage, j'ai l'impression que vous vous appesantissez beaucoup sur ces deux femmes pour la simple raison que ce sont des Françaises. Vous n'accordez pas autant d'attention aux victimes cambodgiennes. Deux poids, deux mesures.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Artemisia.G
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 15h57 le 19/08/2009
        éditeur
      • Journaliste
        Cofondateur

      Vous vous trompez. C'est le dixième article que nous consacrons au procès de Duch (cliquez sur le tag en bas d'article, vous les aurez tous), sans compter tous les autres sur la mémoire des Khmers rouges, et c'est la première fois que nous parlons d'étrangers concernés. Et la victime, en l'occurence, est cambodgienne, pas française, lisez plus soigneusement l'article. C'est un mauvais reproche.

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 15h24 le 19/08/2009
    • Internaute
      oiseau

    L'attitude digne de cette famille mérite notre respect ; et elle l'a.

    En même temps, je ne peux pas m'empêcher de penser que compte-tenu de la haine envers ce bourreau ou de cette demande de justice si pressante (et légitime), il est peu probable que la peine que la justice proclamera sera suffisante pour satisfaire une telle exigence. Après tout, justice n'est pas vengeance et tout comme en France, la peine capitale est abolie au Cambodge.

    La souffrance de cette famille ne saura donc probablement pas finir avec ce procès ; même si une condamnation de Duch sera un signal symbolique fort pour elle. La souffrance et la reconstruction sera donc encore bien longue et sans doute transgénérationnelle. Ainsi, au delà de notre respect, toutes les familles des victimes méritent notre compassion et nos encouragements dans cette reconstruction difficile qui s'annonce.

  • Françaisehélas
    • Posté à 16h19 le 19/08/2009

    « Une fleur peut s'épanouir et faner mais la vérité ne peut jamais changer. Et les souffrances du peuple cambodgien sous le régime khmer rouge comprennent les souffrances endurées par vos proches, c'est quelque chose qui ne peut pas être oublié. »

    Et donc ? ...
    Bien, la vérité ne peut pas changer. En dehors du fait que c'est faux, puisque le vainqueur décide qui a raison et qui a tort, qu'est-ce que ça implique cette phrase ?

    ça n'a rien d'un acte de contrition, il n'y a pas l'ombre d'un regret dans ces déclarations... Rien que des phrases creuses, vides de sens. Et puis, parler de fleu-fleurs... et pourquoi pas aussi le petit lapin rose il court dans les champs et je me repends vraiment très fort si vous saviez...
    Quelle horreur

  • yooy
    yooy
    in situ
    • Posté à 18h25 le 19/08/2009
    • Internaute
      in situ

    chaque fois je plonge dans cet abymes et je n'en ressort jamais indemne mais... dites, « L'élégante jeune femme commence par un hommage à son paternel ». Paternel c'est familier, pas vraiment le registre approprié. C'est un détail mais je ne sais pas, je trouve cette maladresse pénible.

  • berdjum
    berdjum
    électricien
    • Posté à 23h31 le 19/08/2009
    • Internaute
      électricien

    Le genocide arménien a fait un million ou un million et demi de victimes civiles par ce que les arméniens avaient pour tort d'être arméniens, et non pas turcs.

    Le génocide des juifs a fait cinq à six millions de juifs de victimes civiles par ce que les juifs avaient pour tort d'être juif, et non pas allemands.

    Là, ce sont des gardiens cambodgiens de camp d'extermination qui vous font visiter les camps et qui ont des membres de leur famille qui ont été génocidés, et d'autres membres de leur famille qui ont génocidé !

    Les repères habituels n'existent plus.

    Il n'y a aucune circonstance atténuante. Je peux comprendre qu'un turc du début du 20 eme siècle ou un allemand de la période nazie, aient pu obeir à des ordres supérieures par conditionnement, Cela faisait des générations que les dirigeants de l'empire ottoman ou de l'allemagne prussienne, bourraient le crane de leur propre populations que les arméniens étaient des porcs et les juifs des rats. Cela permettaient à ces dirigeants de bien manipuler leur propre population et d'obtenir d'eux, ce que ces dirigeants voulaient.

    Mais, là, tortionnaires et victimes sont des membres d'un même groupe ethnique et religieux.

    Les responsables n'ont aucune, mais aucune circonstance atténuante. on ne peut pas parler de générations cambodgiennes anti-cambogiennes démocrates et non communnistes !

    Que penser, si le communisme n » avait pas implosé de l'intérieur ? mais jusqu'où, auraient ils pousser l'horreur ?

    Les responsables doivent être jugés ! ceux qui pourront s'en expliquer seront graciés, ceux qui ne le pourront pas, devront être condamnés sans aucune circonstances atténuantes.

  • Chipek
    • Posté à 11h07 le 20/08/2009
    • Internaute

    Quelle que soit la sentence, rien ne « réparera » jamais ce qu'ont vécu les victimes et leurs familles.
    Ce procès sert, à mon avis, aussi à libérer la parole des victimes et de leurs proches.
    Ils ont enfin un endroit où parler pour eux et leurs descendants.
    La communauté internationale reconnaît leur souffrance

    Ceci dit, je trouve totalement insupportables les sempiternelles rengaines de « Celui Qui N Amasse Pas Mousse » contre le communisme. (Il fait, comme d'habitude énormément avancer le schmillblick..............)
    Cette forme de monstruosité est tout simplement humaine, juste humaine que l'on soit Cambodgien, Rwandais, Allemand, Français, catholique, bouddhiste ou autre.....
    Toutes les idéologies peuvent être détournées, toutes !
    A se demander même si elles ne servent pas qu'à ça...............

  • alberte
    • Posté à 17h46 le 21/08/2009

    Pas d » accord avec Néophyte qui parle de « dictature de l » émotion « Je parlerais plutôt de image de la douleur à l » état pur.
    Les réponse du tortionnaire me paraissent préparées à
    l » avance sûrement avec l » aide de ses avocats, elles sont calquées. Contrairement à ce q » il dit il n'a aucun remord. Si il en avait, il aurait essayé de trouvé des mots faisant montre d'un semblant de compassion
    Pour ma part, ces témoignages m » ont bouleversée et émue aux larmes.