Sanctions contre la junte birmane : le bal des faux culs

Les sanctions économiques ont sur les dictateurs un effet comparable à celui des bombardements aériens, fussent-elles, comme ces derniers, « ciblées », quand elles ne sont pas contre-productives. Jamais appliquées par tout le monde, elles entament trop peu les bénéfices pécuniaires, en regard de l'absolue jouissance que peut conférer le pouvoir absolu.
Leurs potentiels dommages collatéraux, à l'instar encore une fois des bombardements aériens, sont plus souvent pour la gueule des victimes des dictateurs que pour celle de leurs complices.
L'ex-Birmanie n'infirme pas cette hypothèse, où on vient de « neutraliser » une fois encore Aung San Suu Kyi au moyen d'une triste farce judiciaire. (Voir la vidéo, avec la réaction d'Emmanuel Athanassiou, de la FIDH)
Ça provoque, comme on dit, « un tollé au sein de la communauté internationale » et on parle de « durcir », de « cibler davantage » des sanctions économiques.
Le Conseil des ministres de l'Union européenne entend ainsi s'en prendre aux « magistrats responsables du verdict, ajoutés à la liste actuelle des personnes et entités faisant l'objet d'une interdiction de voyage et d'un gel de leurs avoirs ». Amusant, au demeurant : jusqu'à quel point un magistrat peut-il bien être « responsable » d'un verdict, au Myanmar, lorsqu'il s'agit d'Aung San Suu Kyi ?
Quoiqu'il en soit, ces mesures vont très probablement glisser sur la volonté des dirigeants birmans comme des savonnettes sur un poisson. Aung San Suu Kyi restera assignée à résidence aussi longtemps que cela leur sera nécessaire, point barre.
Inefficacité des sanctions, donc, par ailleurs confirmée par les opposants au régime (d'après Libération). Cela étant, les dirigeants occidentaux rivalisent d'éloquence dans l'expression publique de leur indignation, y compris les Français bien évidemment : statut auto-attribué de « patrie-des-droits-de-l'homme » oblige.
Des sanctions sur le bois et le rubis. Et les boutons de culotte ?
Mais quand bien même les sanctions économiques pourraient avoir un quelconque impact, il n'aura échappé à personne que le cas birman, c'est le bal des faux-culs. En effet, nonobstant le « tollé international », il y a deux mots que les uns et les autres refusent avec obstination de prononcer : pétrole et gaz.
Nicolas Sarkozy, par exemple, a demandé que l'UE applique des sanctions « tout particulièrement dans le domaine de l'exploitation du bois et des rubis ».
Ah oui, tiens, bonne idée, ça va drôlement les faire bisquer, ça, les généraux de la junte. On pourrait ajouter : les boutons de culotte, les pignons de pin, les décapsuleurs, les framboises, les porte-serviettes…
Pourquoi s'arrêter au bois et aux rubis : n'importe quoi, du moment que ça ne sert pas à se chauffer, cuisiner, s'éclairer ou partir en week-end. Parce que bon, dans le cas particulier de la France il y a l'entreprise Total, très présente dans le pays d'Aung San Suu Kyi (la Fédération internationale des droits de l'homme estime à 141 millions d'euros par an les royalties versés par Total à la junte birmane).
De même pour les Britanniques il y a BP, pour les Américains Exxon ou Chevron-Texaco mais au final, Total a en ex-Birmanie la plus grosse part du gâteau. Des sanctions, donc, d'accord, mais soyons sérieux.
Une libido faite d'appétits financiers et un surmoi droit-de-l'hommiste
Bien sûr, on sent bien que ce déni a quelque chose de choquant, alors on se console comme on peut : on explique que si la France renonçait à ses investissements, la Chine prendrait le relais. Par ailleurs, on déclare que Total, au moins, n'utilise pas de la main-d'oeuvre contrainte.
Ces deux affirmations viennent d'un expert, à la fois de la diplomatie et des droits de l'homme : Bernard Kouchner qui, en 2003, rémunéré par Total, et au terme d'une étude approfondie sur place d'au moins une semaine, avait conclu que le champion du CAC 40 faisait les choses tout bien comme il faut.
Le cas particulier de Bernard Kouchner, tellement pathétique, est somme toute emblématique de la névrose qui tenaille les démocraties occidentales : une tension entre une libido faite d'appétits financiers et un surmoi droit-de-l'hommiste.
Cette tension est singulièrement douloureuse dans le cas de l'ex-Birmanie, et tout particulièrement en France, à la fois leader des pourvoyeurs financiers de la dictature et notoirement grande gueule dès qu'il s'agit de parler des droits de l'homme.
Plus de secrétariat d'Etat aux Droits de l'homme…
Pour réduire cette tension, les démocraties occidentales ont a priori deux options : en faire un peu moins dans le discours droit de l'hommiste ou à tout le moins ne pas en faire un marqueur identitaire (Etats-Unis, Grande-Bretagne…) ou ne pas prétendre au statut de « puissance » (Belgique, Suède…). La France en a choisi une troisième : supprimer le secrétariat d'Etat aux droits de l'homme.
Dès lors on peut, sans risque de cacophonie gouvernementale dans les médias, jouer sur tous les tableaux : sécuriser les profits de Total, souligner l'inanité des sanctions économiques en en proposant de particulièrement risibles, tout en hurlant sa colère de « patrie-des-droits-de-l'homme ».
Le surmoi Aung San Suu Kyi -toutes ces photos à la une des journaux- peut bien se manifester, les démocraties occidentales devraient continuer à suivre leur libido. En France, en tout cas, on s'est trouvé une parole thérapeutique en béton : on se répète que les Chinois n'ont ni ces problèmes de surmoi, ni le contrôle du pétrole birman.
Photo : pancarte avec le portrait de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi (Reuters)
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De ju_mrt
15H39 | 14/08/2009 |
Les mots justes ! Tout a fait d'accord avec vous
De aïtos
15H47 | 14/08/2009 |
Cette femme admirable mériterait le prix Nobel de la paix tous les ans. Tout cela va finir un jour par une mort prématurée dont les cyniques gouvernements occidentaux s'offusqueront du bout des lèvres. Quelle tristesse de voir une si belle fleur se flétrir dans ce monde d'ordures.
De spouny_boy
Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 15H52 | 14/08/2009 |
Oui très juste comme analyse.
Vive ce système capitaliste devenu otage de sa propre politique économique et des dictature qui nous permettent de maintenir cet état de fait !
De beuhrète
parent désenfanté par l'irresponsab... | 16H13 | 14/08/2009 |
Des sanctions économiques ?
Laissez moi rire les USA ont appliqués la même chose à Cuba depuis cinquante ans résultat la dictature communiste est toujours en place et comme vous l'avez si bien explicité dans votre article ce sont toujours ceux en bas de l'échelle qui trinquent, idem la Corée du Nord, les émirats,le maroc,l'algérie etc,etc…….
L'exercice du pouvoir suppose que celles-ceux qui le subissent soient exclu-e-s du savoir ou, du moins d'un certain savoir qui leur permettrait de prendre conscience de la fragilité et, surtout, de l'illégitimité dudit pouvoir dés lors qu'il n'y a de maître que dans le renoncement de l'esclave à sa liberté. Principe appliquée à la lettre par les Talibans qui empèchent les filles d'accéder au savoir.
Y a- t- il un exemple dans l'histoire contemporaine qui à démontré que les sanctions économiques étaient efficaces ?
http://life-in-the-dead.over-blog.com/categorie-10663981.html
à beuhrète
De Scotian
| 16H43 | 14/08/2009 |
Je pense que l'isolement économique de l'Afrique du Sud de l'apartheid a été assez efficace.
Mais peut-être qu'une différence majeure est que les blancs au pouvoir était de culture européenne et ne pouvait compter sur le support de la base noire.
Un boycott par l'occident d'un pays de culture différente a souvent tendance à avoir un effet contraire : il tend à renforcer la cohésion nationale autour d'un sentiment d'agression étrangère.
à Scotian
De beuhrète
parent désenfanté par l'irresponsab... | 17H47 | 14/08/2009 |
Bonjour,
L'Afrique du Sud eh oui j'avais oublié, mais bon ce n'est pas tout à fait comparable car le boycott ne c'est pas limité à des sanctions économiques.
Merci pour ce rappel
je suis tout à fait de votre avis concernant la dernière partie de votre commentaire on peut en effet voir ce genre d'effets en Afghanistan, Irak …
à beuhrète
De Liger
liger.amsud.net | 23H54 | 14/08/2009 |
… et en Iran, bien-sûr.
La contre-productivité de ce type d'action est même tellement évidente aujourd'hui qu'on peut légitimement se demander à quel point les objectifs ne sont pas au contraire de maintenir le statu-quo.
Voir l'exemple de Gaza…
De philipp
retraité | 16H24 | 14/08/2009 |
Il faut geler les avoirs de cette bande de généraux corrompus
De mauser
16H25 | 14/08/2009 |
Pour les rubis je ne sais pas mais le bois de Teck était pendant longtemps l'une de pricipales ressources de la Birmanie.
En plus le mettre sous embargo revient à priver de ressources le peu de rebelles Karens qui restent
De Scotian
| 16H31 | 14/08/2009 |
Quelle sanctions ? Les échanges avec l'Europe et les USA ne comptent tout de façon que pour du beurre dans l'économie birmane. Des sanctions économiques de l'EU ont sur le régime birman le même impact que si le Luxembourg boycottait le Honduras…
Les principaux partenaires économiques de la Birmanie sont la Chine, l'Inde, la Thaïlande, l'Indonésie… Seules les politiques des pays d'Asie pourraient avoir une certaine influence. Et ces pays ont des relations pour le moins tolérantes envers la junte. L » ASEAN pourrait bouger, mais on en est encore loin.
Il y a l'ONU également, mais le problème est le même, vu que, pour l'instant, le veto chinois est aquis d'avance sur toute résolution menaçant la junte…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H30 | 14/08/2009 |
La France n'est la patrie des droits de l'homme que dans l'imaginaire… des Français (il suffit de questionner des étrangers pour l'apprendre). On peut à la limite accuser la France d'une hypocrisie particulière, mais tout droit-de-l'hommisme est mâtiné de solides correctifs dignes de la real politik, en France comme ailleurs. L'argumentaire de l'article reflète un dégoût profond pour l'hypocrisie « à la française » (ça se comprend ! ), mais l'auteur ferait mieux de s'interroger sur les moyens d'action efficaces dont on dispose pour véritablement influer sur la situation intérieure birmane, sachant que, hum, hum, oui, après tout, la Chine détient de fait les clés de la solution, que Total soit ou non présent sur place.
à Jaycib
De solstice
pigiste | 09H11 | 15/08/2009 |
La Chine lorgne sur le gâteau birman, un bon gâteau aux hydrocarbures qui lui manquent tant… Récupérer la place de Total ne lui déplairait sans doute pas…
à Jaycib
De pablico
12H08 | 15/08/2009 |
la compassion, les bonnes paroles, les décisions humaines pleines de bontés, se font toujours dans l'église pendant le culte, devant les autres communiants..
mais une fois sorti, dans le réel, tout devient autres choses…et pas belles.
rien n'a changé en ce bas monde.. dans tous les cultes et églises.
Même notre église laïque, où la messe se fait à coup de télé, radio, journaux, sénat, chambre des députés, l'ONU, l'Europe, et autres communications..
nos messies laïcs, se révèlent toujours des Antéchrists
(on est le 15 aout, pardonnez, svp, les connotations religieuses) : -)
De bloozmarch
16H32 | 14/08/2009 |
Finalement, ne pourrait-on pas résumer le message de Sarkozy à la junte birmane par cette triste formule :
« TOTAL, respect ! »
De Peureux anonyme
20H10 | 14/08/2009 |
Je suis impressionné par le caractère très péremptoire de l'article et des commentaires. Je sens bien avoir affaire à de grands connaisseurs de la Birmanie, de son histoire et de son économie.
Un point à noter, cependant, est que si la communauté internationale est unanime dans sa réprobation, à ce que disent tous nos médias, il semble quand même manquer, au moins, la Chine et l'Inde dans le concert des protestations. Excusez du peu. Ne parlons pas des pays d'Afrique, d'Amérique du sud,…, qui ne se sentent peut être pas pleinement concernés.
On ne peut être sur que d'une seule chose, concernant la Birmanie : les gouvernements occidentaux et les médias jugent bon de vouer les dirigeants birmans aux gémonies, à la différence des dirigeants arabes du golfe, africains, … qui, pourtant, ne me semblent pas valoir beaucoup plus cher.
Il serait intéressant de nous expliquer pourquoi les dirigeants birmans sont hostiles aux britanniques, aux occidentaux, à Mme Aung San Suu Kyi, de nous rappeler le parcours sinueux de son père dont elle a hérité un parti politique, de nous montrer la méthode à suivre pour mettre en place un régime « démocratique » dans un pays comme la Birmanie ,… etc.
N'étant pas de taille à traiter ces points, je ne vais pas plus avant, mais je serais intéressé par des analyses un peu approfondies, plutôt que par des déclarations péremptoires.
à Peureux anonyme
De Riwal Ferry
(auteur)
Blogueur | 21H48 | 14/08/2009 |
D'accord avec toi, peureux anonyme, on pourrait parler des heures des multiples formes d'hypocrisie des occidentaux et disserter sur le poids de l'héritage colonial et ses implications.
Toujours est-il qu'il existe une opposition birmane qui, selon toute apparence, ne se satisfait pas de la version « asiatique » des droits de l'homme.
à Riwal Ferry
De Peureux anonyme
23H08 | 14/08/2009 |
« Toujours est-il qu'il existe une opposition birmane qui, selon toute apparence, ne se satisfait pas de la version “ asiatique ” des droits de l'homme »
Oui et après ?
Pour tenir des propos judicieux sur la (les) opposition(s) birmane(s), ses aspirations et la pertinence de ses discours, peut on faire l'économie de l'examen des motivations des dirigeants de la Birmanie, des relations de la Birmanie avec ses voisins et avec les anciennes puissances coloniales et de l'histoire conflictuelle des différents peuples qui constituent la population de la Birmanie ?
à Peureux anonyme
De Citizen of the world
Etudiant | 16H26 | 15/08/2009 |
Eclairez-nous, dans ce cas, Peureux Anonyme, ô fin connaisseur des relations internationales/coloniales/politiques/historiques/etc du Myanmar !
à Peureux anonyme
De Riwal Ferry
(auteur)
Blogueur | 18H41 | 16/08/2009 |
Non, et alors ?
Il n'est pas de pays sur Terre qui n'ait une histoire complexe, notamment les anciennes colonies européennes. Tous ne sont pas dirigés par des cliques militaro-narco-ploutocratiques, ce n'est pas une fatalité…
De Madiran
(Business Analyst) | 22H34 | 14/08/2009 |
« Bernard Kouchner en 2003, rémunéré par Total, au terme d'une étude approfondie sur place d'au moins une semaine, avait conclu que le champion du CAC 40 faisait les choses comme il faut ! ! »
Ce que vous dites est effectivement à souligner.
Et, de plus peut être pourriez vous ajouter que l'avocat de la firme Total n'était autre que Maitre Jean Veil, (fils de son amie Simone Veil) qui demandait à Kouchner une enquête sur le volet médico-social de Total en Birmanie…
On pourrait nommer ceci un petit coup de main entre amis !
De redbouldog
nada | 08H45 | 15/08/2009 |
Le Myanmar,pays aux paysages magnifiques,peuple acceuillant,d'une douceur et d'un raffinement.
Pays sans industrie(enfin presque)sans Mac do,Coca…..
Ce pays est aussi plein de contradiction,de diversité et d'aventure.
Que voulons nous,que cherchons nous nous autre occidentaux ?
Unifier le monde sur nos valeurs morales, économiques et religieuses.
Quelles leçons pouvons nous donner ?
Qui somme nous pour pouvoir faire cela ?
C'est extrêmement triste pour nous de voire ou d'entendre qu'un peuple soufre à cause d'un régime militaire totalitaire.
Ce pays je l'espère vas nous faire reflechire,il nous renvoi à nos propre démon et contradictions,comme ainsi est le Monde.
Les dirigeants,les puissants ne changerons jamais ; les peuples souffriront toujours, c'est comme écrit.
Dé fois des Hommes ou Femmes ce lèves pour dire non comme Gandi,les résistants du maquis,les paysans en 1789 et en Birmanie le General Aung San et sa Fille maintenant.
Mais bon souvent ces espoirs sont phagocytés par une sorte d'élites qui finit toujours par reprendre c'est droit qu'ils tiennent pour acquis.
De solstice
pigiste | 09H06 | 15/08/2009 |
La SDN, dissoute pour raison d'incurie, avait en son temps décrété un embargo contre l'Allemagne d'Hitler, un embargo aussi faux-cul que notre ONU remplaçante : un embargo sur le chocolat…
Cela l'a drôlement gêné, le nazillon, cet embargo…
Mais Total est impliqué en Birmanie et plein d'autres officines chinoises, américaines ou autres lorgnent sur le gâteau… Alors Aung San Suu Kyi, avec son prix Nobel qui lui fait plus de tort qu'il ne la protège, c'est une cause perdue. Il faut avoir l'honnêteté de le reconnaître, MM. les politicards de tous pays qui votez ce genre de mesurette bidon. La bonne conscience pour pas cher.
On est dimanche, je devrais aller à la messe et jeter négligemment une pièce de 1 centime au pauvre de service du parvis : c'est pas pire…
De Jyscall
Apprenti biologiste | 09H12 | 15/08/2009 |
Ouais !
Libérez NESTOR BURMA !
De captroy
12H38 | 15/08/2009 |
Ce que font les Birmans n'est pas bien… c'est vrai. Mais par rapport aux Iraniens, n'y a t il pas deux poids et deux mesures ? Les Birmans c'est l'aide de la Chine et l'industrie pétroliere Francaise, et il est certain que voir Total exploiter du pétrole ne plait pas a tout le monde (aux Americains et aux Anglais par exemple) et Shelle et Texaco sont prets a prendre la relève sans s'embarrasser des droitys de l'homme et de la démocratie.
De Citizen of the world
Etudiant | 16H53 | 15/08/2009 |
Pour info, alors qu'Aung San Suu Kyi écope de 18 mois de résidence surveillée, l'Américain (illuminé ou pas, difficile à savoir, la version change selon les sources) qui est responsable de toute cette situation kafkaïenne va être libéré ce weekend…
Il aura suffi d'une visite d'un sénateur américain en Birmanie. Evidemment, le sort d'Aung San Suu kyi ne faisait pas partie de ses objectifs, alors il lui a juste rendu une petite visite et lui a fait un beau compliment sur les sacrifices qu'elle a fait pour la démocratie. Et puis hop, on repart chez soi avec une conscience toute propre !
http://news.yahoo.com/s/afp/20090815/pl_afp/myanmaruspoliticswebbyettaw_…