
Il n'aura pas fallu longtemps pour que les détracteurs du succès de l'initiative diplomatique de Bill Clinton en Corée du Nord redressent la tête. Et ils sont allés chercher Henry Kissinger, 86 ans, poids lourd républicain et vieux routier de la realpolitik américaine, pour sonner la charge contre les Clinton, et, à travers eux, contre toute l'administration Obama.
Dans un texte publié dimanche par le New York Times, faisant écho à la curée des blogs républicains depuis que l'ex-président a ramené de Pyongyang les deux journalistes américaines condamnées à une longue peine de prison pour être entrées frauduleusement dans le pays, Kissinger refuse de se féliciter de l'issue de la médiation de Bill Clinton.
Il estime qu'elle met en danger la sécurité des Américains installés à l'étranger, transformés en monnaie d'échange permanente, et surtout met en péril toute la stratégie américaine de non-prolifération nucléaire.
Le fait que l'ex-président soit aussi, et peut-être surtout, le mari de l'actuelle Secrétaire d'Etat Hillary Clinton est mentionné par Henry Kissinger, et est transformé en argument à charge, rendant impossible pour lui de croire à une visite « privée » comme tente de le faire l'administration américaine.
Cela permet, selon lui, à Kim Jong-il, le dictateur nord-coréen, de montrer à son pays et au reste du monde qu'il est accepté par la communauté internationale. C'est-à-dire, ajoute l'ancien chef de la diplomatie américaine de l'époque Nixon :
« L'exact opposé de ce que la secrétaire d'Etat des Etats-Unis a défini comme l'objectif de la diplomatie américaine tant que Pyongyang n'a pas abandonné son programme nucléaire militaire. »
Henry Kissinger ne perd pas espoir que l'administration reste fidèle à cet objectif, mais conclue :
« Toute issue autre que l'élimination de la capacité nucléaire militaire de la Corée du Nord dans une période de temps limitée serait un revers pour les perspectives de non-prolifération mondiale, et pour la paix et la sécurité globales. »
Cette sortie du patriarche de la droite américaine, l'homme du rapprochement avec la Chine de Mao mais aussi celui du coup d'Etat chilien de 1974, que Sarah Palin était respectueusement allée voir après son investiture comme colistière républicaine l'an dernier pour montrer qu'elle savait où aller chercher la voie à suivre en matière diplomatique, montre que l'opposition à Barack Obama ne rate pas une occasion de marquer des points. Elle cherche à fixer des balises de référence sur le chemin du nouveau président.
La Corée du Nord rejoint l'Iran et le Proche Orient parmi les dossiers qui serviront de repère pour pouvoir déterminer, en temps voulu, si l'action diplomatique du couple Clinton/Obama est un succès ou un échec. L'oracle Kissinger a donné le « la ».





















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De Franck EINSTEIN
Situation géographique, sociale ou ... | 21H41 | 10/08/2009 |
A ce propos….
Quel résultat de l'enquête menée
A l'encontre de « sir » Henry
Quant aux bombardements effectués sur le Laos
Sans l'autorisation du congrès
Lors de la guerre du Vietnam ?
J'ai eu vent du début
Pas de la fin
Juste pour déterminer qui peut donner des leçons de morale
Le libertin
Ou le bomberman ?
De zazachavez
non alignée ... | 21H42 | 10/08/2009 |
Petit aparté concernant les photos … je ne comprends pas pourquoi Bill a un super costume alors que son confrère a un survêt digne des années 50 … dernièrement j'ai vu une photo de Fidel (hasta siempre commandante) en survêt adidas ! ! ! quand ce n'est pas Hugo C. en tenue de l'armée … c'est quoi cet ostracisme envers le monde des opposants ? pourquoi sont ils toujours plus mal habillés, sur les photos que nos grands hommes politiques ?
On voit bien que Donald Cardwell n'est plus là pour assurer les costumes …
: -)
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 10H21 | 11/08/2009 |
Kissi… qui ?
Ils en ont pas marre de sortir des momies de leur sarcophage pour leur faire chanter « Moi de mon temps » ?
Le gars du rapprochement avec Mao… Mao, Mao… le mec qui existait à une époque où Japon et guerre ne signifiait pas Playstation. Mao, le mec qui envoyait des citadins à la campagne, autrement dit trois ou quatre cycles solaires avant que ce soit les paysans qui aillent à la ville pour bosser à l'usine.
Kissinger, le mec qui faisait de l'Amérique Latine une région où les gouvernements fascistes se battaient contre les guerillas communistes. Ça fait très old school, comme les bouquins de SF où les vaisseaux interstellaires utilisent des lecteurs de bandes et des téléphones fixes.
C'est sur, ça devait pas être la même chose qu'aujourd'hui où le bourrage d'urnes opposent à coups de grandes tirades une moitié de néo marxistes contre une moitié de d'ultra libéraux.
Faut vraiment en vouloir pour sortir de la naphtaline l'avis d'un mec aussi vieux. C'est un peu comme si je demandais à mon grand-père, en vaillant soldat de l'Algérie, ce qu'il pensait de la guerre des Oussamas de maintenant.
Par contre, Kissinger a dit au moins une chose de vraie. Que cette mission n'était privé qu'au début, mais maintenant que c'est un succès, elle est tout ce qu'il y a de plus officielle : D