polemique

Au Niger, le coup d'Etat « démocratique » de Tandja

La forte mobilisation de l'opinion publique africaine et des réseaux sociaux fascinés par les enjeux de l'élection présidentielle gabonaise ne doit pas faire oublier une autre situation majeure qui a lieu depuis quelques mois en Afrique : les manoeuvres de Mamadou Tandja, qui veut se maintenir au pouvoir à l'issue de son deuxième mandat à la tête du Niger, et ce contrairement aux dispositions constitutionnelles en vigueur dans ce pays.

Ces agissements préoccupants ont été dénoncés par l'opposition et par la communauté internationale et suscitent la réprobation de tous ceux qui s'engagent pour l'enracinement de la démocratie dans le continent noir.

Pour une fois, il ne s'agit plus d'accuser la France, la Françafrique, ou je ne sais quelle autre puissance internationale. Il s'agit d'observer l'inconséquence historique d'un déni d'alternance dans un pays démocratique par son président. Si elle se réalise au Niger, la pratique, dangereuse, pourrait être reprise dans d'autres pays dont les dirigeants souhaitent s'éterniser au pouvoir. Dieu sait que cette tentation est grande en Afrique.

Assemblée et cour constitutionnelle dissoutes après leur rejet de la réforme

Dans les faits, Mamadou Tandja est au pouvoir au Niger depuis 1999. Il a brigué un premier mandat de cinq ans jusqu'en 2004 puis un second mandat de cinq ans qui s'achèvera en décembre de cette année. La constitution nigérienne limite les mandats présidentiels à deux.

Mamadou Tandja veut néanmoins rester au pouvoir à l'issue de ses deux mandats en organisant un référendum ce mardi pour faire approuver par le peuple nigérien le passage du régime semi-présidentiel actuel à un régime présidentiel.

En bonus : son maintien au pouvoir durant trois ans pour assurer une transition, tout en lui ouvrant la possibilité de se présenter aux élections organisées dans le cadre de la sixième République ainsi instaurée. (Nous ne serions pas surpris qu'une farce électorale reconduise ce dernier à la tête de son Etat, à l'issue de cette transition.)

C'est la proposition qu'il a faite à l'assemblée et à la cour constitutionnelle de son pays, qui l'ont par ailleurs rejetée. Ces institutions ont ensuite été dissoutes, et le président s'est arrogé les pleins pouvoirs dans des conditions juridiques contestables.

Mamadou Tandja veut « poursuivre les projets entrepris »

Voilà qui met en lumière l'appétit sans fin pour le pouvoir dont font montre certains dirigeants africains. Ainsi, après l'instauration de véritables dictatures démocratiques, nous serions en train d'assister à l'émergence de véritables « coups d'Etat démocratiques » dans le continent noir.

Effectivement, à ne pas y regarder de près, on dirait que tout cela est bien démocratique : le recours au peuple dans le cadre d'un référendum, une période de transition, l'organisation future d'élections, etc. Ouf ! Les Africains seraient devenus plus doués en matière de management de la démocratie que ceux qui l'ont inventée et conceptualisée.

Sauf que dans le cas du Niger, tout cela a été opéré au mépris des lois, en toute illégalité, dans le seul but de changer la constitution pour ouvrir la possibilité de permettre à Mamadou Tandja de se représenter aux élections afin de « poursuivre les projets entrepris dans le pays ».

Peut-on renoncer à l'observation de l'alternance politique au prétexte que l'on voudrait poursuivre les projets entrepris lors de sa précédente législature ? La réponse est bien évidemment non. L'observation des démocraties occidentales nous enseigne que les projets entrepris peuvent être poursuivis par la nouvelle équipe au pouvoir si elle le souhaite.

Une telle réforme nécessite l'adhésion de toutes les forces politiques

Par ailleurs, comment pourrait-on justifier les violations intempestives des règles constitutionnelles en vigueur au Niger de la part d'un dirigeant qui voudrait renforcer la démocratie dans son pays ?

Et comment un démocrate pourrait sérieusement vouloir instaurer un régime présidentiel (dont on connaît la faiblesse des contre-pouvoirs) dans un pays qui tente à peine de sortir d'une longue et triste histoire faite de despotisme, de tyrannie ou de dictatures ?

La rigueur démocratique, l'observation du fonctionnement des démocraties occidentales et même la simple sagesse africaine recommandaient une implication de l'ensemble des forces politiques nationales pour décider d'un tel changement.

Aussi, de même qu'il faut se lever contre les pseudos élections organisées ça et là en Afrique, de même qu'il faut dénoncer les réseaux français qui opèrent sur le continent, il faut ici condamner le recours à ces manœuvres. On ne peut donc clore cette tribune sans rappeler que :

  1. L'acceptation de l'alternance du pouvoir politique est un paramètre essentiel pour opérer l'enracinement de la culture démocratique dans le continent noir.
  2. L'instrumentalisation des règles de droit pour se maintenir au pouvoir est une attitude non sérieuse de la part des gouvernants.

Le peuple nigérien devrait apporter son soutien à la stratégie d'isolement des autorités nigériennes mise en œuvre au niveau africain et international

Le peuple nigérien devrait refuser clairement d'adhérer aux projets tyranniques et non démocratiques de Monsieur Mamadou Tandja.

L'Afrique, le Niger ont plus que jamais besoin de démocratie et de bonne gouvernance.

La solidarité de la jeunesse africaine doit conduire à une vigilance contre toutes formes de confiscation des droits et libertés auxquelles certains dirigeants ont trop souvent tendance à se livrer.

21 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De ysengrimus

11H12 | 04/08/2009 | Permalien

L'Afrique, le Niger ont plus que jamais besoin de démocratie et de bonne gouvernance.

http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/30/cfa-continuite-coloniale-fran…

Faudrait commencer par les défrançafriquer… et, conséquemment, les refriquer…

Paul Laurendeau

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à ysengrimus Portrait de ysengrimus De realchange (auteur)

Indépendant | 12H47 | 04/08/2009 | Permalien

Je suis tout à fait d'accord de commencer par défrançafriquer ces Etats. D'ailleurs j'y ai déjà consacré une tribune sur http://www.lepost.fr/perso/realchange « La france sera-t-elle in ou out en Afrique ».

Quant à les refriquer, cela passe par un engagement au travail dans un contexte de libertés, d'égalité et de droits garantis, ce qui n'est point le cas dans le cadre d'une dictature.

Le référendum constitutionnelle a lieu ce jour. J'espère que les nigériens sauront dire non aux velléités despotiques de Mr Tandja.

Merci pour l'attention

Realchange

Portrait de ALLAIN JULES C@MMUNICATION

à ysengrimus Portrait de ysengrimus De ALLAIN JULES C@MMUNICATION

13H04 | 04/08/2009 | Permalien

Bien dit Ysengrimus.

Biya est entrain de faire pareil au Cameroun. Sassou Nguesso et les autres, Bongo l'avait fait auparavant etc.

Quant aux africains eux-mêmes, la Françafrique n'est pas forcément le problème. Regardez un peu en France : Gaston Kelman, monsieur je n'aime pas le manioc, pour besoin de bouffe, devient conseiller au ministère français de l'immigration. Pour un immigré c'est le comble.

L'Africain a une maladie incurable : la soif du pouvoir.

http://allainjulesblog.blogspot.com/2009/08/gaston-kelman-au-ministere-d…

Portrait de realchange

à ALLAIN JULES C@MMUNICATION Portrait de ALLAIN JULES C@MMUNICATION De realchange (auteur)

Indépendant | 15H49 | 04/08/2009 | Permalien

La soif du pouvoir ne se retrouve pas seulement chez l'africain. La littérature occidentale fourmille d'exemples dans ce sens. D'autre part, je ne vois pas de mal à l'arrivée de Gaston Kelman au ministère de l'immigration, comme vous le dites. Bien au contraire c'est une bonne nouvelle.

Que Biya, Bongo ou Sassou aient fait pareil que Tandja ne m'empêche pas de dénoncer ces comportements autocratiques qui ne favorisent pas le progrès en Afrique.

Quant à la françafrique, c'est un réel problème du côté de ceux qui subissent ses manoeuvres, je veux parler du peuple africain bien entendu. Pour vous rendre compte des réalités de cette françafrique dans son action en Afrique, je peux vous en référer à une bibliographie bien connue.

Merci à vous

Realchange

Portrait de amilcar

De amilcar

peureux célèbre | 14H11 | 04/08/2009 | Permalien

« L'Africain a une maladie incurable : la soif du pouvoir. » je ne vois pas en quoi l'africain aurait plus soif de pouvoir que le chinois ou le canadien, c'est humain, bon ce genre de phrase l'africain ceci ou cela on ferait toujours mieux de s'en passer.

pour le niger, la situation est bien plus inquiétante que pourrait le croire, la suspension de la constitution signifie que le pays est en chute libre sans filet, le pire a un pied dans la porte

savoir que les réserves de combustible nucléaire sont aux mains d'un tel tyran sans foi ni loi est aussi très inquiétant.

Portrait de Alfary

De Alfary

Ronchon | 23H35 | 04/08/2009 | Permalien

Franchement, j'hésite. D'une part, je suis d'accord avec le blabla sur la démocratie en Afrique. D'autre part, je suis … affligé par l'indigence du propos sur M. Tandja et le Niger.

J'ai servi près de 30 ans en Afrique de l'ouest. Le Niger, je connais bien, j'y ai nomadisé, d'est en ouest, du nord au sud. Le président Tandja, je l'ai rencontré, une seule fois, il était alors lt-colonel et préfet de Tahoua. Sous le régime militaire de Kountché. Ce soir-là, vers 19h30, il était en compagnie du ministre des transports (« Toto » pour les intimes, un ancien de l'Ecole des Mines), quand il m'a fait appeler. De ce moment et de Tandja, j'ai gardé un souvenir… très martial.

J'hésite à écrire un peu sur ce sujet. Que dire sur un papier qui est muet sur les conditions de ce référendum ? Le Niger, l'Algérie et le Nigeria vont construire un gazoduc pour l'approvisionnement énergétique de l'Europe. A travers le Ténéré (« 4. 000 kilomètres à travers le Niger et l'Algérie pour alimenter l'Europe en gaz. AFP 04/07. ») La Russie s'est greffée sur le projet (voir ABUJA, 25 juin - RIA Novosti ). M. Kadhafi, président en exercice de l'Union Africaine, a opportunément désarmé les rebellions touarègues, et empêché la mise à l'index du Niger (Tandja) lors du dernier sommet de l'UA. Après avoir apporté son soutien au président Tandja (séjour au Niger au 14/03/09 ; voir aussi actes 11ème session de la CEN-SAD du 29 au 30 mai à Tripoli).

Une ampoule française sur trois est alimentée par l'uranium nigérien. A l'horizon 2025, un tiers de l'approvisionnement pétrolier des USA sera assuré par l'Afrique. La sécurisation énergétique de l'Europe et des Etats-unis face à la RP de Chine est une carte essentielle dans la main de M. Tandja. Et il le sait très bien.

Sait-on que le Mali, l'Algérie et la Libye ont signé un protocole d'accord pour combattre Al Quaida au Maghreb courant juin ? Qu'ils (ces Etats) sont en attente du référendum au Niger pour arrêter la date d'un sommet élargi à Bamako ?

J'hésite à écrire que le Sahara constitue bel et bien l'un des fronts stratégiques du XXIème siècle. Et que M. Tandja manœuvre en connaissance de cause. Il est connu que la société algérienne du pétrole (Sonatrach ? ) va y débuter incessamment la mise en exploitation de son bloc concédé au Mali. Que la Libye apporte son soutien actif aux intérêts français (Niger-Tchad-Soudan). Qu'au regard de ces enjeux, l'intéressement aux profits d'une gestion patrimoniale du clan Tandja est anecdotique.

M. Tandja, ancien officier supérieur sans attache forte comme naguère avec les anciens de l'Ecole de Guerre, a un profil qui est illisible dans le paradigme classique de la « Frençafrique ». C'est un nouveau prototype de leader africain. Pour le meilleur et le pire…

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à Alfary Portrait de Alfary De realchange (auteur)

Indépendant | 00H55 | 05/08/2009 | Permalien

Moi aussi, je peux hésiter à vous répondre. Vous dites des choses intéressantes, vous semblez bien connaître cet environnement.

Une phrase attire tout de même mon attention dans votre exposé : « …au regard des enjeux, l'intéressement aux profits d'une gestion patrimoniale du clan tandja est anecdotique ».

Question : n'y a-t-il jamais eu d'enjeux en Afrique du Sud, au Ghana, au Liberia ? Et d'ailleurs de quels enjeux parle-t-on ? Des tripatouillages entre dictateurs ou de l'incapacité des puissances en oeuvres d'assurer la continuité des projets en cours au delà de la personne de Mr Tandja ?

Celui-ci n'est tout de même pas éternel. L'argument n'est donc pas totalement recevable.

D'autre part, quand vous opposez ces intérêts privés ou nationaux aux souffrances endurées par le peuple nigérien, quel sentiment avez-vous ? Trouverez-vous l'argument d'en disculper Mr Tandja ?

Enfin pourquoi nous orienter vers l'inconnu alors que nous sommes en présence de Mr Tandja qui, délibérément veut prendre en otage tout un peuple que l'histoire n'a jamais gâté par ailleurs, pour lui arracher non pas les revenus nationaux qui ne vont jamais au peuple mais un petit droit, une petite liberté, une démocratie qui peut permettre aux nigériens de communiquer et d'affronter seuls la misère fatale qu'ils endurent depuis si longtemps.

Je ne suis pas nigérien, mais je partage la souffrance de ce peuple.
Je ne pense pas que l'heure soit à la tolérance envers les dictateurs, fussent-ils « de bonne foi ».

Enfin, j'espère que de votre temps, vous avez bien tiré profit de votre séjour nigérien ! Il y a bien d'autres pays à visiter en Afrique où il fait aussi beau.

Merci et à bientôt

Realchange

Portrait de Alfary

à realchange Portrait de realchange De Alfary

Ronchon | 08H04 | 05/08/2009 | Permalien

A 71 ans, M. Tandja entame une carrière de dictateur, à la manière du tchadien Déby. C'est clair.

C'est déplorable ? Ben oui. Condamnable ? Deux fois plutôt qu'une. Est-ce un hasard ? Non. C'était mon propos, sa logique d'acteur. M. Tandja est un tueur à sang froid (les populations touarègues ne lui disent pas merci).

Son parcours et sa personnalité (l'autobiographie de son compagnon d'armes Djermakoye donne quelques clés) laisse augurer des lendemains bien sombres pour son pays.

Portrait de realchange

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Indépendant | 11H15 | 05/08/2009 | Permalien

Je vous sens très pragmatique. Auriez-vous une recette pour contrer des tueurs à sang-froid de la trempe de Tandja ? Car il y aurait bien moyen d'en venir à bout ! Je parle en terme de stratégie.

Il serait dommage que le pragmatisme des uns devienne synonyme de fatalité pour le Niger.

Merci

Realchange

Portrait de Alfary

à realchange Portrait de realchange De Alfary

Ronchon | 14H10 | 05/08/2009 | Permalien

Oh, dans ce domaine, il n'y a pas de recette, je le crains.

Ceci dit, la victoire annoncée de M. Tandja débouchera certainement sur une situation d'instabilité profonde, un état de pré-guerre civile. Les gouvernants, écrivait Hobbes, qui détournent à leurs profits exclusifs les pouvoirs dont ils ont été investis, se placent d'eux-même dans un état de guerre. Le pays sera difficilement gouvernable selon les standards démocratiques.

Au lendemain de ce référendum, le Niger se retrouvera dans une configuration politique et sociale étrangement semblable (gros sous en moins) à celle dans laquelle le président Barré a été assassiné.

Espérons que toutes les parties trouveront les ressources pour sortir par le haut de cette sale affaire.

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Indépendant | 17H11 | 05/08/2009 | Permalien

Nous sommes là donc en face d'un schéma assez classique de prise de pouvoir par un tyran. La situation de pré-guerre civile est bien le prolongement de la logique de Tandja qui en sortira en accusant l'opposition et la société civile d'en être responsable. La suite, on peut la deviner.Et je ne voudrais pas être celui qui se résigne face au spectre du désordre ou de la terreur.

Je pense que ces situations doivent faire l'objet d'attention de notre part pour ne plus les laisser gangrener la tranquillité des gens. Je refuse de penser que les intérêts, les réseaux de Tandja, quelques efficaces qu'ils soient, constituent une citadelle.

Il est important d'observer la situation et de réagir conséquemment.

Question : quel serait le revers d'une participation implicite de la France (via ses sous-traitants locaux, régionaux ou internationaux) dans ces manoeuvres ?

Portrait de Alfary

à realchange Portrait de realchange De Alfary

Ronchon | 00H53 | 06/08/2009 | Permalien

Relativement à votre question, disons que M. Tandja a pris de vitesse tout le monde (son propre parti politique, les oppositions, les partenaires extérieurs). Paris avait intérêt au fonctionnement régulier des institutions nigériennes. M. Tandja, aussi incroyable que cela puisse paraitre, est hors contrôle (voir sa conférence de presse sidérante de la semaine dernière, pendant laquelle des propos très peu diplomatiques ont été tenu). Cet aspect-là est inédit. La France, comme le Canada, les États-unis et ses pairs africains (excepté M. Kadhafi) sont mis devant un fait accompli.

Paris a-t-il une marge de manœuvre ? Oui, prendre la roue de l'UE et évoquer les accords de Cotonou (voir communiqué du Quai d'Orsay 04/07). C'est faible, convenons-en. Comme vous le savez, Areva est engagé en Chine dans des opérations de rapprochement avec l'un de ses concurrents au Niger, ce qui limite considérablement les moyens de pressions françaises sur la situation locale.

Un retour à l'ordre constitutionnel est hautement improbable, il signifierait pour M. Tandja une mise en accusation potentielle pour Haute Trahison et pour ses proches des avanies judiciaires assez conséquentes.

Le tableau est sombre ? Oui, sans doute. Il existe cependant la mince possibilité que dans un sursaut de lucidité, toutes les parties prenantes locales se ressaisissent pour faire valoir l'intérêt général des populations. Quitte à innover politiquement.

Addendum : Il semblerait que M. Tandja redoute particulièrement la réaction de son puissant voisin, le Nigéria.

PS : « Et je ne voudrais pas être celui qui se résigne face au spectre du désordre ou de la terreur.  » Bien d'accord avec vous.

Portrait de realchange

à Alfary Portrait de Alfary De realchange (auteur)

Indépendant | 13H44 | 06/08/2009 | Permalien

Après tous ces échanges intéressants et enrichissants, je vous envoie ce lien qui peut vous être utile. http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-03-25-France-Afrique.

Merci encore

Bien à vous,

Realchange

Portrait de viva zebda

De viva zebda

rameur | 10H14 | 05/08/2009 | Permalien

Et moi qui croyait que c'était Anne Lauvergeon qui présidait le Niger ! ; -)

Portrait de realchange

à viva zebda Portrait de viva zebda De realchange (auteur)

Indépendant | 11H20 | 05/08/2009 | Permalien

Il ne lui est déjà pas facile de diriger Areva. Pas qu'elle manque de qualités, elle en a certainement. Ce qui pose problème dans ce monde, ce sont les collusions entre bonne foi, intégrité, intérêts et impératifs. Et malheureusement, il faut aux gens d'autres ressources pour savoir s'en affranchir…

A+

Realchange

Portrait de LienRag

De LienRag

18H30 | 05/08/2009 | Permalien

Sans nier l'intérêt de s'insérer dans le vaste courant des luttes pour l'émancipation humaine, le salut des peuples d'Afrique passe-t'il réellement par « l'observation des démocraties occidentales » ?
Quand à « ceux qui ont inventé et conceptualisé la démocratie », vous voulez parler des républiques Fulbés du Nord-Cameroun ?

Portrait de realchange

à LienRag Portrait de LienRag De realchange (auteur)

Indépendant | 02H40 | 06/08/2009 | Permalien

L'observation des démocraties occidentales ne peut pas être rejetée pour la petite raison que l'Afrique pourrait ou voudrait s'inventer sa propre démocratie. L'humilité de copier est bien plus intéressante que l'incapacité de concevoir des systèmes crédibles et convenables.

D'ailleurs l'exemple pris dans notre sujet n'est pas des plus difficiles, que ce soit au sujet de l'alternance politique dans les démocraties occidentales ou de la continuité des projets en cours.

Tout cela ne remet pas en cause les innovations « positives » que l'Afrique pourrait apporter à un système créé par d'autres.

En attendant de voir.

Merci

Realchange

Portrait de LienRag

à realchange Portrait de realchange De LienRag

11H32 | 06/08/2009 | Permalien

Le proverbe dit « le singe qui en imite un autre aura toujours un geste de retard »…

Portrait de realchange

à LienRag Portrait de LienRag De realchange (auteur)

Indépendant | 11H59 | 06/08/2009 | Permalien

Vous savez, il ne faut pas faire dire aux proverbes les vérités qu'ils ne détiennent pas.

Je m'en tiens donc à la réponse que je vous ai donnée précédemment.

Merci à vous.

Realchange.

Portrait de melt_core

De melt_core

Chômeur | 10H57 | 07/08/2009 | Permalien

Très intéressant ! Merci !

En effet, la démocratie ne s'installera pas en Afrique avec un coup de baguette magique ! C'est un sujet très complexe, et cette analyse peut aider à y voire plus clair ;

http://www.unmondelibre.org/Lottieri_Martin_detournement_democratique_07…

Portrait de realchange

à melt_core Portrait de melt_core De realchange (auteur)

Indépendant | 14H28 | 07/08/2009 | Permalien

Merci à vous aussi pour l'intérêt que vous portez à ces questions. La démocratie en Afrique est effectivement un sujet complexe que nous ne saurions laisser à la seule appréciation des tyrans. Nous avons le devoir de nous l'approprier et d'en faire un outil pour le progrès en Afrique.

Merci pour le lien, très intéressant !

Merci encore

Realchange
http://www.lepost.fr/perso/realchange

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