Polémique 28/07/2009 à 22h06

L'UMP se déchire sur un terminal méthanier

Charlotte Lazimi | Journaliste


Le port de Fos-Lavera près de Marseille (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

Au Verdon-sur-Mer, commune d’un peu plus de 1200 habitants au nord du Médoc, la construction d’un terminal méthanier n’a jamais fait l’unanimité. Les associations de riverains dénoncent un projet dangereux pour l’environnement et la sécurité des habitants. Les « pro-méthaniers » déplorent l’arrêt d’un projet porteur d’emplois et d’investissements. Et des ministres s’en mêlent.

La construction semble pour l’instant enterrée. Notamment du fait de la persévérence de l’un de ses plus fervents opposants, le maire de Saint-Georges-de-Didonne, une commune voisine sur l’autre rive de l’estuaire de la Gironde, et président du conseil général de Charente-Maritime. Ce dernier étant accessoirement secrétaire d’Etat chargé des Transports : Dominique Bussereau.

Accusé d’agir à des fins électorales, Bussereau n’est pas seul à militer contre ce projet. Avec lui, des personnalités politiques de gauche et de droite dans la région s’y opposent, comme Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes ou Alain Rousset, président de la région Aquitaine. Les choses se compliquent lorsqu’un autre ministre s’en mêle, Xavier Darcos, candidat aux régionales en Aquitaine. Qui, lui, est pour.

« Un signal négatif adressé aux entreprises »

C’est pour des raisons environnementales que le projet a été stoppé. Un terminal méthanier est une installation portuaire qui accueille les navires transportant du méthane et permet la réception et le stockage de gaz liquéfié. En France, il en existe deux, dont le plus grand d’Europe en Loire-Atlantique.

Ce nouveau terminal avait été prévu par la convention de réservation de terrain, passée en 2006 entre le Grand Port maritime de Bordeaux et la société néerlandaise 4Gas. Cette dernière n’a pas été renouvelée. C’est ce qu’ont annoncé Dominique Bussereau et Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et de l’Energie. L’enjeu : « Protéger un estuaire qui est le seul estuaire encore naturel en Europe ».

Dominique Bussereau a assuré à l’AFP :

« Ce projet n’est pas le bienvenu là où il est. Nous soutenons les projets de terminaux méthaniers dans des zones qui sont moins fragiles d’un point de vue environnemental. »

Un engagement aux visées « purement électorales » pour les partisans du méthanier et ses détracteurs. Ces derniers n’entendent pas abandonner la bataille. Jean-Yves Sanguinet, secrétaire général du syndicat CGT du port de Bordeaux :

« Dominique Bussereau a utilisé son veto contre ce projet. La convention n’a pas été renouvelée, parce que si la directrice générale du port signait, elle était renvoyée. »

Au premier rang des « prométhaniers », on retrouve un autre cacique du gouvernement, Xavier Darcos. Le ministre du Travail entend se positionner avant les élections régionales, pour lesquelles il est candidat contre le socialiste en place, Alain Rousset.

A l’occasion d’une rencontre informelle avec la presse, il a précisé, révèle Sud Ouest :

« Ce serait complètement fou de renoncer à un investissement de 600 millions d’euros dans la situation de crise qui est la nôtre aujourd’hui. Je veux croire qu’il est possible de réunir à nouveau les positions de chacun autour d’un projet mieux intégré sur le plan paysager et environnemental. »

Selon l’AFP, Alain Juppé, maire de Bordeaux, regrette aussi cette décision, qui, d’après lui, affaiblira économiquement le secteur :

« Même si ce choix ne remet pas en cause la poursuite de la procédure, il s’agit d’un signal négatif adressé aux entreprises de Gironde et d’Aquitaine. »

Jean-Yves Sanguinet s’insurge contre cet arrêté :

« Nous sommes en crise. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un plan de relance des ports français. Un investisseur met 700 millions d’euros sur la table. Et le secrétaire d’Etat aux Transports met son veto contre tout contexte légal parce qu’il brigue les régionales de Charente-Maritime. Il a fait de ce combat contre le terminal son cheval de bataille comme élu de la Région. »

Commentaire d’Arnaud Fayet, président de l’ARPEGE, Association réunissant les protecteurs de l’estuaire de la Gironde et de son environnement :

« C’est un cas d’école, d’alliance CGT et patronat pour un projet qui est à 100 km de leur base. »

Un projet rejeté presque unanimement par la classe politique de la région

Pour les associations de riverains, cet argument électoral n’est pas valable. Vincent Jarnage, animateur du blog Une pointe pour tous, association qui revendique 6000 adhérents dans le Médoc, rejette le soupçon d’arrière-pensées électorales :

« Nous refusons cette tentative d’isolement de Dominique Bussereau et du gouvernement. C’est trop facile d’utiliser cet argument. Dans la région, toutes les communautés de communes et les personnalités politiques à gauche, comme José Bové, Noël Mamère, Ségolène Royal ou Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine comme à droite, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie et Dominique Bussereau sont contre. »

L’association présente sur son site tous les soutiens qu’elle a obtenus contre ce projet. Une soixantaine d’associations, des personnalités politiques, mais aussi les conseils régionaux d’Aquitaine, de Poitou-Charentes et les conseils généraux de Gironde et de Charente-Maritime.

Jean-Marie Andreux, membre du conseil d’administration de l’association, raconte :

« Alain Juppé nous a traité d’hystériques, mais il ne vient pas dans le Médoc. Si on faisait cette installation dans le bassin d’Arcachon, vous imaginez les réactions ! Et Xavier Darcos, c’est la première fois qu’on l’entend en trois ans. »

L’affaire est loin d’être terminée. Si les associations de riverains se réjouissent de cette décision, les cadres du port et le syndicat CGT du personnel du grand port maritime ont déjà lancé un préavis de grève pour le 5 août. A cette date, le renouvellement de la convention 4Gas ne sera plus effectif.

Photo : le terminal pétrolier et gazier de Fos-Lavera près de Marseille (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

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  • compte sup. à la demande du riverain 25.08
    • Posté à 14h24 le 29/07/2009
    • Internaute 34833
      chat de garde

    clap clap ! ! ! !

  • Cornegidouille
    Cornegidouille répond à A déménagé le 9-8
    ingénieur études à Arles
    • Posté à 09h35 le 30/07/2009
    • Internaute 26953
      ingénieur études à Arles

    De mémoire, car je ne suis plus le nucléaire en détail depuis longtemps :
    Les centrales RMBK russes sont instables à la différence des centrales PWR françaises et américaines, donc mauvais choix dans la conception
    EDF ne laisserait jamais un ingénieur électricien piloter une centrale nucléaire,
    En URSS il n’y avait ni presse libre ni associations indépendantes pour gueuler et obliger l’équivalent d’EDF à un minimum de rigueur et le gouvernement à mettre des garde-fous.
    Donc Tchernobyl pouvait se produire.
    Pour Three miles Island, je n’ai plus le détail en tête, donc je préfère ne rien avancer.
    Il y a quelques années j’avais l’habitude de dire que si c’étaient les pétroliers qui avaient géré notre parc nucléaire, nous aurions déjà eu 3 ou 4 Tchernobyl.
    Mais depuis l’analyse de risque et les méthodes du nucléaire sont passées chez eux et ils ont fait des progrès. Les mesures prises par les gouvernements qui ont tiré quelques leçons des catastrophes telles que Feyzin ou Mexico y (pour les raffineries et dépots) sont pour quelque chose.
    Mais il ne faut pas baisser la garde, car pour gagner 3 francs 6 sous, certains sont toujours prêts à gratter sur la conception, à sous-traiter le montage à des incompétents et à bidouiller les contrôles.

     
    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 13h03 le 30/07/2009
      • Internaute 5710

      Ah...J’aime beaucoup la phrase de conclusion. Elle pourrait aussi s’appliquer à la construction d’un terminal méthanier fiable à 100 % sur le papier, alors, non ? ? ?

      • Cornegidouille
        Cornegidouille répond à A déménagé le 9-8
        ingénieur études à Arles
        • Posté à 12h50 le 31/07/2009
        • Internaute 26953
          ingénieur études à Arles

        Tout à fait ... et à beaucoup d’autres projets industriels.
        Je pense que certains hommes de Cor-Magnon devaient déjà tenter de refiler des haches en silex de mauvaise qualité, mais nous avons beaucoup progressé depuis ...

    2 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon répond à A déménagé le 9-8
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h14 le 30/07/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Bizarre : J’ai l’impression que tu joues au chat et à la souris !

     1 autres commentaires
  • Dan51
    • Posté à 15h14 le 29/07/2009
    • Internaute 12803

    Il n’y a que les gens de Bordeaux ou les étrangers à la région pour parler ce de projet de haut, sans en voir les impacts directs.

    Déjà, les cultures de maïs sur les bords de la Charente, avec l’eau qui y est pompée et les pesticides qui y sont déversés par la pluie et l’arrosage à outrance, tuent petit à petit l’écosystème permettant aux huîtres de Marenne-Oléron de se constituer.

    Et là, ce ne sont pas 40 emplois qui sont en jeu mais toute l’activité d’une région...

    Un ami pêcheur de longue date, a confirmé que les huîtres meurent petit à petit car elles ont besoin d’un savant mélange d’eau salée et d’eau douce, apporté par la Seudre, la Charente ET l’estuaire de la Gironde.

    Un port avec tous les déchets émis par les bateaux, huile et carburant en tous genres, serait la mort définitive de cet éco-système si fragile.

    IP et ses copains n’ont qu’à retourner vivre dans leur pays pollué comme Paris et sa banlieue et laisser vivre les gens de la région qui s’y connaissent bien mieux que lui...

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 18h35 le 29/07/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Que c’est beau de les voir se déchirer....

    Lien

  • orion77
    orion77
    http://desobeissance-civile. (...)
    • Posté à 03h49 le 30/07/2009
    • Internaute 64965
      http://desobeissance-civile. (...)

    C’est un peu comme par exemple les incinérateurs, ou les centres de stockage des déchets nucléaires : tout le monde dit qu’il faut faire quelque chose, mais pourvu que ce ne soit pas chez lui.
    Ce qui est explicable facilement par le fait qu’au départ tout se passe bien, mais qu’au bout d’un certain temps, pour faire des économies, il se produit des incidents, ou des accidents, des fuites...etc..

    Lien

  • InitiativeDharman
    InitiativeDharman
    Berger dans les nuages
    • Posté à 05h24 le 30/07/2009
    • Internaute 56651
      Berger dans les nuages

    Tiens ? Je croyais que le thème de l’environnement était la secnde priorité du gouvernement : suis-je bête !

  • Lapin Bleu
    Lapin Bleu
    Journaliste n°89910
    • Posté à 05h35 le 30/07/2009
    • Journaliste 42116
      Journaliste n°89910

    TERMINAL MÉTHANIER DU VERDON : 4GAS NE RENONCE PAS ET MENACE
    Face au refus exprimé par le gouvernement, la société néerlandaise se dit prête à porter le dossier du Verdon devant la Cour européenne de justice

    30.07.2009 // charente.com // Stéphane MOREALE

    Les huit parlementaires de Charente-Maritime ont fait part hier « à l’unanimité » de leur « satisfaction » après la décision du gouvernement de refuser l’implantation d’un terminal méthanier au Verdon en Gironde. Dans un communiqué, les cinq députés (3 UMP et 2 PS) et les trois sénateurs (UMP) « rappellent le danger d’un tel projet pour l’environnement dans le dernier estuaire naturel d’Europe et pour l’économie du tourisme dans le deuxième département touristique de France ».

    Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, président du conseil général de la Charente-Maritime et conseiller municipal à Saint-Georges-de-Didonne, commune située sur l’estuaire face au Verdon, avait indiqué vendredi que le gouvernement avait décidé « de ne pas accepter l’implantation d’un terminal méthanier » au Verdon en raison de préoccupations « environnementales ».

    Le grand port maritime de Bordeaux (GPMB) avait indiqué la veille que la convention de réservation passée avec la société néerlandaise 4Gas pour ce projet contesté par la population et des élus locaux, n’avait pas été renouvelée à la demande du gouvernement. La société 4Gas avait annoncé en août 2006 son intention d’investir plus de 400 millions d’euros dans l’implantation d’un terminal de gaz naturel liquéfié au Verdon pour une mise en service à l’horizon 2014.

    4Gas veut des explications de l’Elysée ou de Matignon

    « Le port est un établissement public. Quand un diktat est imposé par le ministère de tutelle, il est difficile de ne pas s’y conformer. » Le président du conseil de surveillance du GPMB, Jean-Paul Sandraz, résume le poids qui pèse désormais sur les épaules de sa directrice Marie-Luce Bousseton ! Le 4 août, celle-ci doit décider de renouveler ou non la convention qui autorise 4Gas à étudier la faisabilité d’un terminal méthanier sur la pointe du Médoc. Le renouvellement de cette convention a été approuvé le 23 juillet par le conseil de surveillance du port. Mais au cours de la réunion, le représentant l’Etat, doté d’un droit de veto, s’est opposé à ce renouvellement.

    De deux choses l’une maintenant : soit Marie-Luce Bousseton prolonge la convention et se met en porte-à-faux avec son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo ; soit elle se plie à cette injonction et ouvre alors une boîte de Pandore. Car 4Gas, sûr de son bon droit, n’est pas disposé à jeter l’éponge. « Nous attendons le 4 août, précise son directeur général Henk Jonkman. Nous espérons au minimum être contactés par l’Elysée ou Matignon. Les procédures doivent être respectées et nous réclamons une explication sur la position du commissaire du gouvernement. » Le directeur général de 4Gas rappelle que l’Etat avait dans un premier temps approuvé son projet et que, conformément à la réorganisation des ports français opérée en début d’année, le directoire du GPMB a plein pouvoir pour décider de son développement.

    Juppé dénonce une opposition « hystérique »

    « Tout le monde a été surpris, souligne Jean-Paul Sandraz. Nous savons l’opposition du maire de Saint-Georges-de-Didonne mais le gouvernement, lui, n’a jamais été contre. Par ailleurs, début juillet, Dominique Bussereau déclarait vouloir respecter les règles démocratiques. Il se contredit : le projet est stoppé avant même son instruction. » Accusé d’agir à des fins électorales, Dominique Bussereau n’est pas le seul élu local opposé au terminal. Il est ainsi rejoint par Ségolène Royal, présidentes (PS) de la région Poitou-Charente ou Alain Rousset, président (PS) de la région Aquitaine.

    En revanche, le maire (UMP) de Bordeaux Alain Juppé soutient le projet 4Gas et qualifie d’« hystérique » l’attitude des opposants.

    La société néerlandaise se dit prête maintenant à demander une nouvelle convention si l’actuelle n’est pas prolongée. S’il elle ne l’obtient pas ? « Nous envisagerons des recours juridiques auprès de la Cour de justice européenne et de la Commission de la concurrence », avertit Henk Jonkman.

  • duarn
    • Posté à 10h06 le 30/07/2009
    • Internaute 17322

    A trop se gausser des problèmes du PS on en viendrait à oublier que l’UMP est avant tout un parti encore plus composite que le PS et dont le ciment n’est constitué que d’un petit bonhomme au cœur fragile...

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 12h17 le 30/07/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    « Alain Juppé, maire de Bordeaux, regrette aussi cette décision, qui, d’après lui, affaiblira économiquement le secteur »... Le coup des cersies en hiver, c’était que de la comm ?

    Il faut aller voir la pointe de la Grave et tous les spots entre Soulac et Arcachon pour comprendre que ce projet, c’est de la merde dans ce coin...

    Mettre dos à dos l’économie et l’écologie, c’est un combat d’arrière garde qui nous a coûté déjà assez cher.

  • piermachin
    piermachin
    en devenir
    • Posté à 13h14 le 30/07/2009
    • Internaute 86643
      en devenir

    Je n’ai pas lu les 7 pages de commentaires, seulement la première et la dernière mais il me semble qu’une question fondamentale nous échappe et d’ailleurs cette question n’apparait pas dans l’article.
    A t-on besoin de ce méthane ? concrètement ce gaz est il à destination de l’Aquitaine ou de toute la France voire plus loin ? Les besoins sont ils là ou les deux ports méthaniers existants déjà en France à ce jour suffisent ils ?

    Pour ma part je suis contre ce projet, le développement touristique est un projet bien meilleur. Et le maintient d’une activité de pêche et ostréicole est une priorité, il faut faire de cet estuaire un sanctuaire.

    Le problème c’est que le Verdon et les communes alentours (Soulac etc...) ne sont habitées à l’année en majorité que par des retraités et en petit nombre. Leurs voix ne portent pas bien loin. C’est pour ça que la mobilisation régionale et extra régionale est importante et qu’elle me fait bien plaisir.

    • Cornegidouille
      Cornegidouille répond à piermachin
      ingénieur études à Arles
      • Posté à 14h20 le 31/07/2009
      • Internaute 26953
        ingénieur études à Arles

      A-t-on besoin de ce gaz naturel ?
      Vaste question à laquelle on peut tenter d’apporter des éléments de réponse rationnelle. Mais je ne suis pas sûr que les décisions même industrielles soient prises pour des raisons tout à fait rationnelles.

      Un terminal d’importation de gaz naturel a pour but d’alimenter un réseau de gazoducs. Le réseau régional est connecté à l’ensemble du réseau européen. Donc ceux qui décident d’investir dans ce terminal regardent son insertion future dans ce réseau européen. En aucun cas, cela n’est décidé à l’échelon régional.
      Dans les critères de choix, nous avons
      • Le nombre de terminaux existants dans ce réseau (en service ou en cours de construction)
      • Les développements futurs du gaz naturel en Europe
      • L’état actuel et les développements futurs en matière d’alimentation directe du réseau à partir de gisements gaziers par les gazoducs, donc sans passer par la phase liquéfaction sur le gisement  transport par méthaniers  regazéification à l’arrivée (en Europe gaz de Russie et un peu d’Algérie)
      • Les projets concurrents de terminaux d’importation en Europe : on peut déjà citer EDF à Dunkerque, les extensions à Rotterdam (Gate), les projets Enagas en Espagne, les projets en Italie, à Hambourg, en Grande Bretagne …
      • Et j’en oublie
      Le choix d’un site particulier va se faire bien sûr en visant le coût minimal. Les facteurs qui jouent sont
      • Les facilités d’insertion dans le réseau
      • Les facilités d’accès pour les méthaniers : par exemple à Fos, comme il fallait agrandir et creuser le chenal pour accéder au site existant du Tonkin et que les travaux de terrassement auraient couté trop chers, ils ont préféré créer une nouvelle jetée
      • Les contraintes environnementales
      • Contrairement à ce que GDF avait laissé croire aux Marseillais, le fait d’avoir de la main d’œuvre locale même compétente pour travailler sur le chantier ne joue aucun rôle.
      • Et là aussi j’en oublie.

      De plus l’investisseur doit s’assurer de disposer de gaz quand le terminal entrera en service (3 ans après le début en théorie, mais sur Fos ils sont déjà à 5 ans). Cela dépend donc des contrats signés ou prévus, des terminaux d’exportations (ceux qui sont sur les champs gaziers) existants ou en construction, des prix actuels et futurs du gaz naturel liquéfié et de ceux du gaz livré par gazoducs qui est en concurrence …
      Pour résumer, un tel projet amène peu de choses au niveau local ou régional. Il est d’ailleurs exact qu’un tel terminal a besoin de très peu de personnel.
      Même au cours de la construction, sauf action volontariste et soutenue des élus, très peu d’entreprises locales travailleront sur le site.
      Au niveau national du choix d’une stratégie de diversification des ressources en énergie, étant donné déjà l’existant, je ne pense pas que cela soit crucial.

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