
Si la grippe A se fait encore discrète en France, les autorités s'attendent à ce que le pays soit massivement touché à l'automne. Les universités, qui pourraient devenir des plaques tournantes pour la propagation de l'épidémie, s'organisent déjà pour faire face à d'éventuelles fermetures.
Sur le plan médical, la grippe A n'est, pour le moment, pas bien méchante. Mais les experts craignent que la pandémie ne paralyse l'ensemble de l'activité économique du pays. La priorité, c'est de freiner la propagation du virus avant l'arrivée des vaccins, probablement en novembre.
Dans ce dispositif, les universités sont en première ligne. Pour les chercheurs, elles constituent en effet « un phénomène multiplicatif très important », le public jeune étant particulièrement touché par cette grippe.
En septembre, les étudiants seront de retour de vacances, parfois passées à l'étranger. Et les étudiants forment une population volatile, qui vogue des bancs de l'université aux bars bondés, en passant par les dimanches en famille et les petits boulots en semaine.
Lyon, deuxième ville étudiante de France est ainsi particulièrement concernée par le phénomène. La ville compte en effet plus de 120 000 étudiants, 80 000 en ne comptant que les universités Lyon I, Lyon II et Lyon III. Face à cette pandémie qui menace leur fonctionnement habituel, les universités naviguent pourtant à vue.
Des cours sur Internet pour assurer la « continuité pédagogique »
Aucune en effet ne prépare le même scénario. A Lyon III, on ne prévoit pas pour le moment de fermer plus d'une semaine. Une telle décision serait une première, mais à Lyon I, on préfère « imaginer le plus grave, car qui peut le plus peut le moins », et on envisage de garder porte close pendant deux à trois mois.
En fait, ce sont les ministères de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur ou encore de la Santé, qui prendront ce genre de décision. Leur réactivité et la justesse de leur analyse sera au cœur de la réussite, ou de l'échec, de la lutte contre la propagation de l'épidémie.
En cas de fermeture, les étudiants ne resteront pas sur le carreau. Les plans de continuité prévoient d'une part que les universités continueront à être joignables et, d'autre part, que tout sera mis en œuvre « pour assurer la continuité pédagogique ».
Au cœur du dispositif, Internet. Les plates-formes de cours et autres facultés virtuelles seront largement mobilisées en cas de fermeture. Seul problème, tous les enseignants ne sont pas prêts à faire cours dans la jungle du Net.
A l'université Lyon III, « 60 % des ressources pédagogiques sont déjà en ligne », selon la responsable hygiène et sécurité. De même à Lyon I, « une majeure partie des enseignants sont d'accord pour mettre leur cours en ligne, même si il y a certains refractaires ». Reste qu'aucun chiffre n'est disponible.
Une incertitude qui pourrait devenir un réel problème si les fermetures étaient amenées à se prolonger, même si les grèves de l'année passée ont constitué un sérieux entraînement.
Des cours sur Internet pour assurer la « continuité pédagogique »
Grâce à ces « plans de continuité » destinés à maintenir l'activité des établissements, les responsables de Lyon I et de Lyon III affichent leur sérénité.
Pour Robert Abraham, secrétaire général adjoint de l'université Lyon I et en charge de l'élaboration du plan, il même remarquable que, « pour la première fois, on anticipe le problème ». Depuis 2004, la France s'est dotée d'un dispositif destiné à faire face, à l'époque, à une éventuelle pandémie de grippe aviaire. C'est ce qui sert aujourd'hui de feuille de route à l'administration.
L'université Lyon I possède ainsi un plan de continuité depuis 2006. Il avait été élaboré « dans l'urgence » à l'époque. « On a du faire preuve d'imagination car tout cela était nouveau », se souvient Robert Abraham. L'anticipation semble avoir payé puisqu'il a suffi à l'université de réunir un comité hygiène et sécurité (CHS) extraordinaire le 11 mai pour mettre à jour le dispositif.
Même procédure à l'université Lyon III, où le CHS s'est réuni le 14 mai. En revanche, à l'université Lyon II, le comité ne s'est réuni que le 21 juillet. L'établissement refuse de communiquer sur le sujet, mais le compte-rendu du CHS du 4 juin ne fait mention d'aucun « plan de continuité ». En l'absence de consignes ministérielles claires, les universités vont chacune à leur rythme.
En partenariat avec
Photo : l'université de Lyon III (Joao Ernani/Flickr)



















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De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 11H14 | 28/07/2009 |
mon médecin du travail pense que les services publics comme les transports en commun pourrons s'arrêter par exemple, j'imagine alors les bouchons en IdF
les vaccins, s'ils s'avèrent efficaces, ne seront pas près avant Novembre, et il faudra deux injections de 15 jours d'intervalle. Ce qui nous amène à Noel …
les médecins généralistes seront débordés et devront ou avoir deux cabinets, l'un pour les malades communs et l'autre un spécial grippe A ou alors 2 tranches horaires bien séparées.
bref, il a su dépeindre un tableau apocalyptique.
cela dit, les 4 firmes pharmaceutiques dont Sanofi et les fabricants de masques vont faire une sacrée culbute.
Puis faudra boucher le trou de la sécu. Cà, çà sera la belle aubaine pour la droite pour casser notre protection basée sur la solidarité.
L'humanité a toujours vécue avec la grippe. je ne suis pas inquiète. Déjà se laver les mains, après on verra !
Mais c'est bien que cette université s'organise à l'avance, avec les grèves de 2009, les élèves ont tant de retard à rattraper !
à virginie78
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 13H31 | 28/07/2009 |
…
dormez, dormez, braves gens : travailleurs, étudiants, médecins,
postiers, chômeurs, retraités, sans abri … malades, syndiqués, collectionneurs, conducteurs, électeurs, sondages, journalistes,
ebay, internet,… agriculteurs, pov'con,
tout est sous contrôle…
puisqu'on vous le dit… sauf votre voisin : surveillez le bien on se sait jamais…
alors dénoncez le et vite ! ! !
…/…
à coinpomme
De pablico
18H32 | 28/07/2009 |
pendant qu'on nous montrait pendant une semaine, sur toute les chaines, les radios, les journaux,
- des débris d'avions introuvables,
- qu'on a enterré une grande semaine encore Michael jackson,
- qu'on nous parle de la grippe A en essayant de nous faire peur,
on peut se demander ce qu'on devait ne pas voir, pour nous abrutir d'informations souvent creuses et inexistantes.
des envoyés spéciaux qui parlaient des heures pour dire que l'on ne trouvait rien, que le pauvre Michael était mort….on peut compatir, mais ça faisait longuet surtout pour ne rien entendre.. que le ressassement sempiternel de l'info qui ne disait rien, et qui bouclait, qui bouclait…
quelqu'un peut nous dire ce que l'on a raté, ce que l'on a pas vu ?
à pablico
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 20H34 | 28/07/2009 |
Appel des salariés de New Fabris
Réunis en assemblée générale ce jeudi 23 juillet à 13h, les salariés de New
Fabris ont décidé de continuer leur mouvement car ils considèrent que les 11
000 euros avancés par M. Estrosi la veille ne sont pas suffisants.
Nous exigeons toujours une prime de licenciement de 30 000 euros en plus des
indemnités légales.
Nous appelons l'ensemble des salariés des entreprises qui, comme nous,sont
sous la menace d'une fermeture de leur entreprise ou de licenciements, du bassin
châtelleraudais et de toute la France, à nous contacter de façon à coordonner nos
luttes et à former un collectif contre les patrons voyous et licencieurs..
Nous appelons l'ensemble des salariés en lutte pour l'emploi à une
manifestation à Châtellerault jeudi 30 juillet à 14h.
Nous invitons également tous les responsables politiques et syndicaux à
venir se joindre à nous.
Vous pouvez nous contacter en écrivant à : newfabrisenlutte@yahoo.fr
Jeudi 23 juillet 2009.
à pablico
De djea29
para médicale | 08H38 | 29/07/2009 |
la misère qui s'étend ? ?
à virginie78
De kkadim
24768
service public rhone alpes | 06H29 | 29/07/2009 |
coté service public ( en contact direct avec la population ) pour l'instant rien n'est prévu ; nada , pas la moindre note de service. des néfles.
mais je ne doute pas de l'éfficacité de mes directeurs qui pondront une jolie note nous incitant « à prendre des précautions », « à ne pas s'exposer inutilement », « à adopter un attitude adaptée » ( j'adore ce sont toujours les mêmes formules que celà concerne la violence de certains usagers ou la grippe ), le tout avec un petit arriére plan menaçant et culpabilisateur du style : c'est à vous de faire gaffe de pas attraper la grippe et de gener le bon fonctionnement du service.
enfin, je crois que ça va être une grosse rigolade : dés qu'un ministre quelconque aura donné ses directives ça va pulser de haut en bas comme s'il n'y avait rien d'autre au monde, chaque petit directeur pondant sa note ( simple copié/collé) pour bien montrer qu'il fait quelque chose.
pour l'heure, ce n'est qu'une simple grippe, plus contagieuse, et touchant surtout les jeunes, mais pas plus mortelle.
et derniére chose : on se soucie de l'impact économique de l'épidémie ; les conséquences sur les êtres humains, visiblement on s'en branle complétement : la vision libérale de la sociéte dans toute sa splendeur.
à kkadim
De Makoland
Viable | 09H10 | 29/07/2009 |
« coté service public ( en contact direct avec la population ) pour l'instant rien n'est prévu ; nada , pas la moindre note de service. des néfles. »
Et bien dans ma commune, tout est déjà mis en place ; l'an passé, une journée d'action avec le personnel concerné a permis de nous préparer à cette éventualité (masque, tenue « isolante », roulement des effectifs, logistique et tout le toutim).
Chacun connait sa tâche et ses futurs dispositions pour continuer à assurer les services qui seront les plus « demandés », l'informatique, l'état civil entre autre pour enregistrer les décès ….
à virginie78
De Le_semeur_de
10H27 | 29/07/2009 |
Cette université comme toutes les autres n'a prévu que le minimum ! ! !
Comme je le dis :
http://www.rue89.com/comment/permalink/987073
http://www.rue89.com/comment/permalink/987098
______
Déjà que bien souvent les étudiants universitaires ont du mal avec le mode de l'enseignement universitaire, plus de 50 % lâchent rapidement, alors si on rajoute la quasi incapacité du télétravail avec les outils actuels ! Il va y en avoir encore beaucoup qui vont laisser tomber leur études !
Ne parlons pas des échecs des grands plans de E-learning avec les outils et méthodes actuelles !
Bon et dans tous ça ! Les lycéens ! Les collégiens ! Les écoliers ! Les maternelles ! Eux aussi leurs enseignants vont leur mettre des cours en ligne ! ! ! Mais ou bien sur ! et aussi avec des cours par la télévision !
Ça c'est de la continuité pédagogique !
Une belle continuité qui va tellement mobiliser les parents qu'ils ne pourront plus travailler ! A moins qu'ils préfèrent travailler mais ne pas s'occuper de leur progéniture !
___________
DONC C'EST DU PIPO ! ! ! Pour rassurer les VEAUX !
Il y a d'autres solutions :
http://bonob0.skyrock.com/
Mais visiblement nos Universités et Notre École qui prennent de plus en plus de retard dans le monde SAIT TOUT !
On en vois les résultats depuis des lustres …
De caro
délinquante avérée | 11H25 | 28/07/2009 |
Franchement, fermer les facs, à quoi ça va servir ? à rien si on n'oblige pas les étudiants à retourner chez eux (même à l'étranger ? ) et je ne vois pas trop comment y arriver ! Ils ne vont pas se rendre dans les resto U ? se rencontrer dans les cités U ou les cafets ? se rendre dans les bars ou les cinés ? faudrait-il fermer aussi les bibliothèques ?
Les étudiants ont plutôt la réputation de transmettre le virus de la contestation, à se demander si certains bien intentionnés ne voudraient pas casser tout mouvement social prévu pour la rentrée …
Grippe A ? A comme antidote social ?
De MOG
écriveuse | 11H39 | 28/07/2009 |
Plan de continuité destiné à maintenir l'activité des établissements…
Cela ne concerne-t-il que le problème de la grippe ? Beaucoup de généralistes s'accordent à dire que cette grippe n'est pas plus dangereuse qu'une autre.
Le public étudiant est souvent celui des festivals de musique qui fleurissent tout azimut. Pourquoi, si on s'inscrit dans cette logique, ne les annulent-on pas ?
Les cours en ligne, ça peut être pratique pour les étudiants qui n'habitent pas dans la ville.
Dans un contexte où la privatisation de l'enseignement n'est pas une hypothèse fantaisiste, cela ne contribuerait-il pas à une forme d'expérience qui pourrait viser à supprimer les cours dans l'établissement ? Le contact avec les profs étant, me semble-t-il plus que nécessaires, de même que les échanges entre étudiants ?
Cela ne constitue-t-il pas une parade aux mouvements étudiants qui semblaient bien déterminés à se poursuivre à la rentrée ?
Il faudrait que tous les étudiants disposent du matériel adéquat chez eux pour avoir accès à ces cours. Il est vrai que cela peut se révéler moins onéreux que de louer une chambre etc…
à MOG
De Hare_emi-p
? | 13H39 | 28/07/2009 |
« Beaucoup de généralistes s'accordent à dire que cette grippe n'est pas plus dangereuse qu'une autre. »
Beaucoup de généralistes oublient que ce ne sont que des praticiens, pas des scientifiques, et se lancent souvent dans des conjectures hasardeuses :
Kathryn Montgomery, How doctors think, Oxford, Oxford University Press, 2006, condensé-résumé dans « La médecine, quelle science ? » (CERSES, CNRS) :
C'est une « pratique » (un savoir pratique) qui est régie par l'utilisation de la « phronesis » aristotélicienne et s'appuye sur la science, mais elle n'en est pas une. Si elle devait être classée dans les sciences, elle relèverait plutôt des sciences sociales.
Les médecins praticiens ont tendance à l'oublier, mais le classement dans les « sciences dures » est un « présupposé désespéré des patients » qui espèrent une réponse absolue à une maladie qui affecte le corps de façon très sensible (dans la mesure où le corps est objet d'étude de la biologie, une science).
Qu'un généraliste qui a un master et éventuellement une thèse de doctorat en épidémiologie ou virologie se prête à de telles conjectures pourquoi pas, mais s'il est « simplement » diplômé d'état je crois qu'il sort largement de son domaine de compétences et j'aurais tendance (à titre personnel) à accorder à son propos la même valeur qu'une discussion de café (je ne remet bien sûr pas en cause l'observation et l'experience professionnelle qu'il peut avoir).
Le raisonnement inductif et l'analogie ne garantissant ni la certitude, ni la vérité, surtout quand ce n'est pas notre domaine de compétences (même si je n'aime pas le qualificatif d'« expert dans un domaine » et le cloisonnement disciplinaire).
Il faut savoir rester humble et savoir dire je ne sais pas.
Sinon concernant voir la menace de la grippe comme une parade aux mouvements sociaux qui pointent, c'est évident. À chaque fois la même technique bien éprouvée de la peur (cf Friedman) et du détournement de l'attention. Si en plus, il y a la possibilité d'éviter un mouvement pour la défense des droits sociaux et de l'idéal républicain (celui qui succède à la République politique, la République sociale) ou de conquête de droits nouveaux, c'est tout bénéf pour la Noblesse d'État et autre Nomenklatura.
à Hare_emi-p
De MOG
écriveuse | 19H34 | 28/07/2009 |
Je ne suis en aucun cas habilitée à donner mon avis sur la dangerosité de cette grippe. Je ne fais que répercuter ce que me disent mon médecin ou d'autres. Mais merci des précisions.
à Hare_emi-p
De Cataphractaire
Asen | 00H58 | 29/07/2009 |
Selon Bernard Debré, ce n'est qu'une gripette. La ministre de la santé la confirmé pour ajouter : mais il faut prendre des précautions on ne sait jamais.
De ilovezelda
Etudiant à Pau | 11H39 | 28/07/2009 |
Un problème me vient à l'esprit à la lectures des mots « continuité pédagogique par internet », je veux bien qu'une grande majorité des étudiants possèdent un ordinateur et une connexion internet haut débit mais comment feraient ceux qui n'ont ni ordinateur ni connexion haut débit( qui rappelons le ne couvre pas la totalité du territoire) ?
à ilovezelda
De Colas Géranton
étudiant | 11H43 | 28/07/2009 |
Tout à fait !
Une enquête de l'Ardesi sur les étudiants midi-pyrénéens conclut que 3% des étudiants n'ont pas de téléphone mobile, 12% n'ont pas d'ordinateur personnel, 29% n'ont pas de connexion Internet, 35% n'ont pas de connexion haut débit.
http://www.ardesi.fr/IMG/pdf/Etudiants.pdf
(Si quelqu'un a d'autres chiffres…)
à Colas Géranton
De VoisinDuQuartier
oui, mais quelle civilisation ? | 17H48 | 28/07/2009 |
Petite info :
L'université de Dakar a mis en place un certain nombre de cours (1) en ligne, sans pour autant disposer dans ses locaux des PC nécessaires. Du coup, 78% des étudiants (chiffres de 2006 je crois) concernés passent par des « cyber-cafés » ce qui n'est pas sans poser des problèmes (débits, paramètrages de sécurité, outils/logiciels & autres plugins inexistants), à telle enseigne de 25% d'entre eux abandonnent les cours en ligne (2).
Je pense que ce problème sera moindre en France …
(1) basés sur le logiciel libre de FOAD « Moodle », (http://docs.moodle.org/fr/Accueil) très utilisé dans les universités en France.
(2) source de l'info : une communication faite au Moodle-Moot de Nantes à l'Ecole Vétérinaire en 2008 par un enseignant de Dakar
à ilovezelda
De Atalante
Illusionnée | 12H52 | 28/07/2009 |
Pour les ordinateurs et la connexion internet, effectivement ca coince pour ceux qui n´en ont pas. Après, la connexion haut débit, pour obtenir des cours ce n´est pas forcément nécessaire : une université en ligne (Université for the People) et gratuite (mais non reconnue pour l´instant donc peu utile, enfin c´est un autre débat) existe et les cours sont seulement en format texte, pas de vidéos, de sons, etc… afin que chacun puisse travailler équitablement, même sans connexion haut débit.
à ilovezelda
De francoisBR
étudiant-salarié | 09H32 | 29/07/2009 |
L'université Lyon I met à disposition de 8h à 21h des ordinateurs pour tous les étudiants qui n'en ont pas.
Pour répondre à la question du jurnaliste, à Lyon I environ 2/3 des enseignants mettent les cours sur l'intranet de la fac.
Aujourd'hui il existe de nombreuses facilités (pret à taux zéro, ordinateur à 1 euro/jour) pour s'équiper en matériel informatique quand on est étudiant, car l'ordinateur est devenu quasi essentiel dans certains secteurs (Lyon I par exemple, fac de sciences).
Si le gouvernement nous balances la grippe A pour empêcher les manif », qu'il se rassure, on s'est déja fait baisé pendant 6 mois, il ne devrait pas y avoir de mouvement national cette fois (on peut rêver).
à francoisBR
De Serrure
Etudiant | 10H36 | 29/07/2009 |
L'unniversité montpellier III dispose elle aussi de ces moyens pour subvenir aux besoins de ceux qui ne peuvent avoir d'ordinateur (mais ceux ci restent intra muros de la fac). Si pas tous les étudiants disposent de cet outil de travail, chacun a au moins « un pote “ qui pourrait le dépanner exceptionnellement (car ces femetures doivent rester exceptionnelles).
Il semble de bonne augure que les milieux universitaires anticipent au lieux de se retrouver encore une fois face à un problème qui les dépasse.
N'ayez craintes en ce qui concerne les revendications les mouvements du C.P.E se faisaient en pleine grippe aviaire….
De Colas Géranton
étudiant | 11H48 | 28/07/2009 |
Des cours sur internet, pour tous les étudiants ou pas ? Et pour les 29% des étudiants qui n'ont pas internet (selon http://www.ardesi.fr/IMG/pdf/Etudiants.pdf) ? Il aurait été intéressant que la journaliste se pose la question, plutôt que d'avaler toutes crues les couleuvres des directions universitaires.
Remarque, tout le monde s'en fout, en général ceux qui sont mal logés, mal nourris, mal soignés, mal équipés, c'est les plus pauvres. Si il n'y a pas cours ils auront toujours le temps d'aller bosser au MacDo ou à l'usine pour se payer une connexion…
De zecar
medecin | 11H42 | 28/07/2009 |
copié collé en partie d'un message posté ailleurs sur le site
alors que faire si on veut etre rellement informé ? ? ?
j'ai enfin la reponse = travaillez aux pompes funebres ! ! !
c'es aussi simple que ça ! ! !
ils ont reçu un document de 16 pages daté du 3 juillet = « pandemie de grippe, recommandations aux entreprises funeraires »
et je recommande aux journalistes de se le procurer et c'est à la page 7 que les pauvres responsables de pompes funebres lisant attentivement le document manquent de s'evanouir :
au chapitre mortalité est indiqué :
une pandemie grippale evolue classiquement en vagues successives de 8 à 12 semaines separées de quelques mois…..
selon les estimations du ministere de la santé une pandemie grippale au total en france pourrait causer le deces de 90000 à 300000 personnes sur une periode de 120 jours…(je crois comprendre que ces chiffres se repetent à chaque vague, mais ça c'est mon interpretation…) le reste est au mot pret dans le document
les medecins aussi et tous les soignants aimeraient avoir acces à ce type d'estimation de notre ministere, nous devons tous l'exprimer haut et fort et exiger des informations claires de l'etat et non des lettres approximatives et floues
l'ensemble du document est edifiant quand de vraies choses sont dites, quand les professionnels sont vraiment informés afin qu'ils se preparent à affronter ce qui a de fortes probabilités de se passer en septembre octobre ou novembre, ça fait froid dans le dos, on y est, et c'est odieux de maintenir l'ensemble du personnel soignant dans l'ignorance et l'ensemble d'une population, des femmes ensceintes, des parents, des instits, des caissieres et j'en passe
autre morceau choisi de ce document si instructif :
chaque entreprise funeraire doit se preparer à assurer la continuité de son activité pendant la periode de vague pandemique sachant :
- qu'elle pourrait etre amené à faire face à un absenteisime important
- qu'elle pourrait se trouver en situation de suractivité (mortalité importante)
- qu'elle pourrait être amenée à faire face à des difficultés d'approvisionement, y compris en carburants
alors que faire ? ? ?
tout d'abord la rentrée scolaire ne doit pas avoir lieu facs, colleges lycées ecoles primaires creches : fermeture preventive pour tenter de freiner un minimum la propagation du virus
et ensuite informer les soignants et tous les citoyens, sur le risque reel encouru , pourquoi seuls les « croque morts » ont ils le droit de savoir ce que nous prepare la grippette sans danger du pr debré ? ? ?
à zecar
De MOG
écriveuse | 19H40 | 28/07/2009 |
Excellente cette idée de passer par les pompes funèbres pour avoir la doc !
Les légistes aussi dans certains cas doivent avoir des infos qui nous concerneraient.
à zecar
De kestendis
retraitée ptt | 22H20 | 28/07/2009 |
parce que les employés des pompes funèbres ne meurent jamais ? nous devrions leur confier nos codes de cartes bleues, nos testaments, nous donnerions à ces braves employés un certificat d'adoption pour que nos bambins, (s'il en reste ! ) soient à l'abri du besoin, à défaut d'être vaccinés contre la connerie ambiante !
avec tout ce fric jeté dans l'escarcelle des laboratoires n'aurait-on pas pu éradiquer quelques maladies orphelines ?
De nasra
en recherches diverses et variées, ... | 11H43 | 28/07/2009 |
Les universités lyonnaises craignent autant la grippe A que la reprise du mouvement social des enseignants-chercheurs et des étudiants. Cette grippe A est une aubaine pour éluder les vrais problèmes et trouver des solutions médiatiques.
Du vent, encore du vent ! La grippe A sera là, mais rien que les termes de pandémie, les rapprochements à longueur de temps entre cette grippe et l'espagnole (qui a fait près de 50 million de morts) me font dire que tout cela est fortement disproportionné pour mieux nous montrer que le « gouvernement est là, présent, actif, vigilant pour protéger sa chère population (votez pour nous ! ) »…
Que Sarkozy s'empare de cette grippe pour mieux s'en servir ne m'étonne pas du tout, ce qui l'importe c'est sa carrière pas autre chose.
à nasra
De Béatrice1
| 17H09 | 28/07/2009 |
Je pourrais avaler ça si cette grippe était un problème purement franco-français, mais il s'agit d'une pandémie mondiale, et je ne crois pas que Sarko ait le moindre pouvoir sur les recommandations de l'OMS - ni que cette organisation scrute à la loupe les mouvements des enseignants-chercheurs français…
Dans un pays qui a été jusqu'à inscrire le principe de précaution dans la constitution, je vous trouve drôlement légers, tous, à faire l'apologie de l'irresponsabilité.
Gouverner, c'est prévoir. Tout le monde espère que cette grippe restera une grippette, mais au cas où elle se mettrait à tuer, il faut être aussi prêt que possible, et c'est ce que les autorités sanitaires s'efforcent de faire, faute de quoi on serait en droit de le leur reprocher vivement.
à Béatrice1
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 17H12 | 28/07/2009 |
Une pandémie réduite à un pays, on appelle généralement çà une épidémie !
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De Béatrice1
| 17H39 | 28/07/2009 |
Il eût été dommage de ne pas nous faire partager cette réflexion exceptionnelle.
à Béatrice1
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 17H42 | 28/07/2009 |
Ben, voui venant d'une linguiste, s'emmêler les papattes comme ça….
à Béatrice1
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 17H29 | 28/07/2009 |
Hum…
Si j'ai bien compris les propos du professeur Debré, si cette grippe se met à tuer, comme vous dites, c'est que le virus aura muté, auquel cas les cent millions de vaccins ne serviront plus à rien…
La culture du principe de précaution est une culture d'irresponsabilité. Chacun raisonne en disant « il faut qu'on ne puisse rien me reprocher », ce qui nous mène systématiquement vers les solutions les plus radicales et extrêmes.
Merci Chirac, encore une belle ânerie à son actif…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Béatrice1
| 17H48 | 28/07/2009 |
Oui, je suis d'accord. Heureusement d'ailleurs que ce principe n'est pas respecté sinon on s'arrêterait de vivre. Chirac était un grand populiste.
Mais dans ce contexte - l'introduction du principe de précaution dans la constitution a été presque universellement applaudi par les Français - je trouve très amusant de voir tellement de gens râler, alors que les autorités sanitaires (ce qui est différent du « gouvernement ») ne font que suivre les recommandations de l'OMS. On espère tous que ce sera inutile - mais que dirait-on si en haut lieu on ne préparait RIEN ? ? ?
Et que je te ressors les théories du grand complot on-nous-cache-tout-on-nous-trompe-moi-on-ne-me-la-fait-pas : quand on est un tantinet intéressé par la nature humaine, il y a de quoi faire, je trouve. Et puis, toutes ces années passées à l'école à grand frais pour la nation, et qui manifestement ont servi à si peu de chose - ça aide à relativiser.