Objectif de l'expérience : comprendre les réactions que suscite une femme dont même les yeux sont invisibles.
Précision liminaire à l'égard des puristes, plus que d'une « burqa », le vêtement que j'ai choisi de porter est un « niqab » avec un voile intégral par-dessus. Voici, heure par heure, comment s'est déroulée ma journée, des Champs-Elysées à Beaubourg en passant par Abesses. Le but : filmée discrètement par un ami, je voulais comprendre quelles réactions suscite le passage d'une femme entièrement voilée. Sentir aussi l'atmosphère qui se noue autour de vous lorsque vous dissimulez votre visage.
10h30 : je me prépare pour sortir. Je tire de la penderie la belle tenue saoudienne qu'utilise une amie pour se fondre dans la population locale lors de reportages à l'étranger. J'ai tout prévu : les chaussettes dans les sandales, le pantalon long, les gants.
J'enfile le « jilbab », la longue robe noire qui se fixe à bandes velcro. Puis j'attaque le voile, ou plutôt les voiles puisqu'il y en a trois cousus ensemble. Le nouer d'abord derrière la tête, rabattre le tout. Puis attacher le « niqab » à l'aide d'un bouton pression derrière l'oreille. Je n'y parviens pas, j'enlève les gants, je réessaye plusieurs fois. Enfin, je bascule la fine mousseline, noire comme le reste, sur le visage.
« Vous avez chaud ? »
11 heures : A l'arrêt de bus, une femme s'approche de moi. Elle me demande simplement :
« Excusez-moi, madame. Vous avez chaud ? »
Il fait 27 degrés à Paris. En effet, je suffoque et transpire déjà. Je hoche la tête, elle répète « vous avez chaud. » Et s'éloigne, ne sachant qu'ajouter. Plusieurs personnes nous observent à la dérobée. Sitôt dans le bus, une conversation s'engage dans mon dos à quelques sièges de là. (Voir la vidéo)
Midi : Les Champs-Elysées. On m'observe à la dérobée. Certains regards sont juste curieux, d'autres amusés, la plupart peu amènes. Les femmes surtout. Je me sens observée, pas à l'aise dans ces habits, cette silhouette que je ne reconnais pas. Je m'arrête devant une joaillerie mais je ne distingue pas les prix des bijoux à travers la mousseline. Personne ne m'aborde.
14 heures : Le XVe arrondissement, près de la rue du Commerce. On me dévisage toujours. Une femme arrivée à ma hauteur lève les bras au ciel dans un signe d'exaspération ostentatoire. Trente minutes plus tard, une autre s'exclamera à mon passage, sur un ton faussement joyeux, « Vous êtes ridicule, madame ! » Le temps que je réagisse, elles sont déjà loin.
16 heures : Je suis assise à la terrasse d'un café rue des Abbesses, dans le XVIIIe arrondissement. J'essaie de boire un thé mais je m'emmêle les pinceaux, mon voile fait la trempette. On me regarde toujours, discrètement, avec gêne et fascination. A la différence du bus du matin, personne n'exprime son opinion sur la burqa.
« Il ne lui manque plus que les plumes ! »
18 heures : Au Centre Pompidou se tient l'expo « elles@centrepompidou », sur des artistes femmes. L'occasion rêvée. Si les hommes de la sécurité à l'entrée sont accueillants, la femme qui contrôle les tickets lance :
« Elle me fait peur, celle-là. Allez, passez ! »
Quelques étages plus haut, alors que je montre à nouveau mon ticket, une hôtesse glisse à son collègue :
« Il ne lui manque plus que les plumes ! C'est de la provocation. »
Au cours de ma visite qui durera plus de deux heures, je n'entendrai qu'une seule remarque d'un homme, murmurée :
« Elles nous font chier avec leur burqa. »
Evidemment, toutes ces sympathiques phrases sont trop discrètes pour que le micro de la caméra ne les capte.
20 heures : Je n'y tiens plus. Je veux retirer ce voile sans attendre d'être rentrée chez moi. Je fourre le tout dans un sac. Je me sens soulagée. J'ai retrouvée mon identité et paradoxalement, je suis redevenue anonyme parmi les passants. Je pense surtout que j'ai moins chaud.
Quelle frustration en visionnant les images tournées au cours de la journée ! Tous ces regards qui ont pesé sur moi sont si furtifs qu'à l'écran on les remarque à peine. Les visages ont perdu leur agressivité. Décidément, l'œil de la caméra ne voit pas comme les miens !
Au fait, pour ceux qui ont regardé la vidéo jusqu'au bout, combien parmi vous ont remarqué que la personne sous le voile, à la fin de la déambulation, était un homme ? Eh oui, à la fin de la journée, un peu lassée par l'exercice, j'avais échangé ma tenue contre la caméra avec mon ami.




















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à Muslim
De mechante langue
10H01 | 20/07/2009 |
« Le problème réel n'est pas la burqa mais plutôt l'échec de la république dans son devoir d'intégration et de justice pour tous. »
Non puisque l'intégration doit se faire dans les deux sens . On ne peut pas intégrer quelqu'un qui ne veut pas s'intégrer et qui refuse les valeur du pays qui l'a acceuilli
« il faut combattre également avec la même vigueur ceux qui veulent interdire aux femmes qui en leur âme et conscience souhaitent porter la burqa en connaissance de cause. »
Non la République n'est pas un parking ni une auberge espagnol ou on doit trouver uniquement ce qu'on améne .
« Notre pays manque cruellement de Respect et de Tolérance vis-à-vis de la différence d'autrui lorsque ce dernier n'appartient pas à la tradition judéo-chrétienne. »
Vous vous presenté comme « Mulsim . Votre appartenance a la religion musulmane semble meme etre votre principale identité . Comment pouvez vous faire la morale a l'ioccident sur ce plan alors que le paysage du monde musulman en matiére de tolérance et desastreux et le silance de la majorité des musulmans en la matiére est terrible !
Que pensez vous de l'affaire des caricatures danoise : ou fut la tolrance ?
De Machin-machin
sans emploi | 22H59 | 19/07/2009 |
Que les passants, dans le bus ou dans la rue, manifestent de manière plus ou moins discrète, voire plus ou moins hypocrite, leur haine de la différence, de l'esclavage, des musulmans ou de la religion, rien d'étonnant. Chacun voit midi à sa porte.
Mais ce petit voyage dans Paris apporte bien plus : il démontre que les voiles intégraux permettent d'apprendre à s'exclure du monde. Les femmes concernées apprennent en silence à résister aux insultes, aux regards mauvais. Derrière leurs voiles, elles ont tout loisir de pleurer, de transpirer, de marcher avec des traces de coup sur le visage. Tout le monde s'en fout. Vous pouvez cogner, elles ne répondront pas, elles souffriront sans gêner personne.
La conclusion de la vidéo résume tout cela à merveille : la burqua est une prison en elle-même, au moins aussi pénible que le domicile conjugal de ces bigots nouvelle génération, qui aujourd'hui vénèrent Allah, mais se seraient rangés aux côtés du clergé pendant l'inquisition.
Aujourd'hui je n'ai pas le droit de me balader à poil sur les Champs, même au nom d'une religion. Pas besoin d'une commission d'enquête pour comprendre que l'état doit interdire le port de ces cagoules d'un autre temps, que l'on espérait révolu, mais qui revient au galop chaque fois que les défenseurs des libertés baissent les bras.
De Frère bien aimé
Enclumier | 23H10 | 19/07/2009 |
Prions mes fréres , de quoi demain sera-t-il fait avec ces salopards qui approuvent cette terrible condition faite à la femme en brandissant un livre écrit par des barbus mysogynes il y a 2000 ans .
à Frère bien aimé
De Clarence64
S. D. Financière. | 05H37 | 20/07/2009 |
question citoyenne ..
U bonhomme qui prend pour épouse une gamine de 10 ans, Aïcha, ça porte un nom…
Ne vous pressez pas pour répondre …
On se marre quand même ….n'est ce pas …
De egide
Littéral | 23H27 | 19/07/2009 |
L'expérience est intéressante. mais voilà, s'habiller de manière à être couvert(e) intégralement et puis sortir dans la rue.
Rien.
Je veux dire, les conditions de l'expérience ne sont pas conforme à une quelconque démarche ethnologique.
Bref à être vêtu ou paré comme, ce n'est pas être même partiellement comme l'autre l'est dans cette tenue.
Cela rappelle cette expérience d'un journaliste qui s'était fait « noir » et avait vécu ainsi un mois, il n'a rien ressenti d'autre que les ostensibles réactions hostiles de certains qui s'offusquaient des « libertés » que prenait ce « noir ».
Disons-le, cette expérience nous échappe, elle ne peut se percevoir que dans un dialogue rapproché et sur une longue période avec des femmes qui vivent ainsi.
Est-ce possible ?
Il faudrait pourtant, avoir leurs paroles à elles, les seules qui vaillent en l'occurrence.
Mais qui pourrait s'occuper de cela, quelle femme aurait la culture et les moyens de tenter cette expérience de l'échange interculturel sans médiation ?
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 00H36 | 20/07/2009 |
Très con ce sujet !
Car dites-moi, comment pouvoir retirer un recommandé, un mandat, ou retirer et même verser du fric sur un ou son compte affublé d'un tel costume ?
=> machisme que ce déguisement, car obligatoirement financièrement, socialement : tout doit être au nom du mâle !
Ps : Pour votre prochain sujet sur les femmes battues, vous allez vous en prendre plein la gueule pour voir le regard des autres aux vues de vos hématomes et ecchymoses ?
Perjo
De Jerohm
02H24 | 20/07/2009 |
Le coup de la visite à elles@centrepompidou m'a bien fait rigoler, merci. Joli culot.
De outsiderr
electron livre | 07H51 | 20/07/2009 |
A l'autour
Je vous ai croise dans le métro et je savais que vous était déguisée, très évident lorsque vous vous approchez d'un vendeur des fleurs, votre façon presque coquète de bouger et le fait de vous approcher a un homme ca m'a fait dire, non elle n'est pas une musulmane, les musulmanes en burka ou autre sont rigides et d'attitude arrogant, pour rien dans le monde approcheraient à un homme ! Ce n'était pas votre cas, puis le soir mon ami m'a dit qu'il vous à vu aussi plutôt que moi dans la même station du métro, alors je l'ai raconte qu'il s'agissait d'un canular et il faudrait attendre de qui, et voila.
à outsiderr
De Ophélie Neiman
(auteur)
Rue89 | 12H46 | 20/07/2009 |
Je n'ai pas pris le métro avec cette tenue.
Vous aurez confondu.
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 09H26 | 20/07/2009 |
http://blogue.branchez-vous.com/archives/upload/2007/02/burka_2.jpg
pour comprendre ce qui se cache sous la burka
toujours de plus en plus fort…
et pour être tranquilles,,, certains barbus utilisent des poupées gonflables…
et enfin la burka pour homme
ouf
… egalité des sexes enfin presque
…
De Yago
09H29 | 20/07/2009 |
Lorsque vous croisez une femme en voile intégral dans la rue, sifflez ou matez de manière ostentatoire en prenant soin de bien sourire comme vous le feriez de manière naturelle et spontané lorsque vous croisez une femme séduisante. Une manière de dire j'aime le niqab, c'est super excitant. Si la femme est accompagnée de son mari, allez discuter poliment avec ce dernier pour le féliciter en expliquant que le voile c'est un puit de mystère et de sensualité pour l'homme, voire même d'érotisme si la conversation le permet. Sans perdre l'enthousiasme, n'hésitez pas à demander une photo de l'époux avec sa femme, bref montrez avec zèle que vous êtes complètement à l'aise avec le voile, jouez au yes man.
Résultat non garantis mais c'est bien là la meilleure arme contre cette provocation. Rester cool et rester nous même, là où une loi peut amener la discorde à juste titre.
Je ne comprends comment on peut rentrer dans une expo ou un musé voilée. C'est à ce niveau qu'il faut rejeter le voile, dans la pratique du quotidien. Quand madame fantôme veut acheter ses oignons de manière anonyme le commerçant doit lui refuser l'accès. Mais en aucun cas il ne faut légiférer ou statuer sur l'oppression de la femme, sa décence ou notre préférence. Il s'agit avant tout d'une question de logique : comment je peux savoir que c'est toi si ton visage est masqué ?
De lb410
technicien | 09H54 | 20/07/2009 |
est-ce que la réaction face au voile, au hidjab et autres n'est pas avant tout de l'intolérance face à tous ceux qui ne veulent pas, ne tiennent pas forcément à « s'intégrer » coûte que coûte au prix de leur propre identité ?
N'est-ce pas la même chose lorsque quelqu'un (non-étranger) :
- vient s'installer dans un village et ne prend pas systématiquement et immédiatement les us et coutumes, ne participe pas forcément à toutes les fêtes et manifestations ?
- déménage et s'installe dans un immeuble ou un quartier par exemple bruyant et qu'il aimerait simplement vivre sans bruit permanent ?
- ets invité à une réception et y participe mais sans boire (parce qu'il ne supporte pas l'alcool ou ne tient simplement pas à boire ce soir là ?
A chaque fois, et ce ne sont pas les seuls cas - il y a en a des dizaines d'autres, ce quelqu'un est jugé, critiqué, voire mis à part pour la seule raison qu'il veut bien s'intégrer mais sans renier ses propres valeurs…
Ne dit-on pas « vivre et laisser vivre » ? N'est-ce pas plutôt « vivre et ne pas laisser vivre » ?
De mechante langue
09H54 | 20/07/2009 |
Le port du voile , du niqab ou de la burqa et TOUJOURS lié a l'adhésion a la charia .
A tous les défenseurs humanistes qui au nom de la tolérance montre une sidérante indulgence envers le voile et la burqa , il montre en fait leur indulgence envers la charia .
Les mêmes qui seraient prêt a manifester contre le FN perde soudainement toute lucidité envers ce qui est une forme massive d'oppression . Pire ils montrent une grande complaisance qui frise la complicité
PS : j'ai demandé a une riveraine si le port du simple voile etait lié chez elle a l'adhésion a la charia …j'attends toujours sa réponse et je risque de l'attendre longtemps !
à mechante langue
De sel
commerçant | 11H21 | 20/07/2009 |
Savez vous ce qu'est la charia ? Savez vous que c'est une sorte de code civil, un principe juridique évolutif, différent d'un pays à l'autre ?
à sel
De mechante langue
11H26 | 20/07/2009 |
« Savez vous ce qu'est la charia ? »
Oui . et voulez vous qu'on en discute
» Savez vous que c'est une sorte de code civil, un principe juridique évolutif, différent d'un pays à l'autre ? «
Le principe meme de la charia est choquant , et dans toute les versions elle est profondement inégalitaire sexiste intolérante violente etc…
à mechante langue
De sel
commerçant | 12H56 | 20/07/2009 |
il faut bien un corpus législatif pour gérer une société. C'est nécessaire, nous aussi nous avons un arsenal juridique.
à sel
De mechante langue
13H26 | 20/07/2009 |
« il faut bien un corpus législatif pour gérer une société. »
Et dans la charia elle est de nature divine : les lois humaines doivent se soumettre aux lois divines . . Permettez moi de considerer que non cela n'est pas démocratique , que c'est rétrograde d'autant plus que la chria justifie l'inégalité , l'intolérence , le sexisme etc …
» C'est nécessaire, nous aussi nous avons un arsenal juridique. »
C'est qui ce « nous » . Vous parlez au nom de qui ?
Vous etes bien favorable a l application de la charia ?
à mechante langue
De Frère bien aimé
Enclumier | 13H50 | 20/07/2009 |
Pourquoi se fatiguer à discuter avec ces abrutis qui veulent défendre l'injustifiable et mettre les femmes plus bas que terre en disant que c'est pour leur bien , le plus bel ornement de la maison , qu'ils restent dans leur ignorance crasse en hurlant Allah Akbar si ça leur chante .
à Frère bien aimé
De P2P
15H02 | 20/07/2009 |
celui qui m'a agressé pour tenter de me violer était un blanbec bien de chez nous, rasé, cravate, et avec petits souliers à glands. J'ai terminé à l'hôpital. Au nom de père du fils et du St esprit.
à mechante langue
De sel
commerçant | 15H13 | 20/07/2009 |
je suis français, je suis favorable à l'application des lois françaises dans mon pays et à l'application des lois des autres pays quand je voyage.
à sel
De mechante langue
16H01 | 20/07/2009 |
Vous etes bien favorable a l'application de la charia en algérie ou en Arabie saoudite . Pour vous l'égalité juridque entre homme et femme n'est donc pas un principe universel ?
C'est bien cela ?
à mechante langue
De sel
commerçant | 16H46 | 20/07/2009 |
non…français de souche, républicain, démocrate je suis favorable aux droits de l'homme dans lesquels ils est inscrit que nul ne doit être inquiété pour sa culture, son origine, sa religion, etc.
à sel
De Clarence64
S. D. Financière. | 17H05 | 20/07/2009 |
remarque …
toutes les religions ne se valent pas ….
c'est ça le problème …
Fofana , ça vous dit quelque chose ? ? ? …
Il était de quelle religion ? ? ?
ma question suggère la réponse ….
héhéhé….
De Succédané
| 09H54 | 20/07/2009 |
J'ai entendu dire qu'en signe de révolte certaines femmes seraient nues sous ce voile intégral ? outre d'alimenter encore plus les fantasmes masculins, qu'en serait il pour la femme ? , Ophélie avez vous essayé cette pratique et qu'en auriez vous ressenti ?
à Succédané
De sel
commerçant | 11H22 | 20/07/2009 |
y'en a d'autres qui sortent nus dans leurs slips !
De nit
banquier | 10H21 | 20/07/2009 |
Qu'on se le dise : il vaut mieux innocenter 10 coupables que de condamner un seul innocent. Pourquoi je le dis ? parce qu'il faut absolument casser l'a priori totalement raciste, et j'insiste sur le mot, qui veut qu'une femme musulmane portant le voile, le hijab, ou le niqab, soit forcément obligée de le faire par un homme ou par sa famille. En posant ce postulat, en est-on sûr ? Qui s'est préoccupé d'aller interroger ces femmes, qui a étudié leurs motivations. Certaines personnes vont même plus loin : elles osent dire que s'il s'avère qu'une femme porte ces habits de manière volontaire, elle est soit inculte, soit intellectuellement asservie, en tout cas psychologiquement anormale. Comme si une femme, par nature, DEVAIT répondre à une norme universelle allant à l'encontre du port de tels vetements. C'est exactement votre définition du racisme, béatrice1.
Enfin, certaines personnes disent que le visage, le regard aident à la communication et sont nécessaires aux contacts entre les hommes ! ! ! Soyons honnetes et observons un instant ce qui se passe dans les transports en commun en région parisienne : qui regarde qui ? Qui veut entrer en contact avec qui ? les gens se réfugient derriere leurs baladeurs et leurs bouquins pour surtout ne pas entrer en contact avec d'autres personnes. Vous avez constatez combien il est désormais difficile de demander sa route ou un autre renseingnement à quelqu'un, soit parce qu'il a des écouteurs, soit parce qu'il vous montre bien qu'il ne veut pas etre emmerdé ? Pour le coup, interdisons le niqab, mais interdisons également les baladeurs, les bouquins et tout ce qui peut altérer les contacts humains dans la sphère publique.
Je crois que ce débat cache plutot des relents d'exclusion et de racisme sous jacents et inavoués. Au fait, les longues barbes me font peur, peut-on les interdire ?
à nit
De mechante langue
11H29 | 20/07/2009 |
« Enfin, certaines personnes disent que le visage, le regard aident à la communication et sont nécessaires aux contacts entre les hommes ! ! ! Soyons honnetes … »
Soyons honnetes alors ! La communication passe d'abord par le langage non verbal
« Je crois que ce débat cache plutot des relents d'exclusion et de racisme sous jacents et inavoués »
Et le port du voile il cache quoi ?
Il est lié a la charia , code plein d'exclusion !
à mechante langue
De nit
banquier | 11H40 | 20/07/2009 |
Et donc, quand, de plus en plus il y a refus de langage non verbal, avec ou sans niqab, qu'est ce qu'on fait ?
à nit
De mechante langue
13H28 | 20/07/2009 |
« Et donc, quand, de plus en plus il y a refus de langage non verbal, avec ou sans niqab, qu'est ce qu'on fait ? “
Vous faites ce que vous pouvez . Mais vous devez admettre que le port du niqab est une aliénation puisqu'elle prive une personne d'un moyen de communiquer avec les autres .
à mechante langue
De nit
banquier | 11H46 | 20/07/2009 |
Moi, j'ai l'humilité de dire que je connais pas la charia et je ne connais pas la réligion musulmane, donc j'évite d'en parler comme j'évite de parler et de juger ce que je ne connais pas. Par contre, je suis démocrate et je sais que la majorité des pays musulmans choisiraient l'instauration de la charia si la démocratie s'y pratiquait à fond. Alors, c'est qu'ils doivent y trouver du bon et je n'ai pas la faiblesse occidentale de penser qu'il existe une seule échelle de valeurs. Le monde est multiple, n'en déplaise à certains qui veulent rester dans leurs bulles.