Objectif de l'expérience : comprendre les réactions que suscite une femme dont même les yeux sont invisibles.
Précision liminaire à l'égard des puristes, plus que d'une « burqa », le vêtement que j'ai choisi de porter est un « niqab » avec un voile intégral par-dessus. Voici, heure par heure, comment s'est déroulée ma journée, des Champs-Elysées à Beaubourg en passant par Abesses. Le but : filmée discrètement par un ami, je voulais comprendre quelles réactions suscite le passage d'une femme entièrement voilée. Sentir aussi l'atmosphère qui se noue autour de vous lorsque vous dissimulez votre visage.
10h30 : je me prépare pour sortir. Je tire de la penderie la belle tenue saoudienne qu'utilise une amie pour se fondre dans la population locale lors de reportages à l'étranger. J'ai tout prévu : les chaussettes dans les sandales, le pantalon long, les gants.
J'enfile le « jilbab », la longue robe noire qui se fixe à bandes velcro. Puis j'attaque le voile, ou plutôt les voiles puisqu'il y en a trois cousus ensemble. Le nouer d'abord derrière la tête, rabattre le tout. Puis attacher le « niqab » à l'aide d'un bouton pression derrière l'oreille. Je n'y parviens pas, j'enlève les gants, je réessaye plusieurs fois. Enfin, je bascule la fine mousseline, noire comme le reste, sur le visage.
« Vous avez chaud ? »
11 heures : A l'arrêt de bus, une femme s'approche de moi. Elle me demande simplement :
« Excusez-moi, madame. Vous avez chaud ? »
Il fait 27 degrés à Paris. En effet, je suffoque et transpire déjà. Je hoche la tête, elle répète « vous avez chaud. » Et s'éloigne, ne sachant qu'ajouter. Plusieurs personnes nous observent à la dérobée. Sitôt dans le bus, une conversation s'engage dans mon dos à quelques sièges de là. (Voir la vidéo)
Midi : Les Champs-Elysées. On m'observe à la dérobée. Certains regards sont juste curieux, d'autres amusés, la plupart peu amènes. Les femmes surtout. Je me sens observée, pas à l'aise dans ces habits, cette silhouette que je ne reconnais pas. Je m'arrête devant une joaillerie mais je ne distingue pas les prix des bijoux à travers la mousseline. Personne ne m'aborde.
14 heures : Le XVe arrondissement, près de la rue du Commerce. On me dévisage toujours. Une femme arrivée à ma hauteur lève les bras au ciel dans un signe d'exaspération ostentatoire. Trente minutes plus tard, une autre s'exclamera à mon passage, sur un ton faussement joyeux, « Vous êtes ridicule, madame ! » Le temps que je réagisse, elles sont déjà loin.
16 heures : Je suis assise à la terrasse d'un café rue des Abbesses, dans le XVIIIe arrondissement. J'essaie de boire un thé mais je m'emmêle les pinceaux, mon voile fait la trempette. On me regarde toujours, discrètement, avec gêne et fascination. A la différence du bus du matin, personne n'exprime son opinion sur la burqa.
« Il ne lui manque plus que les plumes ! »
18 heures : Au Centre Pompidou se tient l'expo « elles@centrepompidou », sur des artistes femmes. L'occasion rêvée. Si les hommes de la sécurité à l'entrée sont accueillants, la femme qui contrôle les tickets lance :
« Elle me fait peur, celle-là. Allez, passez ! »
Quelques étages plus haut, alors que je montre à nouveau mon ticket, une hôtesse glisse à son collègue :
« Il ne lui manque plus que les plumes ! C'est de la provocation. »
Au cours de ma visite qui durera plus de deux heures, je n'entendrai qu'une seule remarque d'un homme, murmurée :
« Elles nous font chier avec leur burqa. »
Evidemment, toutes ces sympathiques phrases sont trop discrètes pour que le micro de la caméra ne les capte.
20 heures : Je n'y tiens plus. Je veux retirer ce voile sans attendre d'être rentrée chez moi. Je fourre le tout dans un sac. Je me sens soulagée. J'ai retrouvée mon identité et paradoxalement, je suis redevenue anonyme parmi les passants. Je pense surtout que j'ai moins chaud.
Quelle frustration en visionnant les images tournées au cours de la journée ! Tous ces regards qui ont pesé sur moi sont si furtifs qu'à l'écran on les remarque à peine. Les visages ont perdu leur agressivité. Décidément, l'œil de la caméra ne voit pas comme les miens !
Au fait, pour ceux qui ont regardé la vidéo jusqu'au bout, combien parmi vous ont remarqué que la personne sous le voile, à la fin de la déambulation, était un homme ? Eh oui, à la fin de la journée, un peu lassée par l'exercice, j'avais échangé ma tenue contre la caméra avec mon ami.




















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à kk
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 11H41 | 20/07/2009 |
Oh, après tout ça n'a duré qu'une paire de petites heures ; juste une reprise de contact avec mes vieux zamis quicouinistes.
Mais quand vous dites ça, Homère et KK, n'oubliez pas que vous n'arrêtez pas de vous crêper le chignon avec jexiste et pipirella non plus, hein. Et que là, je n'y suis pas. Ou si peu.
Alors que ça vous énerve, je veux bien, mais voyez ce que vous faites, vous-mêmes.
Et mes amitiés !
Et maintenant, on passe à autre chose.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De hershellgordon
11H59 | 20/07/2009 |
ouais….une petite baston de temps en temps…c'est pas bien grave…
à hershellgordon
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 12H39 | 20/07/2009 |
Ça tonifie la pulpe du bout des doigts. Très important : si on ne le fait pas, on n'a plus que la peau sur les os des phalangettes, et là c'est moche comme tout.
C'est d'autant moins grave que nous nous sommes dit des choses sans nous étriper, hier soir.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De kk
star malgré elle | 12H14 | 20/07/2009 |
Puisqu'il faut s'expliquer, se justifier, allons-y.
Cyp, il ne me semble pas avoir parlé de toi à aucun moment. Nous avons même plutôt suivi ici des chemins assez parallèles, va savoir pourquoi ; il est des rencontres qui se font ou pas, sans qu'on puisse en tirer la moindre conclusion.
Tu m'énerves ?
Parfois, comme d'autres, là n'est pas mon propos
Ce qui me gave, c'est effectivement cette histoire entre les un(e)s et les autres, mais, autant, également, les embrouilles avec jexiste et/ou la multicompte.
Ne pas pouvoir pointer le bout du nez ici sans me faire tomber sur le poil de manière plus ou moins transparente, ça ne m'intéresse pas ; on peut vraiment résumer ça comme ça : « ça ne m'intéresse pas », c'est tout.
Et ce qui me gave le plus, c'est que pendant ce temps là, les coms les plus puants fleurissent partout sur ce site.
C'est fini la chasse aux trolls de droite extrême ? Et aucune allusion à Hulk, là !
Les appels à la peine de mort, au crime d'honneur, le racisme le plus dégueulasse …c'est là, ça dégouline de partout, on n'a pas colmaté les brêches.
Voilà …
Amitié et respect Cyp (même si amitié est un peu fort, mais pas d'autre mot à disposition )
à kk
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 12H56 | 20/07/2009 |
On ne peut pas chasser les trolls d'extrême-droite, KK : nous autres simples bogueurs n'avons pas ce pouvoir ; il appartient à la rédaction. Nous ne sommes rien, autant le savoir.
Comme la politique de la boutique est de laisser s'exprimer toutes les opinions, même les plus extrêmes (je cite de mémoire), il est tout à fait normal qu'un Chris du Fier puisse étaler ses idées carrément meurtrières, par exemple.
Sachant ça, à quoi bon ferrailler avec ces affreux, puisque ça ne sert strictement à rien ? Pourtant nous le faisons, même si c'est particulièrement décourageant, parfois. D'autant que si la rédaction est prompte à sauter sur le râble du commentateur lambda quand elle se fait critiquer sur le contenu d'un article – normal –, elle est parfaitement muette quand un authentique facho écrit des posts franchement limites.
Ceci dit, ce ne sont pas nos petites querelles internes – inévitables ; ça arrive dans toutes les micro-sociétés humaines – qui nous empêchent de causer de plein de trucs palpitants.
C'est pour ça aussi que je blogue par périodes.
à Un compte supprime
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H11 | 20/07/2009 |
Ouais moi aussi . Raccord avec Banana, hershell et Homere. Ras- le -bolissimus et gonflage de couille à la limite de l'explosion ! Ça me donne envie d'en prendre un pour taper sur l'autre . Je me mêle plus de ça . Vous nous faites tous chier ! y a mieux a faire . Vous faites la paix ou pratiquez le mépris silencieux de status quo, ou la haine rentrée faiseuse d'ulcères, mais on ne veut plus vous entendre sur ce sujet . Tous . Par pitié.
Gros Bison a parlé .
à Numerosix
De Galla
retraité | 10H38 | 20/07/2009 |
Toi t'es gonflé quand même.
Après toutes les propos venus de ta part.
« Ça me donne envie d'en prendre un pour taper sur l'autre . Je me mêle plus de ça “…
Hi hi hi, gonfle ton scooter pour prendre la fuite, ça risque de te faire tout drôle.
à Numerosix
De hershellgordon
11H30 | 20/07/2009 |
c'est la guerre number ! tu oses écouter ce groupe ! ! ! ! !
- : )
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 15H54 | 20/07/2009 |
Une remarque N°6.
Tous les jours sur cette rue, c'est crêpage de chignons sur au moins deux fronts : le front jexiste pipirella, et le front tagada oukon et assimilés.
Ca ne gêne personne visiblement, je n'ai que très rarement lu d'appels au calme, au mépris, etc…
En revanche, quand c'est Nivaquine et sa bande, tout de suite les uns et les autres appellent au calme, fin de la guerre, marre et tout ça.
Deux poids deux mesures ?
C'est clair. Pourquoi ?
Parce que contrairement à jexiste, pipirella, tagada, oukon et autres, les Quicouine et consorts pas mal d'entre vous les connaissez, et ça vous emmerde. Ce que je comprends très bien.
Maintenant, dites-vous bien que moi je ne les connais pas, ou disons que je n'en connais que ce que j'en ai lu ici. Ce qui fait que pour moi, ce sont juste de sinistres abrutis que je range au même rang que tagada, oukon, jexiste etc…
Donc si j'ai envie de leur rentrer dedans quand je lis leurs seaux de vomi, je leur rentre dedans. Si j'ai envie de mépriser, je méprise. Ca dépend des phases de la lune.
Si ça en gêne certains pour les raisons évoquées plus haut, j'en suis bien désolé, mais ce n'est franchement pas vraiment mon problème.
PS : et pour être tout à fait clair, une fois nettoyée des scories fielleuses, sur le fond la prose de Quicouine, Hestia, Mamacaca et autres est pour moi du même niveau que celle de tagada, de Pierrrre, oukon et autres dans le camp d'en face. C'est nul, c'est détestable, et ça doit être combattu absolument. Et encore, il y a assez souvent des parties de la prose de Pierrrre qui sont récupérables. Je n'ai rien lu de tel sous la plume virtuelle de la bande de nazes.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H13 | 20/07/2009 |
Prout !
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 16H21 | 20/07/2009 |
Bonne réponse !
Qui en plus m'a empêché d'éditer mon message pour y ajouter la conclusion que je revendique mon droit de l'homme que j'ai de bouter qui je veux, quand je veux, et où je veux !
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 17H11 | 20/07/2009 |
Bonjour monsieur Hulk,
je constate encore une fois que vous les droitistes êtes classables en diverses catégories, la tagadesque y compris ; nous autres racailles gauchistes sommes … exactement pareils : -)))
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De félicité-mafoi
16H20 | 20/07/2009 |
Lu et approuvé
à félicité-mafoi
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 16H38 | 20/07/2009 |
Idem : Hulk a tout juste.
Il n'existe en effet aucune différence entre les monomanies des trolls fachos de service et celles des autres, précédemment cités par Hulk.
Moi non plus je ne les connais pas, et je ne vois d'eux que les immondices qu'ils m'ont balancé à la gueule, gratuitement et sans que je les aie jamais agressé auparavant.
Quinine et son petit gang merdeux ne vaut pas mieux que Chris du Fier.
Et qu'on ne me fasse plus chier avec ça, et qu'on ne me fasse plus la morale : ça fait plus d'un an qu'une foule de commentateurs se foutent sur la poire avec jexiste, pipirella sans que nul ne fasse jamais la moindre remarque aux « belligérants ».
Il ne faudrait tout de même pas oublier que c'est par pipirella (kamikanaze, à l'époque) que tout avait commencé, au point d'avoir écrit non moins de 3700 posts sous un seul fil, chez Charles Mouloud.
Si des cinglés peuvent bloguer librement, alors moi aussi, et tous les autres sains d'esprit. Et foin de bonnes manières : je ne cohabite pas avec des salopards : je les combats ; et je les combattrais autant qu'il me plaira.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 16H42 | 20/07/2009 |
Tiens, du coup, je me permets un plagiat :
Et Banzaï !
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 16H51 | 20/07/2009 |
Yep : Banzaï !
Banzaï parce que je n'en ai effectivement rien à foutre de me faire virer de la Rue. Franchement, leur gestion des commentaires commence à me sortir par les trous de nez.
Sans parler du manque de clairvoyance et/ou de courage d'un sacré paquet de blogueurs, devant ce qui m'est arrivé après la lettre ouverte de Quinine.
J'aurais été attaqué de la même façon par des fachos, ç'aurait été une levée de boucliers. Mais là non. Parce que Quinine et ses zamis sont des gens de gauche.
Deux poids et deux mesures, ah que tu as raison !
Je vais te dire : cette gauche-là, je la déteste encore plus que les gros fachos. C'est des imposteurs, des usurpateurs. Des fachos tout court qui avancent déguisés. Rien d'autre.
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 17H08 | 20/07/2009 |
Hé bé, mais vous avez tous dit des choses très justes !
Mon post répondait à celui d'eelisa qui a été effacé.
je relevais le mépris dans lequel les nazeurs fous quicouinant affirmaient tenir les blogueurs de cette rue… tout en y trainant tout autant, hé hé !
Sans compter les insultes renouvelées…
à Banana ex de juanitoto
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 17H13 | 20/07/2009 |
Salut Régime-à-toi-toute-seule !
Justement, hier c'était vraiment évident, avec Eelisa. Oui, Quinine est devenu fou. Idem Jissé, Brogilo et Mamacaca.
Dès qu'une personne émet un avis n'abondant pas dans leurs sens de manière absolue, ils l'agonisent d'insultes et les couvrent de mépris. C'est quoi, ça ?
Un comportement de secte ! Chez les scientologues, ils font exactement pareil. Ceux qui s'opposent à la sciento sont appelés des « suppressifs ». Et hier, ce fut le tour d'Eelisa d'être traitée ainsi.
Et il faudrait ne pas réagir ?
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 17H19 | 20/07/2009 |
Si ! Absolument !
Ce sont des injures perso. Avant le passage de la balayeuse, j'ai lu avec stupeur et écoeurement que ta maison était encore revenue sur le tapis… c'est d'un grotesque.
Et tu sais que je réagis, Cyp, quand je suis sur le site.
La bise et banzaï*
* piqué à hershell ou à toi, je ne sais pas vraiment ?
à Banana ex de juanitoto
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 17H28 | 20/07/2009 |
J'ai conservé une copie du fil avant saccage, bien entendu : j'ai bien l'intention de régurgiter la quintessence de cette riche expérience (depuis le tout début de la guerre des Andouilles) dans quelques mois, sur mon blog.
Un peu à la manière d'un entomologiste, tu sais : l'étude d'une termitière… Et pas dans le but de nuire à je ne sais pas qui, mais parce que c'est un sujet négligé, tout simplement. Personne ne se soucie des forums de discussion. Pas un seul scientifique pour étudier ça ; ni même un journaliste, ce qui est un comble. Après tout, ce n'est pas moins insignifiant que les chiens écrasés, non ?
Ou que de passer une journée en burqa.
PS : le banzaï et tout le reste est en copyleft. Et l'amitié aussi ; et idem pour le Roger Velu… et 36 autres expressions à la noix.
Bon, je retourne sur la Lune.
à Banana ex de juanitoto
De Mon-Al
roturière :-) | 17H46 | 20/07/2009 |
Bonsoir Banana et bonsoir Cyp
Je vois à mon retour qu'effectivement la balayeuse est passée … enfin presque ! !
Après ce sympathique WE, je me pose une question essentielle : pourquoi la Rue passe-t-elle systématiquement un sujet polémique ( islam, moyen-orient, israël) justement le WE ? On sait que le phénomène « burqa » est très limité aux salafistes, aux membres du Taglish -considérée comme secte …
► je crois que c'est la garantie d'une fréquentation assidue du site ==> visites = fric ! Tout bonnement.
Alors cela débouche sur une guerre de tranchées entre les différents clans, avec insultes, incursions dans la vie privée, remugles de querelles anciennes, bref saloperies diverses et variées n'ayant aucun rapport avec le sujet . Beaucoup de gens dans cette rue se connaissent ( ou pensent se connaitre), c'est une grande famille avec ses composants de rancoeur, de haine, d'association voire d'amitiés, alors ça éclate sporadiquement, mais ce sera sans fin …. car même en changeant de pseudo ( sport très pratiqué) on reconnait toujours l'individu : le fond revient toujours à la surface, les diatribes reviennent et c'est reparti pour un tour.
Et les nouveaux (oui, il y en a quelques uns ! ) se trouvent là comme des cheveux sur la soupe, s'ils sont venus commenter comme cela semble normal, leur coms sont perdus au milieu d'attaques persos ..
Alors la bise et banzaï pour la prochaine ! ! !
à Mon-Al
De Utilisateur désinscrit à sa demande
nc | 18H39 | 20/07/2009 |
Oh tu sais, la rue c'est comme dieu : faut pas se poser de questions, et encore moins lui en poser.
Un article sur la burqa de plus, ça fait ses six cent commentaires au moins et ça même en plein mois de juillet, et même après l'arrachage sélectif des mauvaises herbes (dieu sépare toujours le bon grain de l'ivraie, c'est connu).
Alors puisque je n'ai pas encore parlé de cet article, si ce n'est de manière indirecte en écorniflant Mamacaca qui le trouvait futile (je lui avait rétorqué l'avoir trouvé plutôt sympathique), je vais le faire présentement :
Quand Ophélie se revêt de cette tenue, elle éprouve un sentiment d'oppression et d'étouffement – partiellement dû à la chaleur –, et elle n'y voit goutte. Et les badauds la regardent d'un drôle d'œil et lui font des réflexions parfois désobligeantes. Bien sûr. On s'en serait douté.
C'est à peu près tout ce que j'ai à en dire.
Alors, plus de six cent commentaires pour une petite journée sous la burqa à Paris, OK… mais alors je demande le permis de délirer, dans la foulée. Parce que ça me sidère, qu'on puisse se passionner autant pour, comme tu le dis très justement, un phénomène de société extrêmement marginal.
J'en ai rien à cirer, des bonnes femmes en burqa.
Déconnologie Not Dead !
Et bon app !
à Utilisateur désinscrit à sa demande
De Mon-Al
roturière :-) | 18H45 | 20/07/2009 |
: -))
à sel
De Atacama
sur terre | 16H42 | 19/07/2009 |
en fait ce n'est pas des sujets sans importance
Je trouve aussi (même si je n'ai pas utilisé de point d'ironie en parlant de « sujet sans importance », le point d'ironie ne s'étant pas encore imposé dans l'usage), c'est bien pourquoi s'amuser de cette manière - je parle de celle dont ce micro-trottoir, certes original, a été monté et écrit - me semble assez contestable (je dis « assez » pour être polie).
De Demianz
RMI | 14H26 | 19/07/2009 |
Parfois, même en tant qu » homme je porterai bien le niqab, tellement les regards et les jugements des gens sont gênants et insistants en France.
Vivre et laissé vivre ! SVP
De solstice
pigiste | 14H34 | 19/07/2009 |
Bravo, fallait oser. J'ai fait le même test, en privé, chez des amis, une soirée d'été chaude mais pas torride, juste pour vivre la chose de l'intérieur : c'est affreux.
La chaleur, d'abord, une impression d'étouffement. Parler est vite très difficile car on respire ce que l'on a expiré, même sans aïoli, c'est pas génial…
L'exclusion : même chez des amis, c'est excluant. D'abord parce que c'est physiquement difficile de rester présent, voire plus haut, ensuite parce que vous êtes une statue sans expression. Après les 5 premières minutes de rigolade, vous vous éloignez des autres.
Je n'ose imaginer ce que cela donne, en plein Paris et au soleil, même si ce n'est qu'une expérience consentie… Alors, non consentie… Personne ne me fera croire que l'on « choisisse » ce genre de tenue, il y a une pression sociale, familiale, religieuse…
à solstice
De neopingouin
seul | 07H21 | 20/07/2009 |
Je vous rappelle que l'objet de l'enquête était : « Objectif de l'expérience : comprendre les réactions que suscite une femme dont même les yeux sont invisibles. ». Or, vous faites comme la journaliste qui loupe complètement son objectif, vous analysez votre ressenti en tant que personne voilée, vous notez les réactions de votre entourage sans les analyser, a fortiori, les comprendre.
Pression sociale, familiale, religieuse, dites vous ? Croyez vous donc que vous-même n'en subissez pas et que vous ne vous y conformez pas ? Votre habillement, votre langage, votre comportement sont autant de signes de votre soumission aux règles d'un groupe social avec sa culture, ses coutumes. Essayez donc d'aller bosser en costume de bretonne avec la coiffe bigoudine, je pense que votre internement en HP sera décidé vite fait bien fait saisi par un juge saisi par votre entourage ! Car c'est ça : ne pas se conformer à la culture de son groupe social, c'est risquer l'exclusion plus ou moins violente. A tout prendre, je préfère transpirer sous le voile l'été ; au moins, il me tient chaud l'hiver quand les femmes occidentales se pèlent dans le vent glacé !
à neopingouin
De solstice
pigiste | 08H36 | 21/07/2009 |
Je ne l'ai pas fait à d'autres fins que de comprendre ce qui se vit sous le voile… La coiffe bigoudine est une idée, aussi, mais je doute que cela passe pour autre chose qu'une blague de potache !
Transpirez sous un voile l'été, si ça vous dit, moi, femme occidentale, je reste couverte l'hiver car je suis frileuse…
Non, entre respecter certains codes sociaux (comme sortir assez couverte au Maroc) et être enfermée dans un voile où votre humanité est niée, ce n'est pas la même chose, pas du tout !
Vous pouvez vous « voiler la face », mais il y a exclusion et exclusion…
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 14H47 | 19/07/2009 |
Cette histoire de montée du voile intégral est l'hameçon des haines et des préjugés.
Face à la différence, comment réagissons-nous ? Fermeture et jugement, peur et agressivité.
Il nous faudrait tout au contraire nous réapprivoiser les uns les autres, faire preuve de tact pour deux, soulever la burqa mentale.
Je pense qu'une majorité de femmes voilées n'ont pas la liberté de le choisir.
Quelques unes oui, et leur capacité de choisir vaut assurément celle de l'électeur moyen.
Une liberté en vaut une autre.
Plutôt que de singer le port de la burqa, enlevons chacun la nôtre !
_______________
Pour prolonger cette mise en perspective :
Des effets de la burqa (برقع) mentale
(avec témoignages, liens et commentaires) : .
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/07/06/
à franc parleur
De solstice
pigiste | 08H41 | 21/07/2009 |
Je vous ai signalé car j'ai eu la curiosité d'aller voir votre blog qui fleure bon le sectarisme et un prosélytisme douteux… J'aimerais bien que la Rue vérifie le contenu de certains liens (systématiques) qui renvoient à ce genre de choses…