focus 17/07/2009 à 16h57

En Australie, un visa qui conjugue vacances et travail

Sarah Masson | Journaliste


Un biologiste fait la maintenance d’un aquarium à méduses à Melbourne (Mick Tsikas/Reuters).

N’avez-vous jamais rêvé de partir au bout du monde ? Chaque année, des jeunes français partent tenter leur chance en Australie, le pays du surf, des plages et des kangourous... S’ils veulent financer leur voyage par des petits boulots (ramassage de fruits, restauration, etc.), le visa vacances-travail (« working holiday visa ») leur permet de travailler tout en visitant le pays pendant un an, s’ils ont entre 18 à 30 ans.

Travailler oui, mais surtout prendre du bon temps. L’Australie est la destination la plus prisée au monde avec le Canada. La communauté française sur place est composée d’environ 75 000 personnes : leur nombre a presque doublé en quelques années. 6000 jeunes bénéficient du programme vacances-travail (chiffres de la maison des Français à l’étranger, rattachée au Quai d’Orsay).

Sur le site internet Australia-Australie, consacré aux expatriés français en « Oz », les témoignages sont unanimes : c’est un pays où l’on s’amuse. Les Australiens sont « relax », « décontractés » et là-bas, « la vie est cool » (voir la vidéo sur le site australia-australie.com). D’ailleurs, on y va surtout pour faire la fête, profiter de la plage et du beau temps.

Pour Laurène, qui vient de finir ses études de communication, c’était un « vieux rêve ». Le pays l’a toujours intriguée par son aspect lointain et mystérieux. Lorsqu’elle a appris l’existence de ce visa, elle est partie « sur un coup de tête » et n’a pas été déçue :

« Là-bas, il y a une philosophie de vie, on ne vit pas dans le stress comme ici. »

« L’intérêt, c’est de pouvoir s’autofinancer »

En onze mois, elle a parcouru presque tout le pays (Cairns, Sydney, Melbourne, Perth...) avec une escale en Nouvelle-Zélande. Un rythme d’enfer : deux mois dans la restauration et trois semaines à bourlinguer. « L’intérêt, c’est de pouvoir s’autofinancer. » Souvent, les étudiants profitent de cette opportunité pour faire une pause dans leur cursus ou partent juste avant de se lancer dans la vie active.

Comme les Etats-Unis, le pays est connu pour son dynamisme et son cosmopolitisme. Colin, qui y a passé quatre ans, témoigne :

« La vie est plus simple, c’est très facile de trouver un job, tout va plus vite. Bien sûr, on n’y va pas pour un voyage culturel... »

« Les Australiens sont plus chaleureux, plus ouverts. Ils ont gardé l’esprit pionnier : il y a la chaleur, les difficultés du terrain, alors les gens s’entraident », confirme Armelle partie en février 2007 pendant un an.

Pour le gouvernement australien, l’objectif est de permettre aux étrangers de découvrir le pays sans coûter un centime à l’Etat. L’Australie reste un pays sous-peuplé qui a besoin de main-d’œuvre, notamment pour les petits boulots ou des postes que les autochtones rechignent parfois à occuper. Avec le programme vacances-travail, les jeunes dépensent leur argent sur place et participent donc au dynamisme économique du pays.

La France est également partenaire pour ce programme avec le Canada, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Pour pouvoir en bénéficier, il faut être ressortissant d’un pays partenaire (voir la liste de ces pays sur le site de l’ambassade), avoir moins de 31 ans et ne pas avoir d’enfant à charge. Certaines autres conditions s’appliquent en fonction des pays (quotas par exemple pour le Canada).

Photo : un biologiste fait la maintenance d’un aquarium à méduses à Melbourne (Mick Tsikas/Reuters).

  • 12084 visites
  • 27 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h06 le 17/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Ca permet surtout d’éviter de partir à l’autre bout du monde en n’ayant qu’un aller, de claquer le fric prévu pour le retour et de se retrouver obligé de bosser au black pour pouvoir rentrer : D

    Mais bon, l’Australie c’est nul, il fait cent fois trop chaud, y’a des insectes gros comme des chats et en plus la Foster c’est pas bon : D

    • Gargamel
      Gargamel répond à Keldan
      • Posté à 22h51 le 17/07/2009
      • Internaute 12822

      Je n’ai jamais vu, encore moins bu, de Foster en Australie. Si vous voulez de la bonne bière, achetez de la Cooper. La cascade est bien également. A Canberra, allez au Wig and Pen, vous m’en direz des nouvelles.

      J’avoue être surpris des commentaires pour cet article. Après trois ans en Aussie, j’ai vu un tas de Français passer et le nombre d’expériences négatives est quasi nul. Peut-être cela a-t-il changé depuis un an, peut-être les détenteurs de ce genre de visa sont les plus touchés par la crise, je ne saurais dire. Il est certain qu’il faut accepter de travailler vraiment beaucoup pour réussir à voyager en même temps, et c’est une expérience éprouvante. Mais je sais aussi que beaucoup de Français venus en Australie souhaitent y rester.

      • pushreset
        pushreset répond à Gargamel
        dev. web
        • Posté à 11h56 le 18/07/2009
        • Internaute 85607
          dev. web

        J’en reviens à peine et beaucoup de témoignages sont négatifs au sujet du travail. Pas au niveau des rencontres, des paysages et de l’expérience en général. Mais pour le travail tout à changé en un an. Déjà la crise maltraite sévèrement l’Australie, puis la main d’œuvre qui ne manque plus tellement que ca fait que certains patrons ne se gênent pas pour vous traiter comme du bétail. Combien de fois on a du batailler pour avoir notre paie ou pour qu’on nous paie ce que l’on nous avais promis.

        Vous voulez avoir une bonne expérience ? Économisez plus et ne comptez pas trop sur le travail sur place.

        Ah et ne vous étonnez pas une fois en Australie de voir une horde frenchies dans les rues. Certains auzzie parle « d’invasion »...

      • Keldan
        Keldan répond à Gargamel
        Now future & karpe diem
        • Posté à 16h43 le 20/07/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Désolé, je ne connaissais qu’une seule bière australienne : D
        Mais comme je suis un bon petit pochetron, je prends note...

  • pushreset
    pushreset
    dev. web
    • Posté à 17h29 le 17/07/2009
    • Internaute 85607
      dev. web

    Euh petit rectificatif, trouver un travail en Australie n’est pas si facile que ça. Si effectivement la vie y est belle et les paysages parfois extraordinaires, la concurrence est rude. A part les quelques heureux élus qui trouvent un poste bien payé et à temps plein beaucoup galèrent de ferme en ferme pour grappiller quelques dollars. Aujourd’hui beaucoup de chinois ou de coréen remplacent les jeunes européens, moins râleurs sur les paies et les conditions de travail. Petite anecdote : cet hiver, dans un grand verger où à midi la température était déjà de 50° nous avons demandé à s’arrêter. Le fermier n’a rien trouvé de mieux que de nous menacer de ne pas nous payer de toute la semaine et ensuite nous a remplacé par d’autres travailleurs qui eux n’ont pas le loisir de pouvoir refuser un travail. Pourtant on est loin d’être fainéant et on ne rechignait pas à la tâche, mais 50°...

    Nombreux sont ceux qui rentrent plus tôt que prévu faute de travail. Et ce n’est pas parce que vous êtes fluent en anglais que cela changera quelque chose.

    Méfiez vous aussi de Australia-Australie, qui est surtout une marque commerciale avant d’être un site communautaire.

    Amha et par expérience préférez le Canada ou le Japon (la Nouvelle Zélande il paraitrait que c’est pire).

    • Sarah Masson
      Sarah Masson répond à pushreset
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 18h15 le 17/07/2009
      • Journaliste 74328
        Journaliste

      Merci pour votre contribution pushreset, c’est intéressant aussi d’avoir un contre-témoignage.

      • Humain
        Humain répond à Sarah Masson
        • Posté à 20h25 le 17/07/2009
        • Internaute 21387

        Ce n’est pas un « contre témoignage » de la part de pushreset c’est un témoignage différent ! !

        Cela nous change, un peu des jugements de valeur !

    • spartacus25
      spartacus25 répond à pushreset
      • Posté à 13h45 le 18/07/2009
      • Internaute 28993

      Tout à fait d’accord avec pushreset concernant le site Australia-Australie.

      Notamment en ce qui concerne un « partenariat » pas très clair avec un certain Alain Ferrus, qui fait de l’achat/vente de van avec les backpackers.

      Ce dernier attendait le dernier moment (veille ou avant-veille de retour en France) pour racheter les vans une bouchée de pain et les revendre le double (sans les équipements de camping du précédent propriétaire...) quelques jours plus tard à d’autres backpackers français....
      Bref une arnaque de français par un français en Australie avec la bénédiction du site Australia-Australie qui présentait ce triste personnage comme une « chance » pour les backpackers français (ses annonces étaient toutes mises en premier dans le forum, devant celles des « vrais » backpackers.... pour un site communautaire on a vu mieux....)

      Heureusement le « partenariat » a été stoppé le 11 juin dernier (il était temps...) bien que de nombreux internautes, actuels ou anciens backpackers (dont je fais partie) aient signalé les agissements de cette personne au webmaster de ce site depuis longtemps.
      Pour ma part, j’avais signalé cette personne et ses activités dès aout 2007, sans réponse du webmaster...

      A noter que ce personnage continuerait de proposer ses « services » dans la rubrique petites annonces du site Australia-Australie sous différents pseudo (ce qu’il faisait déjà avant l’officialisation du « partenariat »....)

      Bref, avec Australia-Australie méfiance...

      G’day

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 18h02 le 17/07/2009
    • Internaute 21024
      moonchild

    et il faut un paquet de thunes aussi : tu dois présenter un extrait bancaire prouvant que tu as les moyens de vivre au japon pendant cette période si tu veux le working holiday visa...

    • Sarah Masson
      Sarah Masson répond à freakfeatherfall
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 18h16 le 17/07/2009
      • Journaliste 74328
        Journaliste

      Oui, il faut aussi pouvoir se payer le billet d’avion. Et effectivement, dans certains pays, on vérifie votre compte en banque pour savoir si vous avez assez d’argent à dépenser sur place...

      • freakfeatherfall
        freakfeatherfall répond à Sarah Masson
        moonchild
        • Posté à 19h30 le 17/07/2009
        • Internaute 21024
          moonchild

        pour le japon si je me souviens bien ils demandaient un minimum de 4000€ en banque

      • myshel
        myshel répond à Sarah Masson
        infographiste
        • Posté à 01h32 le 18/07/2009
        • Internaute 85637
          infographiste

        Je suis en PVT à Montréal.
        Le compte il le vérifie, euh c’est vrai, mais une fois que le pvt a été accepté, les 4000$ peuvent très bien être rendu a des gentils donateurs.

        Il y a des clauses particulières au pvt australien, pas le droit de bosser plus de 6 mois dans la même boîte, et il peut être prolonger d’un an si et seulement si on participe a ce programme de ramassage de fruit.

        Sinon quand on dit que c’est facile de trouver un boulot en Australie, au Canada c’est pareil, il faut entendre par là, que oui bosser à 2ndCup, Mc Do, Tim Hortons etc . Oui c’est facile, mais trouver un job dans sa branche est un peu plus compliqué. Par exemple ici au Québec(c’est le Québec avant d’être le Canada) il demande toujours une première expérience québecoise avant d’embaucher.

  • Bernard95
    Bernard95
    quelque part
    • Posté à 18h39 le 17/07/2009
    • Internaute 72598
      quelque part

    Je confirme ce qui a été dit par pushreset, je suis revenu en février de 12 mois complets en australie en WHV (scan de passeport à l’appui si besoin..) et c’était vraiment difficile, boulots au black sous-payés (jusqu’à 10$/h, ça fait 5 euros pour information, travail au rendement avec des taux ridicules, des gens gagnaient parfois 20$ par jour en ramassant des fraises ou des tomates-cerises, je ne parle pas des salaires non versés...), exploitation maximale du business des backpackers en WHV, sites qui promettent du travail moyennant abonnement alors qu’il n’y a rien derrière (voir Lien), annonces fallacieuses dans toutes les auberges de jeunesse etc...

    Pour info, le simple fait de prendre son visa coûte 180$, il y en a eu plus de 150.000 délivrés en 2008, faites le calcul...

    Chaque personne arrive sur place avec environ 2000-3000 euros (entre 4000 et 6000$), dépense tout sur place, travaille sur place (et fait accessoirement tous les boulots que les australiens ne veulent plus faire...), redépense tout sur place et rentre à poil en France, faites le calcul encore une fois...

    C’est tout bénef et pour l’état et pour l’économie australienne, sans aucun risque puisque si on est à sec, on rentre à la maison.

    L’Australie est un pays formidable et j’ai passé une année incroyable là bas, mais il y a vraiment trop de monde maintenant, trop peu de jobs avec la crise et beaucoup de gens s’y cassent les dents.

    Promouvoir ce visa qui permet beaucoup de choses, c’est bien, avertir les jeunes qui croient partir vers l’eldorado, c’est mieux.

    • Humain
      Humain répond à Bernard95
      • Posté à 20h31 le 17/07/2009
      • Internaute 21387

      Australie ou New Zealand c’est du pareil au même...

      Il vous faut savoir que les boulots (un peu) protégés c’est fini (sauf parfois, ici, en France) tout le monde veut du libéral... Et bien nous en avons du libéral...

      Le problème des travailleurs expatriés est de savoir qui peut avoir la parole : celui qui fait le boulot sous payé, ou celui qui le paye ?

  • tatazouzou
    tatazouzou
    voyageuse ?
    • Posté à 19h24 le 17/07/2009
    • Internaute 85616
      voyageuse ?

    Aujourd’hui je suis sur place, et si ce qui est décrit dans l’article a été vrai, il n’en est plus tout à fait de même aujourd’hui. Ce visa est en effet très simple et très rapide à obtenir mais n’espérez plus financer votre voyage sur place. Trouver un emploi ici aujourd’hui est particulièrement difficile. L’Australie est un pays magnifique, avec nombre de choses à voir, mais si vous voulez en profiter, soyez prévoyant et partez avec un compte en banque bien garni.
    D’ailleurs, des témoignages de personnes récemment revenues ou encore sur place dans cet article l’aurait probablement rendu plus en adéquation avec la réalité.

  • empecheur.de.gouverner.en.rond
    • Posté à 22h29 le 17/07/2009
    • Internaute 82946
      Pharaon

    Je suis d’accord avec les commentaires postés. Je suis revenu début février de 6 mois en Australie sous le working holiday visa et trouver du travail n’a pas été une mince affaire, surtout en saison estivale.

    J’étais en stage à Sydney, non rémunéré, et pour pouvoir profiter des merveilles du pays j’ai dû trouver un petit boulot en plus. J’ai d’abord trouvé en tant que serveur, mais à temps partiel, seulement quelques heures par semaine, ce qui était largement insuffisant. J’ai ensuite parcouru un site de petites annonces que l’on m’avait conseillé (gumtree) et là j’ai trouvé un travail tout ce qu’il y a d’illégal ... Ce « bon plan » a été testé par pas mal de français. Le travail consiste, selon l’annonce, à promouvoir l’art français dans les quartiers huppés australiens. Une formation commerciale et un niveau d’anglais correct est demandé, pas de CV, pas d’entretien, juste une journée d’essai.

    Jusque là tout paraît correct, mais j’ai découvert la vérité lors de mon premier jour d’essai. Le travail consiste en fait à vendre au porte à porte des tableaux divers (paysages de grèce, de paris, portraits, ...) fabriqués en Chine à la chaîne (une personne peint l’arbre, l’autre la porte, l’autre le soleil ..) et coutant environ 5$.

    Quel rapport avec l’art français me direz-vous ? Et bien on nous demandait de nous faire passer pour des étudiants des beaux-arts et de prétendre que nous avions peint ces tableaux que l’on vendait aux alentours de 200$. Et ... croyez le ou non, cela marchait très bien. J’ai exercé, non sans remords cette activité pendant 2 mois avant de décider d’arrêter. Peu après j’ai appris que la Police avait interpellé certains de mes anciens collègues. Ce business est très développé en Australie et dans d’autres pays, et les français n’ont pas l’apanage de cet escroquerie, israéliens et espagnols sont aussi de la partie !

    C’est aussi ça le working holiday visa, des personnes peu scrupuleuses qui recrutent des jeunes en réel besoin d’argent pour arnaquer des australiens avides d’art.

    En ce qui concerne le visa, il est possible de le renouveler une fois en faisant du fruit-picking (ramassage de fruit) pendant 3 mois car comme il l’a été dit, les fermiers manquent vraiment de main d’œuvre. Certains fermiers signent des contrats en prétendant que les personnes ont travaillé pour eux pendant 3 mois pour contre une bonne rémunération.

    Pour eclaircir ce noir tableau, l’Australie reste un pays magnifique avec des habitants ouverts, joviauxet faciles à approcher. Ces côtes sont splendides et on peut se payer des vacances formidables pour des prix dérisoires à condition de ne pas trop être regardant sur la qualité des dortoirs ou de la nourriture ! ! !

  • babakchit
    • Posté à 23h23 le 17/07/2009
    • Internaute 10646

    « L’Australie reste un pays sous-peuplé qui a besoin de main-d’œuvre, notamment pour les petits boulots ou des postes que les autochtones rechignent parfois à occuper. »

    Cette phrase résume bien à elle seule la pensée générale que les « blancs » ont envers les arabes, noirs et autres « Autochtones ». Pour vous, les sales boulots. Pas très reluisant tout ça.

    • kilimandja
      kilimandja répond à babakchit
      working girl
      • Posté à 12h46 le 18/07/2009
      • Internaute 48674
        working girl

      Le terme « autochtone » qualifie l’ensemble des habitants originaires d’une zone géographique. ici, il désigne évidemment l’ensemble des Australiens, et pas seulement les aborigènes. Ne voyez pas le mal partout, il est déjà bien assez répandu !

  • tiboat8h
    tiboat8h
    graphiste
    • Posté à 02h08 le 18/07/2009
    • Internaute 30414
      graphiste

    J’y vais le mois prochain. Tous ces commentaires font un peu flipper. J’avais eu de bien meilleurs échos par les collègues qui en reviennent. Enfin bon on verra !

    • empecheur.de.gouverner.en.rond
      • Posté à 15h30 le 18/07/2009
      • Internaute 82946
        Pharaon

      Pas d’inquiétudes Tiboat, tu arrives à la bonne période, on rentre dans l’hiver aux antipodes, donc moins de concurrents français et autres à la recherche de petits boulots.

      Cherche sur Lien pour trouver des petits boulots mais attention aux arnaques ! !
      Et sinon que te dire de plus à part : ENJOYYYYY, c’est une expérience inoubliable.

  • Mila Saint Anne
    Mila Saint Anne
    internaute
    • Posté à 10h09 le 18/07/2009
    • Internaute 14402
      internaute

    Moi ce qui me choque dans les témoignages c’est celui du dénommé Collin : « Bien sûr, on n’y va pas pour un voyage culturel… »
    C’est vraiment du mépris.
    Pas de culture en Australie ?
    Ah oui, j’oubliais.... l’Australie c’est les blancs.
    Les aborigènes n’ont pas de culture, c’est bien connu...
    Voir à ce sujet un intéressant extrait de manuel scolaire, apparemment toujours d’actualité dans la pensée occidentale :
    Lien

    • empecheur.de.gouverner.en.rond
      • Posté à 15h27 le 18/07/2009
      • Internaute 82946
        Pharaon

      Malheureusement mon cher la culture aborigène a été bien mise à mal depuis l’arrivée des premiers colons anglais amenés par James Cook.
      En effet, et ce surtout au cours du siècle précédent, nombre d’enfants aborigènes ont été arrachés à leur famille pour être insérés dans des écoles que je qualifierais de centres de formation à la culture occidentale. Une profonde perte de repères en a découlé. De nos jours les aborigènes occupent les postes les plus ingrats quand ils ont la chance d’avoir un travail et beaucoup d’entre eux vivent dans la rue ;

      En ce qui concerne la culture anglo-saxonne, elle est toujours présente, bien que peu à peu remplacée par l’American way iof life., la culture du corps, des grosses voitures et du costard à la mode, mais n’allez surtout pas dire au OZ qu’ils ressemblent aux américains, ils détestent ça ! ! ! !

  • berlinbythewall
    berlinbythewall
    scout littéraire
    • Posté à 12h57 le 18/07/2009
    • Internaute 81034
      scout littéraire

    Mon fils est actuellement en Australie et ne semble pas avoir trop de difficultés à trouver des petits boulots. Il a commencé par Darwin puis s’est dirigé vers Cairns ,Cape Tribulation, et va commencer doucement sa descente...Il est vrai qu’il vaut mieux miser sur des villes moins touristiques où il y a abondance de frenchies ! Il a travaillé une semaine dans une ville minière à récurer des maisons, dans une ferme de papillons, et maintenant il recherche du fruitpicking ; A suivre !

  • cheekfille
    cheekfille
    indépendant
    • Posté à 16h06 le 19/07/2009
    • Internaute 85711
      indépendant

    Voila 1an maintenant que je suis rentrée d’Australie.

    Mon opinion sur le pays ? il n’y pas qu’une seule Australie, on a chacun la notre car chacun notre vécu

    Mon bilan ? positif et pourtant pas une journée passée sans 1 « shit happens and you’ve got to get over » (les merdes ça arrive et tu dois dépasser ça)

    Le travail en Australie ? il y en a mais il y a de tout, du fruit picking bien souvent arnaque/esclavagisme incarné (travail au noir, travail dans des conditions degradantes, pas de salaire parfois, hébergement douteux, etc.) au travail qualifié en passant par le service. Pour ma part, j’ai passé 4 mois à chercher un travail de serveuse sans aucune expérience, ait travaillé un peu avant de finalement revenir à mon métier de France manque de paye suffisante. Bosser comme graphiste en Australie s’est avéré beaucoup plus intéressant qu’en France mais là encore il faut être prêt à montrer ce qu’on a, ce qu’on veut et ce qu’on vaut.
    J’ai été particulièrement touchée lors de mes derniers jours en tant que serveuse par les propos de mon manager. Me plaignant de ne pas avoir assez d’heures à mon planning (passée de 35h à 3h d’une semaine à l’autre ça fait mal) alors que mon manager rappelait mes collègues aussies en vacances pour qu’ils viennent bosser. Sa réponse : « S’il te plait, ne prends pas ça pour de la discrimination. C’est du nationalisme, proudly australian »
    Voila c’est là que le bas blesse : du travail il y en a mais dès que les temps deviennent durs ou qu’on attaque la basse saison alors la priorité va aux locaux. Mais qui pourrait se plaindre ? contrairement en France, là bas on laisse leur chance aux étrangers. De plus j’ai apprécié la franchise de mon manager à ce sujet, en France un manager aurait craint un procès.
    Le travail des WHV est un sujet très étudié par le gouvernement australien, le but est de placer du personnel là où les aussies ne veulent pas aller bosser (car bosser 6mois ok mais qui imaginerait sa vie à faire du fruit picking ?) Ces dernières années, le gouvernement australien est satisfait des effectifs en ferme mais tient désormais à améliorer la présence dans les mines, avis aux amateurs.

    La culture ? l’art aborigène est le fer de lance de l’Australie, à croire que les aborigènes n’existent plus dans le pays. on nous vend (oui vendre, les aussies ont le gout du business) du cliché à tour de bras. Mais derrière ces arts dits primitifs (on valide ou pas) il y a des gens que peu de jeunes passant par l’australie ont déjà rencontré et discuté avec.
    Du reste la culture proprement aussie est basée sur le sport (footy, criquet, etc.), la fête et la bière. Oui l’alcool c’est LA culture australienne et ça exclut directement tous les aborigènes du continent (l’alcool est aussi fortement imprégné dans la culture des entreprises, ceux qui ont déjà passé un vendredi au travail en Australie me comprendront) Pour ma part, je ne bois pas d’alcool mais j’ai quand même trouvé mon parti dans ce grand pays (quand je vous dis qu’il y a plusieurs australie)

    La mentalité ? La mentalité est bien sûr basée sur le liberalisme, si tu fais quelque chose c’est parce que tu l’as choisi. Quand tu fais un choix, tu l’assumes. Quelques soient tes choix, ils ne doivent faire de mal à personne. Arnaquer quelqu’un c’est pas gentil (bad karma) mais c’est du business. Voler quelqu’un c’est quelque chose d’impensable pour un aussie (mais carrément acceptable pour bon nombre d’européens). Les aussies sont très ingénus, ils se disent les choses sans arrière pensées et c’est parfois très surprenant. Bon bien sur tout n’est pas rose, il suffit d’etre noir en Australie pour savoir ce que je veux dire.

    La santé ? une bonne assurance santé avant de partir est indispensable, tout acte medical est couteux. Dans un pays où 30000 personnes disparaissent chaque année (ouioui « disparaissent », rassurez vous le gouvernement australien en parle peu) on imagine facilement combien sont blessés accidentellement (à cela ajoutez les métiers un peu durs et parfois blessants)

    L’argent ? la vie coûte moins cher qu’en France mais attention le budget alimentaire sera déterminant. En effet, les légumes sont une denrée couteuse, diablement couteuse si comme moi vous prenez soin de votre alimentation en toute circonstance et appréciez les aliments healthy (notamment le bio) votre budget peut rapidement être multiplié par 5. Une nuit en auberge varie entre 25 et 35$ généralement, on peut facilement faire le calcul d’un mois sur place.

    Le tourisme ? la manne financière du pays. très très bien huilée. dépaysement assuré mais il est bon de connaître des locaux pour connaître des spots éloignés des touristes et donc des pièges à argent. En effet, on se sent vite baladés dans ce bon pays mais c’est parfois un risque à prendre. (un truc important : lors des tours, les guides font toujours signer une décharge de responsabilité civile avant de partir -en même temps que la feuille de présence pour le repas bien souvent- attention si vous signez ça vous acceptez que votre corps reste sur place en cas d’accident mortel, ça chante la joie non ?)

    Les français en Australie ? personnellement je les ai fui (j’en ai quand même rencontrés quelques uns bien intégrés dans le pays) et c’est sans regret déjà parce que j’étais écoeurée de voir comment certains français se faisaient du blé sur le dos d’autres français (australie-australia.com est un bon repère pour pas mal de ptits arnaqueurs, c’est honteux mais je crois que le forum est dépassé par le succès de ce visa) et puis il y a ces français tellement français qui se plaignent que ça parle anglais partout (je te juuuuuure) et qui pleurent leurs fromages, bref des braillards qui auraient mieux fait de rester au pays plutot que de venir pleurnicher oversea.

    Bref je recommande toujours à ceux qui sont curieux d’y aller, car ce pays a des richesses et ce visa est pratique. Mais mieux vaut éviter de rêver d’un paradis doré, c’est comme partout y a des trucs géniaux, y a des trucs pourris, il faut faire ses choix et les assumer. Les aussies sont plus relax en apparence car ils vivent dans un pays sans pitié, la nature y a ses droits et on expérimente chaque jour le fait que la vie ne tient -comme partout ailleurs- qu’à un fil. Cette expérience m’a enrichit, m’a donné confiance en moi et m’a fait découvrir beaucoup plus qu’une barrière de corail et un gros monolythe.

  • idaho
    idaho
    salarié
    • Posté à 10h00 le 20/07/2009
    • Internaute 85740
      salarié

    J’aime bien la petite phrase de cheekfille :
    « il n’y pas qu’une seule Australie, on a chacun la notre car chacun notre vécu “. Je pense que c’est valable pour tous les pays.

    Cet été, j’ai lu le récit des expériences d’un Français en Australie (son Australie) que j’ai trouvé très rafraichissante :

    Lien
    Lien

    Ce bouquin est une vrai invitation au voyage...Je vous le conseille !