A débattre

Peut-on diffuser des documents volés ? Oui selon TechCrunch

Faut-il publier des documents volés ? La question est rituelle aux examens d'entrée dans les écoles de journalisme, afin de tester le degré d'éthique, mais aussi d'appétit journalistique des candidats. C'est aussi le débat qui fait rage aux Etats-Unis, depuis que le célèbre blog consacré à la technologie, TechCrunch, a reçu des documents subtilisés chez Twitter et a décidé d'en publier une partie.

Michael Arrington, fondateur de TechCrunch, a déclenché une tempête en annonçant qu'il allait publier ces documents, qui lui ont été transmis par un hacker anonyme (« Hacker Croll ») prétendant se les être procurés chez Twitter, la société qui édite le site de microblogging. Arrington a indiqué qu'il ne publierait pas les données qui affecteraient la sécurité de la société, comme des codes d'accès à certains comptes, mais toutes les autres informations, compte-rendus de réunions, projections financières ou simples notes de frais d'employés.

Lorsque Michael Arrington a fait une note sur son blog pour annoncer sa décision, il a eu 200 commentaires en moins d'une heure, en majorité pour lui demander d'y renoncer. En bon blogueur, Arrington en a profité pour lancer le débat avant de mettre en ligne les documents, dont TechCrunch dit par avance qu'il n'ont « rien d'explosif »… La blogosphère américaine est en ébullition et le débat déborde évidemment sur… Twitter. [et, de fait, TechCrunch s'est fait griller la politesse par le blog français Korben qui, le premier, a publié des extraits de ces documents].

Le fondateur de TechCrunch, l'un des gourous de la Silicon Valley, fait observer sur son blog qu'il diffuse tous les jours des secrets « volés » d'une manière ou d'une autre à des sociétés du secteur, et que le scoop est bien souvent basé sur des informations subtilisées à des gens qui ne voudraient pas qu'elles sortent, ou pas à ce moment-là. Un argument imparable, et à Rue89, nous en aurions sans doute fait autant…

Investigation vs déontologie ?

Tout journaliste s'est trouvé confronté un jour ou l'autre à cette situation. La question, posée aux aspirants, est généralement celle-ci : « vous vous trouvez dans le bureau d'un magistrat ou d'un ministre, qui vous laisse seul un moment. Vous découvrez un rapport sur son bureau, qui contient une information qui intéresse tout le monde. Le lisez/photographiez/photocopiez-vous ? » Dilemme : vous dites « non » par déontologie et vous semblerez un bien mièvre futur journaliste ; vous répondez « oui », et vous semblerez exempt de toute préoccupation déontologique…

Un cas d'école s'est présenté, il y a bien longtemps, à l'époque où Valéry Giscard d'Estaing était président. Un journaliste du Monde, Philippe Simonnot, avait justement eu accès à un rapport officiel sur la politique énergétique, en étant laissé seul quelques instants dans un bureau ministériel. Lorsque ses informations avaient fait la « Une » du Monde le lendemain, VGE avait menacé Jacques Fauvet, alors directeur du Monde, de procès pour vol si le journaliste en question n'était pas licencié. Ce qui fut fait. Et n'empêcha pas le journaliste en question de faire une grande carrière…

Autre époque, même problématique : Rue89 est accusé de vol par France3 pour avoir mis en ligne, l'an dernier, quelques minutes de Nicolas Sarkozy juste avant une intervention télévisée. Pour Rue89, il s'agit au contraire du droit du public à l'information concernant le président de la République dans l'exercice de ses fonctions.

Le journalisme a pourtant dans ses fondements le fait de « sortir » des informations que les pouvoirs ne veulent pas voir sortir, et donc de transgresser des règles. Les règles diffèrent d'un média à l'autre, presque d'un journaliste à l'autre, entre ceux qui ne sont pas prêts à violer la loi, et ceux qui estiment que tout est valable pour sortir une info. Dans les faits, pour savoir ce qu'il peut ou ne pas faire, le journaliste est souvent seul face à sa conscience.

De fait, il existe quelques règles simples qui peuvent servir de garde-fou : ne pas sortir d'infos qui peuvent mettre la vie d'un individu en jeu (par exemple, des informations militaires pendant une opération), ou qui mettent une source en danger, ou encore ne pas payer pour avoir une information (mais certains médias le font). Mais au-delà de ces précautions, bon nombre de journalistes seront d'avis, au nom du droit à l'information, que la fin justifie les moyens…

Le (petit) problème auquel est confronté Michael Arrington est que lorsqu'il a lui-même été confronté à des informations d'ordre industriel concernant TechCrunch, il a simplement demandé qu'elles soient retirées. C'est ce qui s'est produit avec l'entrepreneur français Loïc Le Meur qui avait prématurément donné des détails sur un écran destiné à surfer sur le web que TechCrunch s'apprête à lancer… Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais…

42 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de nico69

De nico69

vigneron | 19H22 | 15/07/2009 | Permalien

on s en fout

Portrait de Pot_de_chambre

à nico69 Portrait de nico69 De Pot_de_chambre

Touriste | 23H51 | 15/07/2009 | Permalien

Clair.
On n'est pas là pour réfléchir, encore moins débattre.
On veut juste ouvrir la bouche pour gober des infos.
Virez donc cet article avec tout-plein-de-mots-qui-sont-difficiles !
Et des images !

Portrait de Honorgate

De Honorgate

Service public - blogueur | 19H24 | 15/07/2009 | Permalien

Peut-on vendre un objet volé ?
La réponse est non, c'est du recel, et c'est un délit pénal.
Peut-on diffuser des informations volées ?
Si elles sont classifiées c'est qu'elles ne sont pas destinées à la publication. Dans ce cas c'est une violation de propriété privée, voire pire, une violation du secret. Je crois bien que c'est également une affaire pénale. Voire.

Maintenant tout dépend peut-être de l'impact que cela peut avoir. Si cela sert la cause du plus grand nombre, par exemple la publication déjoue des plans machiavéliques ou honteux, pourquoi pas …

Portrait de comptebloqué 27 juillet 2009

à Honorgate Portrait de Honorgate De comptebloqué 27 juillet 2009

. | 19H47 | 15/07/2009 | Permalien

Propriété privée ? ? ? Propriété intellectuelle dans certains cas, la violation de propriété privée est la violation de domicile…

Portrait de Al-Kanz

De Al-Kanz

régulière | 19H40 | 15/07/2009 | Permalien

TechCrunch a un temps de retard. Les infos ont été publiées par Korben : http://www.korben.info/hack-de-twitter-la-suite.html

Portrait de Mighty_BOFH

à Al-Kanz Portrait de Al-Kanz De Mighty_BOFH

BOFH | 23H57 | 15/07/2009 | Permalien

Et Korben a un temps de retard car les infos ont été publiées sur le forum de Zataz…

ce qui est amusant c'est que l'article fait écho a un autre sur les mots de passe :
http://eco.rue89.com/2009/07/14/123456-ou-bien-azerty-lenfer-des-mots-de…

Quelle parfaite illustration
La preuve qu'un mot de passe compliqué ça sert pas a grand chose.

Après bon c'est Twitter … encore un truc pour parler de Twitter quel tapage médiatique pour un rien !

Portrait de MOG

De MOG

écriveuse | 19H42 | 15/07/2009 | Permalien

Tout est dit dans l'article, cela dépend des circonstances

Portrait de letuyauteur

De letuyauteur

prorusse | 20H38 | 15/07/2009 | Permalien

techcrunch, twitter , michael arrington , microblogging,hacker kroll…
C'est quoi tout ca ? ? ? je suis largue….
Par contre , c'est bien , en lisant votre article on decouvre qu'il y'a encore des journalistes prets a sortir des documents voles , secrets , comme la video off de sarko sur fr3 ? et risquer 3 jours de prisons ? ben ca lors ! il y'a des heros de la democratie en France !

Portrait de vol19

De vol19

awash | 22H13 | 15/07/2009 | Permalien

Une question simple binaire bien/mal mais qui ne semble pas prendre en compte « ce qui est en jeu », le contexte, les valeurs, les rapports de forces.
Pour Eric Hobsbawn (l'âge des incertitudes), « les Etats n'agissent pas avec les normes des droits humains », peut-être que lorsque une affaire touche à des enjeux d'intérêts supérieurs droits humains ou populations lésées, l'usage du contre pouvoir médiatique à défaut d'être légal (dans le cas de vol de doc) peut être légitime… Toute la différence entre « légalité » et « légitimité » qui est elle liée au contexte, aux acteurs, aux rapports de forces, aux enjeux, à la coutûme (un ensemble de règles tacites, de régulations liées à ce qui s'est passé avant), bref qui renvoie au lien social, donc une décision qui se travaille, se pense, se pèse…
Pas simple non plus car internet est porteur d'une utopie en terme de lien social avec sa part d'illusion, démocratique, connexioniste, transparente, la réalité est plus complexe.
Le débat est intéressant malheureusement, on ne voit guère d'arguments dans les posts…

Portrait de Network 23

à vol19 Portrait de vol19 De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 13H48 | 16/07/2009 | Permalien

Salut Vol 19, pas très patient aujourd'hui ! Plus bas on distingue par exemple entre secret industriel & information publique, c'est-à-dire qui regarde tout le monde.

Puis peut-être que le légalisme n'étouffe pas la Rue, tant mieux ! Le problème ne serait pas tant de savoir si on peut publier des documents « volés » (on le peut, et c'est une prise de risque ; c'est plutôt courageux d'ailleurs, d'un point de vue éthique ! ), mais si on peut publier n'importe quoi.

Or, bien des documents inintéressants, people, etc., sont publiés, tandis que beaucoup de documents très intéressants, concernant tout le monde, ne le sont pas.

Enfin, la Rue murmure aussi plus bas qu'à défaut de les publier, on peut toujours s'en servir pour enquêtes ultérieures.

Conseil aux candidats aux écoles de journalisme : quand on pose une question faussement maligne de ce genre, posant une alternative entre « l'éthique » et la « carrière », montrer d'abord qu'il s'agit d'une pseudo-alternative, ensuite que l'éthique est peut-être de l'autre côté, et la carrière de l'autre, et enfin qu'éthique et carrière sont peut-être du même côté, mais qu'une question générale de principes jamais ne pourra résoudre un dilemme particulier.

Très bon exemple du journaliste qui s'est fait viré pour illustrer cela…

Oh fait, pour le pseudo- ticking time bomb report , on fait quoi ? On publie le fait que Bush s'apprête à envahir l'Irak, ou on reste légaliste et on accepte de s'endormir tous les soirs en se disant qu'on a permis une guerre de démarrer, avec ses milliers de morts, sans opposition aucune, parce qu'on a pas voulu risquer de publier un document volé ?

Et ne vaut-il pas mieux publier des documents « volés » que de ne se reposer exclusivement sur les fuites, donc attendre passivement qu'une personne bien placée décide qu'il est de son intérêt, voire de l'intérêt général, de faire fuiter une info, plutôt que de prendre cette décision soi-même ?

Un peu facile de laisser décider les autres…

L'info est libre, libérez l'info ! Secret d'Etat ou copyleft ?

Portrait de Fulmens

De Fulmens

Etudiant, diant, diant | 23H07 | 15/07/2009 | Permalien

Je trouve qu'il y a quand même une différence entre diffuser des informations relatives à quelque chose qui s'est déroulé dans un lieu où un enregistrement pouvais très bien avoir lieu (au hasard : la vidéo off de N. Sarkozy) et le fait de diffuser des informations auxquels on aurait pas du avoir accès (et si la négligence dont certains ont pu faire preuve n'est pas une raison)

Portrait de Liger

De Liger

liger.amsud.net | 23H13 | 15/07/2009 | Permalien

Je trouve que le débat est mal engagé dès lors que l'exemple de TechCrunch relève du secret industriel. Ce type de secret ne justifie ni le vol, ni le recel.
Là où les choses sont plus délicates, c'est précisément lorsque le secret protège autre chose que ce pourquoi il était nécessaire.
Et tout journaliste devrait se poser cette question :
Ce que j'ai découvert relève-t-il du domaine pour lequel le secret a été organisé :
- protection du pays, de la vie privée, d'une vie humaine, d'une invention…
ou s'agit-t-il d'une révélation qui sort du cadre du secret :
- preuve d'un délit, révélation montrant que celui qui est protégé par le secret n'a plus la légitimité d'être protégé par ce secret…
Dans ce dernier cas, on sort du cadre du secret, et le journaliste peut (doit) diffuser.

Portrait de bastadeboludos

De bastadeboludos

commentjecomprendspas | 23H52 | 15/07/2009 | Permalien

C'est du cas par cas.

De manière général, il ne faudrait publier des dossiers volés lorsque celles ci dévoile une affaire importante et illégale (illégalité contre illégalité)

Portrait de homerjay

De homerjay

citoyen du monde | 00H15 | 16/07/2009 | Permalien

Rappellez vous cet adage : Qui détient l'information détient le pouvoir.

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 00H58 | 16/07/2009 | Permalien

C'est un peu facile de cacher la simple course au scoop et à l'audience derrière ce fameux « droit à informer ».

Lequel « droit », en l'espèce, se préoccupe peu du respect de la liberté de ceux dont il viole la vie privée, le secret industriel, ou la confidentialité.

Le public n'a pas à savoir tout ce qu'il se passe. Nous ne sommes pas encore entrés dans le règne du nouveau totalitarisme de la transparence et du contrôle de tous par tous, même si on sent bien que les média aimeraient bien nous y mener…

Portrait de Numerosix

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 06H38 | 16/07/2009 | Permalien

Je tiens à disposition de Rue89 la feuille d'impôt 2008 de « Hulk gros con de droite » et une vidéo amusante concernant ses pratiques sexuelles tous les mercredi soirs entre 5 et 7 dans le quartier des Champs Elysées. Faire offre .

Portrait de Yvon le Zébulon

à Numerosix Portrait de Numerosix De Yvon le Zébulon

Retraité | 10H21 | 16/07/2009 | Permalien

Moi j'ai mieux !
Une photo de Gros Hulk en personne, l'ors d'un séjour en Ardèche…

¤ Il me semble, Numéro6, que vous campiez avec lui ce jour là !

Portrait de dodu

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De dodu

Ménagère surdiplomée | 11H56 | 16/07/2009 | Permalien

« Le public n'a pas à savoir tout ce qu'il se passe. “
il y aurait donc des sous-citoyens qui ne sont pas dignes d'être informés et ‘des élites’ qui prendraient toutes les décisions en étant ‘éclairées’ , drôle de conception de la démocratie .Quant aux problèmes de vie privée , à partir du moment ou les personnes elle-mêmes se sont servies de leur image , il est difficile de crier au scandale .

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à dodu Portrait de dodu De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 17H06 | 16/07/2009 | Permalien

Ce n'était pas ça le sujet, relisez l'article…

Le sujet c'était « peut-on publier des documents volés ? »

Et cette opposition que vous faites ici entre élites informées et citoyens qui ne le seraient pas n'a pas de sens ; c'est un refrain démagogique. Par exemple, quand le ministre de l'intérieur décide de monter d'un cran vigipirate, il est évident que le public n'a pas à connaître le détail des menaces qui ont amené à cette décision ; ce serait contre productif. C'est un cas extrême, mais la confidentialité de certaines informations est indispensable au gouvernement de quoi que ce soit.

Une question à la rédac : vous tombez sur la liste des agents secrets opérant pour le compte de la France en Iran. C'est un magnifique scoop. Vous la publiez ?

Autre question : vous tombez sur la liste des clients d'une agence de putes de luxe, qui contient des célébrités. Vous publiez la liste ?

Un quidam est accusé par une gamine de pédophilie. Vous publiez le nom de l'ignoble pédophile « présumé » immédiatement ? (Je ne sais pas pourquoi je demande pour celle-ci, vu que la réponse est oui à tous les coups…)

Un cadre de TF1 écrit une lettre à son député pour expliquer qu'Hadopi est une ânerie. Vous vous procurez ce mail, vous le publiez en indiquant sa source, avec comme titre « même chez tf1 on ne croit pas à hadopi » ?

Portrait de dodu

à Utilisateur désinscrit à sa demande 2 Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2 De dodu

Ménagère surdiplomée | 16H08 | 17/07/2009 | Permalien

« Par exemple, quand le ministre de l'intérieur décide de monter d'un cran vigipirate, il est évident que le public n'a pas à connaître le détail des menaces qui ont amené à cette décision ; ce serait contre productif. C'est un cas extrême, mais la confidentialité de certaines informations est indispensable au gouvernement de quoi que ce soit. »
Dormez braves gens le gouvernement veille sur vous.C'est exactement le type de raisonnement que l'on utilise pour nous faire le coup du « secret défense » pour camoufler toutes les saloperies des marchands d'arme .

Portrait de Utilisateur désinscrit à sa demande 2

à dodu Portrait de dodu De Utilisateur désinscrit à sa demande 2

nc | 20H59 | 17/07/2009 | Permalien

Mais oui, mais oui…

Portrait de Yvon le Zébulon

à dodu Portrait de dodu De Yvon le Zébulon

Retraité | 22H21 | 16/07/2009 | Permalien

« il y aurait donc des sous-citoyens qui ne sont pas dignes etc etc… »

- Si monsieur !
Il n'y a d'ailleurs que les sous-citoyens qui ne le savent pas !

Il y a des citoyens à qui les grands manitous estiment qu'il n'est pas nécessaire de dire grand chose car ils sont classés parmi les gens que l'on considère comme incapables de comprendre.

* Cela existe aussi au sein de l'entreprise.

Toutes les publicités, les propagandes, et dans certains cas les discours politiques, sont élaborés à partir de ce principe et passent les sondages sans soucis, car effectivement, travailler en utilisant les imbéciles est une garantie de succès médiatique.

- Sinon, comment expliquez vous que les émissions télé et les journaux les plus stériles aient tant de succès (audimat et ventes).

La première chose que l'on apprend dans les grandes écoles, c'est la « manipulation de la masse »…
- …et la masse, c'est effectivement la masse des sous-instruits !

C'est aussi pour cela qu'il est nécessaire de démanteler l'Education nationale afin ce cesser de générer des contestataires.

Portrait de dodu

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De dodu

Ménagère surdiplomée | 16H13 | 17/07/2009 | Permalien

Bonjour Monsieur Yvon
je partage tout à fait votre analyse et ne suis pas dupe du mépris dans lequel nous tiennent les ploutocrates soi-disants représentatifs de la population .

Portrait de Pablo C

De Pablo C

03H13 | 16/07/2009 | Permalien

Vous les français, vous exposez des choses volées au Louvre…je ne vous pas pour quoi vous devriez vous étonner…

Portrait de Yvon le Zébulon

à Pablo C Portrait de Pablo C De Yvon le Zébulon

Retraité | 10H35 | 16/07/2009 | Permalien

Ca c'est pas mal comme remarque… !

° Au louvre, mais aussi au Musée de l'homme.
(Cette fois, nous avons décidé de rendre quelques « têtes » momifiées au Maoris qui voudraient leur donner une sépulture)

¤ Les têtes des Indiens Jivaros…nous les gardons encore un peu !

Portrait de Network 23

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 13H55 | 16/07/2009 | Permalien

Tiens, merci Zébulon d'avoir attiré l'attention sur ce point, j'en étais encore à l'épisode précédent !

Les têtes Maoris sont à Rouen (où l'affaire a démarré), à La Rochelle et ailleurs, pas qu'au Musée de l'homme.

Et si on peut se féliciter de cette loi, on peut aussi comprendre les raisons qui empêchaient de rendre ces têtes sans passer par une loi : le principe d'inaliénabilité de l'art, qui permet d'essayer de passer à travers les modes et les goûts d'une époque. Attention cependant à l'art. 2, 3 et 4 de la loi, comme l'indique Le Monde  !

Voir

http://www.localtis.info/servlet/ContentServer ? c=artVeille&pagename=Loca…

pour l'explication de l'annulation de la décision du conseil municipal de Rouen par le tribunal administratif.

Et merci pour ça :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/07/01/une-proposition-de-loi-…

Portrait de Yvon le Zébulon

à Network 23 Portrait de Network 23 De Yvon le Zébulon

Retraité | 15H03 | 16/07/2009 | Permalien

Peendant le dernier conflit mondial, j'en connais qui ne se sont pas gênés pour mettre sous le coude le fameux principe d'inaliébilité de l'art.
- Beaucoup d'oeuvres sont aujourd'hui sans raison valable chez des collectionneurs privés qui ne les ont pas acquises dans les « rêgles de l'art »….si j'ose dire !

Portrait de Rensk

De Rensk

| 03H16 | 16/07/2009 | Permalien

Watergate aurai-t-il été publié sans aller chercher plus loin que les flyers ? Je ne pense pas… d'ailleurs vous n'avez pas encore remarqué que les journalistes ont perdu en crédibilité depuis 2001 ? ? ? Ont se demande pourquoi ? Et aujourd'hui seulement ? ? ?

Portrait de leo.artaud

De leo.artaud

06H31 | 16/07/2009 | Permalien

ben… il suffit que le sujet de l'article soit le vol des documents… et le tour est joué !

Portrait de LeLapin

De LeLapin

Infopigiste | 07H52 | 16/07/2009 | Permalien

Comme tous les journalistes, j'ai parfois eu à traiter des informations sous embargo. Je ne l'ai cramé qu'une fois : je travaillais pour un mensuel et un quotidien, l'info m'avait été donnée (à l'avance) pour le mensuel en fonction de sa date de parution, j'ai fait un papier « mon petit doigt m'a dit » sur le quotidien. On ne m'en a pas voulu.
Pour les documents tombés du camion, je n'en ai jamais publié in extenso, mais c'est souvent une excellente base pour une enquète parallèle qui arrive au même résultat sans avoir à citer sa source première. C'est aussi le cas pour les informateurs qui partagent des indiscrétions : utiliser l'info pour refaire l'enquête auprès d'autres sources.

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