A débattre 15/07/2009 à 19h47

Peut-on diffuser des documents volés ? Oui selon TechCrunch

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Faut-il publier des documents volés ? La question est rituelle aux examens d'entrée dans les écoles de journalisme, afin de tester le degré d'éthique, mais aussi d'appétit journalistique des candidats. C'est aussi le débat qui fait rage aux Etats-Unis, depuis que le célèbre blog consacré à la technologie, TechCrunch, a reçu des documents subtilisés chez Twitter et a décidé d'en publier une partie.

Michael Arrington, fondateur de TechCrunch, a déclenché une tempête en annonçant qu'il allait publier ces documents, qui lui ont été transmis par un hacker anonyme (« Hacker Croll ») prétendant se les être procurés chez Twitter, la société qui édite le site de microblogging. Arrington a indiqué qu'il ne publierait pas les données qui affecteraient la sécurité de la société, comme des codes d'accès à certains comptes, mais toutes les autres informations, compte-rendus de réunions, projections financières ou simples notes de frais d'employés.

Lorsque Michael Arrington a fait une note sur son blog pour annoncer sa décision, il a eu 200 commentaires en moins d'une heure, en majorité pour lui demander d'y renoncer. En bon blogueur, Arrington en a profité pour lancer le débat avant de mettre en ligne les documents, dont TechCrunch dit par avance qu'il n'ont « rien d'explosif »... La blogosphère américaine est en ébullition et le débat déborde évidemment sur... Twitter. [et, de fait, TechCrunch s'est fait griller la politesse par le blog français Korben qui, le premier, a publié des extraits de ces documents].

Le fondateur de TechCrunch, l'un des gourous de la Silicon Valley, fait observer sur son blog qu'il diffuse tous les jours des secrets « volés » d'une manière ou d'une autre à des sociétés du secteur, et que le scoop est bien souvent basé sur des informations subtilisées à des gens qui ne voudraient pas qu'elles sortent, ou pas à ce moment-là. Un argument imparable, et à Rue89, nous en aurions sans doute fait autant...

Investigation vs déontologie ?

Tout journaliste s'est trouvé confronté un jour ou l'autre à cette situation. La question, posée aux aspirants, est généralement celle-ci : « vous vous trouvez dans le bureau d'un magistrat ou d'un ministre, qui vous laisse seul un moment. Vous découvrez un rapport sur son bureau, qui contient une information qui intéresse tout le monde. Le lisez/photographiez/photocopiez-vous ? » Dilemme : vous dites « non » par déontologie et vous semblerez un bien mièvre futur journaliste ; vous répondez « oui », et vous semblerez exempt de toute préoccupation déontologique...

Un cas d'école s'est présenté, il y a bien longtemps, à l'époque où Valéry Giscard d'Estaing était président. Un journaliste du Monde, Philippe Simonnot, avait justement eu accès à un rapport officiel sur la politique énergétique, en étant laissé seul quelques instants dans un bureau ministériel. Lorsque ses informations avaient fait la « Une » du Monde le lendemain, VGE avait menacé Jacques Fauvet, alors directeur du Monde, de procès pour vol si le journaliste en question n'était pas licencié. Ce qui fut fait. Et n'empêcha pas le journaliste en question de faire une grande carrière...

Autre époque, même problématique : Rue89 est accusé de vol par France3 pour avoir mis en ligne, l'an dernier, quelques minutes de Nicolas Sarkozy juste avant une intervention télévisée. Pour Rue89, il s'agit au contraire du droit du public à l'information concernant le président de la République dans l'exercice de ses fonctions.

Le journalisme a pourtant dans ses fondements le fait de « sortir » des informations que les pouvoirs ne veulent pas voir sortir, et donc de transgresser des règles. Les règles diffèrent d'un média à l'autre, presque d'un journaliste à l'autre, entre ceux qui ne sont pas prêts à violer la loi, et ceux qui estiment que tout est valable pour sortir une info. Dans les faits, pour savoir ce qu'il peut ou ne pas faire, le journaliste est souvent seul face à sa conscience.

De fait, il existe quelques règles simples qui peuvent servir de garde-fou : ne pas sortir d'infos qui peuvent mettre la vie d'un individu en jeu (par exemple, des informations militaires pendant une opération), ou qui mettent une source en danger, ou encore ne pas payer pour avoir une information (mais certains médias le font). Mais au-delà de ces précautions, bon nombre de journalistes seront d'avis, au nom du droit à l'information, que la fin justifie les moyens...

Le (petit) problème auquel est confronté Michael Arrington est que lorsqu'il a lui-même été confronté à des informations d'ordre industriel concernant TechCrunch, il a simplement demandé qu'elles soient retirées. C'est ce qui s'est produit avec l'entrepreneur français Loïc Le Meur qui avait prématurément donné des détails sur un écran destiné à surfer sur le web que TechCrunch s'apprête à lancer... Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais...

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  • Pot_de_chambre
    Pot_de_chambre
    Touriste
    • Posté à 00h51 le 16/07/2009
    • Internaute
      Touriste

    Clair.
    On n'est pas là pour réfléchir, encore moins débattre.
    On veut juste ouvrir la bouche pour gober des infos.
    Virez donc cet article avec tout-plein-de-mots-qui-sont-difficiles !
    Et des images !

  • Honorgate
    Honorgate
    Medieval Cyborg
    • Posté à 20h24 le 15/07/2009
    • Internaute
      Medieval Cyborg

    Peut-on vendre un objet volé ?
    La réponse est non, c'est du recel, et c'est un délit pénal.
    Peut-on diffuser des informations volées ?
    Si elles sont classifiées c'est qu'elles ne sont pas destinées à la publication. Dans ce cas c'est une violation de propriété privée, voire pire, une violation du secret. Je crois bien que c'est également une affaire pénale. Voire.

    Maintenant tout dépend peut-être de l'impact que cela peut avoir. Si cela sert la cause du plus grand nombre, par exemple la publication déjoue des plans machiavéliques ou honteux, pourquoi pas ...

    • comptebloqué 27 juillet 2009
      • Posté à 20h47 le 15/07/2009

      Propriété privée ? ? ? Propriété intellectuelle dans certains cas, la violation de propriété privée est la violation de domicile...

  • Al-Kanz
    • Posté à 20h40 le 15/07/2009

    TechCrunch a un temps de retard. Les infos ont été publiées par Korben : Lien

    • Mighty_BOFH
      Mighty_BOFH répond à Al-Kanz
      • Posté à 00h57 le 16/07/2009

      Et Korben a un temps de retard car les infos ont été publiées sur le forum de Zataz...

      ce qui est amusant c'est que l'article fait écho a un autre sur les mots de passe :
      Lien

      Quelle parfaite illustration
      La preuve qu'un mot de passe compliqué ça sert pas a grand chose.

      Après bon c'est Twitter ... encore un truc pour parler de Twitter quel tapage médiatique pour un rien !

  • Anonyme

    Tout est dit dans l'article, cela dépend des circonstances

  • letuyauteur
    • Posté à 21h38 le 15/07/2009

    techcrunch, twitter , michael arrington , microblogging,hacker kroll...
    C'est quoi tout ca ? ? ? je suis largue....
    Par contre , c'est bien , en lisant votre article on decouvre qu'il y'a encore des journalistes prets a sortir des documents voles , secrets , comme la video off de sarko sur fr3 ? et risquer 3 jours de prisons ? ben ca lors ! il y'a des heros de la democratie en France !

  • vol19
    • Posté à 23h13 le 15/07/2009
    • Internaute

    Une question simple binaire bien/mal mais qui ne semble pas prendre en compte « ce qui est en jeu », le contexte, les valeurs, les rapports de forces.
    Pour Eric Hobsbawn (l'âge des incertitudes), « les Etats n'agissent pas avec les normes des droits humains », peut-être que lorsque une affaire touche à des enjeux d'intérêts supérieurs droits humains ou populations lésées, l'usage du contre pouvoir médiatique à défaut d'être légal (dans le cas de vol de doc) peut être légitime... Toute la différence entre « légalité » et « légitimité » qui est elle liée au contexte, aux acteurs, aux rapports de forces, aux enjeux, à la coutûme (un ensemble de règles tacites, de régulations liées à ce qui s'est passé avant), bref qui renvoie au lien social, donc une décision qui se travaille, se pense, se pèse...
    Pas simple non plus car internet est porteur d'une utopie en terme de lien social avec sa part d'illusion, démocratique, connexioniste, transparente, la réalité est plus complexe.
    Le débat est intéressant malheureusement, on ne voit guère d'arguments dans les posts...

    • Network 23
      Network 23 répond à vol19
      • Posté à 14h48 le 16/07/2009

      Salut Vol 19, pas très patient aujourd'hui ! Plus bas on distingue par exemple entre secret industriel & information publique, c'est-à-dire qui regarde tout le monde.

      Puis peut-être que le légalisme n'étouffe pas la Rue, tant mieux ! Le problème ne serait pas tant de savoir si on peut publier des documents « volés » (on le peut, et c'est une prise de risque ; c'est plutôt courageux d'ailleurs, d'un point de vue éthique ! ), mais si on peut publier n'importe quoi.

      Or, bien des documents inintéressants, people, etc., sont publiés, tandis que beaucoup de documents très intéressants, concernant tout le monde, ne le sont pas.

      Enfin, la Rue murmure aussi plus bas qu'à défaut de les publier, on peut toujours s'en servir pour enquêtes ultérieures.

      Conseil aux candidats aux écoles de journalisme : quand on pose une question faussement maligne de ce genre, posant une alternative entre « l'éthique » et la « carrière », montrer d'abord qu'il s'agit d'une pseudo-alternative, ensuite que l'éthique est peut-être de l'autre côté, et la carrière de l'autre, et enfin qu'éthique et carrière sont peut-être du même côté, mais qu'une question générale de principes jamais ne pourra résoudre un dilemme particulier.

      Très bon exemple du journaliste qui s'est fait viré pour illustrer cela...

      Oh fait, pour le pseudo- ticking time bomb report , on fait quoi ? On publie le fait que Bush s'apprête à envahir l'Irak, ou on reste légaliste et on accepte de s'endormir tous les soirs en se disant qu'on a permis une guerre de démarrer, avec ses milliers de morts, sans opposition aucune, parce qu'on a pas voulu risquer de publier un document volé ?

      Et ne vaut-il pas mieux publier des documents « volés » que de ne se reposer exclusivement sur les fuites, donc attendre passivement qu'une personne bien placée décide qu'il est de son intérêt, voire de l'intérêt général, de faire fuiter une info, plutôt que de prendre cette décision soi-même ?

      Un peu facile de laisser décider les autres...

      L'info est libre, libérez l'info ! Secret d'Etat ou copyleft ?

  • Fulmens
    • Posté à 00h07 le 16/07/2009

    Je trouve qu'il y a quand même une différence entre diffuser des informations relatives à quelque chose qui s'est déroulé dans un lieu où un enregistrement pouvais très bien avoir lieu (au hasard : la vidéo off de N. Sarkozy) et le fait de diffuser des informations auxquels on aurait pas du avoir accès (et si la négligence dont certains ont pu faire preuve n'est pas une raison)

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 00h13 le 16/07/2009
    • Internaute
      non connue

    Je trouve que le débat est mal engagé dès lors que l'exemple de TechCrunch relève du secret industriel. Ce type de secret ne justifie ni le vol, ni le recel.
    Là où les choses sont plus délicates, c'est précisément lorsque le secret protège autre chose que ce pourquoi il était nécessaire.
    Et tout journaliste devrait se poser cette question :
    Ce que j'ai découvert relève-t-il du domaine pour lequel le secret a été organisé :
    - protection du pays, de la vie privée, d'une vie humaine, d'une invention...
    ou s'agit-t-il d'une révélation qui sort du cadre du secret :
    - preuve d'un délit, révélation montrant que celui qui est protégé par le secret n'a plus la légitimité d'être protégé par ce secret...
    Dans ce dernier cas, on sort du cadre du secret, et le journaliste peut (doit) diffuser.

  • a déménagé le 30 août 2010
    • Posté à 00h52 le 16/07/2009

    C'est du cas par cas.

    De manière général, il ne faudrait publier des dossiers volés lorsque celles ci dévoile une affaire importante et illégale (illégalité contre illégalité)

  • homerjay
    homerjay
    citoyen du monde
    • Posté à 01h15 le 16/07/2009
    • Internaute
      citoyen du monde

    Rappellez vous cet adage : Qui détient l'information détient le pouvoir.

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 01h58 le 16/07/2009

    C'est un peu facile de cacher la simple course au scoop et à l'audience derrière ce fameux « droit à informer ».

    Lequel « droit », en l'espèce, se préoccupe peu du respect de la liberté de ceux dont il viole la vie privée, le secret industriel, ou la confidentialité.

    Le public n'a pas à savoir tout ce qu'il se passe. Nous ne sommes pas encore entrés dans le règne du nouveau totalitarisme de la transparence et du contrôle de tous par tous, même si on sent bien que les média aimeraient bien nous y mener...

    • Numerosix
      Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 07h38 le 16/07/2009
      • Internaute
        Prisonnier dans le village (...)

      Je tiens à disposition de Rue89 la feuille d'impôt 2008 de « Hulk gros con de droite » et une vidéo amusante concernant ses pratiques sexuelles tous les mercredi soirs entre 5 et 7 dans le quartier des Champs Elysées. Faire offre .

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Numerosix
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 11h21 le 16/07/2009
        • Internaute
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Moi j'ai mieux !
        Une photo de Gros Hulk en personne, l'ors d'un séjour en Ardèche...

        ¤ Il me semble, Numéro6, que vous campiez avec lui ce jour là !

    • dodu
      dodu répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      En partance pour nulle part
      • Posté à 12h56 le 16/07/2009
      • Internaute
        En partance pour nulle part

      « Le public n'a pas à savoir tout ce qu'il se passe. “
      il y aurait donc des sous-citoyens qui ne sont pas dignes d'être informés et ‘des élites’ qui prendraient toutes les décisions en étant ‘éclairées’ , drôle de conception de la démocratie .Quant aux problèmes de vie privée , à partir du moment ou les personnes elle-mêmes se sont servies de leur image , il est difficile de crier au scandale .

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 18h06 le 16/07/2009

        Ce n'était pas ça le sujet, relisez l'article...

        Le sujet c'était « peut-on publier des documents volés ? »

        Et cette opposition que vous faites ici entre élites informées et citoyens qui ne le seraient pas n'a pas de sens ; c'est un refrain démagogique. Par exemple, quand le ministre de l'intérieur décide de monter d'un cran vigipirate, il est évident que le public n'a pas à connaître le détail des menaces qui ont amené à cette décision ; ce serait contre productif. C'est un cas extrême, mais la confidentialité de certaines informations est indispensable au gouvernement de quoi que ce soit.

        Une question à la rédac : vous tombez sur la liste des agents secrets opérant pour le compte de la France en Iran. C'est un magnifique scoop. Vous la publiez ?

        Autre question : vous tombez sur la liste des clients d'une agence de putes de luxe, qui contient des célébrités. Vous publiez la liste ?

        Un quidam est accusé par une gamine de pédophilie. Vous publiez le nom de l'ignoble pédophile « présumé » immédiatement ? (Je ne sais pas pourquoi je demande pour celle-ci, vu que la réponse est oui à tous les coups...)

        Un cadre de TF1 écrit une lettre à son député pour expliquer qu'Hadopi est une ânerie. Vous vous procurez ce mail, vous le publiez en indiquant sa source, avec comme titre « même chez tf1 on ne croit pas à hadopi » ?

         
        • dodu
          dodu répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          En partance pour nulle part
          • Posté à 17h08 le 17/07/2009
          • Internaute
            En partance pour nulle part

          « Par exemple, quand le ministre de l'intérieur décide de monter d'un cran vigipirate, il est évident que le public n'a pas à connaître le détail des menaces qui ont amené à cette décision ; ce serait contre productif. C'est un cas extrême, mais la confidentialité de certaines informations est indispensable au gouvernement de quoi que ce soit. »
          Dormez braves gens le gouvernement veille sur vous.C'est exactement le type de raisonnement que l'on utilise pour nous faire le coup du « secret défense » pour camoufler toutes les saloperies des marchands d'arme .

        2 autres commentaires
      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à dodu
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 23h21 le 16/07/2009
        • Internaute
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « il y aurait donc des sous-citoyens qui ne sont pas dignes etc etc... »

        - Si monsieur !
        Il n'y a d'ailleurs que les sous-citoyens qui ne le savent pas !

        Il y a des citoyens à qui les grands manitous estiment qu'il n'est pas nécessaire de dire grand chose car ils sont classés parmi les gens que l'on considère comme incapables de comprendre.

        * Cela existe aussi au sein de l'entreprise.

        Toutes les publicités, les propagandes, et dans certains cas les discours politiques, sont élaborés à partir de ce principe et passent les sondages sans soucis, car effectivement, travailler en utilisant les imbéciles est une garantie de succès médiatique.

        - Sinon, comment expliquez vous que les émissions télé et les journaux les plus stériles aient tant de succès (audimat et ventes).

        La première chose que l'on apprend dans les grandes écoles, c'est la « manipulation de la masse »...
        - ...et la masse, c'est effectivement la masse des sous-instruits !

        C'est aussi pour cela qu'il est nécessaire de démanteler l'Education nationale afin ce cesser de générer des contestataires.

         
        • dodu
          dodu répond à Yvon le Zébulon
          En partance pour nulle part
          • Posté à 17h13 le 17/07/2009
          • Internaute
            En partance pour nulle part

          Bonjour Monsieur Yvon
          je partage tout à fait votre analyse et ne suis pas dupe du mépris dans lequel nous tiennent les ploutocrates soi-disants représentatifs de la population .

        1 autres commentaires
  • Pablo C
    • Posté à 04h13 le 16/07/2009
    • Internaute

    Vous les français, vous exposez des choses volées au Louvre...je ne vous pas pour quoi vous devriez vous étonner...

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Pablo C
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 11h35 le 16/07/2009
      • Internaute
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Ca c'est pas mal comme remarque... !

      ° Au louvre, mais aussi au Musée de l'homme.
      (Cette fois, nous avons décidé de rendre quelques « têtes » momifiées au Maoris qui voudraient leur donner une sépulture)

      ¤ Les têtes des Indiens Jivaros...nous les gardons encore un peu !

      • Network 23
        • Posté à 14h55 le 16/07/2009

        Tiens, merci Zébulon d'avoir attiré l'attention sur ce point, j'en étais encore à l'épisode précédent !

        Les têtes Maoris sont à Rouen (où l'affaire a démarré), à La Rochelle et ailleurs, pas qu'au Musée de l'homme.

        Et si on peut se féliciter de cette loi, on peut aussi comprendre les raisons qui empêchaient de rendre ces têtes sans passer par une loi : le principe d'inaliénabilité de l'art, qui permet d'essayer de passer à travers les modes et les goûts d'une époque. Attention cependant à l'art. 2, 3 et 4 de la loi, comme l'indique Le Monde !

        Voir

        Lien

        pour l'explication de l'annulation de la décision du conseil municipal de Rouen par le tribunal administratif.

        Et merci pour ça :

        Lien

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à Network 23
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 16h03 le 16/07/2009
          • Internaute
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Peendant le dernier conflit mondial, j'en connais qui ne se sont pas gênés pour mettre sous le coude le fameux principe d'inaliébilité de l'art.
          - Beaucoup d'oeuvres sont aujourd'hui sans raison valable chez des collectionneurs privés qui ne les ont pas acquises dans les « rêgles de l'art »....si j'ose dire !

        1 autres commentaires
  • Rensk
    • Posté à 04h16 le 16/07/2009

    Watergate aurai-t-il été publié sans aller chercher plus loin que les flyers ? Je ne pense pas... d'ailleurs vous n'avez pas encore remarqué que les journalistes ont perdu en crédibilité depuis 2001 ? ? ? Ont se demande pourquoi ? Et aujourd'hui seulement ? ? ?

  • leo.artaud
    • Posté à 07h31 le 16/07/2009

    ben... il suffit que le sujet de l'article soit le vol des documents... et le tour est joué !

  • LeLapin
    • Posté à 08h52 le 16/07/2009

    Comme tous les journalistes, j'ai parfois eu à traiter des informations sous embargo. Je ne l'ai cramé qu'une fois : je travaillais pour un mensuel et un quotidien, l'info m'avait été donnée (à l'avance) pour le mensuel en fonction de sa date de parution, j'ai fait un papier « mon petit doigt m'a dit » sur le quotidien. On ne m'en a pas voulu.
    Pour les documents tombés du camion, je n'en ai jamais publié in extenso, mais c'est souvent une excellente base pour une enquète parallèle qui arrive au même résultat sans avoir à citer sa source première. C'est aussi le cas pour les informateurs qui partagent des indiscrétions : utiliser l'info pour refaire l'enquête auprès d'autres sources.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 09h11 le 16/07/2009
    • Internaute
      chasseur de gorille

    Peut-on diffuser des documents volés ? Oui selon TechCrunch

    faut ètre con

  • Repie.
    Repie.
    accorhédoniste sur Internet
    • Posté à 10h10 le 16/07/2009
    • Internaute
      accorhédoniste sur Internet

    Autant il s'agit d'un choix de conscience lorsque le journaliste est seul à détenir l'info, autant dans ce cas précis, les documents ont été envoyés à de nombreux blogs. Là ce n'est plus une histoire de conscience mais de concurrence

  • Enki
    • Posté à 10h26 le 16/07/2009

    Il faut distinguer le cas de France 3/Rue89.

    Primo, l'exercice public de la fonction de président de la République n'est pas supposé être confidentiel, hormis sur les questions protégées par le secret d'état, quelle que soit sa volonté de contrôler son image.

    Secundo, c'est une entreprise publique, et donc le patrimoine national.

  • en fait tout le monde découvre l'exploitation d'une/de faille(s) qui fait découvrir au grand public des choses confidentielles et la récupération « journalistique » d'un site d'actualités (type techcrunch).
    bizarrement ça touche « le super nouvel outil web 2.0 journalistique social » qu'est twitter, alors tout le monde fustige
    par contre que ce sont des documents classés secret défense qui paraissent dans des « journaux » type the sun, la personne dit rien, parce que les « journalistes » ont « dénoncé » tel ou tel truc.

    2 poids, 2 mesures =D

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h12 le 16/07/2009
    • Internaute
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « [ peut-on diffuser des documents volés ? ] »

    ¤ S'il s'agit d'une information concernant une enquête juridique en cours, la réponse est non...
    ....mais si l'information supposée intéresse un public avisé, et que la transmission de cette info puisse être susceptible de mettre en évidence une chose illégale ou dangereuse, je dis oui !

    ° J'imagine mal un dirigeant politique ou un grand patron d'entreprise venir vous offrir de lui même un document qui mettrait à mal sa réputation en dévoilant sa malhonnêteté..

    * La vérité ne peut être que volée dans un tel cas !
    Sa diffusion doit rester toutefois à l'appréciation des journalistes.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h42 le 16/07/2009
    • Internaute
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Moi je mets en ligne l'imprimé de la Sécu qui aura permis à
    Madame Nora BERRA....vous savez....
    ...la Secrétaire d'Etat aux Ainée, pépés, et mémés...

    ...d'enregistrer son congé de maladie (ou arrêt de travail) tout en continuant à bosser comme une dingue à domicile, ainsi que le suggère le nouveau plan d'exploitation de l'homme par l'homme !

    ° J'espère que cette incartade au secret médical ne m'enverra pas tout droit dans une garde à vue, puis un cul de basse fosse.

  • Faboun
    • Posté à 11h52 le 16/07/2009

    Je pense que le plus important dans cet article est de retenir la prouesse de ce Hacker que je remercie grandement. En effet, dans un monde soit disant de plus en plus sécurisé (firewall ,anti-virus, réseaux virtuels privés...), une personne seule devant son ordinateur est capable de hacker un site comme twitter, avoir accès à des informations confidentielles et privées... Ainsi, on peut imaginer qu'un organisme d'état peut facilement avoir accès à votre compte face de plouc (ou facebook) soit disant privé. Hors les informations contenues dans ce fichier sont bien plus riches qu'un pauvre fichier Stic ou autre. Je m'explique, sur Facebook par exemple, c'est l'utilisateur qui renseigne ce fichier lui-même, pas besoin d'un ou plusieurs policiers pour faire le travail : préférences sexuelles, vos amis, vos photos de vacances, soirées..., tendances politiques...etc, etc, etc... Alors quand j'entends certaines personnes se plaindre des fichiers de la police où figurent par exemple les orientations sexuelles, je me marre, les trois quart d'entre elles sont sur face de plouc.

    Les hackers jouent un rôle vital dans notre société, ils nous montrent les limites de la sécurité informatique. On comprend bien grâce à leur travail que les sécurités mises en place par l'homme peuvent être défaites par l'homme. Votre identité virtuelle peut être usurpée par un ado de 15 ans, vos coordonées bancaires aussi.

    A bon entendeur salut...

  • comptebloqué 27 juillet 2009
    • Posté à 21h09 le 16/07/2009

    Monsieur Haski,

    Mon commentaire a disparu, puis-je connaitre la raison de cette censure ?
    la censure s'exerce sans raison sur ce site, vous pleurez pour l'affaire France 3 et sur la liberté d'expression, en exerçant une censure l stalienienne pour des commentaires non délictueux.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h31 le 16/07/2009
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    Voler l'information, c'est pas sensé être la base du boulot de journaliste ?
    Quant on est accro au scoop, il fera tout pour l'avoir, même fouiller des poubelles. C'est pas pour rien qu'on les surnomme les fouille-merdes

    Si une information est d'un grand intérêt, que ce soit pour l'exploiter ou la diffuser dans le cas d'un journal, tous les moyens sont bons et peu importe d'où elle vient. En plus, pour ne pas avoir de problème, il suffit de dire que ça vient d'une source anonyme.

    Certes, les gens bien pensant prendront de grands airs pour venir nous parler de déontologie et d'éthique, donnant l'impression de se triturer le poireau pendant qu'ils nous font la morale et s'affichant comme l'innocence immaculée alors qu'ils seront les premiers à jouer à ce petit jeu.

    Mais tout ce qui rentre en ligne de compte quand on exploite une info, c'est la rentabilité entre le résultat que l'on peut obtenir (argent, gloire, progrès technologie, effet politique, etc.) et les risques encourus si le reste du monde ne tolère pas la manière dont on a eu l'info.

    Par exemple, risquer d'aller en taule pour diffuser une pauvre vidéo où l'on voit Sarko être lui même, rentabilité proche de zéro à mes yeux de lecteur vu que ça ne m'apprend rien de nouveau, peut être beaucoup plus si cela a établi la réputation du journaliste ou de la rédaction aux yeux du milieu qui se juge sur la publication de ce genre de futilité.

    Idem pour les notes de frais des employés de Twitter. C'est juste bon à faire mousser les trois types qui vont les publier, mais la gloire vaut-elle de perdre des heures de son temps au tribunal ?
    Certains étant de parfait inconnus, cela est tout bénef pour eux, mais pour un site déjà célèbre, chaque heure de perdu est autant de salaire jeté par les fenêtres.

  • nasra
    nasra
    en recherches diverses et (...)
    • Posté à 14h02 le 16/07/2009
    • Internaute
      en recherches diverses et (...)

    Les journalistes eux-même sont les principales victimes de cette affaire. Ils montrent qu'ils ne vérifient pas tout le temps leurs informations, ni qu'ils les croisent... Quand ils arrêteront de mettre au pilori une initiative aussi novatrice que Wikipédia, nous verrons peut-être d'un meilleur œil le métier de journaliste.

    Le diable Wikipédia n'est pas parfait, il n'en conserve néanmoins des avantages important. Au premier rang duquel le fait que toute information divulguée doit pouvoir être par la suite disponible pour tout le monde. Une information c'est aussi une part de notre mémoire collective, un bien commun que personne ne doit s'arroger le droit de limiter (états ou particuliers).

    Inventez au lieu de vous recroqueviller sur des systèmes ! Proclamer haut et fort des valeur n'en fera pas des valeurs communément acceptées par tous dans une société qui les mets en danger constamment, c'est en les mettant en œuvre, en trouvant les moyen de les exprimer que l'on travaille pour ces valeurs.

  • inuit
    • Posté à 15h57 le 16/07/2009

    le problème n'est pas comment on a l'info (volé par exemple) mais le temps et la reflexion qu'on y met avant de la diffuser en pesant le pour : l'intérêt public (au sens utile), le bénéfice pour la société... et le contre : les nuisances possibles, les conséquences subies...

  • laurent-paul
    laurent-paul
    Webmaster éditorial
    • Posté à 15h38 le 17/07/2009
    • Internaute
      Webmaster éditorial

    il me semble qu'il y a une question de fond, et une question de forme. Quelque soit l'intérêt des informations piratées, Il s'agit de toute façon d'une violation de la confidentialité des données d'une entreprise. La responsabilité pèse sur celui qui a commis cet acte, pas si celui qui diffuse sélectivement (la nuance est importante) ces informations.

    D'autant que le contenu divulgué par Techcrunch n'est pas si confidentiel. il était même prévisibile.

    Ainsi on apprend que Twitter veut poser les jalons du web 3.0, c'est à dire du web heuristique et sémantique. En gros,rapprocher l'information et la recherche d'information du profil de chaque utilisateur par le biais de l'analyse de son « comportement » ou de ses centres d'intérêts.

    On va peut-être assister à la mutation des formes de recherches d'information sur internet. Pour l'heure par exemple, le « mot clé » domine très nettement. Ce qui ne sera peut-être plus tout à fait le cas demain. Pour moi, c'est la principale information qui ressort de cette indiscrétion. Et c'est important de savoir que Twitter planche déjà là-dessus.

    Je me permets de vous indiquer un article informatif à ce sujet, qui explique ce saut désormais annoncé (à l'insu de Twitter) vers le web 3.0 : Lien