Après les incidents qui ont suivi l'évacuation du squat de Montreuil mercredi, 700 personnes ont manifesté ce lundi soir.
Ce lundi soir, environ 700 personnes se sont réunies à Montreuil pour protester contre les violences policières de la semaine dernière. Joachim Gatti, réalisateur, a perdu un oeil après avoir été touché par un tir de flashball lors d'un rassemblement de soutien aux membres du collectif d'extrême-gauche La Clinique.
A 19 heures, une lettre de Joachim Gatti a été lue devant une assemblée hétérogène : jeunes cagoulés, membres de la Clinique, voisins solidaires, familles…
Dans ce texte, le réalisateur de 34 ans rappelle les raisons de son combat auprès du collectif :
« Nous essayons d'être présents au monde, à la ville, au quartier où nous vivons, à ceux qui nous entourent, à nous même. Présence quand partout on voudrait notre absence. Absence à la politique, au social, aux soins, à la culture, bref, à la société.
Présence quand il devient toujours plus difficile de se loger, de se nourrir, de se soigner, de se déplacer. Présence quand une partie d'entre nous est traquée au quotidien. Dans le métro, à la sortie du boulot, dans leur maison (…)
Ce soir là, c'est bien nos gueules qu'ils visaient, c'est bien nos gueules qu'ils voulaient casser. Cinq d'entre nous ont été blessés et moi j'ai perdu mon oeil. Mais il m'en reste un. Et avec lui, une haine sourde et méchante. Et avec lui, une détermination à continuer. »
Plusieurs manifestants étaient casqués et masqués pour l'occasion. Une façon pour eux de se « protéger » contre la police. Une façon aussi de rappeler que ce soir, la rue leur appartient et que pour y rester, ils n'hésiteront pas à « résister » aux forces de l'ordre.
« Œil pour œil » avec la « milice du capital »
Car l'heure n'est pas à la manifestation festive. Le slogan peint sur la banderole à l'avant du cortège est sans équivoque : « Les condés, hors de nos quartiers ». Les clameurs dénoncent une police « milice du capital » et un état « assassin ». Un des participants, cagoulé, est aperçu avec deux pieds-de-biche. Certains parlent d'une soirée « œil pour œil ».
Lorsque les manifestants arrivent aux abords de l'ex squatt, les rangs se sont déjà considérablement vidés ; le dispositif policier, important, en a dissuadé quelques-uns.
Aux pétards envoyés sur les forces de l'ordre répondent très rapidement des gaz lacrymogènes et une charge massive. Après un court affrontement (deux chaises de café volent) le cortège se disperse et quelques vingt personnes sont immobilisées.
Parmi ces personnes interpellées, un journaliste stagiaire au Monde. Il raconte :
« J'ai été interpellé vers 21 h 15. La manifestation était en train de se disperser, j'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un policier dire : “Toi aussi, tu viens avec nous”. Ils m'ont attaché les mains dans le dos.
J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas. Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de “sales gauchos”. »
Les riverains prennent la police à partie :
« Vous n'avez pas honte ? Pourquoi vous frappez des gamines ? Pourquoi vous les arrêtez comme ça ? Je serais à votre place, je ne dormirais pas de la nuit. »
Pour disperser la foule qui les interpelle, la police a utilisé à plusieurs reprises des gaz lacrymogènes. Les cafetiers et voisins proches ont eux ouvert leurs portes pour permettre au plus grand nombre de se protéger.
A 22 heures, les stations de métro menant au centre-ville de Montreuil étaient bouclées et les rues vidées. La police, après une vingtaine d'interpellations, patrouillait encore et les derniers manifestants taguaient sur les murs des « Police = porcs et assassins ».
Dominique Voynet, maire Verts de la ville, a réclamé sur France Info une« enquête indépendante » pour « permettre de dire exactement s'il y eu des violences, quelles étaient ces violences ».
Elle a également dénoncé les abus policiers :
« Je ne pense pas pour ma part qu'elles (les violences) venaient des manifestants, elles venaient surtout des policiers ».
N.B : Plusieurs images ont été volontairement supprimées de la vidéo. De nombreux participants à la manifestation nous ont formellement demandé de ne pas diffuser leur image. Les organisateurs n'aiment pas les médias, c'est de bonne guerre. En revanche, vouloir contrôler les médias (« restez à l'avant », « éteignez-votre caméra ») est pour le moins curieux lors d'une manifestation publique.
►Mise à jour le 14/07/09 à 11h34 : Dominique Voynet a dénoncé les violences policières sur France Info.
►Mise à jour le 14/07/09 à 11h41 : Un journaliste stagiaire du Monde raconte sa garde à vue.





















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De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 08H48 | 14/07/2009 |
Trouvé sur Bellaciao :
À Montreuil de nouveau la police frappe, la police mate
Ce 13 juillet, une manifestation a réuni 600 personnes dans les rues de Montreuil (93) contre l'action de la police qui a occasionné de graves blessures par des tirs tendus de flashball mercredi, dont la perte d'un œil pour l'un des blessés. Ces tirs avaient eu lieu lors d'une déambulation en soutien à la Clinique, lieu occupé depuis janvier 2009 et expulsée le matin même. La manifestation, qui a débuté par un rassemblement et des prises de parole regroupait une foule hétérogène : habitants de Montreuil, squatteurs, élus, chômeurs, parents d'élève, résidents des foyers, enfants, intermittents, lycéens, étudiants, syndicalistes… Au vu de la violence extrême de la récente intervention, certains manifestants était casqués afin d'assurer la sécurité du cortège. Alors que la manifestation, qui tentait d'éviter les confrontations avec les escadrons de policiers stationnés un peu partout dans le centre ville de Montreuil, passait devant la place du marché — à proximité même de l'endroit des tirs de mercredi dernier — des fonctionnaires des BAC (Brigade anti criminalité) qui étaient postés sous le marché couvert ont chargé les manifestants en les matraquant à la tête. Rapidement rejoints par des CRS, ils ont scindé le cortège pour s'en prendre violemment, et de manière clairement préméditée, aux porteurs de banderole. Plusieurs personnes ont alors été matraquées puis embarquées par la police, certaines ligotées, tandis que le reste des manifestants était repoussé par des jets de gaz lacrymogène. Le cortège s'est disloqué, et les manifestants se sont retrouvés confrontés par petits groupes à la police, qui a, une fois de plus blessé à coup de flashball, puisqu'une jeune femme a été atteinte par un tir à la jambe. Nous exigeons la mise en liberté immédiate des personnes interpellées et l'abandon de toutes les poursuites éventuelles. Aujourd'hui on nous rend la vie plus difficile, on nous expulse, on nous voudrait corvéables à merci, sans broncher, acceptant un couvre feu permanent face à toute velléité de révolte, de refus de la précarité et de l'ordre répressif. On voudrait intimider par une violence extrême. Le nouveau ministre de l'intérieur est Brice Hortefeux, il semble vouloir donner le ton de son arrivée aux affaires. On le savait, après la suppression totale de libertés des sans papiers, il confirme sa volonté de supprimer toutes les libertés, libéré de toutes les contraintes limitant l'usage de la force par l'Etat. On voudrait nous dessaisir définitivement de la rue. On voudrait nous empêcher une bonne fois pour toute de nous organiser collectivement pour répondre ensemble contre un ordre répressif et inégalitaire.
De thierrymontreuillois
habitant | 09H19 | 14/07/2009 |
pourquoi les courageux sont TOUJOURS masqués ? ? ?
Seraient-ils étrangers au probleme du depart (squatt/expulsions/flashball) et ne seraient-ils là que pour CASSER du FLIC ? ? ?
Marre de la racaille !
à thierrymontreuillois
De Biofrédo
travaillons moins, vivons plus ! | 09H24 | 14/07/2009 |
C'est écrit dans l'article : pour se protéger des flics et des flashballs…
ce qui apparait normal…quand on agresse, on se défend…
Le capitalisme agit de la même façon ! !
à thierrymontreuillois
De anini
enseignante | 10H15 | 14/07/2009 |
La » racaille » n'est pas toujours du côté le plus visible !
De El doctor
Citoyen errant | 09H50 | 14/07/2009 |
Aujourd'hui c'est la fête a neu neu et les gros c…. du défilé du 14 juillet.
La fête a NeuNeu c'est la seule manifestation publique autorisée dans la rue par sarko et sa clique porcine.
Un gouvernement à peine légitime qui tente de réhabiliter la gloriole du bidasses et de la marche au pas…. quelle tristesse …
Un gouvernement qui se prétend jeune mais qui a une peur bleu du jeune et la pire mentalité de vieux cons grabataire jamais vue dans l'univers. Personnellement je croyait pas que ca existait des gens bête a ce point, on dirait de la science fiction.
C'est pas le siècle des lumières mais celui du grenelle de la connerie.
Un défilé militaire et une garden partie stupide au prix bien sur exorbitant avec un concert du vieux johnny le suissard à la clef pour filer un coup de pouce aux artristes…. amusez vous les vieux !
De PierreAdrien06
10H03 | 14/07/2009 |
La racaille défile !
Ne peut on pas détourner le défilé des Champs et cap sur Montreuil.
De Hakim Bay
Al Abordaje | 10H04 | 14/07/2009 |
A Zyned Dryef
Par rapport à ton nota bene, quand tu dit « les organisateurs n'aiment pas les médias, c'est de bonne guerre » ça me semble un peu simple. A vrai dire oui, beaucoup de militants n'aiment pas les médias, à cause de la dimension du spectaculaire qu'ils véhiculent. On voit bien sur des manifs ou grands sommets comment souvent, des hordes de journalistes casqué attendent la bonne photo, celle qui montre l'affrontement physique entre manifestants et flics. Comme ça le lendemain la ménagère peut trembler dans ses chaumière, le politique faire passer ses décrets liberticides (loi anti cagoule par ex.). Mais quand il s'agit de s'intéresser aux motivations, au fond, y'a plus personne. Exemple lors de la conférence des clowns au 60ans de l'otan.
Après, le plus souvent, et ça mérite d'être souligné, les manifestants ne veulent pas être pris en photo tout simplement parce que quand tu as ta gueule sur un journal et sur internet, a forceri sur des sites étiqueté « gauche » comme il est facile pour la DCRI de remplir ses bases de données…
Alors je sais que pour vous les journalistes c'est pas toujours simple de faire votre boulot (j'en ai vu comparer des manifestants à Kim Jong Il parce qu'ils refusaient d'être shooté). Mais il faut juste avoir conscience que d'appuyer sur un petit bouton et faire une photo (ou video) est un acte anodin pour vous. Mais pour la personne qui est arrêté et reconnue sur une video a proximité d'un affrontement, ça suffit au procureur pour la coller au trou, même sans preuve directe. Il en faut si peu aujourd'hui.
à Hakim Bay
De MAKNO
14H29 | 14/07/2009 |
http://juralibertaire.over-blog.com/
De ÂneOnyme
cherche sa carotte | 10H16 | 14/07/2009 |
>En revanche, vouloir contrôler les médias
>(« restez à l'avant », « éteignez-votre caméra »)
>est pour le moins curieux lors d'une manifestation publique.
Cela n'aurait-il rien à voir avec le fait qu'il n'ont plus le droit d'avoir le visage masqué ?
à ÂneOnyme
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H23 | 14/07/2009 |
De toutes façons, n'importe qui peut filmer n'importe quoi (surtout en catimini)…mais le problème sera toujours le même :
- Toute diffusion de ce qui gêne est rigoureusement interdite !
* Même à rue 89, on connait la chanson et on s'auto-censure.
° Puisque seul Internet permet de voir des trucs que normalement nous ne devrions pas voir (jamais voir)…Hadopi devient URGENT pour un pouvoir qui veut maîtriser les médias de A à Z !
à ÂneOnyme
De Oeillet rouge
rêve générale | 13H19 | 14/07/2009 |
« restez à l'avant », « éteignez-votre caméra »
Les journalistes n'ont donc pas pu interviewer les manifestants non casqués à l'arrière de la manif ? Et faire leur travail tout simplement ? Car je rappelle que leur travail n'est pas de donner des informations à la police mais de relater ce qui se passe, y compris d'éventuelles bavures policières, c'est donc important qu'ils puissent travailler en toute liberté…
Seules les images de manifestants casqués à l'avant étaient autorisées par les organisateurs ? Si l'on en croit le reporter de Rue 89, ceci est bizarre en effet…
Et puis, je suis pour manifester à visage découvert… De toute façon que vous ayez un casque ou pas, vous prenez le risque de vous faire embarquer, et les casques ne protègent pas des gaz lacrymos…mais des flash-balls sans doute, me direz-vous…
Bientôt, il va falloir manifester pour le droit de manifester…
De cricriweb
Agent d'acceuil | 10H38 | 14/07/2009 |
La violence entraine la violence, maintenant que les policiers ont un devoir de résultat, voilà ce qui arrive, et je pense que sa ne fait que commencez, malheureusement.
De JJLF
citoyen mitoyen | 11H01 | 14/07/2009 |
Le niveau de violence des « pigs » est évidemment lié au degré de permissivité de l'autorité politique. Comment s'étonner que la police du fils naturel de Pasqua s'achemine rapidement et sûrement vers des drames à la Malik Oussekine ? On tue dans les « zones de non-droit » et à peu près impunément. Combien de mômes morts ces derniers jours et d'enquêtes en cours de la « police des polices » qui aboutiront toutes au non-lieu ? Attendons-nous à pire à mesure que les effets concrets de la Crise (en voie d'achèvement, disent-ils, ah ah) vont se déployer. Quand ils n'auront plus que la violence d'Etat pour se maintenir, alors…
De lordkraen
France d'en bas | 11H02 | 14/07/2009 |
Je me posais une question…
Les « milices du capital » n'en sont que le bras armé, pas la tête.
Quelle vision de la société peuvent avoir ces foncionnaires de retour chez eux ?
Il y a 220 ans jour pour jour, la garde retournait fusils et canons contre le roi et se joignait à la foule pour jeter les bases d'une nouvelle société. Peut-être franchirons-nous prochainement une étape similaire…
à lordkraen
De fidal
guide de tourisme | 14H00 | 14/07/2009 |
Faut pas rever !
à lordkraen
De francoisBR
étudiant-salarié | 14H04 | 14/07/2009 |
Ca serait bien en effet, car sans eux (qui ont les armes) on arrivera pas à grand chose.
De papy38
retraité | 11H03 | 14/07/2009 |
J'éprouve un sentiment de malaise face à cette violence qui éclate entre les forces de l'ordre et les manifestants.
Violence qui peut à tout moment déborder, enflammer un feu qui couve, que ce soit à Montreuil, à Firminy et ailleurs…
Violence qui sert ce gouvernement qui légifère à tour de bras pour apparaître comme le champion de la sécurité, aux yeux du grand public, lequel dans l'anonymat, bourre les urnes et à qui l'on veut faire peur à tout prix.
Violence dont se repaissent la plupart des médias dont la fameuse indépendance ne peut qu'être au service du pouvoir.
Mais comment faire entendre sa voix autrement dans une démocratie qui se délite insidieusement ? Sans y perdre un oeil, un bras, la vie… ?
Pacifiquement peut-être ?
Mais il faudrait être des dizaines de milliers à occuper la rue, le temps qu'il faudrait, les bras croisés, stoïques, silencieux, sans répondre aux provocations, de ces servives soit disant au service de l'ordre. D'un ordre qui nous échappe. Et dont il faut se réapproprier.
Suis-je irréaliste ? Discutons-en voulez-vous ?
à papy38
De yoms
pourfendeur | 11H17 | 14/07/2009 |
action directe non violente oui mais quand on se fait charger on fait quoi ? soit on court tous dans la même direction et dans ce cas là ceux qui sont derrière se font choper soit…
à yoms
De Nysos
informaticien | 12H50 | 14/07/2009 |
Normalement, en cas de charge on ne devrait pas bouger…
Je sais que c'est plus simple à dire qu'a faire, et je ne sais pas moi même comment je réagierai, mais c'est une methotde qui a fonctionné en Inde (Gandhi)…
Je ne sais pas si c'est une légende, mais il y a eut à l'époque une (ou plusieurs) manif où les gents se présentaient aux matraques, étaient soignés sur les côtés et retournaient en bout de queue pour se refaire matraquer… Le tout sans riposte… Et jusqu'à ce que les flics abandonnent.
Si l'histoire s'avère vrais, alors voilà un exemple de vrais courage et d'action à l'écho garantie…
Mais, comme je dis, c'est du vrais courage et je ne peux pas dire de moi même si j'en serai capable…
à Nysos
De papy38
retraité | 14H45 | 14/07/2009 |
Et si les gens de mon âge, les « aînés » (puisque le ministère censé s'occuper de nous a trouvé cette plaisante appellation) marchaient en tête des cortèges non-violents… Les forces de police pourraient-elles matraquer les grands pères, sans remords ?
Simple suggestion d'un papy qui prône depuis longtemps le recours à la résistance, à la lutte pour plus de justice et l'instauration d'une république sociale, ouverte et écologique (ce dernier engagement est un plus récent que les précédents, il faut être honnête)…
à papy38
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H52 | 14/07/2009 |
Franchement ? Ils en ont rien à faire les robocops !
Ils matraquent même des jeunes adolescentes qui pourraient être leurs filles… alors des « aînés ou des aînées »…
à papy38
De Dark_Lycan
Bête affamée... | 17H55 | 14/07/2009 |
Les Robocops, comme tout robot, n'ont qu'une seule tâche à accomplir : matraquage en règle d'anarcho-autonome-gauchiste-terroriste-extrémistes.
Donc, pour eux, pas de distinction, tout ce qui tombe sous leurs matraques doit être matraqué.
C'est ce qu'on appelle le travail à la chaine.
à yoms
De MAKNO
14H31 | 14/07/2009 |
http://juralibertaire.over-blog.com/
à papy38
De Le Yéti
yetiblog.org | 11H19 | 14/07/2009 |
VIOLENCE OU NON-VIOLENCE ?
Question parfaite, effectivement, paypy38.
La réponse ? Peut-être pas sur ce post, mais je me propose d'ouvrir une petite tribune sur le sujet sur mon blog de la Rue89 à la rentrée des vacances (deuxième quinzaine d'août).
à Le Yéti
De Compte supprimé le 24 aout 2
| 11H58 | 14/07/2009 |
» je me propose de faire une petite tribune sur le sujet à la rentrée des vacances (deuxième quinzaine d'août). »
Prends tout ton temps, y'a pas le feu au Tilicho…
à Le Yéti
De fidal
guide de tourisme | 14H04 | 14/07/2009 |
Bonnes vacances et bonnes manifs chaudes chaudes à palavas.
Bobo va !
à papy38
De Biofrédo
travaillons moins, vivons plus ! | 11H34 | 14/07/2009 |
Très bonne ouverture de débat ! !
RESF a bien compris avec les cercles de silence de la nécessité de manifester autrement…Mais le silence des manifestants nous permet-il de mieux appréhender le bruit des bottes ? ? ?
De plus, pour être des dizaines de milliers, nous devons nous organiser, nous regrouper…mais autour de quoi ? ?
D'un parti ? : tou-te-s ne sont pas d'accord et lequel ! ! Les milieux autonomes rejettent toute forme d'organisation, alors que c'est la seule façon de lutter contre ce capitalisme !
D'un syndicat ? : on a eu la preuve en début d'année que ces syndicats sont des amis du capitalisme ! !
Alors actions individuelles ? : sans intérêt et dangereux ! !
Perso, j'ai fait mon choix…
Quant à la violence, elle est normale et nécessaire face au capitalisme qui est bien plus violent qu'un manifestant brisant une vitrine ou balançant un pavé dans la gueule du CRS ! !
à Biofrédo
De Nysos
informaticien | 15H33 | 14/07/2009 |
Il y a lutter et lutter…
La lutte dans la rue est déjà une défaite. La lutte dans la rue signifie que nous avons donné trop de libertés à certain pour réduire les notres…
Que se soit un abandon conscient ou lié au « je m'enfoutisme » politique.
La vrais solution est la reprise en main des institutions, en commencant par les institutions locales.
Un Exemple : Communales 2008 et le bourg de Volvic en Auvergne…
En moins de 6 mois, un commité de citoyens à mis en place une liste (OVIV) et à chassé les habitués du pouvoir (PC,PS surtout) avec 65,X % de la mairie (au premier tour)…
Ils sont partie de 12 personnes et étaient à 600 « adhérants » le jour du vote, sur 5000 personnes sur la commune.
Par quel miracle ? la démocratie participative.
Les élus ne « peuvent » pas prendre de décisions (définie par OVIV), ils sont là pour officialiser les décisions de diverts groupes de travail (voirie,…). Groupes de travail ouvert à tous sans restrictions.
Qu'est ce qui peut empêcher le citoyen alpha de rentrer en politique ?
- méconaissance du « métier »
- le manque de temps
- le fait de ne pas vouloir se ruiner la vie à lutter contre des moulins à vent
Les groupes de travail (GT) sont le remèdent à tout cela. Les hommes et femmes de la liste OVIV avaient aucune expérience politique et les sortants se sont bien gardés de donner des conseil, au contraire.
Mais avec les GT, des gens aux compétances differentes ont pu boucher les « trous » de connaissances très vite (pas de longues nuits de travail), les citoyens définisent eux même les thèmes prioritaires (pas besoin de se casser la tête et de lutter contre des groupes de personnes, ce sont eux qui apporte les décisions sur la base des resources disponibles)
à Biofrédo
De papy38
retraité | 14H35 | 14/07/2009 |
*En Inde, dont les natifs ne sont pas exemplaires en matière de non-violence, Gandhi a réussi à soustraire son pays à l'influence de la Grande-Bretagne.
*Aux Etats-Unis Martin Luther King a efficacement lutté contre la ségrégation.
= Ils ont tous deux été victimes de la violence, je le concède. Parce que ces hommes étaient dangereux pour tous les pouvoirs en place.
Mais ils ont réussi à réunir des foules.
Qui, quelles organisations, peuvent appeler à des réactions de masse, face à un pouvoir aveugle et réactionnaire ?
C'est vrai que les partis dits - de gauche - , les syndicats -, ont perdu une parti de leur légitimité, - trop divisés - trop accaparés par les luttes de pouvoir - et surtout pour certains - pas du tout décidés à lutter de cette manière.
Un rêve, le 19 mars, à Grenoble, lorsque nous nous sommes retrouvés 60.000, n'était-il pas possible en nous concertant d'occuper de manière non violente, de jour comme de nuit avec 3 ou 4.000 personnes, qui se seraient relayées, la place de Verdun, face à la préfecture, avec des panneaux révélateurs de nos véritables revendications ? Et, si cela s'était passé dans toutes les grandes villes de France ?
Faudrait-il encore se mettre d'accord sur ce que nous voulons vraiment.
La gentille dislocation des manifestations par les organisations a abouti au tristounet premier mai 2009. Les Français sont désenchantés. Chacun pour soi D… pour tous. D… ce pourrait être dédé, car je n'ai jamais rencontre ce D majuscule.
A mon âge, lorsque je vois le tour que prend « notre République », et la démocratie, je m'emballe toujours, un peu…
à Biofrédo
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 18H34 | 14/07/2009 |
« Les milieux autonomes rejettent toute forme d'organisation »
Tu semble confondre autorité et organisation. Ça n'a rien à voir. Il y a largement matière à s'organiser, et cela collectivement, sans pour autant instituer une autorité.