
Alors que la ministre de la Justice s'est prononcée ce lundi matin en faveur d'un appel du procès de youssouf Fofana et de ses 26 co-accusés, une manifestation devant le Place Vendôme a eu lieu à l'initiative de l'UEJF. Son mot d'ordre ? Une justice plus sévère pour les complices de l'assassin d'Ilan Halimi, 23 ans, torturé à mort par une bande de jeunes cherchant à obtenir une rançon auprès de sa famille.
Ce faisant, Michèle Alliot-Marie entre de plain-pied dans le débat lancé par les avocats des parties civiles sur le respect de la procédure et la portée « pédagogique » de ce procès. « Erreur, estime l'avocate François Cotta, alors que ces gens sont dans une profonde misère sociale et intellectuelle, on veut faire un nouveau procès de Nuremberg, on se trompe. » Décryptage des arguments en présence.
Le huis clos partiel des mineurs
Avant l'audience, c'est le premier point sur lequel se sont opposés les protagonistes. D'un côté, une jeune fille mineure au moment des faits, devenu majeure, qui n'a pas souhaité la publicité des débats la concernant. De l'autre, l'avocat de la famille Halimi, pour qui ce huis-clos partiel est une première entorse au principe des débats contradictoires.
Le 23 mars 2009, Ruth Halimi, la mère de la victime, livrait sa vision du procès à venir, sur Europe 1 au micro de l'animateur Marc-Olivier Fogiel :
« Vous attendez quoi de ce procès, c'est un moment important pour vous ?
Très important, surtout pour la France. Parce qu'il y a quelque chose de terrible et d'inacceptable qui s'est passé en 2006 où un jeune homme, du fait de sa religion, a été tué et sauvagement torturé.
Vous voulez que la France reconnaisse ça pour que ça ne se reproduise pas…
Exactement, que la justice fasse son travail et qu'elle donne un exemple pour que plus jamais une horreur pareille ne puisse se répéter.
Une partie de ce procès aura probablement lieu à huis clos, parce que certains des accusés sont mineurs. Vous, vous souhaitez que ce soit public, pour que votre fils ne soit pas mort pour rien, Ruth Halimi ?
Absolument, il serait bien que ce soit public pour ce que l'on se rende compte de ce qu'on fait ces jeunes. C'était au-delà de l'imaginable. Il frappait Ilan, il le torturait, et arrivé 18 heures, 19 heures, un d'eux fait la remarque en disant : “ Moi, je vais me faire engueuler par ma mère, donc il faut que je rentre. ” Et donc, c'était comme un travail quotidien, une fois que la journée de travail était finie et bien, ils rentraient chez eux. »
Première incompréhension à l'ouverture de l'audience, où la Cour d'assises ne peut faire autrement que de prononcer le huis clos partiel. Tout simplement, parce que c'est la loi.
Réclamer à la fois la justice, sa vertu curative et ses bienfaits cathartiques, qui pourrait en vouloir à Ruth Halimi ? Personne ne songe à lui disputer cet impossible espoir… Et pourtant, chacun s'attache à le dépecer méthodiquement.
La pression populaire
Comme dans chaque procès, deux audiences s'ouvrent en parallèle au Palais de justice de Paris. L'audience de jour, celle de la Cour, de ses jurés et de son défilé d'experts. Et puis le débat de la nuit, celui que se livre les acteurs dans la salle des pas perdus : avocats, accusés, journalistes et tout ceux qui alimentent la passion populaire…
Mardi 5 mai, alors qu'elle doit évoquer à la barre la personnalité de son fils, la mère du principal accusée se fait porter pâle. Le jour de l'ouverture des débats, elle a été violemment prise à partie par une dizaines de jeunes militants juifs, contrainte de fuir le Palais sous la proctection d'une escouade de gendarmes.
Les réquisitions, toujours sujettes à caution… ?
Le 1er juillet 2009, la parole est à l'accusation. Cela vaut la peine de prendre cinq minutes (montre en main) pour lire ou relire le compte-rendu fait par les chroniqueurs judiciaires qui ont suivi le réqusitoire de quatre heures de l'avocat général, Philippe Bilger. J'aime bien le point de vue, à hauteur d'homme, que nous fait partager Elsa Vigoureux :
« Et puis Philippe Bilger plonge la cour dans la nuit du 12 au 13 février 2006. Il raconte le départ de Youssouf Fofana à cinq heures du matin, et Ilan Halimi recroquevillé dans le coffre. Il imagine la manière dont Fofana s'en est pris à Ilan Halimi, l'a brûlé vif. Philippe Bilger évoque toutes ces forces qu'Ilan Halimi a mises pour se traîner sur 160 mètres, jusqu'au pied d'un grillage. “Alors voilà pourquoi je requiers la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans pour Youssouf Fofana”. »
Dès la fin des réquisitions, l'avocat de la famille Halimi sonne la charge contre l'échelle des peines réclamées.
Les effets de manche de la défense
Voici les mots de maître Francis Szpiner, dans le Jerusalem Post, juste après le réquisitoire :
« L'Etat, par la voix du ministère public, n'a pas su répondre à la hauteur du défi que lui avait lancé ce crime. C'est une banalisation de cette affaire. »
Et sur Europe 1, le 1er juillet au matin, où il annonce la stratégie à venir :
« Ces réquisitions n'ont aucun sens, dit-il, le garde des Sceaux aurait dû donner des instructions pour que le parquet général adopte une position exemplaire et ça n'a manifestement pas été fait. (…) Les jurés ont le devoir d'aller au-delà. »
Le tournant politique des débats
Pour Françoise Cotta, avocat de la défense, le réquisitoire est le moment où le procès bascule de l'échange juridique dans le combat politique :
« Pour Maître Szpiner, ce procès devait être celui du racisme et de l'antisémitisme. Or, ce n'est pas ce que nous avons vu et entendu pendant les deux mois d'audience : Youssouf Fofana défend un antisémitisme brutal avec un des ses lieutenants. Pas les autres. Maître Szpiner dit dans sa plaidoirie : “aujourd'hui, dans les banlieues, la culture, c'est l'antisémitisme.” Mais les gars qui entourent Fofana, ils ne savent même pas ce que c'est que d'être juif ou pas. Ce sont d'abord des gens qui sont dans la misère sociale et intellectuelle et on veut faire un nouveau procès de Nuremberg, on se trompe. »
Deux visions des faits, deux camps, deux vérités : celle de la justice et celle de la vie. A jamais irréconciliables ?
Photo : à la manifestation pour un verdict moins clément au procès Halimi/Fofana, à Paris le 13 juillet 2009 (Mal Langsdon/Reuters).




















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De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 00H14 | 14/07/2009 |
Bien sûr que ça peut arriver. Ce serait dans ce cas la stricte application de la loi présomption d'innocence dans son esprit !
De Alain Pacifique
02H34 | 14/07/2009 |
je pense que le mieux serait que les peines prononcées lors du 2eme procés soient exactement les mêmes. cela permettrait de signifier plusieurs choses :
que le premier procés a abouti à des peines justes ( en rapport avec le rôle de chacun des protagonistes) ,
et surtout que les magistrats signifient clairement leur indépendance de jugement vis à vis de « l'opinion publique », de certains médias et surtout de la ministre de la justice.
à Alain Pacifique
De LE CATHARE
CHEVALIER | 02H56 | 14/07/2009 |
Oui je suis d'accord , mais si les peines augmentent qu'elle honte pour notre pays.
à Alain Pacifique
De Eowyn
15H15 | 14/07/2009 |
Le problème c'est que le second procès ne sera peut être pas à huis clos (il pourrait y avoir une loi entre temps, et la loi pénale en matière de procédure est d'application immédiate).
je vous laisse deviner l'état d'esprit des jurés quand la presse et donc l'opinion publique s'emparera de l'affaire, et la traitera tous les jours, avec les pressions que ça peut comporter (on en a eu un petit aperçu ici).
De kdb
23H24 | 13/07/2009 |
par contre MAM évite de répondre a la question :
pourquoi : Julien Soufir, de confession juive, franco-israélien, membre du betar,
poignarde le commissaire de police français Alexis Marsan le 7 avril
2002. Le meurtrier est soustrait à la police française et exfiltré
discrétement en israel. Le jeune commissaire de 26 ans, lui, mettra
deux mois à mourir dans le plus terrible silence.
Ce même Julien Soufir qui a été soustrait à la justice française
contrairement à Fofana, se distingue à nouveau 5 ans plus tard, en
israel cette fois. Selon ses dires, il a eu envie de tuer un arabe,
alors, il a égorgé de sang froid un chauffeur de taxi. Il ne s'en
cache pas, il l'a déclaré dans sa confession :
» je n'ai rien ressenti. C'était comme égorger un animal. Les arabes
sont des animaux. Ils n'ont pas d'âme, ils sont comme des animaux. »
Et toujours le même Julien Soufir, juif franco-israélien a été déclaré
« irresponsable » par le tribunal de Tel-Aviv le 17 juin 2007 !
à kdb
De -Candide-
Jardinateur | 02H54 | 14/07/2009 |
Un peu rapide comme explications, et sans vraiment rapport avec le procès de Fofana.
La personne qui a tué le commissaire en France lors d'une manifestation n'a jamais été identifiée. Le criminel , un individu issu du Betar , a immédiatement été protégé « par tous les belligérants ». En ce sens il est soustrait à la police qui n'a pas eu le temps de réagir.
Seules des suppositions on été faite suite à l'affaire Julien Soufir en Israel. Et vraiment rien de concret.
Dire que J Souffir a poignardé et a été soustrait à la justice française est fallacieux.
- cela supposerait qu'il ait été identifié en tant qu'auteur des coups de couteaux et qu'il y ait eu une volonté délibéré d'écarter les poursuites.
Concernant le meurtre commis par J. Souffir en Israel.
Un policier Israelien interpelle quelqu'un à l'attitude bizarre qui déambule le long d'une ligne blanche au milieu d'un boulevard.
Cet homme (J Souffir) lui dit : « j'ai tué quelqu'un »
Le flic ne le croyant pas tout à fait, l'accompagne chez lui avec un collègue et y fait la macabre découverte d'un chauffeur de taxi arabe israélien assassiné.
On peut toujours débattre de la culpabilité ou de l'irresponsabilité dans le cadre d'une affaire qui s'est déroulé à plusieurs milliers de km, mais la manière dont vous nous racontez les choses est extrêmement tendancieuse.
à -Candide-
De raksi
Chef d'entreprise | 06H59 | 14/07/2009 |
Bonjour Candide,
Si je peux me permettre c'est votre présentation des faits qui est fallacieuse :
- Julien Soufir est effectivement soupçonné d'avoir poignardé le commissaire Alexis Marsant en marge d'une manifestation pro-israélienne en 2002. Le commissaire Marsant, bien que gravement blessé, n'est pas mort. Il s'agit donc d'une tentative d'homicide et non d'un homicide. Ce qui est étonnant c'est que 7 ans après les faits, cette affaire n'est pas élucidée alors même que l'agression a été commise en plein milieu d'une manifestation devant des centaines de témoins.
- Julien Soufir, juif intégriste, a déclaré durant la reconstitution : « Je voulais tuer un musulman, c'est tout » et « C'était comme abattre un animal. Les Arabes sont comme des animaux, ils n'ont pas d'âme ».
- Les avocats de Julien Soufir ont plaidé la démence, il a été acquitté et interné : Il a pourtant eu assez de lucidité pour : 1) préméditer son geste au point d'inviter sa future victime à prendre un café avant de l'égorger. 2) Attendre de se rendre en Israël pour tuer un musulman (Ce qui, il faut en convenir, ne lui a pas trop mal réussit).
- Aujourd'hui il se déclare guérit et demande à être libéré. Le journal Haaretz annonce qu'il devrait bientôt être libéré.
- Tous les juifs intégristes qui se sont rendu coupables de meurtres/massacres sur des arabes israéliens ont été déclarés non responsables. Ils ont par ailleurs tous un profil similaire : Intégrisme religieux, extrême droite politique. La liste non exhaustive de ces irresponsables pénaux : Alan Goodman, Noam Friedman, Ami Popper, Eden Natan-Zada, Asher Weisgan, Yona Avrushmi, … Il semble bien que la justice israélienne ait une définition pour le moins extensive de l'irresponsabilité pénale dès lors que les victimes sont arabes israéliennes.
- Pour l'anectode, le meurtre a été commis dans l'appartement du frère de Julien, avec le couteau de ce dernier et en sa présence : Ils ont d'ailleurs été arrêtés ensemble tout de suite après l'agression.
Pour une raison que j'ignore le frère en question a été libéré au bout de 3 jours et n'a jamais été inquiété : Il est vrai qu'un fou dans la famille c'est déjà beaucoup….
à -Candide-
De raksi
Chef d'entreprise | 07H12 | 14/07/2009 |
Je voudrais ajouter qu'il y a néanmoins un point sur lequel je vous rejoins totalement : cela n'a absolument aucun rapport avec le procès Fofana.
Bien cordialement,
à raksi
De Anastaze
☺ | 10H56 | 14/07/2009 |
Si je puis me permettre il y a un lien, qui en fait est le nœud de l'affaire.
Michèle Alliot Marie en tant que Ministresse de l'Intérieur, et des cultes, déclarait n'avoir jamais entendu parler de l'homicide sur lecommissaire Marsant, lors d'une manifestation communautaire.
Michèle Alliot Marie (la même) Gardienne des Sceaux (de la Constitution de la République française), déclare ne pas reconnaitre un jugement rendu au nom du peuple français.
à kdb
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 22H13 | 14/07/2009 |
C'est vraiment de la propagande de bas étage.
La cas Soufir n'a rien à voir ici, c'est un cas psychiatrique évident.
Contrairement à ce que vous insinuez, l'irresponsabilité pénale pour raison psychiatrique n'a strictement rien à voir avec « l'impunité ».
Rien ne prouve en outre qu'il est l'assassin du commissaire français. Allez vous nous ressortir tous les crimes commis pas des Juifs, pour contre-balancer les crimes du gang des barbares ? Pfffffffffff, que c'est lamentable.
Et plus lamentable encore 39 tops pour une ineptie pareille. Rverains, vous manquez vraiment de jugotte à vous faire à voir par de la propagande fachiste !
à leconcombrevert
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 07H16 | 15/07/2009 |
Les délits commis par les fascistes juifs n'effacent pas la cruauté du crime d'Ilan.
Les images de violences au tribunal sans réaction de la police ni arrestation m'ont choqué.
hier je regardais un sujet sur l'extention des parasites en Cisjordanie sur France2, un militant juif handicapé de la paix maintenant se faisait frapper par un colon.
http://jt.france2.fr/20h/
Ce colon m'a fait penser aux juifs du betar et d'autres milices fascistes dont les actes commis sur le territoire français restent impunis.
à leconcombrevert
De Jacques BOLO
Auteur-Editeur | 08H34 | 15/07/2009 |
La vrai différence est que le meurtre commis par le gang des barbare est avant tout un fait divers, alors que le cas Soufir semble bien un meurtre UNIQUEMENT raciste. (si vous voulez dire que le racisme est une connerie ou une folie, on peut être d'accord par ailleurs). SI vous ne voyez pas la différence c'est que vous êtes raciste aussi, comme cela me semble de plus en plus évident chaque fois qu'il est question de ce genre d'affaire. Le racisme consistant à faire deux poids, deux mesures ! Ce qui me semble avéré.
En France, le racisme est un délit. La publication de telles opinions est un délit de presse.
à Jacques BOLO
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 19H04 | 15/07/2009 |
Personne ne met en doute le caractère raciste du délire sous l'emprise du quel Soufir a sauvagement égorgé le chauffeur de taxi palestinien. C'est un acte abjecte. Normalement il faudrait le condamner à la reclusion criminelle, à perpete. Sauf que, selon le resultat de l'expertise psychiatrique, Soufir était dans un état pénalement irresponsable au moment des faits. C'est toute la différence.
Si je comprends bien vous mettez en doute le diagnostic ? Mais comment donc, je vous en prie. Vous êtes psychiatre, vous avez exploré personellement Soufir pour contredire le resultat de l'expertise psychiatrique ?
De Lairderien
23H38 | 13/07/2009 |
Ce fut avant tout un meurtre barbare et révoltant.
Mais pour autant doit on en réclamant ni plus ni moins que l'application de la loi du talion se mettre au même niveau de barbarie ?
Heureusement la peine de mort est abolie sinon, les mêmes qui réclament plus de sévérité l'auraient réclamée pour tous les accusés.
L'avocat général PH. Bilger qu'on ne peut suspecter d'être laxiste ou gauchiste si on lit ses billets réguliers sur le net, a estimé que le verdict était équilibré et tenait compte de la personnalité de chacun des accusés.
Alors pourquoi une fois de plus ce gouvernement choisit de caresser dans le sens du poil, la populace qui souhaite un quasi lynchage de l'ensemble des accusés, qu'on ne peut si on raisonne un minimum, mettre tous au même niveau que Fofana.
Une fois de plus on fait tout et n'importe quoi. Et ce n'importe quoi risque d'attiser les haines, avec l'effet inverse de celui recherché.
Je me pose des questions sur certains membres de la communauté juive, qui dans cette affaire comme dans d'autres, en croyant défendre leur cause, attisent les braises qui couvent.
à Lairderien
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 00H30 | 14/07/2009 |
Moi aussi, je m'en pose.
A vrai dire, dès que j'ai appris que le jugement risquait de tomber durant le shabbat, je me disais qu'il serait vraisemblablement mis en cause. ça n'a hélas pas manqué, en pays laïc. en rendant le jugement le vendredi soir, ça laissait une vingtaine d'heures pour bien « mûrir » une réaction qui puisse paraître spontanée.
Le calendrier judiciaire, qui s'accommode de la semaine chrétienne et fait relâche le dimanche, n'avait pas prévu une poignée de plus durs.
à FabiendeMénilmontant
De jeffouletofou
cddiste | 12H03 | 14/07/2009 |
moi ce qui me trou le baba c'est que sous pretexte de shabbat, personne n'est reste pour ecouter le verdict si j'ai bien compris.
c'est proprement allucinant ou alors ils savaient deja ce qu'ils allaient faire qu'importe les peines.
en meme temps quand on voit la video que j'ai mis sur un autre article et que je remet ici tant elle est explicite, on comprend un peu mieux les choses.
Richard Prasquier, président du CRIF, le OFF
envoyé par FranceInfo. - L'info internationale vidéo.
bon y a du lobbying partout mais faudrai ptetre y mettre un terme un jours, enfin savoir faire la part des choses quoi.
liberte (a bon …) egalite ( mouhahahahah) fraternite (je me pisse dessus de rire) …….
De Enki
Alchimiste | 10H48 | 14/07/2009 |
Il faut avoir une grande considération pour la connerie, pour pouvoir qualifier l'intelligence des meurtriers d'idéologique.
à Enki
De Clarence64
S. D. Financière. | 11H03 | 14/07/2009 |
faux !
oui c'est idéologique …et c'est écrit dans toutes les langues du monde, mais ça ne vous plait pas car vous vous doutez de quoi je parle ….
vous ne la connaissez pas bien l'idéologie qui appelle au meurtre des juifs notamment …..
une vérité qui vous dérange ….
mais pas nous ….
à Clarence64
De Enki
Alchimiste | 12H05 | 14/07/2009 |
Enlevez le pouce de votre bouche, même si ça vous donne l'air d'un penseur, et soyez plus clair.
La seule idéologie dont les écrits fondateurs appellent au meurtre des juifs, c'est le nazisme. Certains leaders musulmans appellent au meurtre des juifs mais pas le Coran qui, à l'origine, espère bien les récupérer, ainsi que les chrétiens.
« Mein Kampf » a été traduit dans toutes les langues ? Je ne sais pas, peut-être. Vous croyez que les barbares ont trouvé une version illustrée, et que Youssouf Fofana ne s'est pas rendu compte qu'il ne correspondait pas exactement à l'idéal aryen ?
Il y a « socialisme » dans « national-socialisme », vous croyez que ça veut dire que c'est la même chose ? Quand les tomates murissent, vous croyez que ce sont des écolos qui deviennent communistes ?
Ne le dites à personne, mais ça m'arrive de virer à droite, histoire de ne pas tourner en rond…
à Enki
De Clarence64
S. D. Financière. | 15H06 | 14/07/2009 |
faux ! mais vous n'êtes pas très loin….
à Clarence64
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 12H06 | 14/07/2009 |
Ouh que si on la connait très bien l'idéologie qui appelle au meurtre : celle là s'appelle le fétichisme de l'argent et elle est très loin de se limiter aux juifs dans ses victimes, qu'on se rassure.
De Lairderien
21H01 | 14/07/2009 |
Ben dites donc, vous ne manquez pas d'air vous !
Traitez cette justice dont l'avocat général du procès fut PH Bilger, de gauchiste, signifierait que vous vous situez à droite tellement extrême que vous débordez même Le Pen.
Quand à la source d'inspiration de Fofana elle ne vient d'aucune idéologie structurée, mais bien de cet air du temps nauséabond, dont les remugles lui sont arrivés jusqu'au nez et ont fait « tilt » dans son cerveau, parce que certains ne peuvent s'empêcher à tout propos de se poser en victimes et que le conflit jamais réglé du Proche Orient pourrit tout. La dessus se greffent tous les extrémismes qui utilisent par dessus le marché les religions et principalement celles du Livre, ces trois religions qui sont une seule déclinée par chacune des communautés avec des différences de principes uniquement liées à leurs cultures.
Et quand j'entends des responsables communautaires jeter de l'huile sur le feu avec leurs propos, j'éprouve de la haine envers ces irresponsables qui sont incapables de dire le seul mot que je voudrais entendre :
Pace, Salam, Shalom, Paix.
à Lairderien
De Enki
Alchimiste | 11H09 | 14/07/2009 |
Je n'ai qu'un mot pour qualifier votre commentaire, Lairderien :
sain
Les communautaristes, quels qu'ils soient, en cannibalisant les drames pour fabriquer des martyrs ne doivent pas parvenir à priver les victimes et leurs familles, quelles qu'elles soient, de notre fraternité humaine et concitoyenne.
La loi du talion est un concept religieux qui n'a pas sa place dans la vie publique et la justice française.
Il faut protéger les juifs de l'antisémitisme ; mais toute l'humanité de la barbarie.
à Enki
De Lairderien
21H13 | 14/07/2009 |
Merci,
mais voyez vous, moi même je comprends la loi du talion, au niveau de l'individu. Car la vengeance est une réaction instinctive de l'Homme et je comprends la réaction de la famille de la victime.
Par contre je ne peux admettre qu'une société civilisée puisse se laisser aller de cette façon. Pour moi la Justice se doit d'être au dessus des passions humaines, y compris lorsque ce n'est pas facile.
C'est bien pourquoi dans nos procès d'assises il y a un jury qui se doit de délibérer en utilisant la raison et en s'appuyant sur la loi. Et j'ai le sentiment que dans cette affaire le jury ne s'est pas laissé emporter par la passion.
Mais avec cet appel du gouvernement on n'est plus dans la raison, mais dans l'émotion, le calcul le plus politicien qui soit qui caresse les bas instincts. C'est lamentable.
à Lairderien
De Enki
Alchimiste | 08H08 | 15/07/2009 |
C'est moi qui vous remercie, votre bon sens fait du bien.
Je rejoins votre point de vue sur le talion, qui n'est peut-être pas la pire règle individuelle face à l'altérité, elle a quelque chose d'égalitaire, mais elle ne s'applique qu'à des individus en dehors d'une société où les règles et la justice sont communes et non inter-individuelles.
J'ai aussi le sentiment que la justice a bien fonctionné sur ce coup là, jusquà ce que le pouvoir exécutif s'en mèle.
Rappelons nous la leçon de Raffarin à sciences-po :
» Le pouvoir d'abord, les idées ensuite. »
De pollicarpe
historien-juriste | 23H40 | 13/07/2009 |
Ce qui est fou, c'est que ces manifestants protestent contre le verdict d'un procès dont on sait peu de choses, huis-clos oblige… On ce fait un idée à partir des la parole des parties (ministère public compris), qui ont un intérêt à l'affaire et sont donc subjectives. Et même quand un procès est public, les comptes-rendus d'audience peuvent vraiment étonner ceux qui ont eu à s'occuper d'un dossier.
Bref, la prudence s'impose.
J'ai bien noté ce qu'a dit la mère de la victime : l'acte de torture, « c'était comme un travail quotidien ». Cela me rappelle des lectures terrifiantes sur le conditionnement d'hommes pour accomplir les pires horreurs (entre-autres : Harald Welzer, Les exécuteurs. Des hommes ordinaires aux meurtriers de masse, Paris, Gallimard, 2007). Cette notion du « travail quotidien » se retrouve aussi bien dans les Einsatzgruppen que lors des massacres de populations civiles au Vietnam, en ex-Yougoslavie ou au Rwanda.
Je ne sais pas si cette référence est consciente ou non, mais si ces propos ont réellement été tenus, il y a de quoi s'inquiéter.
à pollicarpe
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 00H49 | 14/07/2009 |
Il n'y avait pas de huis-clos, mais une publicité restreinte.
Aussi, on peut lire, entre autre chez Elsa Vigoureux :
« Et il y avait du monde dans la salle d'audience. Des familles, des témoins, des avocats. »
S'il y avait « des familles », c'est qu'il n'y avait pas de huis-clos !
Le huis-clos consiste en la présence unique des protagonistes et de
leurs défenseurs, les témoins venant les uns après les autres et repartant aussitôt.
lire également ici :
http://www.rue89.com/2009/07/13/gang-des-barbares-manifestation-pour-des…
à FabiendeMénilmontant
De pollicarpe
historien-juriste | 00H56 | 14/07/2009 |
Si si, il y avait bien huis clos !
L'expression « publicité restreinte » n'existe pas dans le Code de procédure pénale.
Seul est prévu le huis clos (article 306 du Code de procédure pénale, pour les procès d'assises).
La famille de la victime était là, en tant que partie. Il est donc impossible de lui interdire d'assister au procès.
La présence de celles des accusés, est possible, et même de droit pour les mineurs. À peine de nullité.
à pollicarpe
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 01H10 | 14/07/2009 |
Seriez-vous, comme Sarkozy ou MAM, de ceux qui disent l'inverse de Bilger ?
http://www.mediapart.fr/article/offert/1234480861a95a8051c6ee60f3366912
que je sache, Bilger n'est pas un tendre… ni un imbécile…
à FabiendeMénilmontant
De pollicarpe
historien-juriste | 01H34 | 14/07/2009 |
Certes, mais je vous laisse juge.
Le régime du huis clos n'autorise l'accès à l'audience qu'aux seules personnes concernées, plus, bien entendu, le personnel judiciaire et les avocat.
Le régime de la publicité restreinte interdit le public et la presse.
Vu d'ici, la différence n'est pas frappante. Mais vous avez peut-être des infos que je n'ai pas ?
Je crois que l'expression « huis clos » fait peur (du genre section spéciale), et que celle de « publicité restreinte », que l'on ne retrouve pas dans le CPP, fait moins menaçante…
Mais je vous rassure, pour ce qui est du reste, je suis bien d'accord avec M. Bilger (ce qui est plutôt rare, au demeurant) !