Ce lundi matin, une élue parisienne, Danielle Simonet, conseillère de Paris (Parti de gauche), alertait par un e-mail très viral sur le sort de Tristan Sadeghi, lycéen tout juste sorti de classe de première, à qui son proviseur refuse l'inscription en terminale. Sauf s'il s'engage par écrit à ne plus participer à des manifs ou des blocages, tels que ceux qui ont émaillé l'année, au lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement comme ailleurs.
Rue89 a proposé à ce jeune élu représentant au conseil de la vie lycéenne de raconter son histoire, alors que la mobilisation autour de son cas commence à prendre. Le proviseur de l'établissement, également contacté, n'a pas donné suite aux sollicitations de Rue89. Qui publie toutefois le courrier qu'il a envoyé à Tristan Sadeghi.
Je m'appelle Tristan Sadeghi, j'ai 17 ans. Je suis lycéen au lycée Maurice-Ravel, en classe de première ES (économique et sociale) et suis passé en terminale sans difficulté. J'ai été actif durant les mouvements lycéens contre les mesures dites « Darcos » comme beaucoup d'autres.
Le 16 juin dernier, comme tous les élèves de mon lycée, je suis allé rendre ma fiche de réinscription. Surprise : on refuse de la réceptionner. « Ordre du proviseur », me dit-on. Ce dernier, Philippe Guittet (ancien porte-parole du principal syndicat des proviseurs, le SNPDEN,) explique son refus de réinscription par mon « rôle de meneur des blocages du lycée ». Il me rend personnellement responsable des blocages.
Souhaitant apaiser la situation, mon père lui a fait remarquer que l'année prochaine, étant en classe de terminale, je me concentrerais sur mes études. Rien n'y a fait. Le jour même, nous lui avons demandé par écrit de me réinscrire. Il nous a répondu, par écrit également : il conditionne ma réinscription à un engagement à ne plus bloquer. (Voir ici
Téléchargez le courrier du proviseur à Tristan Sadeghi)
Je tiens à préciser que tous ces événements se sont déroulés à quelques jours de mon bac de français, et psychologiquement, être « un sans-lycée », ce n'est pas facile.
Pression à la signature
Ses méthodes me semblent d'ailleurs inacceptables : il fait véritablement pression sur moi pour me « forcer » à signer un papier ! Nos blocages d'établissement s'inscrivaient toujours dans un cadre de contestation sociale et étaient « sérieux » : nous organisions régulièrement des assemblées générales (où nous décidions par vote le blocage) et des réunions d'information sur les mesures « Darcos », réunions ayant lieu une fois par mois. Les blocages étaient toujours calmes.
Petite anecdote, tous les matins de blocages d'établissement, nous faisions une collecte (où chacun mettait ce qu'il pouvait) pour ensuite faire des sandwichs et les distribuer à l'heure du déjeuner. N'est-ce pas la preuve d'une atmosphère de collectivité bon enfant ?
Nous étions parfois deux cents à bloquer, dans le pire des cas, soixante-dix. Mais qu'on se rassure : nous n'étions pas une minorité. Nous disposions toujours du soutien de la grande majorité du lycée. 70 élèves ne peuvent empêcher 1000 élèves de rentrer ! Sans forcément nous aider directement, nous avions leur consentement.
« Réprésentant », pas fauteur de trouble
Le proviseur me jugerait-il capable de bloquer seul un lycée ? Ce serait étonnant. J'ai effectivement été élu délégué du mouvement. Cela veut dire que j'émane du mouvement. Que j'en suis le représentant. Or M. Guittet a peut être personnifié le mouvement en ma personne.
C'est peut être aussi une façon de faire peur aux autres, de punir pour l'exemple. « Regardez ce qui est arrivé à Tristan. Si vous bloquez, vous vous exposez à la même sanction… » Où est la justice dans la punition automatique ? Car c'est une exclusion de fait.
Fait du prince
Je pense pourtant avoir servi la République, l'Education. Les mesures Darcos sont à mon avis un coup porté à l'école républicaine, égalitaire, d'où mon engagement. Mais si on doit me reprocher quelque chose, qu'on me juge, qu'on ne prenne pas une sanction six mois après les événements. Cela ressemble trop au fait du prince.
S'il décide de ne pas me reprendre, si mon intégration se passe mal dans le nouveau lycée, c'est mon année de bac qui sera perturbée. Un rassemblement a eu lieu ce matin (lundi 6 juillet) devant le rectorat. Pas seulement pour sauver le jeune Tristan, sauver son avenir. Mais surtout parce que cette sanction, comme l'a si justement remarqué Danielle Simonnet, élue au conseil de Paris et très active pour me soutenir, représente très bien la criminalisation des mouvements sociaux.
Mettons des limites. Accepter le fait du prince, c'est laisser une porte grande ouverte. Qu'on ne mette pas la pression sur quelqu'un pour qu'il signe des papiers (ce sont des méthodes de régimes peu appréciables), que personne ne paie pour les autres (car je suis bien le seul à subir cette menace), qu'on laisse un élève étudier, apprendre tranquillement. Que la démocratie lycéenne soit respectée !



















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De layote
18H01 | 06/07/2009 |
Dès lors qu'il n'y pas eu deconseil de discipline , je ne vois pas de quel droit le proviseur vous interdit linscription.Je me demande tout simplement si cela est légal.Par ailleurs , concernant votre éventuel engagement à ne plus bloquer , il n'a aucune valeur.
Pour autant , perso je ne trouve pas normal que des lycéens bloquent l'accès à ceux qui veulent entrer en classe, mais il s'agit d'un autre débat.
à layote
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 18H25 | 06/07/2009 |
je me demandais aussi si c'etait légal
apparement un riverain, quelques post plus loin semble trouver ça légal
mais il y a bien intimidation
et pas seulement de ce lycéen, mais par celui-ci de tous les les lycéens qui voudraient se méler de politique
est ce que le proviseur agit sur ordre ou bien est il à l'ouest ?
à jyeden
De dideix
23H10 | 06/07/2009 |
vous appellez cela de l'intimidation , moi j'appel cela du fachisme a l'etat pur ! et ce n'est que le début nous allons perdre de plus en plus de libertées pour le prestige international du petit SARKO ,et quand je penses qu'il y a encore des trépannés qui voteraient pour lui ,ben ? a réfléchir cela ne serait pas pire avec LEPEN ,france tu perd tes valeurs et plus en plus de français seront dans la terreure
à dideix
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 23H27 | 06/07/2009 |
N'importe quoi….
Vous savez que ce qu'est le fascisme ?
Si nous étions dans un état fasciste votre ami Tristan ne serait pas ici à faire le malin, alors avant d'utiliser ce genre de mot prenez des cours d'histoire.
à ThePhysicist
De Animateur
Fondateur du Comité de Résistance C... | 23H36 | 06/07/2009 |
Le forum du Comité de Résistance Citoyenne | Coordination Nationale Lycéenne apporte tout son soutien à Tristan, victime de répression administrative. Il n'est d'ailleurs pas un cas isolé, comme nous nous en apercevons tout au long de l'année. Seulement, il est un des seuls à prendre la parole. Merci à Rue89 d'être toujours aussi réactif sur ces sujets.
http://lecrc.forumactif.fr/forum.htm
à Animateur
De philippe.edmond
unvoyageauliban.bafweb.com | 07H52 | 07/07/2009 |
Encore une perle du bac !
http://unvoyageauliban.bafweb.com/index.php ? 2009/07/06/471-nouvelles-per…
Plus sérieusement, il y a à mon sens un problème démocratique dans l'attitude de Tristan et des bloqueurs en général.
Manque de légitimité démocratique des Assemblées Générales tout d'abord. Il s'agit d'un groupe d'étudiants ou de lycéens qui se rassemblent autour d'une question, se proclament souverains hors de toute légalité antérieure ; appellent les autres à les rejoindre et leur imposent en même temps les décisions qu'ils prennent.
On retrouve dans cette méthode ce que les députés des Etats Généraux ont fait, se proclamer Assemblée Nationale Véritablement Représentative de la Très Grande Majorité des Français (ANVRTGMF), puis leur imposer un système strictement représentatif, refusant explicitement la démocratie directe à la suisse.
Cela ne serait démocratique que si de telles décisions de blocage étaient prises à la majorité absolue et à bulletins secrets.
Manque de légitimité démocratique aussi du fonctionnement des revendications.
Ce genre de mouvements propose des thèmes très vagues, et fonctionne sur le refus de l'idée même de réforme, présentée comme une menace.
C'est une sorte de conservatisme utilisant des méthodes révolutionnaires.
Cela ne serait démocratique qu'avec des cahiers de revendications précises, dont le texte serait débattu et voté par toutes les personnes concernées, comme les Cahiers de Doléances des Etats Généraux de 1576, 1588 ou de 1789.
Si cela demande trop d'organisation, on peut adopter un système de votation à la suisse ou des associations peuvent se constituer pour élaborer une résolution précise, qui est ensuite mise en référendum auprès de toutes les personnes concernées.
Des revendication précises, fondées sur un débat réel, constructif et concret autour de la réalité des projets de réformes aurait certainement bien plus de poids que des blocages qui braquent la majorité des élèves contre les contestataires.
Dans sa jeunesse, le nouveau ministre de l'Education, Luc Chatel manifestait contre les blocages.
Via : http://unvoyageauliban.bafweb.com/index.php ? 2009/07/07/473-lyceen-bloque…
à philippe.edmond
De deprav
ou l'ambivalence de la misanthropie | 08H01 | 07/07/2009 |
Edité, erreur de post désolé : )
à philippe.edmond
De petitfilou
ingénieur | 08H32 | 07/07/2009 |
c'est un avis qui se défend et j'en partage la majorité des arguments.
Mais sur une copie de français cela aurait mérité 2/20 pour l'effort d'argumentation barré d'un énorme « hors sujet » en rouge.
La question n'est pas de savoir si les blocages sont légaux et/ou justifié mais de la pertinence/légalité de l'exclusion de manière arbitraire un élève pour ses opinions politiques !
Remarquez qu'il n'y a pas eu de conseil de discipline, à priori pas de plainte au pénal. Aujourd'hui le proviseur exclut Tristan pour un blocage ayant eu lieu il y a quelques mois. La prochaine fois ce sera quoi, l'exclusion de Marc qui lui a crevé les pneus de sa voiture ? Et cela sauf s'il s'engage par écrit à rentrer dans le droit chemin ? ?
à philippe.edmond
De Rensk
| 11H20 | 07/07/2009 |
Si déjà tu prends la Suisse comme exemple… soit au moins juste et n'oublie pas que dans un canton c'est à main levée que l'ont vote (Landsgemeinde) ! Pas de bulletins de vote, pas de secret, pas de recomptage possible ! ! !
à philippe.edmond
De macjack
bûcheron | 11H22 | 07/07/2009 |
@philippe edmond
Quoi qu'on puisse en penser ou en dire, votre analyse - que je partage - est au coeur du problème et les points faibles qu'elle souligne dans le caractère démocratique de la démarche des bloqueurs ou autres piquets de grève, resurgissent et s'imposent à chaque conflit. Sans du reste qu'on avance d'un pouce, puisque, en fonction de la cause, il y en a toujours pour défendre des méthodes discutables, comme le vote à main levée pour ne citer que lui.
La fin et les moyens, éternellement…
En démocratie cependant, dans les principes du moins, la question est tranchée : les moyens doivent prévaloir sur les fins.
Maintenant, pour le lycéen, la grève est un droit chèrement acquis, mais quand on a été jusqu'à interdire les cours à ses condisciples, prenant ainsi la responsabilité de mettre en danger leur année scolaire, il ne faut pas venir pleurnicher ensuite en prétendant qu'un simple changement d'établissement va compromettre vos chances de réussite au bac ! Ou alors « ce qui est bon pour toi n'est pas bon pour moi », état d'esprit un peu singulier on l'avouera, à gauche tout particulièrement !
Je comprends bien qu'on est là dans un système de défense, mais j'aime qu'on assume ses actes d'autant que la sanction - à condition qu'elle soit légale ce que j'ignore - n'est quand même pas une déportation à Guantanamo, restons sérieux !
En fait, on va surtout se battre pour ne pas perdre la face.
Il n'était pas le seul ? Est-il de ce seul fait devenu irresponsable ? D'autant que c'était l'un des meneurs et l'expérience lui apprendra que c'est toujours les meneurs qu'on cherche à mater… ou à amadouer de diverses manières…
à philippe.edmond
De Yp2
Etudiant IEP | 13H35 | 07/07/2009 |
Qui vous dit que ces conditions de « légitimité démocratique » comme vous l'entendez n'étaient pas réunies ?
Tous les blocages ne sont pas « antidémocratiques » comme la droite voudrait le faire croire. Ayant vécu plusieurs blocages dans mes etablissements successifs, je peux vous assurer que les blocages où la majorité des élèves de l'établissement vote en assemblée générale les revendications, puis les modalités d'actions, y compris en présence des lycéens et étudiants de droite, sans intrus extérieurs, et avec débat contradictoire, est tout à fait réalisable et courant.
Enfin, votre fameux « refus de l'idée même de réforme » cher à la droite ne tient pas. Des réformes, la gauche en propose, les étudiants et les lycéens en proposent lors des AG. Simplement, il est plus facile de faire croire aux gens extérieurs à l'affaire qu'on a une bonne vieille situation manichéenne avec des progressistes réformistes et des méchants conservateurs rétrogrades.
à Yp2
De philippe.edmond
unvoyageauliban.bafweb.com | 14H29 | 07/07/2009 |
Je ne critiquerais pas un blocage qui serait décidé à la majorité des élèves concernés.
à Yp2
De vermisseau
étudiant en agriculture raisonnée | 20H23 | 07/07/2009 |
tous les blocages ne sont pas anti démocratiques ?
le terme même de blocage me semble anti démocratique
ou alors nous n'avons pas la même vision de la démocratie
à ThePhysicist
De deprav
ou l'ambivalence de la misanthropie | 07H37 | 07/07/2009 |
Larousse a dit :
« nom masculin
(italien fascismo, de fascio, faisceau)
[…]
* Attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu'un à un groupe quelconque, à son entourage. »
Pire qu'un état fasciste, nous sommes dans un état de fascisme mou. Le fascisme des charentaises et des canapés, de l'hypocrisie et du consentement imposé.
Le fascisme de l'inutile qui ne nous mène nul part, qui arrive à se faire défendre par ceux qu'il gouverne au doigt cassé et à l'oeil fermé.
Le fascisme non-avoué, le fascisme « subtile » pour contenter les cons.
à ThePhysicist
De Racaille
Anarchiste | 08H53 | 07/07/2009 |
A The Physicist : Lisez bien les propos de Deprav… ils me semblent plus appropriés.
Maréchal, nous voilà…
Une-deux !
Une souris verte
Qui courait dans l'herbe,
On l'attrape par la queue,
On la montre à ces messieurs,
Ces messieurs nous disent……..
GAAAAAAAAAAAARDE A VOUS ! !
à ThePhysicist
De Colas Géranton
étudiant | 10H08 | 07/07/2009 |
L'ancien porte-parole de l'UNSA-SNPDEN, syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale, qui sert de courroie de transmission à la répression, et vous ne voyez aucun rapport avec le fascisme ?
Ca ne vous dit rien, la transformation des syndicats en corporations ? Vous ne voyez pas la différence entre lutter pour les droits des salariés et des futurs salariés, et entre défendre les intérêts de nos dirigeants politiques et économiques ?
C'est plutôt vous qui devriez ouvrir un livre d'histoire, avant de prendre les gens de haut, ThePhysicist. Ca se voit que ce n'est pas en Histoire que vous êtes étudiant !
à Colas Géranton
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 14H27 | 07/07/2009 |
Dans un état fasciste, votre ami Tristan aurait été gavé à l'huile de ricin dès le début du blocage et toute cette histoire n'aurait jamais eu lieu puisqu'il serait encore aujourd'hui en train de pleurer sur le trône.
Essayer donc d'utiliser un vocabulaire approprié, c'est tout ce que je vous demande.
@Deprav
« Le fascisme des charentaises et des canapés, de l'hypocrisie et du consentement imposé. »
Voilà un aveux d'inculture….
L'hypocrise, c'est l'un des fondements de la démocratie !
Le fascisme, c'est tout le contraire.
Réfléchissez donc un petit peu là dessus…
à ThePhysicist
De DrTom
Citoyen | 15H18 | 07/07/2009 |
« L'hypocrise, c'est l'un des fondements de la démocratie !
Le fascisme, c'est tout le contraire. »
>>> hahaha excellent ! (vraiment j'ai ri)
Il n'en reste pas moins, vous en conviendrez, que l'argumentaire de notre gouvernement tourne bien souvent autour de « la lutte contre l'hypocrisie » ! Réforme de la TV pour mettre fin à l'hypocrisie, travail le dimanche pour mettre fin à l'hypocrisie, etc.
Alors, y a-t-il un glissement dans notre démocratie ? Une période de transition ?
à DrTom
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 17H42 | 07/07/2009 |
Je ne sais pas pourquoi vous riez, n'importe quel personne s'intéressant au fonctionnement des institutions connait ce fait contre-intuitif mais totalement vrai.
Pour répondre à votre question :
Oui et non.
La Veme république a toujours été dotée d'un executif fort.
Avant on ne s'en rendait pas compte, on croyait vivre dans une démocratie idéale « normale » (hypocrisie : premier ministre, nominations « supervisées » par le CSA, ministère des affaires étrangères, droits de l'homme…..).
Maintenant le mot à la mode, aussi utilisé par Sarkozy, c'est la « transparence » : donc on met fin aux hypocrisies précédemment citées.
Et simplement en dévoilant les rouages de notre Veme république (PM, affaires étrangères, droits de l'homme inutiles, superivision par le CSA alors que ses membres sont nommés par le président+président assemblée+président sénat en clair uniquement par le président pour au moins 6 d'entre eux), on se fait accuser d'être un dictateur (ou au moins exécutif fort).
Donc non on ne peut pas parler de fascisme, mais simplement la manifestation de la réalité de notre constitution qui, je vous le rappelle, satisfaisait jusqu'aux bonapartistes en 1958 (pour vous dire la force de l'exécutif) !
Tiens par exemple, depuis la fin du 49-3, l'assemblée nationale a-t-elle autant de pouvoirs qu'on le dit ?
Avant la réforme constitutionnelle, il y avait le 49-3.
Plus maintenant (sauf LOLF/…,) mais il reste toujours la procédure d'urgence et l'insertion d'amendements cavaliers au sénat (termes un peu techniques, mais si vous vous intéressez au institutions vous me comprendrez sans problème)… et hop, l'assemblée nationale est court-circuitée.
Ca ne vous choque pas ça vous ?
Des procédés de ce genre on pourrait en citer des dizaines, mais bon on ne le fait pas car la démocratie fonctionne sur l'hypocrisie : tant que ca fonctionne, et que tout le monde est d'accord pour que ca fonctionne ainsi, et bien on ne touche à rien !
Quelques rappels sur, De Gaulle, le fondateur de notre Veme république :
« Il n'est pas possible de se faire élire sur un programme et de l'appliquer. Car le choix est simple : ou l'élu trompe ses électeurs, ou il trompe l'intérêt du pays. »
« Je suis un monarchiste, la République n'est pas le régime qu'il faut à la France. »
« La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave. »
« Le gouvernement n'a pas de propositions à faire, mais des ordres à donner. »
« J'ai entendu vos points de vue. Ils ne rencontrent pas les miens. La décision est prise à l'unanimité. »
Ca vous suffit ?
à ThePhysicist
De deprav
ou l'ambivalence de la misanthropie | 19H45 | 07/07/2009 |
ThePhysicist a dit :
« Voilà un aveux d'inculture….
L'hypocrise, c'est l'un des fondements de la démocratie !
Le fascisme, c'est tout le contraire.
Réfléchissez donc un petit peu là dessus… »
Larousse a dit :
« nom féminin
(bas latin hypocrisis, du grec hupokrisis, action de jouer un rôle)
[…]
* Action, parole destinée à tromper sur les sentiments, les intentions véritables de quelqu'un “
L'hypocrisie, un des fondement de la démocratie ? de notre ‘démocratie’ je le conçois, mais de LA démocratie non.
En ce sens nous n'avons jamais été en réelle démocratie, l'hypocrisie du pouvoir faisant l'ignorance des citoyens pour assoir son autorité de manière ‘consentie’. Voilà pourquoi je dis que nous sommes dans un état de fascisme mou et hypocrite, le pire de tous, le plus vicieux. Celui qui se fait appeler ‘démocratie’ mais qui n'en est rien.
Et ton petit argumentaire rejoint cette idée en ce sens, une ‘démocratie’ hypocrite est une ‘démocratie’ de fascisme mou et abrutissant.
‘Avant on ne s'en rendait pas compte, on croyait vivre dans une démocratie idéale normale ’”
C'est vrai, mais nous arrivons à un moment où nous savons que nous n'avons jamais été en “démocratie idéale”, en quoi avons nous été alors ? Toi qui a l'air accroché à l'histoire, tu sais que chaque régime politique, avant de se faire achevé par le peuple, a eu sa période de gloire consentie, et chaque nouveau régime politique naissant se rapprochant à chaque fois plus d'une idée “démocratique”. Et bien l'histoire ne s'arrête jamais, nous arrivons à la fin du régime que nous avons connu sous le nom de “démocratie” parce que ses rouages rouillés et sanglants sont maintenant visibles par qui veut bien les voir.
Nous ne sommes ni dans un état démocratique, ni dans un état réellement fasciste au sens où tu l'entends, voilà pourquoi j'ai envie de l'appeler de “fascisme mou”.
Tant qu'il y aura une notion de “pouvoir à exercer” nous ne serons jamais en démocratie, celle-ci visant à annihiler le pouvoir en le diluant entre chaque individu constituant le “peuple”. Plus de pouvoir, plus de supériorité, plus de dictat, la démocratie.
à deprav
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 20H06 | 07/07/2009 |
« de notre “démocratie” je le conçois, mais de LA démocratie non. »
Si, de la démocratie.
A partir du moment où tu as des élections tu as forcément de l'hypocrisie qui entre en jeu, cf de gaulle.
« En ce sens nous n'avons jamais été en réelle démocratie »
Ça n'est pas le point de vue que je défends.
« une “démocratie” hypocrite est une “démocratie” de fascisme mou et abrutissant. »
Bah non…. une démocratie c'est de l'hypocrisie donc pas du fascisme. Dans un état fasciste il n'y a pas de place pour l'hypocrisie. Il n'y a pas de chaine de responsabilité, de supervision…, il n'y a qu'un donneur d'ordre -le dictateur- et un exécutant qui met une balle dans la tête à toute personne que le donneur d'ordre n'apprécie pas.
« Et bien l'histoire ne s'arrête jamais, »
C'est à démontrer, cf philippe muray par exemple.
« celle-ci visant à annihiler le pouvoir en le diluant entre chaque individu constituant le “peuple”. Plus de pouvoir, plus de supériorité, plus de dictat, la démocratie. »
C'est la définition que tu en donnes mais ça n'est pas du tout celle couramment admise. Tu devrais revoir ta classification des systèmes politiques….
Ta définition est proche d'un système anarchique.
à ThePhysicist
De deprav
ou l'ambivalence de la misanthropie | 05H14 | 08/07/2009 |
T'as l'air plutôt borné comme garçon : ) (rien de méchant hein). Mais ça fait plusieurs commentaires que j'essaye d'exprimer en quoi on peut comparer notre « démocratie » à du « fascisme mou » et tu restes bloqué sur tes définitions de bouquins scolaires de fascisme à la Musso et de démocratie à la de Gaulle… On en est à des années lumières et je le sais très bien.
C'est pour ça qu'il faut réussir à poser d'autre mots sur notre régime actuel : ce n'est ni du fascisme, ni de la démocratie. C'est à la foi un peu des deux sans rien avoir de réellement comparable avec ce qu'il y a dans les livres d'histoire. Nous sommes au moment transition, on doit faire un constat de ce qu'il se passe et un bilan sur la période écoulée pour savoir ce avec quoi il faut faire rupture net.
Et je soutiens que l'histoire ne s'arrête jamais, ou du moins ne s'est pas encore arrêtée. L'histoire n'est que le témoignage de nos expériences passées, c'est ce qui permet notre évolution en tirant profit de notre expérience en tant que peuple. Tant que nous aurons des choses à apprendre l'histoire continuera, l'inverse serait soutenir que l'esprit de l'homme a atteint son paroxysme et sa société avec lui… ce dont je doute fortement.
Et il n'y a entre anarchisme et réelle démocratie que la barrière que nous voulons bien y mettre.
à dideix
De isidor
pas intéressant | 14H39 | 07/07/2009 |
Félicitations Dideix, vous avez gagné un Point Godwin !
à layote
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 00H32 | 07/07/2009 |
Dès lors que ce sujet a été publié lundi en fin d'après-midi, pourquoi le compte-rendu du matin ne figure-t-il pas ? Pourquoi n'est-il pas mentionné qu'il y a eu une rencontre entre le proviseur et la famille avec une enseignante et une élue ?
ce n'est pas un secret !
à FabiendeMénilmontant
De rmann31
gentil fonctionnaire | 08H11 | 07/07/2009 |
et ça a donné quoi cette rencontre ?
à rmann31
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H17 | 07/07/2009 |
Je n'ai pas tout suivi, mais à ma connaissance chacun aurait campé sur ses positions.
Une précision, à mon goût, s'imposerait…
A chaque manif avenue Gambetta (rectorat) l'alternative est :
• dégagement par police
• réception d'une délégation
…et depuis 1992 que je vis dans l'arrondissement il en a toujours été ainsi, quel que soit le régime.
Dans ce contexte, et sachant qu'il n'y avait pas eu de répression, des explications auraient été bienvenues, sauf si le sujet avait été publié le dimanche ou le lundi matin tôt.
A ma connaissance, L'Humanité n'est pas un journal pro-Sarko. Et pourtant, il parle de la réception de la délégation :
http://www.humanite.fr/2009-07-07_Societe_Au-lycee-Ravel-le-proviseurne-…
en disant même davanage que ce que je savais hier soir, à savoir aussi qu'un délégué du PCF a été reçu. Je crois que, dans ce genre d'affaires, c'est une première, car ce n'est pas un élu local, ni un père de famille, ni un membre de la famille de l'intéressé. Juste un enseignant d'une autre académie !
à layote
De Ben85
ramoneur | 09H37 | 07/07/2009 |
Un conseil de discipline est utile pour renvoyer un élève en cours d'année, mais rien n'oblige un proviseur à reprendre un élève d'une année à l'autre. Il n'y a pas besoin de conseil de discipline pour cela.
à Ben85
De Rensk
| 11H37 | 07/07/2009 |
Charte des Droits Fondamentaux de l'Union européenne
ARTICLE 14 : DROIT A L'EDUCATION
1. Toute personne a droit à l'éducation, ainsi qu'à l'accès à la formation professionnelle et continue.
2. Ce droit comporte la faculté de suivre gratuitement l'enseignement obligatoire.
http://www.europarl.europa.eu/comparl/libe/elsj/charter/art14/default_fr…
Partie 5 : jurisprudence
» Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction « […] pour lequel la Cour EDH retire de cet article deux obligations étatiques : assurer à chacun l'accès aux établissements scolaires existants sans discrimination, et garantir la reconnaissance officielle des études accomplies.
Et pour la fin… La constitution de la république :
» 13. La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat. «
à Rensk
De Ben85
ramoneur | 12H26 | 07/07/2009 |
Cela n'empêche qu'un chef d'établissement n'est pas tenu de reprendre un élève qu'il juge « à problèmes » s'il lui trouve une place dans un autre établissement public.
De bleuet1
espère malgré tout | 18H08 | 06/07/2009 |
Si maintenant même les élèves sont fichés, on n'est pas sorti de l'auberge.
Le gouvernement voudrait sanctuariser l'école, visiblement tout le monde n'est pas égal face à ce principe.