Convoqué pour la seconde fois pour la vidéo de « Sarkozy off » diffusée par Rue89, Joseph Tual est ressorti 45 minutes plus tard.

Et de deux convocations par la police judiciaire pour Jospeh Tual, grand reporter à France3. Le 1er avril, il avait déjà été entendu, en compagnie d'une collègue de France3 et deux journalistes de Rue89. Ce jeudi, il a de nouveau été convoqué, cette fois seul, toujours pour dans l'affaire de la vidéo de « Sarkozy off », suite à la plainte de la direction de France3, initiée sur pression de l'Elysée. (Voir la vidéo)
Objet du délit supposé pour le journaliste de Rue89 Augustin Scalbert et le directeur de la publication Pierre Haski : avoir diffusé sur Rue89 des propos de Nicolas Sarkozy, tenus avant le début de son interview sur France3, le 30 juin 2008. Leurs deux confrères de France3, Carine Azzopardi et Joseph Tual, sont eux soupçonnés de les y avoir aidés.
Joseph Tual qui était soutenu, ce jeudi matin, par une trentaine de journalistes et techniciens, ainsi que par Reporters sans frontières, venus en signe de solidarité devant le département de police judiciaire de la préfecture de police de Paris, rue du Château des rentiers.
Confrontation avec un technicien de France3
Entré à 10h00, le grand reporter de France 3 est reparti 45 minutes plus tard. A sa sortie, il a expliqué avoir été confronté à un technicien de France3, également interrogé le 1er avril, sans que personne ne le sache alors. Ce dernier avait cité le nom de Joseph Tual comme protagoniste de la fuite à France3 :
« Il a cédé la dernière fois à des injonctions policières visiblement, puisque mon nom lui avait été répété à plusieurs reprises, et il avait fini par dire : “Oui, peut-être, c'était Joseph Tual qui lui avait demandé une cassette ce soir-là.” Les bras m'en sont tombés, puisque ce soir-là le technicien je ne l'ai pas vu, je lui ai encore moins demandé ni rien donné.
Il a rectifié [ce jeudi, ndlr] son procès verbal et a dit que c'était sous la pression des questions répétées la dernière fois qu'il avait donné mon nom. (…) J'ajoute que je ne lui en veux pas du tout, il a toujours mon estime et mon amitié. Le pauvre, il n'est pas habitué à être pressurisé de questions comme ça dans un commissariat. » (Voir la vidéo)
La rétractation actée, Joseph Tual a lui continué de nier. Il ignore quelles suites seront données à cette affaire. L'enquête en est, en tout cas, toujours au point mort. Au parquet maintenant de décider d'ordonner des poursuites judiciaires ou de classer l'affaire sans suite.




















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De PierrotSport
Webmaster | 11H32 | 02/07/2009 |
Pressions de l'Elysée, pressions policières avérées ou supposées… Pour si peu, cela en devient effrayant non ?
De inuit
grand nord | 11H54 | 02/07/2009 |
on vit dans un régime ahurissant !
la question qui se posent à mon sens, c'est :
peut-on être coupable de diffuser cette vidéo off ? celui qui a fait ça peut être condamné ?
De Raslacouette
. | 12H16 | 02/07/2009 |
C'est bien fait pour vous.
Les consignes sont pourtant claires, mais vous n'en faites qu'à votre tête !
De nono le simplet
gardien de phare en intérim | 12H30 | 02/07/2009 |
Ouf l'Etat se décide à attaquer les journalistes félons qui transmettent au bon peuple de France des informations honteusement non truquées et honteusement réalistes !
Tremblez journalistes impies , vous étes coupables de ce crime ô combien effrayant de ne pas adorer ni croire sur parole nôtre Chef d'Etat .
Joseph Tual est coupable , même s'il nie , c'est évident . Son tutoiement est accablant alors qu'il faudrait s'adresser à la troisième personne en courbant bien bas l'échine et en ne regardant pas dans les yeux nôtre Grand Batonnier !
Et bravo à la direction de FR3 qui , n'écoutant que son courage , a trainé les odieux responsables de cette vidéo devant les plus hautes instances de la justice .
De Anthropia
13H05 | 02/07/2009 |
Mon soutien à tous les journalistes qui font leur boulot, en montrant ce hors champs.
Merci.
http://anthropia.blogg.org