Tribune

Lettre ouverte de Joseph Tual : « Nicolas, j'irai à ta convoc »

C'est l'esprit tranquille que je me rendrai à la convocation de Nicolas Sarkozy. Les policiers, eux, ma foi, ne font que leur boulot. Ils ne sont en rien responsables de cette situation qu'eux-mêmes qualifient d'ubuesque. Ils sont simplement manipulés et détournés de leur mission de service public, comme nous à France Télévisions et dans bien d'autres entreprises publiques.

Le diktat est simple. Le mot d'ordre est « vous êtes tous à ma botte, les têtes qui dépassent seront toutes coupées » : voilà le message de monsieur Sarkozy, dont acte !

Photomontage du journaliste de France 3 Joseph Tual (DR)Tu es président de la République, ok ! Je vais à la convoc, mais après ? Tu vas me faire quoi ? Me passer au karcher ? Tu dis qu'on ne t'a pas respecté, mais Nicolas, pour cela, il faut être respectable, et d'abord respecter son prochain. François Mitterrand ou Jacques Chirac auraient pu venir même à pied de l'Elysée jusqu'à France Télévisions, seuls ou accompagnés de deux ou trois gardes du corps. Crois-moi, personne ne leur aurait manqué de respect ni importunés.

Ils seraient rentrés à France Télévisions sans difficultés, tranquillement. Etre président de la République en France, visiblement, ne consiste pas uniquement qu'à être élu. Il faut savoir occuper la fonction, avoir de la hauteur, altitude et attitude que le poste impose. Pour tout cela, dans ton cas, Nicolas, il faudra, je le crains, pour nous citoyens français, attendre encore, et longtemps.

Je suis Joseph Tual, carte de presse 60 128

Ceci dit, de nombreuses personnes parmi mes proches, me demandent de t'expliquer qui je suis, moi, Joseph Tual, carte de presse 60128, et ce, probablement, pour que tu puisses mieux évaluer le problème, et logiquement, demander poliment, Nicolas, aux personnes en charge du scénario de ce mauvais feuilleton d'y mettre un terme.

Je suis arrivé à France 3 en 1987. Je suis à l'époque journaliste reporter d'images, en bref un caméraman d'actualités. Politiquement, la France cohabite. Et moi, on m'envoie systématiquement, tous les jours ou presque, avenue d'Iéna, où la guerre dite des ambassades, entre la France et l'Iran, fait rage, fait sans précédent dans notre pays.

A la baguette ? Môssieur Pasqua ! Tu sais, le gars qui voulait terroriser les terroristes ! Wahid Gorji est réfugié dans l'ambassade d'Iran. Personne ne le connaît encore, moi je l'ai filmé. Mes images ont fait le tour du monde, et un an après, rebelote : le débat du second tour de la présidentielle, Chirac-Mitterrand, tu sais « les yeux dans les yeux, je le conteste ». Les deux hommes se lancent Gorji à la figure : deux mois entiers de planque, pour une poignée de secondes à l'antenne. Il faut dire que je suis très tenace.

Je suis né en Bretagne en 1961, j'ai couvert la fin de la guerre Iran-Irak, des deux côtés, et je me suis fais copieusement tirer dessus par tous les belligérants. J'ai filmé dans la ville d'Halabja (Kurdistan iranien), quelques jours après le terrible bombardement à l'arme chimique. Je te laisse imaginer la vision d'épouvante ! Je filme ! Des images qui informeront… Tu connais la suite, j'en suis sûr…

Le temps des révolutions

Pour moi, les années 1988, 1989, 1990, furent très denses sur le plan professionnel. En 1989, le bloc de l'est craque de toutes parts. Je suis à Prague pile poil au moment où Vaclav Havel prend la parole place Venceslas. Quand j'y repense, j'ai des frissons… donc plein de reportages que France 3 diffuse. Puis c'est au tour de la Roumanie de vouloir se débarrasser de son Nicolaï.

J'arrive donc dans Bucarest le 21 décembre 1989. Gros bazar dans la ville. Ambiance de rumeurs diverses et variées, toutes dramatiques. Je suis avec mes collègues de la 5, que De Carolis n'a sûrement pas oubliés. Gibault, Dutertre et Calderon. Nous sommes devant un hôtel glauque de la banlieue à nous demander tous : « que fait-on, où va-t-on ? » Jean-Louis Calderon, avec son équipe, part pour la place de la République. Nous aussi, mais en route, nous rencontrons une colonne de chars. Leur objectif : protéger la télévision, où la révolution audiovisuelle bat son plein.

J'ai passé la nuit dans l'immeuble de la télé roumaine. Une nuit à se faire tirer dessus sans discontinuer, où les rumeurs, là encore, allaient bon train. Je me souviens encore de l'une d'elles : « la Securitate est au quatrième étage ». Nous, on était au huitième, donc ambiance lourde genre : « plus que quatre étages et ce sont mes dernières images ». Jean-Louis Calderon et son équipe vivent la même situation à quelques encablures de nous, sur la place de la République. Mais au cours d'une manœuvre d'un char, Jean-Louis est écrasé. A la morgue, je t'assure, Nicolas, je n'en menais pas large. Tu vois, pour Jean-Louis et en mémoire de son travail, j'irai à ta convoc.

Ensuite ce fût la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, des révolutions presque festives comparées aux autres. Puis vient la première guerre du Golfe. Je suis là, en Irak, avec les boucliers humains, les expats, retenus par Saddam Hussein. Puis la Jordanie, les manifs, puis le grand prix de karting à Amman, une grande et heureuse rigolade avec le grand, très grand, journaliste Paul Marchand. Pour lui, et en hommage à son travail, j'irai à ta convoc, Nicolas.

Je pourrais te parler d'une église au Rwanda

Je pourrais aussi te parler de l'année 1994, d'une église à Kibuyé au Rwanda. Mais je n'en ai vraiment plus le cœur. C'est dans ce pays que je pense avoir le plus psychologiquement souffert. Passons. Il y a eu des moments très durs aussi en ex-Yougoslavie, la guerre et sa barbarie. Tous ceux qui la connaissent le savent bien.

Quinze années pleines et entières avec ma caméra pour toi, et ceux qui regardent France 3. Cette caméra qui, elle, aura eu raison de mon dos : mes vertèbres ont rendu l'âme en 2001 quelque part dans la vallée du Panchir, en Afghanistan. Exit donc la caméra. Depuis, je cause dans le poste. Problème : je cause comme je filmais. Tout près de mon sujet, au taquet, direct dedans, sans mise en scène. L'info, rien que l'info. C'est peut-être là que ça coince pour toi.

Le journalisme dit d'investigation est devenu l'évolution logique et naturelle de mon expérience passée. Chose que personne ne conteste à France 3. L'affaire Ben Barka, que je connais bien, a visiblement du mal à passer chez toi. Je n'aurais peut-être pas dû informer le public de France 3 que le juge en charge du dossier avait signé cinq mandats d'arrêts internationaux contre d'éminents représentants de la haute hiérarchie sécuritaire marocaine.

Des personnes que tu as saluées. Oui, je sais, cela coïncidait avec ta première visite d'Etat au Maroc en tant que président de la République. Et je me rends bien compte que Mohammed VI et ses copains n'ont pas été très sympas, du coup, avec toi et ta délégation. C'était le 22 octobre 2007. Ah, j'oubliais, mon dirlo était dans ton charter commercial ! Faut vraiment pas lui en vouloir, il n'était pas au courant. D'ailleurs, les Alaouites lui ont réglé royalement sa note d'hôtel, sans rancune je crois.

GAK, l'affaire Ben Barka, Robert Boulin…

Bon, je sais aussi qu'avant tout cela, j'ai investigué dans l'affaire Guy-André Kieffer, tu sais ce journaliste disparu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 16 avril 2004. Je t'ai quelque peu grillé la politesse. Tu avais gentiment reçu la famille de mon confrère le 22 août 2007. Et moi, j'en ai profité pour diffuser ce reportage où l'on voyait ce témoin qui racontait avec force détails et in situ, comment les préposés à la sécurité du clan Gbagbo, s'étaient débarrassés de Guy-André Kieffer.

Je te passe le coup sur l'affaire Boulin, où dans mon reportage, Raymond Barre parle de l'assassinat de son ministre du Travail par le RPR, et l'affaire dite du Beach de ton ami Sassou N'Guesso, ou l'affaire Borrel, l'affaire Mecili, etc.

Je ne vais pas non plus te remémorer un autre de mes dossiers qui d'ailleurs n'a pas encore abouti, mais que tu connais sûrement… Ah, une vieille marotte que cette histoire, qui ne demande qu'à être connue de l'ensemble de nos concitoyens. Je me demande toujours pourquoi ce monsieur, élu des Hauts-de-Seine, qui t'est si proche et si fidèle, n'est toujours pas ministre de la Justice… Je vais m'en tenir là.

Ah j'oubliais, désolé pour la mise à l'antenne, le 18 juin dernier, du rapport Nautilus sur l'attentat de Karachi en 2002, qui tua onze de nos compatriotes. Je ne pensais pas que cela pouvait te rendre si chafouin. Je pourrais encore t'écrire des pages et des pages sur mon activité journalistique, que tu connais bien grâce à ton réseau d'oreilles. Mais je crains que cela ne lasse les autres lecteurs.

Revenons-en au fait : je ne suis ni voleur, ni receleur

Alors revenons-en au fait. Donc on me convoque le 2 juillet à 10 heures, pour cette histoire de cornecul dite du « Off Sarkozy à France 3 ». Tu veux me coller ça aussi ? Nicolas, je suis désolé de te le dire, je ne suis ni un voleur ni un receleur, ni un contrefacteur. La présidence de France Télévisions le sait très bien, puisque leurs enquêteurs internes ne m'ont même pas auditionné.

Et je ne peux pas m'attribuer l'œuvre d'autrui qui, il est vrai, avait un fort coefficient informatif sur ton Toi. Désolé, c'est pas moi ! Tu auras retenu la leçon que passer à la télé, ça n'a pas que des avantages. Mais ne t'inquiète pas, je te fais confiance, tu trouveras bien autre chose pour me punir.

Ah, j'oubliais, si je te tutoie, c'est que tu as commencé il y a bien longtemps au siège du RPR, rue de Lille, et encore en 2007 dans une cabine de maquillage de France 3. Allez, au revoir Nicolas, je tâcherai de t'envoyer des news de temps en temps.

Bien entendu, je t'invite toi et tous ceux pour qui la liberté d'informer et la démocratie sont des notions fondamentales dans notre pays, à venir le 2 juillet, vers 9 heures, au 122-126, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement, à Paris. Je crois que nous aurons des débats et des échanges fructueux quant à l'avenir de la presse libre et donc libérée, je l'espère, en France.

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Portrait de Jjonas

De Jjonas

étudiant | 19H48 | 30/06/2009 | Permalien

Courage dans ce sursaut,
puisse le journalisme français suivre l'idée

Portrait de JGorban

De JGorban

proletaire | 20H12 | 30/06/2009 | Permalien

Mr Tual une seule phrase me vient : chapeau bas.

un etre humain droit et faisant face

bravo bon courage

comme certains instituteurs qui risquent la lourde , vos exemples donnent courage dans l'humanité.

Portrait de Ickar

De Ickar

!!!!! | 20H15 | 30/06/2009 | Permalien

Journaliste, un métier à risque

après les balles qui sifflent, les convocations de monsieur le roi

ps : flash de dernière minute : on vient de réouvrir la bastille,…..

Portrait de elyaan

De elyaan

travailleur social | 20H19 | 30/06/2009 | Permalien

juste un mot : merci

Portrait de Enki

De Enki

Alchimiste | 20H25 | 30/06/2009 | Permalien

Au début de votre lettre, je croyais que vous le tutoyiez parce que vous êtes un grand monsieur et que c'est un tout petit monsieur.

A la fin de votre lettre, c'est toujours ce que je crois.

Portrait de dalun

De dalun

20H46 | 30/06/2009 | Permalien

SOLIDAIRE.

Portrait de mick69

De mick69

20H54 | 30/06/2009 | Permalien

Lecture délicieuse !

Ca change des lèche cul qui font tout pour plaire au potentat

Portrait de Colar

De Colar

21H25 | 30/06/2009 | Permalien

Respect.

Ça devient rare de voir quelqu'un en France qui, ouvertement, ne courbe pas l'échine.

Portrait de Tex

De Tex

ex-actif | 21H28 | 30/06/2009 | Permalien

Merci Monsieur Joseph TUAL.
Et surtout, continuez. Vous ne nous lasserez jamais !

Portrait de colyz

De colyz

psy | 21H32 | 30/06/2009 | Permalien

Total respect. Chapeau. Pleine confiance. Justice triomphera. Si c'est pas un scandale. Vive Joseph. Tiens le coup tête haute comme tu le fais. Merci pour ta leçon.

Portrait de komakino

De komakino

antimégalo | 21H42 | 30/06/2009 | Permalien

C'est peu mais je vous souhaite tout le courage nécessaire. Et vive la probité, la sincérité, la liberté de penser, de montrer, de dire. Vive la vérité en somme !

Portrait de Yvon le Zébulon

à komakino Portrait de komakino De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 07H43 | 01/07/2009 | Permalien

En vérité, nous sommes tous épatés par le brillant « CV » de Joseph…

- et nous rêvons peut être inconsciemment d'être capable de pouvoir en faire autant, pour la nécessité de l'information vraie….

…tout en nous demandons si dans ce cas, nous serions encore de ce monde et capable d'en raconter.

Portrait de Gloria victis

De Gloria victis

Juriste | 21H50 | 30/06/2009 | Permalien

Je peux témoigner du courage et de l'intégrité de ce journaliste de FR3 pour l'avoir vu à l'oeuvre dans l'enquête qu'il mène dans l'affaire de la disparition (enlèvement et assassinat) de mon frère le journaliste Guy-André KIEFFER.

Ils ne sont pas nombreux ceux qui sont allés enquêter sur place, en Côte d'Ivoire, au coeur d'un système mafieux à grande échelle, organisé et structuré autour du régime en place, dans lequel la vie d'un homme ne vaut pas plus cher qu'une poignée de fèves de cacao.

Lui est de ceux là : à lire sa courageuse « lettre ouverte », j'ai découvert qu'il était aussi dans le coup de nombreuses autres affaires tout aussi dangereuses. Monsieur TUAL fait honneur à son métier et à Albert LONDRES, son grand prédécesseur. Il se dit modeste petit ouvrier de la presse. Moi je dis que c'est un grand, dans son métier.

Courageux et humble. Respect, Monsieur TUAL. Je suis avec toi, Joseph.

Bernard KIEFFER, frère de Guy-André KIEFFER, journaliste enlevé et assasiné à Abidjan en avril 2004.

Portrait de Bernardain

De Bernardain

retraité de la fonction ex-publique | 21H51 | 30/06/2009 | Permalien

Que dire de plus devant ce desastre liberticide qui s'etend de plus en plus. Nous sommes tous avec vous, courage, mais pas de resignation. Continuons le combat chacun a notre maniere. L'information doit etre libre et independante. Liberté, égalité, fraternité …où seriez vous sans le courage de gens comme vous !

Portrait de Laurien

De Laurien

...des villes et des champs | 22H32 | 30/06/2009 | Permalien

Ca me rappelle une histoire de famille incestueuse, avec des rapports interdits (selon une ethique fondamentale, universelle).
Dans ce genre de système, celui qui détient le pouvoir -garant donc d'une éthique, du bien fondé des règles de fonctionnement d'un groupe d'humains- transgresse le bon sens commun, rendant normale, l'anormalité.
Dans ce genre de système, celui qui dénonce l'anormalité devient « l'élément symptôme d'une famille malade “.
Ca veut dire qu'il devient anormal de dénoncer l'anormal.
Et pourtant, en osant dire l'indicible, en franchissant la barrière du silence, la pathologie générale du système est enfin remise en cause. La porte est ouverte invitant chacun à se dire, à sortir de son isolement, de son propre silence.
De mon petit point de vue d'humain, c'est très sain ce que vous faites monsieur Tual. Dire, dire et encore dire. Confronter les points de vues. Les ressituer par rapport à une référence tierce, exterieure. Oui ! Mille fois oui !

Afin d'apporter ma contribution, voici quelques notions de sagesse retenues au fil des experiences de confrontations aux systèmes malades :

- La notion de monde à l'envers (lorsque les victimes culpabilisent)
- La différence entre poser des limites et rejeter (rappeler des règles fondamentales consisterait à être assimilé à un dangereux destructeur hors-la-loi)
- La notion d'état d'hypnose (qui fait que l'indignation devient suspecte)
- La notion de relation à sens unique (la ‘mono-archie’)
- La fait de pouvoir aimer quelqu'un(e) et ne pas aimer ce qu'il (elle) fait (après tout, Nicolas a sans doute des qualités -dont une certaine forme de dynamisme- qu'il est possible d'apprécier…)

‘ Les conséquences d'une action quelle qu'elle soit, mûrissent au fil du temps et retombent tôt ou tard sur celui qui l'a accomplie : il ne s'agit pas d'une intervention de la justice divine, mais d'une simple réalité. ’
Luca et Francesco CAVALLI-SFORZA

Merci encore d'oser dire, monsieur Tual, puissions nous tous dire ce que nous constatons d'anormal dans nos quotidiens abasourdis par une ‘anormale normalité’ (la notion de souffrance définissant l'anormalité).
Vôtre,
Laurien

Portrait de Jean-Luc LUMEN

à Laurien Portrait de Laurien De Jean-Luc LUMEN

en invalidité | 00H24 | 01/07/2009 | Permalien

Vous avez plus que raison, en écrivant :
« Dans ce genre de système, celui qui dénonce l'anormalité devient “ l'élément symptôme d'une famille malade ‘.’
Et le despote et ses préfets applique l'article L3213-2 (lettre de cachet) à l'élément.

Depuis que Sarkozy a fait éliminer le juge des libertés, pour donner les pleins pouvoirs aux préfets, ce qui signifie encore plus d'incarcérations sans aucun jugement, rien que selon le bon plaisir du préfet ou de son maître.

Le juge des libertés était le seul qui pouvait vous sortir des griffes du préfet

Article L3213-2 hospitalisation d'office pour trouble à l'ordre publique (source légifrance) en 1838 cela s'appelait ‘compromettrait l'ordre public’
En cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, attesté par un avis médical ou, à défaut, par la notoriété publique, le maire et, à Paris, les commissaires de police (Le mot préfet a disparu du texte, depuis 2-3 mois )
Anciens textes :
Code de la santé publique - art. L343 (Ab)
Code de la santé publique - art. L343 (M)
Encore plus ancien
Art. 19. - En cas de danger imminent, attesté par le certificat d'un médecin ou par la notoriété publique
Fait au palais de Neuilly, le 30e jour du mois de Juin, l'an 1838.
Signé LOUIS-PHILIPPE.
A Paris, le 6 Juillet 1838

A lire d'urgence

-- Les Dérives de l'Hospitalisation d'Office
---- PIRE QUE LA LOI DE 1838 ---
Par Pierre PARESYS,

-- LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE
D'HOSPITALISATION D'OFFICE (129 pages)
Présenté par Vincent TOUCHARD
Sous la direction de
Monsieur Le Professeur Bernard PACTEAU-Année universitaire 2005-2006 le 12 mars 2006
Réquisitoire envers les abus de l'administration Préfectorale

A lire les pages 177 à 181 du livre ‘La Bêtise Administrative’ d'Eric Brunet
J'invite toute personne, voulant savoir ce qui se passe dans notre pays à visiter les sites suivants.
Daniel MASSE www.presume-coupable.com/news.php
— Roland Veuillet - Arrêté préfectoral internements abusifs
http://groupeinfoasiles.org.
— Michel Prévidi , histoire d'un internement forcé www.psycho- mania.com, http://www.multimania.com/filterman
— ROUSSELLE www.assvictimescreditmutuel.net
http://www.collectifpsychiatrie.fr
De visionner sur You tube les vidéos du meeting du 07 février 2009 à la Maison de l'Arbre à Montreuil-sous-Bois, pour savoir ce que disent les psychiatres et d'autres personnages connus, de Sarkozy, http://www.collectifpsychiatrie.fr LA NUIT SECURITAIRE
Le rapport Couty et HPST qui ne sert qu'a enterrer l'hôpital public.

N'oublions pas les innombrables Julien Coupat et tant d'autres victimes innocentes du système mafieux et anti-démocratique.

Portrait de GonzoStyle

De GonzoStyle

Journaliste | 22H46 | 30/06/2009 | Permalien

Bravo Joseph ! On vous soutient… Les « têtes qui dépassent » ne seront pas coupées !

Portrait de BERNARDI Christiane

De BERNARDI Christiane

retraitée | 22H47 | 30/06/2009 | Permalien

j'avoue que cette histoire de video avec Mr Sarkozy me laisse perplexe. Car au fond quel est le problème ? il n'y a absolument rien de grave ni d'important .
Parce que quelqu'un a oublié de ire bonjour à ce pauvre petit president ?
mais est-ce qu'il arrive à Mr S

Portrait de BERNARDI Christiane

De BERNARDI Christiane

retraitée | 22H47 | 30/06/2009 | Permalien

j'avoue que cette histoire de video avec Mr Sarkozy me laisse perplexe. Car au fond quel est le problème ? il n'y a absolument rien de grave ni d'important .
Parce que quelqu'un a oublié de ire bonjour à ce pauvre petit president ?
mais est-ce qu'il arrive à Mr S

Portrait de BERNARDI Christiane

De BERNARDI Christiane

retraitée | 22H47 | 30/06/2009 | Permalien

j'avoue que cette histoire de video avec Mr Sarkozy me laisse perplexe. Car au fond quel est le problème ? il n'y a absolument rien de grave ni d'important .
Parce que quelqu'un a oublié de ire bonjour à ce pauvre petit president ?
mais est-ce qu'il arrive à Mr S

Portrait de waouh

De waouh

| 22H52 | 30/06/2009 | Permalien

Joseph je t'aime.
Je me suis créée un compte rue 89 à l'instant, spécialement pour avoir l'occasion de te le dire.
(Ah bon on a pas de raisons spéciales de se tutoyer nous ? ? ? )
Magnifique article. Nous sommes tous bien peu de chose, quelle vie, quel métier que le journalisme d'investigation, quelle liberté. Bravo.

Portrait de BERNARDI Christiane

De BERNARDI Christiane

retraitée | 22H53 | 30/06/2009 | Permalien

cette histoire de video est triste , lamentable grotesque
le président n'a pas de gros soucis çà se voit
on dirait des gamins de douze ans

Portrait de sacha95

à BERNARDI Christiane Portrait de BERNARDI Christiane De sacha95

secretaire | 23H43 | 30/06/2009 | Permalien

bravo monsieur TUAL, c est ce qu s appelle remettre les pendules a l heure. Vous etes un grand journaliste, pas un petit planque ; merci et bon courage. (peut etre que j ai dix ans) comme le chante alain souchon

Portrait de telemaque50

De telemaque50

23H39 | 30/06/2009 | Permalien

Bravo, superbe ! ! !
que ce texte fasse le tour des rédactions de tous les journaux confondus…
mais j'en doute il y a un tas de fieffés journalistes qui n'ont plus rien entre les jambes
Journalistes ?
juste la carte pour les 20 % d'abattements d'impots, mais plus rien a écrire qui ne soit pas dans la ligne éditoriale elyséenne de leur feuille de choux

Portrait de Jean-Luc LUMEN

De Jean-Luc LUMEN

en invalidité | 23H49 | 30/06/2009 | Permalien

J'invite Rue 89 à ouvrir une page réservée aux lettres envoyées au Président de la République
J'invite toutes personnes ayant envoyées une lettre au Président de la République de la rendre publique sur Rue 89.

Jean-Luc LUMEN
7 rue de la Forêt
F- 57320 FILSTROFF
Jean-luc.lumen@orange.fr
Filstroff le : 07 Mars 2009

Monsieur le Président,

Quand vous étiez ministre de l'intérieur, je vous avais fait parvenir un courrier et des copies du dossier, relatant les exactions, faux rapports, de gendarmes et de leurs officiers, qui ont amené ma condamnation alors que, la principale accusatrice, madame Wagner Sonia, s'est rétractée et m'à innocenté au cours de l'audience en Appel présidée par le magistrat GRIMALDI, qui a tout bonnement ignoré ce fait capital, qui démontrait non seulement mon innocence mais aussi les faux témoignages des autorités.
Ainsi que les exactions du préfet de Moselle, à mon égard.

Non seulement vous n'avez même pas daigné répondre, mais les exactions ont continué de plus belle, au point que les gendarmes ont directement menacé ma vie et par là les vies de ceux qui me sont proches, ou de personne pouvant m'accompagner.
Ayant signalé, et par là même demandé de l'aide et la protection aux différents préfets de la Moselle n'a fait qu'aggraver ma situation.
La situation s'est aggravée, de par la directe menace de mort par des gendarmes, puis par l'intervention de leur officier le capitaine Muller (de la brigade de Boulay) nous menaçant, mon ami et moi, de poursuites si nous déposions plainte pour tentative d'homicide volontaire.

L'ami qui m'accompagnait ce jour, fut projeté malgré ses 100Kg à environ 5-8 m, heureusement comme seule conséquence, avec un bras dans le plâtre.

Le comportement de ce capitaine Muller et les menaces de mort, qu'au départ nous prenions plus pour des bravades de gendarmes, nous ont fait comprendre qu'il était plus qu'urgent de prendre toutes dispositions pour prévenir toutes actions pouvant nous nuire, tout en observant la loi selon l'article 122-5 et 122-7 sur la légitime défense.

Cette affaire était sur la place publique, plus le fait que je dénonçais les exactions et détournements des fonds de notre commune par notre maire de l'époque (rien qu'environ 3,5 millions d'euros et ceci pour un village de 700 Habitants)
Le préfet Bernard NIQUET avec la complicité de notre escroc de maire m'a fait interner sous couvert de l'article L-3213-2, pour soit disant troubles à l'ordre publique, pendant 106 jours, et j'y serais encore sans le jugement du juge des libertés. Ce même juge que vous voulez éliminer ou écarter, laissant au seul bon plaisir de vos préfets le droit de vie ou de mort sur des personnes qui s'opposent, qui se dressent contre votre politique, les exactions financières, exactions criminelles ou contre des lois criminelles qui vont à l'encontre du bon sens et des droits fondamentaux des humains, en commençant par la privation des libertés des humains qui ne pensent pas comme vous.
Tous les psychiatres qui m'ont examiné, j'ai bien écrit tous les psychiatres, Monsieur le Président, ne m'ont trouvé aucun élément en faveur d'un diagnostic psychiatrique.
Ce qui signifie que je suis sain d'esprit, pas de corps étant en invalidité depuis 2000.

J'en profite pour vous signaler que la CPAM de Metz avait refusé de me verser ma pension (comme par hasard pour Noël) de Décembre et de Janvier, sous le motif que j'ai mon compte en Allemagne : j'ai enregistré la conversation. De plus, les virements de ma pension mettent jusqu'à 28 jours, quant ils arrivent, comme celui de juillet 2008 qui ne m'a été versé qu'en novembre.

Je vous rappelle que c'est ″sous couvert de la loi″ de santé publique et de son article le plus criminel L3213-2, que votre préfet, Bernard NIQUET, a voulu me faire passer pour un fou, puis a essayé de me rendre fou, avec l'aide de votre politique et de vos directives, votre préfet a échoué et de plus cela a ouvert les yeux à tout le village et environs.

Monsieur le Président, vous détenez les pouvoirs de rectifier….

- Je vous demande d'intervenir auprès du préfet Bernard NIQUET, qu'il fasse annuler les décrets préfectoraux et municipaux me concernant, qu'il me fasse restituer les objets illégalement saisis, entre autres,
- Une relique, la baïonnette avec laquelle mon père a estourbi un nazi de la dernière heure qui voulait l'empêcher de rentrer vivant, après avoir été libéré du camp de concentration.
- Le pistolet en plastique de mon petit fils
- Mon permis de chasser que la gendarmerie ne retrouve plus.
Comment contez vous dédommager ma famille et moi-même.

En espérant que cette missive vous fasse revenir sur le chemin du bon sens, et annuler les lois que vous avez fait voter qui n'ont qu'un but, selon vos désirs, celui de mettre les citoyens en cage.

Vous jugiez les psychiatres comme étant des débiles, pour croire qu'ils allaient docilement cautionner et appliquer cette loi criminelle et de faire le sale boulot, qui est d'interner tout opposant à votre régime.

Pourtant l'histoire de notre planète devrait vous montrer, que ce que vous essayez de faire n'a aucun avenir, à moins que vous recherchiez délibérément les troubles sur la voie publique pour finir seul dans un bunker.

Je vous préconise d'écouter les enregistrements « LA NUIT SECURITAIRE » LaNuitSecuritaire@collectifpsychiatrie.fr

Monsieur le Président, démontrez nous que j'ai, que nous avons tort de vous accuser, en nous rendant justice en intervenant auprès des préfets et du préfet Bernard NIQUET, en intervenant à l'Assemblée Nationale pour faire abroger l'article L-3213-2 tout en réformant dans le bon sens la loi de 1990 qui découle de la loi de 1838.
Il faudrait également réorienter, les millions d'Euros que vous avez débloqué pour faire construire des « ″camps de concentrations ″ » au sein des centres hospitaliers psychiatriques. Réorientation de façon à améliorer le nombre de psychiatres compétents, de soignants aguerris à ce milieu, ainsi que leur quotidien, pour une optimisation des soins et du matériel médical et non médical mais pédagogique dont le but sera de remplir les heures interminablement longues d'une journée d'un vrai patient, qui pour le moment est livré à lui même sans moyen de s'occuper l'esprit. Les patients, Qui de loin ne sont pas tous des fous, mais seulement en déprime ou en surmenage mental, et qui après une courte mais compétente prise en main, reprendraient pleinement ragaillardis leur place dans la société.

Par respect pour votre fonction, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.

Jean-Luc LUMEN
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Message envoyé
Merci de votre message,
Celui-ci a bien été envoyé à la Présidence de la République.
Présidence de la République,
Le 08 mars 2009
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Petites erreurs de ma part,
--- http://www.collectifpsychiatrie.fr/spip.php ? article37
au lieu de LaNuitSecuritaire@collectifpsychiatrie.fr
--- arrêté au lieu de décret

N'ayant suscité la moindre réaction du Président de la République, je rends ma lettre publique.

Jean-Luc LUMEN
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Portrait de Yvon le Zébulon

à Jean-Luc LUMEN Portrait de Jean-Luc LUMEN De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 16H29 | 01/07/2009 | Permalien

Jean Luc, je comprends ta rancoeur, vu que tu estime avoir été victime d'une injustice, mais la lettre que tu nous propose n'est pas recevable en l'état par le Président de la République….

…quelque que soit cette république d'ailleurs.
Il y manque tout de même les formes, une tructure cohérente, et surtout, un contenu qui ne laisse pas transparaitre d'accusation nominative et qui devrait être dépourvue d'agressivité….
…ce qui n'est pas le cas ici.

° Je suis désolé de te dire cela, mais je pense qu'il ne fallait pas t'attendre à ce que ta requête soit prise en considération avec des argument tels que ceux que tu évoques.

Il faut reconsidérer ta façon de solliciter l'étude de ta situation.
- Yvon - Amicalement : -))

Portrait de Jean-Luc LUMEN

à Yvon le Zébulon Portrait de Yvon le Zébulon De Jean-Luc LUMEN

en invalidité | 22H38 | 03/07/2009 | Permalien

Yvon
Cette lettre est le résultat de la non communication depuis des années du despote.

Attendre, il n'y a rien à attendre d'un despote.

Cette lettre est plus destinée à une information d'un vécu pour que le citoyen reconnaisse les pratiques mafieuses et sectaires de nos dirigeants et hauts fonctionnaires, ce que démontrent presque tous les jours quantité de messages sur Rue 89 et ailleurs.

Ceux qui m'ont fait cela ne connaissent qu'une loi celle du plus fort, tout comme le despote et se foutent royalement du sort de ceux qui ne sont pas de la secte ou du clan, sauf s'ils trouvent plus fort qu'eux. Et tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir.

Me mettre à genoux devant ces canailles pour solliciter l'étude de ma situation, ni pense pas…. même en rêve.

Mon père n'arrêterait pas de se retourner dans sa tombe.

Ceux qui se sont mis à genoux devant Hitler n'ont pas empêché qu'il leur botte le cul.

Je te remercie, mais ne tant fait pas pour moi….ils ont plus à perdre que moi.

Portrait de toto56

De toto56

yop | 00H38 | 01/07/2009 | Permalien

à ce que j'ai entendu, Tual, ça veut dire gens valeureux/courageux (tud uual, tudual). Un nom que vous portez dignement.

Bravo pour vos reportages et votre esprit libre, indispensable en ces temps.

Portrait de jacquelinel

De jacquelinel

soignante | 01H08 | 01/07/2009 | Permalien

A vous, Monsieur Tual, toute ma reconnaissance pour l'espoir que vous apportez , par votre texte et, donc, votre parcours journalistique ! J'espère que la raison, l'honnêteté et la dignité de vos propos, l'emporteront sur la petitesse et le grand guignol de votre vis-à-vis. Bien à vous JL

Portrait de Aristophile

De Aristophile

Activiste | 05H24 | 01/07/2009 | Permalien

Bravo MONSIEUR Tual

Et merci de nous défendre ainsi

Et vive votre charte professionnelle internationale dite de « Munich », dont très peu de journalistes aiment qu'on leur rappelle l'existence.

De tout coeur avec vous pour le 2.

Un sexagénaire d'un pays, la France, qui ne peut plus être un sujet de fierté si ce le fut jamais quand on y réfléchit avec un esprit suffisamment critique.

Mais tout comme on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas son état de naissance.

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