C'est l'esprit tranquille que je me rendrai à la convocation de Nicolas Sarkozy. Les policiers, eux, ma foi, ne font que leur boulot. Ils ne sont en rien responsables de cette situation qu'eux-mêmes qualifient d'ubuesque. Ils sont simplement manipulés et détournés de leur mission de service public, comme nous à France Télévisions et dans bien d'autres entreprises publiques.
Le diktat est simple. Le mot d'ordre est « vous êtes tous à ma botte, les têtes qui dépassent seront toutes coupées » : voilà le message de monsieur Sarkozy, dont acte !
Tu es président de la République, ok ! Je vais à la convoc, mais après ? Tu vas me faire quoi ? Me passer au karcher ? Tu dis qu'on ne t'a pas respecté, mais Nicolas, pour cela, il faut être respectable, et d'abord respecter son prochain. François Mitterrand ou Jacques Chirac auraient pu venir même à pied de l'Elysée jusqu'à France Télévisions, seuls ou accompagnés de deux ou trois gardes du corps. Crois-moi, personne ne leur aurait manqué de respect ni importunés.
Ils seraient rentrés à France Télévisions sans difficultés, tranquillement. Etre président de la République en France, visiblement, ne consiste pas uniquement qu'à être élu. Il faut savoir occuper la fonction, avoir de la hauteur, altitude et attitude que le poste impose. Pour tout cela, dans ton cas, Nicolas, il faudra, je le crains, pour nous citoyens français, attendre encore, et longtemps.
Je suis Joseph Tual, carte de presse 60 128
Ceci dit, de nombreuses personnes parmi mes proches, me demandent de t'expliquer qui je suis, moi, Joseph Tual, carte de presse 60128, et ce, probablement, pour que tu puisses mieux évaluer le problème, et logiquement, demander poliment, Nicolas, aux personnes en charge du scénario de ce mauvais feuilleton d'y mettre un terme.
Je suis arrivé à France 3 en 1987. Je suis à l'époque journaliste reporter d'images, en bref un caméraman d'actualités. Politiquement, la France cohabite. Et moi, on m'envoie systématiquement, tous les jours ou presque, avenue d'Iéna, où la guerre dite des ambassades, entre la France et l'Iran, fait rage, fait sans précédent dans notre pays.
A la baguette ? Môssieur Pasqua ! Tu sais, le gars qui voulait terroriser les terroristes ! Wahid Gorji est réfugié dans l'ambassade d'Iran. Personne ne le connaît encore, moi je l'ai filmé. Mes images ont fait le tour du monde, et un an après, rebelote : le débat du second tour de la présidentielle, Chirac-Mitterrand, tu sais « les yeux dans les yeux, je le conteste ». Les deux hommes se lancent Gorji à la figure : deux mois entiers de planque, pour une poignée de secondes à l'antenne. Il faut dire que je suis très tenace.
Je suis né en Bretagne en 1961, j'ai couvert la fin de la guerre Iran-Irak, des deux côtés, et je me suis fais copieusement tirer dessus par tous les belligérants. J'ai filmé dans la ville d'Halabja (Kurdistan iranien), quelques jours après le terrible bombardement à l'arme chimique. Je te laisse imaginer la vision d'épouvante ! Je filme ! Des images qui informeront… Tu connais la suite, j'en suis sûr…
Le temps des révolutions
Pour moi, les années 1988, 1989, 1990, furent très denses sur le plan professionnel. En 1989, le bloc de l'est craque de toutes parts. Je suis à Prague pile poil au moment où Vaclav Havel prend la parole place Venceslas. Quand j'y repense, j'ai des frissons… donc plein de reportages que France 3 diffuse. Puis c'est au tour de la Roumanie de vouloir se débarrasser de son Nicolaï.
J'arrive donc dans Bucarest le 21 décembre 1989. Gros bazar dans la ville. Ambiance de rumeurs diverses et variées, toutes dramatiques. Je suis avec mes collègues de la 5, que De Carolis n'a sûrement pas oubliés. Gibault, Dutertre et Calderon. Nous sommes devant un hôtel glauque de la banlieue à nous demander tous : « que fait-on, où va-t-on ? » Jean-Louis Calderon, avec son équipe, part pour la place de la République. Nous aussi, mais en route, nous rencontrons une colonne de chars. Leur objectif : protéger la télévision, où la révolution audiovisuelle bat son plein.
J'ai passé la nuit dans l'immeuble de la télé roumaine. Une nuit à se faire tirer dessus sans discontinuer, où les rumeurs, là encore, allaient bon train. Je me souviens encore de l'une d'elles : « la Securitate est au quatrième étage ». Nous, on était au huitième, donc ambiance lourde genre : « plus que quatre étages et ce sont mes dernières images ». Jean-Louis Calderon et son équipe vivent la même situation à quelques encablures de nous, sur la place de la République. Mais au cours d'une manœuvre d'un char, Jean-Louis est écrasé. A la morgue, je t'assure, Nicolas, je n'en menais pas large. Tu vois, pour Jean-Louis et en mémoire de son travail, j'irai à ta convoc.
Ensuite ce fût la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, des révolutions presque festives comparées aux autres. Puis vient la première guerre du Golfe. Je suis là, en Irak, avec les boucliers humains, les expats, retenus par Saddam Hussein. Puis la Jordanie, les manifs, puis le grand prix de karting à Amman, une grande et heureuse rigolade avec le grand, très grand, journaliste Paul Marchand. Pour lui, et en hommage à son travail, j'irai à ta convoc, Nicolas.
Je pourrais te parler d'une église au Rwanda
Je pourrais aussi te parler de l'année 1994, d'une église à Kibuyé au Rwanda. Mais je n'en ai vraiment plus le cœur. C'est dans ce pays que je pense avoir le plus psychologiquement souffert. Passons. Il y a eu des moments très durs aussi en ex-Yougoslavie, la guerre et sa barbarie. Tous ceux qui la connaissent le savent bien.
Quinze années pleines et entières avec ma caméra pour toi, et ceux qui regardent France 3. Cette caméra qui, elle, aura eu raison de mon dos : mes vertèbres ont rendu l'âme en 2001 quelque part dans la vallée du Panchir, en Afghanistan. Exit donc la caméra. Depuis, je cause dans le poste. Problème : je cause comme je filmais. Tout près de mon sujet, au taquet, direct dedans, sans mise en scène. L'info, rien que l'info. C'est peut-être là que ça coince pour toi.
Le journalisme dit d'investigation est devenu l'évolution logique et naturelle de mon expérience passée. Chose que personne ne conteste à France 3. L'affaire Ben Barka, que je connais bien, a visiblement du mal à passer chez toi. Je n'aurais peut-être pas dû informer le public de France 3 que le juge en charge du dossier avait signé cinq mandats d'arrêts internationaux contre d'éminents représentants de la haute hiérarchie sécuritaire marocaine.
Des personnes que tu as saluées. Oui, je sais, cela coïncidait avec ta première visite d'Etat au Maroc en tant que président de la République. Et je me rends bien compte que Mohammed VI et ses copains n'ont pas été très sympas, du coup, avec toi et ta délégation. C'était le 22 octobre 2007. Ah, j'oubliais, mon dirlo était dans ton charter commercial ! Faut vraiment pas lui en vouloir, il n'était pas au courant. D'ailleurs, les Alaouites lui ont réglé royalement sa note d'hôtel, sans rancune je crois.
GAK, l'affaire Ben Barka, Robert Boulin…
Bon, je sais aussi qu'avant tout cela, j'ai investigué dans l'affaire Guy-André Kieffer, tu sais ce journaliste disparu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 16 avril 2004. Je t'ai quelque peu grillé la politesse. Tu avais gentiment reçu la famille de mon confrère le 22 août 2007. Et moi, j'en ai profité pour diffuser ce reportage où l'on voyait ce témoin qui racontait avec force détails et in situ, comment les préposés à la sécurité du clan Gbagbo, s'étaient débarrassés de Guy-André Kieffer.
Je te passe le coup sur l'affaire Boulin, où dans mon reportage, Raymond Barre parle de l'assassinat de son ministre du Travail par le RPR, et l'affaire dite du Beach de ton ami Sassou N'Guesso, ou l'affaire Borrel, l'affaire Mecili, etc.
Je ne vais pas non plus te remémorer un autre de mes dossiers qui d'ailleurs n'a pas encore abouti, mais que tu connais sûrement… Ah, une vieille marotte que cette histoire, qui ne demande qu'à être connue de l'ensemble de nos concitoyens. Je me demande toujours pourquoi ce monsieur, élu des Hauts-de-Seine, qui t'est si proche et si fidèle, n'est toujours pas ministre de la Justice… Je vais m'en tenir là.
Ah j'oubliais, désolé pour la mise à l'antenne, le 18 juin dernier, du rapport Nautilus sur l'attentat de Karachi en 2002, qui tua onze de nos compatriotes. Je ne pensais pas que cela pouvait te rendre si chafouin. Je pourrais encore t'écrire des pages et des pages sur mon activité journalistique, que tu connais bien grâce à ton réseau d'oreilles. Mais je crains que cela ne lasse les autres lecteurs.
Revenons-en au fait : je ne suis ni voleur, ni receleur
Alors revenons-en au fait. Donc on me convoque le 2 juillet à 10 heures, pour cette histoire de cornecul dite du « Off Sarkozy à France 3 ». Tu veux me coller ça aussi ? Nicolas, je suis désolé de te le dire, je ne suis ni un voleur ni un receleur, ni un contrefacteur. La présidence de France Télévisions le sait très bien, puisque leurs enquêteurs internes ne m'ont même pas auditionné.
Et je ne peux pas m'attribuer l'œuvre d'autrui qui, il est vrai, avait un fort coefficient informatif sur ton Toi. Désolé, c'est pas moi ! Tu auras retenu la leçon que passer à la télé, ça n'a pas que des avantages. Mais ne t'inquiète pas, je te fais confiance, tu trouveras bien autre chose pour me punir.
Ah, j'oubliais, si je te tutoie, c'est que tu as commencé il y a bien longtemps au siège du RPR, rue de Lille, et encore en 2007 dans une cabine de maquillage de France 3. Allez, au revoir Nicolas, je tâcherai de t'envoyer des news de temps en temps.
Bien entendu, je t'invite toi et tous ceux pour qui la liberté d'informer et la démocratie sont des notions fondamentales dans notre pays, à venir le 2 juillet, vers 9 heures, au 122-126, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement, à Paris. Je crois que nous aurons des débats et des échanges fructueux quant à l'avenir de la presse libre et donc libérée, je l'espère, en France.




















274
(Pour réagir, connectez-vous)
De Phil2922
Retraite invalidité | 16H35 | 30/06/2009 |
De rappeller que tu es né en Bretagne, çà va l'énerver encore plus. Déjà qu'il s'était décidé au dernier moment pour aller voir la finale de la Coupe de France Guingamp-Rennes. Je ne sais pas s'il lit les articles de Rue89 où s'il a des conseillers pour lui faire un résumé… ? !
En tout cas, dès qu'il entend Tual, il a ses épaules qui sautent… !
http://phil195829.overblog.com
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 16H35 | 30/06/2009 |
Oh le big baroudeur…mes aïeux !
On peine à imaginer, monsieur Joseph Tual, que vous ayiez vécu tout cela et nous montrer ici que vous êtes encore bien vivant et prêt à affronter pire encore que ce que vous avez déjà vécu :
° « Le » Nicolas en personne, en chair, en os, et en talonnettes… !
Mais méfiez vous tout de même :
- Si vous étiez convoqué par Poutine, il faudrait vous attendre à être reçu entre trois ou quatre gros bras…accompagnés d'une infirmière boudeuse tenant à la main une seringue bien garnie…
- Si vous étiez convoqué par Kim Jong II, vous auriez plus de chance d'être directement passé par les armes…sur place !
¤ Ici, c'est Nicolas qui vous reçois.
Vous répondez à sa convocation car vous n'avez pas vraiment le choix…
- Le crime de lèse-Majesté, vous connaissez ?
Ici, c'est la République Française que vous avez mis en péril !
* Vous paierez pour cela !
(gros lol) ; -))))
et à bientôt. Vos n'avez pratiquement pas besoin de nous !
On vous fait totalement confiance…et vos confrères aussi.
De Sup.25.08.09 àlademandeduriverain
16H37 | 30/06/2009 |
Bravo. Tout est dit.
De caro
délinquante avérée | 16H38 | 30/06/2009 |
oui, monsieur Tual, vous n'êtes pas un journaliste à la botte. Bravo pour tout ce que vous avez fait.
Je regrette une chose dans votre article, c'est le tutoiement envers le p'tit nico. Personnellement, je préfère dire :
- vous êtes un odieux personnage (pour ne pas dire un con)
plutôt que
- tu es un odieux personnage « pour ne pas dire un con)
Je trouve qu'il y a une distance méprisante du vouvoiement du plus bel effet.
: -)
à caro
De Patrick Guergnon
19H23 | 30/06/2009 |
Bonsoir Caro,
Contrairement à vous, je pense que Job a raison de tutoyer celui dont on ne peut plus dire le nom sous peine de poursuites !
Il faut se mettre au (bas) niveau de ce personnage vulgaire et grossier ( « Casses-toi …. )
De Spiripotain
dilettante | 16H39 | 30/06/2009 |
Bravo et merci ! ! ! ! ! On a besoin de journalistes comme vous. Dignes.
De amenotep
16H40 | 30/06/2009 |
TB 20/20
C'est un homme qui a du courage ! On doit lui tirer notre chapeau !
Par mes modestes moyens je vous soutien !
De bducol
Bachi-bouzouk | 17H02 | 01/07/2009 |
Témoignage qui retrace ce que le journalisme en France est devenu (non par le manque des qualités de nombreux professionnels) mais par les contraintes du système économique tout autant que politique…
Les écrivains ont mis la langue en liberté puisse les journalistes continuer de faire de même avec l'information.
Amicalement,
De Jojoloby
16H47 | 30/06/2009 |
Bien vu cher Joseph.
Déjà que notre prèsident( remarquez je ne mets pas de majuscule, ça se mèrite une majuscule) n'est pas très grand, a sa place je raserai le gazon.
Pas de quoi être fier de m'épriser autant son peuple et d'abaisser tous les jours les gens qui ne pensent pas comme lui, comme si il était un dieu.
Courage à vous et restez vous même.
De Pictulo 23785
16H49 | 30/06/2009 |
Mmmh, que c'est bon de lire ça, en pleine tempête. Une lumière au loin, fixe dans la brume, une chaleur émise et reçue telle quelle, sans flonflon.
Joseph Tual, je ne te connais pas, mais tu m'as ouvert en deux.
Tous mes voeux t'accompagnent.
à Pictulo
De Patrick Guergnon
19H29 | 30/06/2009 |
« Une lumière au loin, fixe dans la brume, une chaleur émise et reçue telle quelle, sans flonflon. »
En Bretagne (et ailleurs) , on appelle ça un phare !
Job tu es notre phare du Créac'h
http://www.ouessant.org/spip.php ? article5
Merci braz !
De Ourse polaire
que reste-t-il de ma banquise | 16H49 | 30/06/2009 |
Et je me suis dit en lisant ce texte, tiens donc finalement la voilç l'échelle de valeur sarkozienne, on donne la légion d'honneur à des pompeurs de frics incultes et lâches, ou à des soi-disants vedettes du chaud bizz, mais à des journalistes qui ont fait leur métier au péril de leur vie et pour l'info des citoyens, on leur propose la tôle au pire sous n'importe quelle prétexte, même faux, ou au mieux de se taire définitevement.
y a comme une erreur quelque part je crois en sarkozie aujourd'hui.
Mes respects Monsieur Tual, en vous lisant vous avez grandi au fur et à mesure que l'autre se rapetissait et disparaîssait derrière la honte de l'avoir comme représentant de la fonction suprême de l'état.
De _GF_
... | 16H50 | 30/06/2009 |
Ouaip, bon courage…
De Helogabale
! | 16H54 | 30/06/2009 |
Respect total.
Merci.
De spouny_boy
Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 16H58 | 30/06/2009 |
Merci beaucoup.
De CMOI.12110
Technicien Sup | 17H02 | 30/06/2009 |
Quand on a un curiculum de reporter comme le votre, plein de courage, et de proffessionnalisme, on a je pense rien a craindre de qui que ce soit et encore moins d'un « minus “. Bon courage a vous sachez que vous n'etes pas tout seul, et que quelque part c'est aussi notre liberté que vous défendrez, face a ce dictateur qui se prend pour un pésident
De einna
17H02 | 30/06/2009 |
bon courage pour la suite. Sommes de tout coeur avec vous.
De Gringo
| 17H07 | 30/06/2009 |
Il y a des « viens ici l'dire si t'es un homme » qui se perdent…
Sans déconner, oui oui monsieur Tual, tâchez de « lui envoyer des news de temps en temps », mais en pleine gueule alors svp.
Genre celle du maire-non-garde-des-sceaux, je l'attends perso.
De Joseph Orban
17H10 | 30/06/2009 |
Merveilleux ! Chapeau bas !
De inuit
grand nord | 17H14 | 30/06/2009 |
tout est dit mais je tiens à ajouter mon admiration pour cet article engagé !
quand à Pierrrrr, il doit bien se marrer derrière son écran…
De chengyang
17H24 | 30/06/2009 |
Nicolas Sarkozy ou le retour du délit d'offense au Président de la République qui est la transposition dans le droit républicain du crime de lèse-majesté d'ancien régime !
De think_about_the_future
I have a dream... | 17H27 | 30/06/2009 |
What else ?
Just keep fighting et merci.
De Patrick Guergnon
17H29 | 30/06/2009 |
« Je suis né en Bretagne en 1961 »
Attention, zébulon 1er n'aime pas les bretons ; -)
Bravo pour ce morceau de littérature-réalité !
De Ya1bug
première à gauche | 17H31 | 30/06/2009 |
Bravo Joseph ! ! !
(vive les bretons de St Dolay : )
à Ya1bug
De Patrick Guergnon
19H31 | 30/06/2009 |
Et vivent les alvéens itou !
De louphoque
retraité | 17H33 | 30/06/2009 |
Quand on a l'esprit sain, on n'a pas les mains sales … bon courage mais vous n'en manquez pas je pense. Je vous vouvoie, j'ai du respect pour vous.
De Yago
17H33 | 30/06/2009 |
Téméraire le journaleux. Désolé mais les faits d'armes n'arrivent pas à justifier le tutoiement au sommet de l'état. Un beau numéro d'encarté.
à Yago
De JadotA
stable | 18H54 | 30/06/2009 |
Vous n'avez pas lu la fin ou pas comprise…
C'est Nico perso qui lui a offert le « tu'.
Un vrai président ne s'abaisse pas à cela.
Mais un rampant, si.
Au notre il manque la prestance, l'autorité naturelles, Yago,
alors il se venge comme il peut,
avec ses petits droits, ses petits poings,
il trépigne du paragraphe,
voit du vaudou partout.
et bisque minable
comme un putois blessé.
à Yago
De Patrick Guergnon
19H32 | 30/06/2009 |
Encarté UMP Yago ?
De 101.7
Promeneur | 17H35 | 30/06/2009 |
On parle beaucoup de la plume des journalistes.
Ici c'est l'encre à qui je dois le respect.
Il faut entretenir le filon, qu'il n'y ait jamais pénurie de ce carburant du savoir.
Bravo et sachez que beaucoup de gens sont avec vous.