
Henri Guaino a expérimenté le caillassage en direct. La nuit dernière, vers une heure du matin, il patrouillait dans une cité sensible de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) avec la BAC (Brigade anti-criminalité) lorsque « des dizaines de jeunes » ont lancé des pierres sur les deux voitures.
Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy n'a pas été blessé, mais lance en forme de boutade que « ça vous interpelle au niveau du vécu ». Une partie de la vitre de la voiture où il se trouvait a été brisée, mais lui n'a pas été touché. Il admet que la situation dans les banlieues « se tend » mais pas spécialement ces temps-ci. (Ecouter le son)
Audio placeholder
Ce qui a semblé « curieux » aux yeux du haut-fonctionnaire, c'est que les policiers avec lesquels il patrouillait n'ont pas provoqué les jeunes. Il a suffi que ceux-ci se rendent compte qu'il s'agissait de la police pour qu'ils déclenchent les hostilités.
Dans la nuit, il y a très peu de chances que les agresseurs aient pu reconnaître Henri Guaino. A la question de savoir s'il a eu peur, il dit qu'il n'a « pas eu le temps » et que les policiers n'ont pas répliqué : « Cela aurait été suicidaire. » (Ecouter le son)
Audio placeholder
La police serait sortie la tête haute de la soirée puisque, comme nous l'explique le bras droit du président de la République, les policiers « sont revenus en force une heure après pour montrer que la rue n'appartient pas aux voyous ».
« Voir de près le quotidien des policiers »
Mais au fait, que faisait-il à patrouiller la nuit dans une cité sensible ? Henri Guaino nous explique qu'il voulait « aller voir sur le terrain » après avoir discuté avec le préfet de Seine-Saint-Denis. Il précise :
« Je n'y passe pas mes nuits mais c'est intéressant de voir de près le quotidien des policiers, j'avais déjà expérimenté cela il y a douze ans à Marseille quand j'étais Commissaire au Plan. »
Un « quotidien » qui selon les syndicats de police, se dégrade ces derniers temps. L'AFP rapporte :
« Des policiers ont essuyé des tirs de mortier [gros feux d'artifice, ndlr] cette fin de semaine à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), un mois et demi après des tirs de fusil d'assaut AK47 contre leurs collègues à La Courneuve, dans le même département. »
Photo : Henri Guaino en 2008 à la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89).




















5
De Aequopulsatpede
Sauvé de Dati par la retraite......... | 17H15 | 30/06/2009 |
Il sert vraiment à tout ce Guaino………..
Tiens, comme c'est étrange. Il n'y aurait pas une loi sur « les bandes violentes » en préparation quelque part ?
De pablico
18H22 | 30/06/2009 |
Monsieur aime les sensations fortes, c'est plus fort qu'à la foire du trône.
pourtant on avait le modèle américain de ce qu'il ne faut pas surtout faire dans la création, la gestion, l'organisation des quartiers pauvres, ici très pauvres en boulot(sous prolétariat), en argent et surtout en éducation, (ne parlons pas des transports inexistants et de l'infrastructure calamiteuse….)
mais bon, il faut se mettre l'électorat de la peur dans son jeu. C'est le prix à payer pour être réélu longtemps et à coup sûr..
mais ce procédé commence à se voir, cela fait 30 ans et le problème n'est jamais résolu, et empire.
Il doit y avoir comme un truc non ?
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 18H04 | 30/06/2009 |
ce ci n'est pas une pipe
ceci n'est pas une coïcidence
Le parlement a examiné le 23 juin, la proposition de loi sur les violences en bandes, présentée par l'UMP Christian Estrosi. Au programme, prison et lourdes amendes pour toute « participation à un groupement violent ».
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 22H42 | 30/06/2009 |
« C'était l'un des points les plus décriés de la proposition de loi du député UMP Christian Estrosi.
L'Assemblée nationale a finalement approuvé, dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin, la création du délit de participation à une bande violente.
Sans surprise, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour, tandis que le PS et le Parti communiste ont voté contre.
Voici les principales dispositions prévues par le texte :
L'Assemblée nationale a décidé que “le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions ou dégradations de biens, [serait] puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende” (article 1). “
Il faut faire un dessin ? ?
De Liger
liger.amsud.net | 23H07 | 30/06/2009 |
Henri Guaino n'est pas rentré dans l'Histoire.
Mais il vient de rentrer dans le fait divers.