Un Airbus A310 s'est abîmé en mer au large des Comores. A bord, 153 personnes, dont une majorité de Français et de Comoriens.
Les principales informations
Moins d'un mois après le crash de l'Airbus A330 d'Air France qui effectuait la liaison Rio-Paris (228 morts, dont 72 Français), un Airbus A310 de la compagnie Yemenia s'est abîmé en mer peu avant son arrivée aux Comores dans la nuit de lundi à mardi.
Il y avait 153 personnes à bord, dont 66 Français. Arrivés sur place, les secours ont retrouvés une jeune fille de 14 ans, embarquée à Paris. Elle serait en bonne santé. Une boîte noire a été localisée.
Les causes du crash restent inexpliquées, mais plusieurs sources évoquent les mauvaises conditions météo.
Par ailleurs, selon le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, « de très nombreux défauts » avaient été repérés sur l'appareil et la compagnie nationale Yemenia était « très surveillée ». Elle figure dans la catégorie C des compagnies aériennes, « sous réserve ».

Cet article est régulièrement remis à jour en fonction des dernières infos qui nous parviennent, cliquez ici pour la remettre à jour.
10h57. Sur France24, Idi Nadhoim, le vice-président des Comores et ministre des Transports, accuse le gouvernement français de ne pas l'avoirs informé « de la liste des appareils interdits de voler en Europe ».
10h45. Sur France Inter ce mercredi, Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat français aux Transports, a expliqué que l'Airbus A310-300 de la Yemenia avait été exclu du sol français pour irrégularités en 2007. La compagnie Yemenia ne fait pas partie de la liste noire des compagnies aériennes, « mais la question se pose ». (Voir toute l'interview de Dominique Bussereau ici)
10h28. Une des boîtes noires de l'Airbus A310 qui s'est abîmé en mer mardi a été localisée, annonce Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la coopération français. « Le signal de la boîte noire a été localisé hier à 16 h 30 locales (14 h 30 à Paris) par une patrouille aérienne à 40 kilomètres des côtes de Grande Comore », a-t-il déclaré sur i<télé.
10h14 mercredi. Vers 8h ce matin à Roissy, des jeunes Français d'origine comorienne et des Comoriens ont bloqué l'embarquement d'un vol de la compagnie Yemenia à destination de Sanaa avec escale à Marseille.
Un vol Marseille-Sanaa prévu ce mercredi a été annulé par la
compagnie Yemenia. Il sera « très probablement » reporté à jeudi, indique
la compagnie. L'annulation pourrait avoir un lien avec les incidents de Roissy.
17h20. Sur Europe 1, le sergent Saïd Abdilaï, présent sur le bateau des secours, confirme qu'une jeune fille de 14 ans a bien été repéchée. Elle est en bonne santé. Deux corps auraient par ailleurs été apperçus dans l'eau, mais n'ont pu être repêchés en raison des mauvaises conditions météos.
17h10. Sur France 24, Mohamed M'Batanzza, parent de victimes résidant à Lyon, explique la colère des familles comoriennes envers Yemenia. Le 31 janvier, à la Courneuve, les Comoriens de France se sont réunis pour attirer l'attention sur « les conditions abominables » de cette compagnie. (Voir la vidéo)
15h55. Selon Mohammed Abdul Qader, chef adjoint de l'aviation civile yéménite :
« Quand l'avion s'est approché de l'aéroport de Moroni, le vent soufflait à 61 km/h et il y avait une tempête en mer. »
15h40. Contrairement à ce qu'avait indiqué à Rue89 une source sur place, c'est une jeune fille de 14 ans, et non un garçon de 5 ans, qui a été récupérée par les secours, nous a assuré Ibrahim Abdourazak Razida, porte-parole de la cellule de crise de l'aéroport de Moroni.
Selon M. Razida, Bakari B., 14 ans, ne savait pas nager mais serait restée accrochée plusieurs heures à un débris flottant avant d'être sauvée. En bonne santé, elle est actuellement en route vers l'hôpital de Moroni.
12h52. Sur le site du Nouvel Obs, Bacar Soilihi, collaborateur du député PS de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg et membre de le communauté comorienne, estime que :
« Sur environ 60 Comoriens qui ont embarqué à Roissy, une bonne partie venait de La Courneuve mais on ne sait pas combien sont restés à Sanaa et combien sont repartis à Moroni. »
« Malheureusement des hommes, des femmes et des enfants de La Courneuve étaient à bord mais on ne connaît pas leur nombre exact. Ce qui est sûr c'est qu'on dénombre déjà trois familles touchées », a indiqué la mairie. La mosquée comorienne de la Courneuve organise une prière à 18h00.
12h27. Selon la gendarmerie de Mitsamiouli, jointe par téléphone par Rue89, l'accident aurait eu lieu à 50 km de la côte. La gendarmerie précise que l'enfant survivant sera acheminé par bâteau à l'hôpital El Maarouf de Moroni.
12h32. Sur le site de La Provence, Stéphane Salord, consul général des Comores à Marseille (d'où sont issus 61 des passagers) explique :
« Ce sont, pour la plupart, des personnes françaises de la communauté comorienne de Marseille (la ville compte 80 000 Comoriens, ndlr), des familles avec des enfants qui reviennent pour deux ou trois mois au pays. »

11h55. Au téléphone depuis Moroni, Ibrahim Kassim confirme à Rue89 que le jeune enfant récupéré par les secours « est fatigué mais en bonne santé ». L'état de la mer rend difficile l'intervention.
11h51. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner confirme qu'il y avait bien 66 Français à bord de l'avion. « Alain Joyandet, secrétaire d'Etat en charge de la Coopération et de la Francophonie, se rendra à Moroni très rapidement. » L'ambassade de France à Moroni a mis en place une cellule de crise pour les familles, qui peut être jointe au +269 77 30 753.
11h23. Selon Ibrahim Kassim, responsable de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne pour l'Afrique et Madagascar, joint par Rue89 à Moroni, c'est un enfant de 5 ans qui aurait été retrouvé par les secours. « Ils n'ont pas encore pu approcher les autres corps. »
11h20. Un survivant a été retrouvé sur le lieu de l'accident, a annoncé un haut responsable de la compagnie aérienne yéménite. Trois corps ont également été repêchés lors des opérations de recherches.
11h00. Selon le journal de l'actualité de l'océan inden Malango, la compagnie aérienne Yemenia se trouve dans le groupe C des compagnies aériennes, comme le confirme le site Securvol. Dans ce groupe C figurent les compagnies « sous réserve », tandis que sur la liste D figurent les compagnies « à éviter » et sur la liste E des compagnies interdites en Europe. Yemenia aurait 11 appareils, avec une moyenne d'âge de dix ans.
10h31. Revenant sur ses déclarations au micro d'Europe 1 quelques minutes plus tôt, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a affirmé sur i>Télé que de »très nombreux défauts (avaient été) constatés » sur l'avion de la compagnie Yemenia :
« L'A310 en cause avait été contrôlé en 2007 par la DGAC (Direction générale de l'aviation civile, ndlr) en France et on avait constaté un certain nombre de défauts. L'appareil depuis n'avait pas réapparu dans notre pays. »
Par ailleurs, « la compagnie ne faisait pas partie de la liste noire mais faisait l'objet de notre part d'un contrôle renforcé et devait être auditionnée prochainement par le comité de sécurité de l'Union européenne ».
10h22. Un vol de reconnaissance effectué par un avion de la compagnie Comores Air Services a localisé les lieux du crash de de l'airbus de Yemenia, au large de la ville de Mitsamiouli dans le nord de la Grande-Comores, selon la présidence comorienne. « Les traces de carburant sont visibles » a précisé le correspondant de la Radio Nationale présent à l'aéroport de Hahaya où siège la cellule de crise mise en place par le Gouvernement.
10h15. Airbus donne des informations complémentaires sur l'appareil qui s'est abîmé en mer : selon le communiqué, l'A310-300 reliant Sanaa à Moroni était sorti des lignes de production en 1990 et était exploité par la compagnie Yemenia depuis octobre 1999. Il cumulait 51 900 heures de vols effectués sur 17 300 vols différents. Une équipe de spécialistes d'Airbus est dépêchée sur place pour participr à l'enquête.
Les A310-300 comportent 220 places à bord et sont en service depuis 1985. Fin mai, quelque 214 avions de ce type sont en service, sur 41 compagnies différentes.
10h00. Dans un communiqué de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a exprimé sa « très vive émotion » après cet accident et « a immédiatement demandé aux armées de tout mettre en oeuvre, notamment à partir de Mayotte et de la Réunion, pour porter secours aux passagers et membres de l'équipage de l'Airbus de la compagnie yéménite ».
09h50. Selon Ibrahim Kassim, responsable de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne pour l'Afrique et Madagascar, joint par Rue89 à Moroni, trois bâteaux ont été envoyés sur place « pour repêcher les corps et voir s'il y a des survivants ». Les secours ne sont pas encore arrivés sur place mais des corps et des débris ont été localisés par un avion survolant la zone. (Ecouter le son)
Audio placeholder
09h40. Selon des informations données par Le Point mais non sourcées, il y aurait 66 Français à bord de l'appareil. 40 auraient embarqués à Paris et 26 à Marseille.
09h15. L'intervention du secrétaire d'Etat aux Transports, sur Europe 1 ce matin. Appelant à la prudence, Dominique Bussereau y parle d'une première approche de l'appareil vers Moroni qui aurait été ratée. (Voir la vidéo)
09h10. Une cellule de crise a été mise en place à Sanaa, au Yémen. Elle peut être contactée aux numéros de téléphone suivant : +967 1250 833 ou +967 1250 800.
09h03. Les conditions météorologiques étaient apparemment mauvaises au moment de l'accident, selon la direction de Yemania Airways. Sur Europe 1, le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau a également évoqué cette piste avec prudence, rappelant que la compagnie yéménite ne figurait pas sur la liste noire des compagnies et que l'Airbus A310 est l'un des avions les plus utilisés dans le monde.
08h55. Une cellule de crise a été mise en place à Roissy (elle peut être jointe +33 1 48 64 59 59) ainsi qu'une cellule de soutien psychologique à l'aéroport de Marseille (qui peut être jointe au +33 4 91 63 45 23).
08h52. La France a dépêché sur place deux bâtiments de la marine nationale depuis l'île de la Réunion et un Transall médicalisé. Des corps auraient déjà été repêchés.
08h50. 78 personnes sont montées à bord du premier avion de Yemenia à Marseille. 61 de ces 78 personnes, essentiellement des familles franco-comoriennes rentrant aux Comores pour les vacances, poursuivaient leur route vers Moroni à bord de l'Airbus A310 qui s'est crashé.
08h45. La plupart des passagers, Français et Comoriens, étaient partis de Paris Charles-de-Gaulle à bord d'un Airbus A330 de la compagnie nationale yéménite Yemenia à destination de Sanaa, après une escale à Marseille. Au Yémen, ils avaient changé d'appareil, prenant le vol IY626 à destination de Moroni capitale des Comores, où ils devaient arriver à 1h00 (heure de Paris) dans la nuit de lundi à mardi.
L'avion se serait abîmé en mer, apparemment à 3 km des côtes comoriennes. Des corps et des débris de l'appareil auraient déjà été repérés par les secours dépêchés sur place par les autorités comoriennes et de Madagascar.





















147
(Pour réagir, connectez-vous)
De Liger
liger.amsud.net | 09H55 | 30/06/2009 |
Plus de vols, plus de crashs.
Plus d'Airbus vendus, plus d'Airbus crashés.
Mais plus de concurrence, plus d'économies. Et plus d'économies, moins de maintenance, et donc plus de risques.
à Liger
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 14H46 | 30/06/2009 |
…et beaucoup moins de pollution directe dans la haute atmosphère !
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 10H24 | 30/06/2009 |
Je trouvais ça bizarre aussI…
En voyant le titre, je me suis dit que pour une fois on parlait d'un crash d'un pays du bout du monde, dans ce cas le Yémen.
Mais non, il y avait du français à bord, c'est pour ça qu'on en cause…
à Keldan
De AdorableMonique
exceptionnelle | 14H41 | 30/06/2009 |
des français ? ? ? ! ! !
vous plaisantez j'espère …..
à AdorableMonique
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H48 | 30/06/2009 |
Il y avait 153 personnes à bord, dont 66 Français.
Bin non je plaisante pas, c'est écrit en toutes lettres.
à Keldan
De EulChe
Humaniste hère | 15H19 | 30/06/2009 |
Maester s'est fait la même remarque mais, en plus, a trouvé une explication possible au crash : http://maester.over-blog.com/article-33275253.html
De Anastaze 53186
☺ | 10H27 | 30/06/2009 |
Un survivant du crash de l'Airbus a été retrouvé au large des Comores (Yemenia Airways)
http://www.france24.com/fr/node/3960208
De Liger
liger.amsud.net | 10H36 | 30/06/2009 |
Petite précision :
« L'age » d'un avion n'est pas en soi une information significative, car chaque avion voit au cours du temps toutes ses pièces remplacées ou contrôlées. A condition de suivre correctement la maintenance.
Tout au plus, l'age de la conception de l'avion peut être évoqué.
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H15 | 30/06/2009 |
L'age d'un avion a au contraire très souvent quelque chose à voir avec la probabilité d'accident, même si la maintenance est irréprochable et que les pièces usées sont systématiquement remplacées (par des vraies, pas celle du marché parallèle de pièces non homologuées)…qui existe, hélas…
° C'est en effet souvent la cellule elle même qui fait défaillance, et il n'est pas vraiment possible de « voir » une fissure en formation qui peut ne mesurer que quelques centimètres de long.
- Les moyens courriers ont des cycles courts qui fatiguent bien plus l'ensemble de la carlingue que pour les longs courriers.
Des atterrissages plus fréquents, des décollages plus fréquents, des préssurisations/dépressurisations plus fréquentes….
…toutes ces contraintes énormes multipliées à l'extrême sur un petit calibre, à nombre d'heure de vol et miles parcourus égal.
à Yvon le Zébulon
De bjone
dev 3D | 11H40 | 30/06/2009 |
C'est vrai, bien qu'il existe les contrôles non intrusifs aux rayon X pour évaluer l'état de fatigue de la structure. (Et forcément je doutes qu'un transporteur Yéménite ait le même accès à ce type de matos qu'AF ou BA par exemple)
à Yvon le Zébulon
De Liger
liger.amsud.net | 12H30 | 30/06/2009 |
Une pièce changée préventivement reste une pièce neuve, donc sans vice caché. Et la périodicité des opérations de maintenance, comme celle des remplacements, n'est pas établie par hasard, mais est le fruit d'une longue expérience, et d'analyse de TOUS les accidents. C'est le principe de techno-vigilance.
C'est d'ailleurs l'aéronautique militaire US qui a initié les normes et les méthodes de validation.
Le « système qualité » est irréprochable, à condition effectivement qu'il soit respecté.
à Liger
De bjone
dev 3D | 14H05 | 30/06/2009 |
Je suis d'accord, mais il y a des pièces qui ne se changent pas.
Certains éléments sont des sandwichs de matériaux collés, qui ne sont pas recollables (mmm… sandwichs……)
Passé un certain degré de fatigue de la structure, l'avion part au ferraillage.
Ou en Afrique aussi….
Pour rigoler : Et l'aéronautique militaire US, en ce moment elle a des F16, F18 qui partent en morceaux. Les F14 qui ont étés retirés du parc en 2006 (F14 dont la voilure à géométrie variable finissait par casser en passant le mur du son ) .
Haaaa le facteur de charge sur un avion fatigué…..
http://www.youtube.com/watch ? v=7qMtnFtB38I
« Chef, aux rayons X y'a des craquelures là ? »
« Spa grave, faudra que ça tienne, avec la guerre en Irak, on a plus de tunes, le F22 et le F35 sont en retard et hors de prix, alors…. »
à bjone
De Liger
liger.amsud.net | 14H14 | 30/06/2009 |
@bjone et Yvon :
Je comprends ce que vous voulez dire.
Une question me vient à l'esprit :
Si tout le système qualité repose sur l'expérience aéronautique, mais dans un environnement climatique donné, et que cet environnement climatique évolue (vents plus violents, changements météorologiques plus soudains, températures plus extrêmes entraînant des chocs thermiques plus importants…), doit-on considérer que nos normes en la matière sont obsolètes ?
(je pense à un autre Airbus…)
à Liger
De bjone
dev 3D | 15H43 | 30/06/2009 |
A voir, les normes sont faites pour évoluer (Après le problème c'est comme les voitures : le parc de véhicules a une certaine durée de vie avant que les nouveaux modèles deviennent majoritaires).
Je sais pas si les changements climatiques seront véritablement plus palpables pour les avions en vol que pour certaines populations terrestres : /
Pour l'AF447, la piste de l'orage est une hypothèse : D
à Liger
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 14H54 | 30/06/2009 |
Vous avez raison de souligner l'extrême rigueur des contrôles et des maintenances concernant les appareils de grandes compagnies aériennes « triées sur les volets » (sans jeu de mot)…
- N'oubliez pas qu'ici, nous avons affaire à un avion très agé, dont la compagnie propriétaire n'est pas en tout point remarquable…
* Lorsqu'on vole sur la TRALALAL AIR ou sur la TUMANKPAD AIR…on n'est probablement pas à l'abri des surprises.
- Certains avions sont tellement « brinqueballants » qu'on parle parfois ironiquement « d'Air Peut-être » pour désigner la compagnie.
à Liger
De chrisreal
Prof Université | 11H18 | 30/06/2009 |
bonjour
sauf que celui la (d'airbus) depuis 2007 n'était plus le bienvenu en France.
quant à l'explication du - .. haut responsable de l'Aviation civile, Mohammad Abdel Kader, n'est pas en mesure de préciser les raisons de l'accident mais lui aussi évoque « une mer agitée“-, je savais pas que ces avions faisaient aussi bateau ? ? ! ! !
Chris
De Oeillet rouge
rêve générale | 10H47 | 30/06/2009 |
« 10h00. Dans un communiqué de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a exprimé sa “ très vive émotion ” après cet accident et “ a immédiatement demandé aux armées de tout mettre en oeuvre, notamment à partir de Mayotte et de la Réunion, pour porter secours aux passagers et membres de l'équipage de l'Airbus de la compagnie yéménite ”.
Le pompier en chef a encore parlé. Sarko passe son temps à donner le feu vert pour aller repêcher des victimes de crashs.
Mais que fait-il pour que l'industrie aéronautique et les compagnies aériennes corrigent les problèmes que dénoncent les professionnels de l'aviation depuis bientôt quinze ans ?
Voir ici : http://www.eurocockpit.com/
AF447 : la saga des tubes Pitot durerait depuis 15 ans
Même le secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, nous explique que la compagnie yéménite “était très surveillée en raison de très nombreux défauts constatés”.
Je voudrai qu'on m'explique à quoi cela sert de surveiller les avions de si près, si on les laisse voler malgré le risque pris pour les équipages et les passagers ?
A faire des économies ?
à Oeillet rouge
De bjone
dev 3D | 11H46 | 30/06/2009 |
Ce que soulève Eurocockpit, ça la fout mal pour la chaine d'acteurs de l'aviation.
Néanmoins la vitesse relative au vent est critique, et on peut certainement trouver des crashs dû à la perte de cette information, depuis…. que l'aviation existe.
à bjone
De Oeillet rouge
rêve générale | 11H58 | 30/06/2009 |
Vous avez raison d'écrire que la vitesse relative au vent est critique, c'est aussi ce que j'ai pu lire.
Dans le cas de l'AF 447 et des avions d'aujourd'hui, le problème semble venir du fait que si l'indication de vitesse est altérée, l'ordinateur de bord prend le contrôle de l'appareil et ne peut être désactivé par le pilote.
Si donc un paramètre est erroné et qu'il engendre à sa suite une série d'erreurs informatiques, le pilote automatique devient « fou ».
Si j'ai bien compris, le pilotage à système hydraulique qui existait sur les avions avant l'avènement de l'électronique est resté quelques temps à bord des appareils en « mode secours », puis a été abandonné…
Sur le crash de l'A 310 de cette nuit, il semble que les professionnels et les usagers de la compagnie avaient depuis longtemps alerté les autorités sur le mauvais entretien de la flotte…et qu'ils n'aient jamais été entendus…
à Oeillet rouge
De bjone
dev 3D | 12H38 | 30/06/2009 |
Non non, justement dans un avion fly-by-wire tout se désactive d'ailleurs c'est ce qui est indiqué dans les messages ACARS de l'AF447.
Enfin pas tout, mais l'auto-pilote tombe, l'auto-manette tombe (le régulateur de vitesse), et les sécurités (empêcher le pilote de faire n'imp au niveau trajectoire, effort sur la structure) tombent et la manœuvrabilité change (au lieu d'avoir un comportement assoupli par le calculateur, l'avion retombe sur un truc « classique » non stabilisé).
Donc c'est tout le contraire, le pilote se retrouve avec un semi-remorque sans phares qu'il doit maintenir entre 90 et 110km/h (sinon une bombe explose comme dans Speed : D), et ce sans compteur de vitesse.
Et si il est trop violent avec les commandes qui ne sont plus régulées, il peut arracher un essieu.
Et si ça passe dans une zone turbulente, faut ajouter la route de montagne : /
Les calculateurs sont un minimum sécurisés, ils savent un peu si ont les alimente avec n'importe quoi coté mesure, et se désactivent et rendent la main au pilote quand plus rien n'a de sens pour eux. (Et se réactivent, enfin pas toujours, quand les mesures reviennent dans la normalité)
Le problème c'est que lorsque les mesures qui sont tombées sont aussi des mesures critiques pour le pilotage d'un avion même datant de 1930, bin les pilotes font ce qu'ils peuvent. (même quand ils peuvent peu)
à bjone
De Oeillet rouge
rêve générale | 13H27 | 30/06/2009 |
Apparemment, nous nous sommes mal compris…
Je voulais dire que des pilotes font état de situation d'urgence où ils ont eu beaucoup de mal à reprendre la main sur le pilote automatique, même si cela est en principe possible.
Pour plus d'infos, lire :
Airbus A 330, un appareil trop assisté par ordinateur ?
http://www.tourmag.com/Vol-447-l-Airbus-A330,-un-appareil-trop-assiste-p…
Et : Comment fonctionne un pilote automatique ?
où l'on peut lire que le passage en pilotage manuel est de plus en plus rare sur les avions de ligne à tel point qu'Airbus a même envisagé de supprimer les manettes des gaz…
http://jr.skynetblogs.be/post/5406692/comment-fonctionne-un-pilote-autom…
Et où on peut lire également ceci :
« Les pilotes automatiques (PA) que l'on trouve aujourd'hui sur un Airbus sont tellement perfectionnés qu'ils peuvent même faire atterrir l'avion et freiner tout seuls sur la piste. La vérité est qu'ils sont nettement plus performants que l'homme car ils pilotent l'avion avec une plus grande précision.
Cette qualité est d'ailleurs à l'origine d'une diminution importante de la consommation du carburant : les pilotes automatiques ne donnent pas de coups de gaz inutiles, ils suivent des trajectoires parfaites et leur taux de descente est constant…
Tous ces éléments représentent autant de milliers de litres de kérozène qui ne sont pas brûlés inutilement. Les experts estiment que pour une même tâche, un pilote automatique de qualité consomme jusqu'à 10% de moins qu'un homme parfaitement entraîné. »
Economie de carburant donc… qui expliquerait également selon d'autres sources que des pilotes ne contournent plus les zones de tuburlence pour ne pas perdre de temps et abaisser ainsi le coût du vol pour les compagnies…
En fait, il semble que tout ce qui peut permettre de faire des économies est privilégié même au détriment des questions de sécurité…
à Oeillet rouge
De bjone
dev 3D | 15H05 | 30/06/2009 |
On s'est mal compris : ces analyses n'ont plus rien à voir avec le crash de l'AF447.
---
Sur l'aspect pilote automatique :
Que les pilotes automatiques soient perfectionnés ce n'est pas plus mal, qu'un avion puisse atterrir sans pilote valide est un gain de sécurité, que le pilote automatique sache manœuvrer l'avion en douceur est un gain de sécurité.
D'un « certain » (limité quand même) point de vue : consommation réduite = perte d'énergie réduite = effort sur l'appareil réduit (facteur de charge, coup de poussées) = gain de sécurité.
Bien sûr ça a ses limites hein : ) Mais un avion qui est piloté en douceur aura sa structure et ses organes qui fatigueront moins, et évoluera de manière douce au sein de son enveloppe de vol (limites de manœuvrabilité) et aura donc des réactions plus prévisibles.
C'est comme une voiture, le chassis et le moteur prends plus cher en ville que sur autoroute, et en roulant cool t'as moins de chances de t'enrouler autour d'un arbre.
Ensuite que des fois le pilote automatique refuse de se désactiver, je ne sais pas, j'y crois pas trop il faudrait voir les avis de pilotes pour savoir si ils ont déjà étés confrontés a un comportement qui serait alors peut-être à considéré comme anormal (a voir si c'est du domaine de l'assistance ou de l'inhibition de la volonté du pilote, ce qui serait forcément plus gênant).
Après viennent ensuite les assistances au pilotage (c'est différent du pilote automatique, totalement), il y a du pour :
Amplification ou régulation de la volonté du pilote en fonction du contexte, tout en respectant les limites de l'appareil…
Par exemple les voitures modernes avec ABS vont peut-être utiliser le même système de freinage fournissant le même couple de freinage à la roue qu'une vieille voiture, mais comme l'ABS est présent le constructeur augmente l'amplification de l'assistance de freinage, ce qui fait que le freinage sera plus court car efficace dès le début et se fera sans blocage (avec donc le même équipement à la roue, étrier/plaquettes/disque).
Et du contre : Mauvaise interprétation et donc mauvaise amplification ou régulation, restriction (sécurité) de l'enveloppe de vol qui empêche le pilote de corriger une trajectoire dangereuse (et donc une sécurité provoque un accident) .
Après les amplifications/régulations/sécurités, bref les diverses lois qui régissent le comportement de l'avion sont variables entre constructeurs Airbus/Boeing, sur les forums certains préfèrent la stratégie de l'un et d'autres la stratégie de l'autre.
Par exemple, d'après ce que je me souviens avoir lu sur les forums, c'est que dans certaines situations, par exemple un Airbus va remettre automatiquement les gaz si le pilote tire le manche pour redresser, et donc permettra à l'avion de reprendre de l'altitude en cas de situation critique, mais limitera l'angle d'attaque de l'avion.
Alors que sur un Boeing, le calculateur ne remettra pas les gaz automatiquement comme un Airbus pour assister un redressement de fortune, ne limitera pas l'attitude de l'avion (donc le pilote pour l'envoyer dans une situation de non-retour), mais fera juste vibrer le manche en limite d'enveloppe pour signaliser au pilote qu'il est limite.
---
Donc pour en revenir à l'AF447, d'après les messages ACARS lorsque les tubes de pitots se sont bouchés, l'auto-pilote est tombé, des assistances/sécurités sont tombées (sont retombés sur des valeurs moyennes quoi). C'est ce qu'impliquent à priori les messages ACARS. Après….
à bjone
De Oeillet rouge
rêve générale | 16H53 | 30/06/2009 |
« Ces analyses n'ont plus rien à voir avec le crash de l'AF447 »…
Pourquoi dîtes-vous cela ? L'AF 447 comme l'Airbus yéménite sont équipés de pilotes automatiques, non ? Donc, il est à mon sens utile de comprendre comment ça marche…et comment cela peut tomber en panne…
D'autre part, on peut se demander pourquoi les systèmes de pilotage sur les avions ne sont plus triplés par sécurité, en prévention de la défaillance possible de l'un d'eux… ce qui semble logique.
Encore une fois, est-ce par souci d'économies ?
.
à Oeillet rouge
De bjone
dev 3D | 22H24 | 30/06/2009 |
Dans le cas de l'AF 447 le pilote automatique n'a à priori pas avoir avec la choucroute, car il s'est retrouvé très rapidement désactivé (par la perte de l'information anémométrique provenant des tubes pitot).
Sauf si avant de se désactiver le pilote automatique a eu l'amabilité d'envoyer l'avion hors de l'enveloppe de vol : D
J'ai l'impression que vous faites une fixation sur le pilote automatique : )
Et la plupart des systèmes sont toujours présents en de multiples exemplaires. (Je vois pas où est-ce qu'il y a eu économie)
à Oeillet rouge
De mauser
08H28 | 01/07/2009 |
Effectivement à faire de l'argent. Il faut bien que les grandes compagnies puissent se débarrasser de leurs vieux avions pour offrir le nec plus ultra de la technologie à ses clients et accessoirement faire vivre nos constructeurs.
Deux la sécurité a un coût, apparemment il existerait au moins une autre compagnie kenyane qui desservirait l'île mais pas au même prix (d'après un pilote actuellement conservateur du musé de l'air sur le C dans l'air du 30 juin)
Pratiquement tant que vous restez sur des itinéraires connus et sans passer par un club de vacances qui lui peut changer de transporteur à la dernière seconde. Les risque sont minimes même sur un Rio Paris pour un avion au tapis combien sont passé sans histoires.
Maintenant une fois à Rio si vous prenez une ligne intérieure exotique…
Quant à l'interdiction en France qui revient plus ou moins à une interdiction sur le territoire de l'Europe il est question d'une législation nationale au mieux européenne. Inapplicable dans les autres pays. Pensez aux législations fiscales par exemple ou à celle des armes…
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H18 | 30/06/2009 |
Un enfant de 5 ans au bord de l'épuisement surnageant dans une mer que l'on dit mauvaise, après avoir dominé sa terreur de se retrouver flottant parmi des débris divers…sachant à peine nager :
° Un Miracle ! (sans Pape)… Il n'y a pas d'autres mots pour cela !
à Yvon le Zébulon
De MAGENTA
Pesteux génétique | 16H42 | 30/06/2009 |
Si il y a un autre mot , la chance , un miracle c'est une intervention divine qui indiquerait clairement que Dieu a sauvé cette jeune fille et laissé mourir les autres, peut être même en frappant l'avion de Sa divine main
Mais Ses desseins ne nous sont pas accessibles et par définition Il est inconnaissable : -)))
à MAGENTA
De Mon-Al
roturière :-) | 17H24 | 30/06/2009 |
… les voix du seigneur sont impénêtrables …
à Mon-Al
De MAGENTA
Pesteux génétique | 19H10 | 30/06/2009 |
Mais les femmes ne sont pas des déesses heureusement ! ! !
à MAGENTA
De Mon-Al
roturière :-) | 19H13 | 30/06/2009 |
Pourtant certaines s'en approchent ? Non ?