Paris, juin 2009. Le service d'ordre de la CGT expulse les sans-papiers qui occupaient le bâtiment depuis un an en vue d'obtenir les documents nécessaires à leur régularisation. 200 personnes, hommes, femmes, enfants, se retrouvent sur le trottoir où la survie s'organise. Une expulsion emblématique. (Voir le diaporama)
Pour voir le diaporama en plein écran, cliquer ici
L'immigration est souvent utilisée comme un moyen de contourner les réponses au malaise social grandissant dans la société française. A l'image de ses partenaires européens, les gouvernements français passés, présents, et sans doute futurs, usent et abusent de la rhétorique migratoire qui stigmatise ces hommes et ces femmes en brandissant le chiffon rouge de l'« invasion ».
192 millions de personnes hors de leurs pays d'origine, soit seulement 3% de la population mondiale
« Invasion » ? Encore faudrait-il qu'il ait « envahisseur ». On estime à environ 192 millions le nombre de personnes se trouvant hors de leurs pays d'origine, soit seulement 3% de la population mondiale. Seuls 54% des migrants vivant dans les pays du Nord sont originaires du Sud. Dans l'Union européenne, les étrangers représentent 5,1% de la population totale et 60% d'entre eux sont installés depuis plus de dix ans.
Pourtant on entend encore les mêmes discours les accusant de « communautarisme », d'être des « fauteurs de trouble », des « fraudeurs », des « illégaux », des « profiteurs » venus extirper les richesses de leur pays d'accueil.
Ceci pour mieux justifier la prolifération de lois, de décrets, d'arrêts, de circulaires toujours plus répressives et restrictives d'un point de vue démocratiques et des droits humains mais soi-disant « nécessaires ». A l'échelle européenne cela s'est traduit par une concentration du budget consacré aux migrations à la dimension sécuritaire (80%), contre seulement 20% alloués aux actions d'intégration. Que révèlent ces chiffres ? Que le problème du communautarisme et, in fine, de l'intégration, n'est pas dû au seul fait de ces personnes.
De quoi les accuse-t-on ?
Mais au final que leur reproche-t-on ? Et pourquoi tant de persécutions ? De quoi sont-ils coupable ? De chercher un avenir meilleur ? Une protection ? De combler le fossé démographique des Etats européens (et oui nous vieillissons ! La population d'âge actif commence à décliner et bientôt les problèmes de la pénurie de main-d'œuvre ou de paiement des retraites se feront plus criants) ? Leur repprocherait-on de participer à la création de la richesse en consommant ou en créant des emplois par leur contribution à l'offre de biens et de services ?

En réalité les migrants sont devenus indispensables aux économies du Nord. Ils travaillent dans divers secteurs d'activités (restauration, gardiennage, BTP…), acceptant souvent de travailler en dessous de leurs qualifications et dans des conditions peu enviables. Ce qui arrange bien les affaires d'employeurs peu scrupuleux qui y voient une main-d'œuvre modelable, peu revendicative, pouvant être soumise à des cadences de travail pesantes tout en étant moins bien rémunérés. Ces patrons n'ignorent pas leur situation.
« Ils étaient au courant. C'est même eux qui nous conseillaient de travailler sous un faux nom »
C'est ce que nous explique Mohamed Diakité [son nom a été changé, ndlr], qui travaillant depuis plus de cinq ans dans le bâtiment via l'agence d'intérim Adecco :
« Depuis le 30 septembre 2008, moi et une trentaine de personnes, nous occupons cette agence. Nous revendiquons le droit à notre régularisation […] Ayant travaillé 910 heures, l'employeur doit s'engager à signer une lettre de promesse d'embauche, le Cerfa. »
Poussés par la CGT et le mouvement des travailleurs sans papiers de l'an passé, ils ont voté l'occupation jusqu'à ce que chacun reçoive tous les documents nécessaires à l'obtention d'une carte de résidence. « Des pièces à fournir à la préfectures toujours de plus nombreuses », se désespère Mohamed Diakite.

A ce jour, vingt-quatre des sans-papiers de la Bourse du travail ont obtenu leurs documents, sept dossiers restent en attente. Pourquoi ?
M. Diakité avance l'argument qu'Adecco repousserait la présentation des fiches de cotisation qui prouveraient que deux personnes ont pu cotiser sous un même nom, prouvant ainsi que les responsables, du moins de cette agence, étaient complices de l'embauche des personnes en situation irrégulière. Ce qui est bien entendu illégal :
« Ils étaient au courant. C'est même eux qui nous conseillaient de travailler sous un faux noms […], comme ça on travaillait tous les jours, payés 8,40 euros au lieu de 12 euros de l'heure pour certains métiers… On travaillait comme des animaux. »
M. Diakité et les 31 autres travailleurs sans papiers n'abandonneront pas et continueront leur occupation jour et nuit, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 jusqu'à leur régularisation.
Ce témoignage recueilli est à la fois unique par l'action extrême qui en découle mais pourtant banal dans le sens qu'il traduit la condition de milliers d'autres personnes. Un peu plus d'un an après le mouvement des sans-papiers et tandis que la plupart des médias se désintéressent de ces actions, force est de constater que rien n'a changé. L'expulsion par le service d'ordre de la CGT d'environ 200 sans-papiers de la Bourse du Travail qu'ils occupaient depuis un an en est emblématique.

Photo : l'occupation de l'agence Adecco du boulevard Magenta à Paris dure depuis septembre 2008 (James Keogh).

























184
(Pour réagir, connectez-vous)
De jmc06
retraite | 14H05 | 29/06/2009 |
j'comprend pas ils sont sans papiers
pourtant ils on des fiches de paye ,ils cotisent à différent organismes ,payent des impots
pour un peu j'me dirais que ça arrange tous ces organismes
l'pognon rentre, mais ne sortiras pas, pour ces personnes,chomage retraite et ect
pasque clandestins
à jmc06
De Colas Géranton
étudiant | 18H41 | 29/06/2009 |
En effet, le plus grand profiteur dans cette histoire, c'est encore l'Etat !
Un sans-papier que l'on expulse après avoir cotisé ou avoir payé des impôts, sous un faux nom (ou sous un vrai, l'Etat accepte les chèques des clandestins) n'a jamais l'occasion de profiter de cet argent, qui reste dans les caisses de l'Etat.
Même avant d'être expulsés, il ne peuvent pas toujours en pratique profiter du système de santé (l'AME, puisque contrairement à une idée reçue, ils n'ont pas le droit à la CMU).
De Liger
liger.amsud.net | 14H09 | 29/06/2009 |
Merci d'aborder le sujet, enfin, en allant d'avantage au fond des choses. Les derniers papiers sur le sujet, qui ne s'intéressaient visiblement pas aux raisons de l'occupation de la bourse, ont semé la confusion et de nombreux riverains ont pris ça pour une demande de logement.
Et on aura plus de chances, en poussant tous dans le même sens, de faire évoluer les choses.
à Liger
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 18H30 | 29/06/2009 |
« de faire évoluer les choses. »
La seule évolution valable , c'est l'expulsion, surtout pas la régularisation .
Car qui dit régularisation , dit regroupement des familles ( merci Giscard ), et ces familles c'est un qui bosse et dix qui profitent du système, alors dire qu'ils sont créateurs de richesse, c'est de la désinformation, par contre profiteurs , ça sûrement .
Parce que s'ils ne voulaient que bosser , pourquoi ne vont-ils pas en Chine ou en Inde ? ? ? ?
Ah , c'est vrai, là-bas il n'y a pas d'allocs pour les vampires du système .
à mao-tse-toung
De Liger
liger.amsud.net | 18H45 | 29/06/2009 |
Je vous invite à « profiter » du système un an ou deux, dans les mêmes conditions matérielles qu'eux, et entouré de la même bienveillance que celle dont vous faites montre.
à mao-tse-toung
De Colas Géranton
étudiant | 18H46 | 29/06/2009 |
Contrairement à ce que vous semblez croire, le regroupement famillial n'est nullement automatique ! Un travailleur étranger ne peut faire venir sa famille qu'avec l'accord de l'Eta français, qui n'est pas obligé de le lui donner.
D'où sortent vos chiffres, où vous prétendez que 91% des sans-papiers régularisés ne travaillent pas et profitent du système ? C'est de l'affabulation pure et simple !
On est justement en train de vous dire que les sans-papiers cotisent, et payent des impôts, comme tout le monde, et qu'ils ne profitent pas des mêmes avantages que les français ou les étragers et situation régulière.
Et ne nous sortez pas l'exemple extrêmement minoritaire des familles polygaes, vous n'en seriez que plus ridicule…
à Colas Géranton
De outsiderr
electron livre | 12H29 | 30/06/2009 |
Bonjour
Je connais plusieurs étrangers qui ont le RMI et/ou des allocs et ne vivent plus en France mais dans son pays…. depuis nombreux années
à outsiderr
De Iv
Roboticien utopiste | 14H16 | 30/06/2009 |
Et c'est mal de bénéficier des avantages d'un système pour lequel on a bossé ? C'est fait pour quoi au juste le RMI ? Pourquoi on doit être en France pour le toucher ? Un Français aurait pas droit à la sécu s'il tombe malade en Tunisie ? Etrange argument que le votre…
à Iv
De outsiderr
electron livre | 14H32 | 30/06/2009 |
je ne juge pas, je signale tout simplement que ce cadre de figure existe
à mao-tse-toung
De meiganga
pompiste | 00H59 | 01/07/2009 |
Penser que les migrants viennent en france pour les allocations c'est ne pas voir plus loin que le bout de son nez. Pour chaque migrant, c'est une honte de dire à la famille qu'il a laissé chez lui qu'il ne travaille pas, car il est parti de chez lui pour améliorer la qualité de vie des membres de cette famille (pas la famille nucléaire comme nous la connaissons en occident, mais la famille élargie) cet acte de don de soi pour sa famille, nous ne la connaissons que très rarement dans nos sociétés individualistes. Et la plus grande partie de leur salaire est envoyée par la western Union (ce qui fait travailler certains et rapporte encore à l'état).
Mais sont-ils profiteurs ? pour ma part je ne le pense pas, il suffit de jeter un coup d'œil dans la rue, sur les chantiers, dans les restaurants, pour voir qui mouille sa tenue. Ces gens-là cotisent. certes ils n'ont pas tous un boulot fixe, mais ils se battent et les profiteurs ce sont ces entrepreneurs qui, pour faire baisser les couts de production les utilisent comme variable d'ajustement et aussi l'état qui encaissent les cotisations de ces galériens des temps modernes, sans oublier les marchands de sommeil qui leur refilent des cagibi insalubres et indignes d'un pays développé.
Je pourrais continuer à développer plus , mais je m'arrête là et vous dis : avant de cracher votre venin, tourner mille fois votre langue de vipère et de grâce réfléchissez par vous même et sans œillères.
à mao-tse-toung
De Libre electron
Citoyen Lamda | 12H01 | 30/06/2009 |
Je trouve triste qu'il y ait encore aujourd'hui des discours du genre « ce sont des profiteurs, il faut les expulser ». À ceux qui pensent encore comme ça, je pose la question : pensez-vous à tus les français qui vivent à l'étranger ? Devraient-ils eux-aussi se faire expulser ?
La population totale française à l'étranger est estimée à plus de deux millions de ressortissants. Ce nombre a augmenté régulièrement au cours des dix dernières années, selon un taux de croissance annuel moyen de l'ordre de 3, 6 %. 48 % des Français inscrits sont installés en Europe, 20 % en Amérique et 15 % en Afrique. (Source : ministère français des affaires étrangères : http://tinyurl.com/lu9vb8). 15% de deux millions donnent 300 000 ressortissants français qui ne sont d'ailleurs pas toujours en situation régulière.
Je trouve que c'est purement de l'ignorance que de traiter tous ces étrangers, surtout les africains qui travaillent et qui cotisent en France de parasites. Depuis que ce monde est monde, l'homme a toujours été tenté d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
J'ai travaillé en RDC avec tout plein de collègues français qui n'avaient qu'un visa de touriste. Ils profitaient de la corruption et soudoyaient pour travailler illégalement, l'avantage étant qu'en vivant à l'étranger, ils ne sont pas imposables en France et ne paient pas d'impôts dans les pays qui les reçoivent. N'est-ce pas là profiter ?
Autre matière à profit, je l'ai vécu au Sénégal et dans d'autres pays africains, des vieux et vieilles françaises qui descendent au soleil et profitent de leur pouvoir d'achat qui s'accroit pour se taper des jeunes, chose qu'ils ne peuvent se permettre en France. N'est-ce pas profiter aussi ?
Et puis pour conclure, expulser un gabonais, un congolais et autres, c'est leur dire : « Retourne dans ton pays où je soutiens le dictateur et meurs-y de faim ou d'une balle que j'ai fabriqué dans la tête mais ne cherche surtout pas à sauver ta peau en venant chez moi ». Moins d'Idriss Deby, de Sassou ou de Bongo en Afrique = moins d'africains pauvres aux portes de l'Europe.
à mao-tse-toung
De sasou
celibataire | 22H50 | 30/06/2009 |
vous ete con ou vous le faite exprès ? ?
aller bosser en chine ? ? les salaire sont plus bas la bas que dans leurs pays d'origine avez vous ouïe des chinois qui envahissent l'Afrique pour bosser ? ?
l'être humain cherche toujours a améliorer sa situation si c'est pour être dans la merde plus que ce qu'il a chez lui franchement rester chez soi est bien meilleur idée ! ! dans le cas contraire il doit être plus con que vous.
De lekin
assis | 14H18 | 29/06/2009 |
Hommage a la CGT par la plus belle plume du net :
http://www.politis.fr/article7506.html
à lekin
De Fald
Vieux (con)vaincu | 16H55 | 29/06/2009 |
Et un haro de plus sur la CGT ! Un !
Proposition constructive : que toutes les orgas qui bouffent du gégétiste offrent leurs locaux chacune pour 14 mois, et les sans-papiers en question seront logés pour les vingt ans qui viennent !
Le problème particulier ici, ce n'est pas que la CGT se mettrait à taper sur les immigrés pour le plaisir.
C'est que la CSP75 et quelques autres avaient fait de la paralysie de la CGT par l'occupation de ses locaux une fin en soi. Visitez certains sites !
Utiliser des immigrés pour cela permet évidemment de hurler et de faire hurler les loups en toute bonne conscience maintenant que la ficelle a cassé.
à Fald
De PIT LE CHIEN
19H54 | 29/06/2009 |
Vieux con vaincu, oui, ne connais-tu pas les lieux ?
La BOURSE DU TRAVAIL, la vraie, avec salles, etc… se trouve au 1, rue du Château d'eau , face à la Place de la République.
Le 85, rue Charlot où la Coordination avait cherché refuge est une annexe située dans un vieil immeuble pourri (et infesté de rats avant que les SP n'y fassent le ménage) comportant des bureaux, lesquels n'ont JAMAIS ETE OCCUPES. Les « activités » des permanents n'ont donc jamais été empêchées.
Mais , bien sûr , tu es libre de continuer à éructer sans savoir (et si tu sais, c'est pire).
à PIT LE CHIEN
De Fald
Vieux (con)vaincu | 18H08 | 30/06/2009 |
OK ! Paris, je connais un peu en touriste, sinon, mon boulot m'a plutôt fait faire un tour de France des trous paumés. Pour des gens comme moi, c'est vraiment « Vive le Web » !
Moi, tu sais, je me fais vieux, je me traite de con moi-même souvent au second degré, ce qui me permet généralement de souligner la connerie des autres, mais surtout, je suis vaincu. Trente ans de défaites quasi ininterrompues de ce que je considère comme le vrai humanisme, et les vainqueurs étaient souvent ceux que j'appelle des fraudeurs à l'étiquette de gauche.
Si la CGT n'en avait rien à foutre des locaux occupés, c'est différent, et les syndicalistes concernés doivent s'en expliquer. Mais alors, pourquoi les autres syndicats usagers des bourses du travail et toujours en appétit pour bouffer du cégétiste n'ont-ils pas, cette fois, hurlé avec les loups ? ? ? Vu de ma province, ça parait bizarre.
Donc, ce que j'ai vu, c'est qu'on tapait encore une fois sur la CGT, faute d'avoir directement des cocos à se mettre sous la dent. Et comme je ne trouve que de ça aussi loin que je remonte dans la littérature réac, réformiste et gauchiste, je deviens un peu parano.
Je le serais moins si je me trompais un peu plus souvent.
à Fald
De PIT LE CHIEN
20H46 | 02/07/2009 |
Moi aussi, je suis un vieux (chien).
Mercredi, j'étais là lors de l'attaque des cinquante nervis cgt épaulés par une compagnie « spéciale » de flics jeunes et entrainés, cagoulés, matraques, et bombes lacrymo de forte contenance. J'ai vu les blessés évacués par les pompiers (dont le petit Mohammed, 3 ans /2 jours d'hopital), la collusion des CRS terminant le travail, etc…
Bon, pour ceux qui veulent VRAIMENT comprendre, j'ai mis un texte extrêmement bien informé sur tout ça avec les noms des VRAIS responsables. Je ne le remets pas car il est long.
Remonter et VOIR 30 JUIN/10h37.
Rein de bizarre… LIre ! !
à PIT LE CHIEN
De maumau35
retraitée | 09H43 | 01/07/2009 |
Vielle convaincue et qui elle connait les lieux. la rue Charlot est le siège de l'U.D. CGT des syndicats de Paris , je n'y ai jamais vue de rats ou alors ce sont les syndicalistes qui fréquentent tous les jours les lieux que vous confondez avec les rats . De plus c'est rue Charlot que ce trouve la seule grande salle qui permet de tenir des
réunions importantes.
à maumau35
De PIT LE CHIEN
20H23 | 02/07/2009 |
ARCHI FAUX !
à Fald
De raphrub
retraite | 06H55 | 30/06/2009 |
tapez sur la cgt , c'est casser du rouge à la satisfaction du gouvernement.
les tenants du politiquement correct , des droits de l'hommisme sans oublier les pseudos « antiracistes » auraient dû prendre en charge le problème ; non à coup de pétitions mais concretement.
14 mois de palabres sont la preuve de la patience de la cgt.
la bourse du travail est avant tout un lieu syndical et non un asile d'hébergement.
il est à remarquer que les occupations squatt se passe dans les quartiers populaires, jamais dans les beaux quartiers…
ce sont les églises qui sont la cible, jamais les mosquées ! et pourtant nos africains sont essentiellement musulmans
à raphrub
De Croco13
Ingénieur | 11H05 | 30/06/2009 |
« nos africains sont essentiellement musulmans » C'est quoi votre source, exactement, votre petit doigt ? Quel rapport avec le sujet ? Quel rapport avec l'opposition beaux quartiers/quartiers populaires que vous citez au dessus ? Les mosquées sont dans les beaux quartiers ? La bourse du travail dans les quartiers populaires ? ? ? ?
à Croco13
De Fald
Vieux (con)vaincu | 18H18 | 30/06/2009 |
En effet, Raphrub, fais gaffe.
L'afrique noire se partage en musulmans et en anciens animistes christianisés. J'ignore complètement dans quelle proportion car je ne demande jamais sa religion à personne. (Il y en aurait trop peu à mon goût qui répondraient « athée »).
Je crois que l'intérêt de chercher refuge dans des églises, c'est d'y trouver l'aide de Français « Gaulois », comme on dit, et que ce sont des lieux que la police respecte en général. (Mais pas toujours ! ).
à lekin
De PIT LE CHIEN
17H49 | 29/06/2009 |
Merci d'avoir mis ce lien.
J'avais , hier, apporté et photocopié aux « résistants de la Bourse » ce texte parfait qu'ils ont apprécié…
Aujourd'hui, grande ambiance sur le boulevard du Temple en attendant la réponse qu'ils espèrent (et qu'ils n'auront pas…)
à PIT LE CHIEN
De jim silver
polop | 00H10 | 30/06/2009 |
ils ont qu'a aller la demandé au medef, si ils sont aussi courageux que ça tes « resistants » ! !
en mêm temps ils verseront leur dimes au conseil des maliens ! !
à PIT LE CHIEN
De Oeillet rouge
rêve générale | 11H00 | 30/06/2009 |
Et puis, tous ces « résistants » peuvent aussi écrire au ministère et dans les préfectures pour dénoncer les reconduites à la frontière des sans-papiers (s'ils ne l'ont déjà fait) :
RESF.info
1° Alae Eddine, garçon de 19 ans, en France depuis l'âge de 14 ans expulsé vers le Maroc moins de 48 heures après son interpellation.
Arrêté une première fois en octobre 2007, la mobilisation de son lycée le fait sortir du CRA. Arrêté encore en aût 2008, il est libéré par le juge de libertés et de la détention. Il avait été parrainé le 30 mai 2009 par Georges Gumpel, ancien enfant caché pendant la guerre.
On fait savoir ce qu'on en pense au minisère et à l'Elysée. Idée de plus : relayer sur facebook ?
2° rafle orchestree en Corse
Expulsion express pour Alae Eddine, un symbole de la politique du gouvernement.
Mardi 16 juin 2009, vers 21 h : arrestation lors d'un contrôle sans raison apparente de deux jeunes ayant l'air maghrébin. Alae Eddine El Jaadi est « en situation administrative irrégulière ». Garde à vue de 24 h.
Mercredi 17 juin vers 21 h : transfert au CRA de Lyon Saint Exupéry. La routine.
Jeudi 18 juin avant l'aube : transfert en voiture en direction d'un aéroport parisien et à 8 h 30 embarquement sur un avion de la Royal Air Maroc en direction de Casablanca.
Les faits, rien que les faits.
Qui est Alae Eddine pour qu'on l'expulse avec une telle hâte et un tel mépris du droit, et au-delà des formes, du droit humain le plus élémentaire ?
Alae Eddine, 20 ans, est un jeune homme discret, un peu timide, dont le visage s'éclaire d'un sourire quand on lui parle. Il est venu en France, il y a cinq ans pour faire de bonnes études. Sa tante française l'a accueilli et adopté par kafala. Hé oui, nos liens anciens avec nos ex-colonies font que bien des familles ont des membres ayant des nationalités différentes ! C'est le poids de l'histoire.
Mais ce que chacun de nous pourrait faire pour ses gosses, l'envoyer étudier à l'étranger, est impossible pour nos ex-colonisés. Alae Eddine a pu aller à l'école en tant que mineur, mais devenu majeur, sa présence est apparemment insupportable pour le gouvernement et son éminent représentant le Préfet du Rhône.
Qu'importe que ce jeune homme ait réussi sa formation, qu'il trouve un apprentissage, qu'il apporte finalement son talent à notre pays, qu'importent toutes ces réalités quand le gouvernement dédie un ministère spécialisé dans l'expulsion à tout prix. Alors malgré les demandes, la préfecture n'accorde pas de titre de séjour, et en cas d'arrestation inopinée fait pression pour que l'expulsion se fasse en express.
En expulsant le plus vite possible, on évite le passage devant le juge des libertés qui apprécie des conditions de l'interpellation, de la validité de la mise en rétention. Nous laissons la justice juger du mépris dans laquelle la tient l'exécutif.
Nous laissons le simple citoyen juge de la brutalité des faits et de l'énergie dépensée pour « réussir » cette expulsion. Il a fallu que dès mercredi matin des fonctionnaires cherchent des places sur un vol en urgence, que des forces de polices soient mobilisées dans la nuit pour un transfert à Paris puis pour accompagner le « délinquant » dans son expulsion.
Alae Eddine est parti avec 80 € que nous lui avons fait passer, avec les vêtements de son arrestation, il n'a pu saluer ni sa famille, sa tante qui s'est déplacée à la PAF, ni son parrain, ni ses amis.
Viré comme un malpropre pour la gloire de qui ?
Nous demandons le retour immédiat et un titre de séjour Vie privée et Familiale pour Alae Eddine
écrire en franchise postale à
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55 rue du Faubourg Saint Honoré
75 008 Paris
Merci de faxer et mailer votre indignation, à
Matignon : jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr, antoine.gosset-grainville@premier-ministre .gouv.fr, arno.klarsfeld@premier-ministre.gouv.fr, myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr, igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr
Elysée : claude.gueant@elysee.fr, franck.louvrier@elysee.fr, maxime.tandonnet@elysee.fr
Rappel du communiqué précédent
Signataires : RESF, UJFP, FSU 69, SE-UNSA 69, SGEN-CFDT 69, SUD Education 69, CGT Educ 69
Mardi 16 juin 2009, vers 21 h, Alae Eddin a été arrêté pour contrôle alors qu'il était assis sur un muret à Mermoz avec son cousin. ! ! ! ! Deux véhicules de police étaient stationnés à proximité, et deux jeunes en train de discuter cela doit sans doute paraître suspect.
Et en effet, Alae Eddine, 20 ans, est un « délinquant » puisqu'il est « en situation administrative irrégulière ». Arrivé mineur en France, scolarisé, il demande en vain des papiers depuis qu'il est majeur. Interpellé, il a été placé en garde à vue à l'hôtel de police où il a passé la nuit. Il devait être transféré à la Police de l'Air et des Frontières (PAF) ce matin 17 juin.
Dès la nouvelle de son arrestation, son parrain et les amis d'Alae Eddine se sont retrouvés devant l'hôtel de police. Un fonctionnaire nous a informé de son transfert probable à la PAF.
Alae Eddine est un jeune homme discret et souriant mais dont la vie est comme suspendue parce qu'il n'a pas de papiers. Il est en état de mort sociale par décision préfectorale. Il ne peut pas poursuivre une formation en alternance, il ne peut pas travailler alors qu'une entreprise lui propose un apprentissage, il ne peut pas passer le permis de conduire……Il ne peut pas discuter en plein air un soir d'été sur un muret !
Alae Eddine a sa vie et ses amis ici :
Samedi 30 mai 2009, Alae Eddine était parrainé par Georges Gumpel, ancien enfant caché parce que juif, fils de déporté, partie civile au procès de Klaus Barbie, membre de l'UJFP, et Christiane Demontès, sénatrice du Rhône.
Ses amis, son entourage, son avenir sont ici. Son parrainage, la qualité des liens qu'il a su tisser, le nombre de gens qui l'entourent au moment de cette nouvelle arrestation en sont la preuve vivante.
Alae Eddine doit pouvoir retrouver le droit de vivre et de rêver, celui de travailler comme tout jeune de ce pays. Il doit être libéré et régularisé.
Rappel
Alae Eddine El Jaadi est arrivé en France en 2004 à l'âge de 14 ans, Il a été confié à une tante par kafala (adoption), chez qui il réside à Lyon. Immédiatement scolarisé, il apprend le français et fait des études de plâtrier-plaquiste couronnées par un CAP en 2008.
Devenu majeur en janvier 2007, la Préfecture refuse de lui donner un titre de séjour et l'enferme en centre de rétention (CRA ) en octobre 2007. La mobilisation de son lycée lui permet d'éviter l'expulsion et de terminer son année scolaire. En juin 2008, Alae Eddine souhaite se perfectionner dans son métier en poursuivant sa formation par un apprentissage, mais pour cela il lui faut un titre de séjour « salarié » ou « vie privée et familiale » que la Préfecture lui refuse. Il est de nouveau enfermé en centre de rétention en août 2008. Assigné à résidence par le Juge des Libertés, il doit vivre caché pour éviter une nouvelle arrestation. Malgré cette grande précarité, Alae Eddine reprend une année scolaire en maçonnerie.
Mais pour quoi en faire, s'il ne peut un jour travailler et vivre sereinement ?
Alae Eddine est depuis 5 ans en France, soit un quart de sa vie ! Une expulsion serait catastrophique, les liens avec sa famille au Maroc se sont forcément distendus, puisque un sans-papiers ne peut voyager, et surtout il a construit sa vie ici.
2° RAFLE ORCHESTREE EN CORSE
Lundi en fin de journée , au cours d'une vaste opération savamment orchestrée , 14 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées dans des conditions inédites à ce jour (présence des caméras, arrestation en pleine journée , 80 policiers, photos publiées des personnes à visage découverts mais menottes floutées, arrestations en pleine rue, sur la passerelle d'embarquement du bateau, etc…).
>
> La couverture médiatique de cet évènement les a présentés (au mépris de toute présomption d'innocence) comme faisant partie d'un réseau (le mot est-il anodin ? ) organisé de clandestins fournisseur de faux impliquant un médecin et un avocat Bastiais.
>
Après la visite des personnes habilitées de la cimade et d'un avocat au centre de rétention de Borgo (créé pour l'occasion dans la journée par arrêté préfectoral ! ) , la réalité semble toute autre : il s'avère en fait que toutes ces personnes , si elles ont un lien avec l'avocat mis en cause, ont toutes un dossier de demande de régularisation en cours à la préfecture. Certaine d'entre elles ont même un RDV prévus dans les jours et semaines à venir (bien que la préfecture s'en défende …).
Aucune de celles visitées à ce jour ne détient dans son dossier de fausse déclaration comme il leur est reproché. (faux usage de faux , aide au séjour irrégulier en bande organisée etc..)
Cependant , elles passeront toutes devant le JLD demain et après demain ,et leur expulsion sous 48h a d'ores et déjà été annoncée à plusieurs reprises dans différents médias.
>
Il est insupportable , outre les conditions invraisemblables de leurs arrestation et le traitement médiatique clairement orienté, que des personnes victimes de profiteurs peu scrupuleux au regard de leur situation, puissent être ainsi doublement accablés.
C'est pourquoi nous demandons la libération de ces personnes et leur régularisation immédiate.
>
Merci de bombarder la préfecture de fax et de mails
Vous pouvez copier /coller la lettre, la modifier ou en écrire une autre si vous le souhaitez.
>
Monsieur le préfet,
>
14 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées lundi à Bastia dans des conditions inacceptables.
Elles sont actuellement en rétention au centre de Borgo créé spécialement pour l'occasion.
Le traitement médiatique de cette affaire au mépris de toute présomption d'innocence a laissé entendre qu'elles faisaient partie d'un « réseau de sans papiers organisé ».
> Il n'en est rien, et toutes ont actuellement un dossier en cours dans votre administration (certaine ont même des RDV prévus dans les jours et semaines à venir.)
> La méthode autant que les buts de cette vaste opération de communication plus que contestables sont indignes de notre démocratie.
>
> Nous en appelons donc à votre pouvoir pour rétablir dans les plus bref délais la justice et la dignité de notre pays en les libérant et en rééxaminant leur dossier dans le but d'une régularisation rapide.
>
> Dans cette attente, veuillez croire, monsieur le préfet, en la confiance que nous portons dans les valeurs républicaines que vous représentez.
>
> Cordialement,
>
> Fax de la pref : 04 95 34 06 82
> bureau des étrangers : 04 95 34 50 69
> Secrétariat général : 04 95 34 52 84
>
> prefecture.haute-corse@haute-corse.pref.gouv.fr
> Secrétariat général : Mr Jean-Marc Magda : 04 95 31/34 64 81
>
jean-marc.magda@haute-corse.pref.gouv.fr
à lekin
De corbeau deciitre
Educateur spécialisé | 18H09 | 29/06/2009 |
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme.
En variant le ton,-par exemple, tenez :
Agressif : « Moi, Monsieur, si j'étais à la CGT,
Il faudrait sur-le-champ que l'on m'amputasse ! “
Amical : ‘ Mais que mettent ils dans leur tasse !
Du pastis, du ricard en guise d'anisette
Descriptif : C'est un C ! . .. c'est un G ! . . . c'est un T !
Que dis-je, CGT ? . .. C'est une dictature !
Curieux : A quoi sert le syndicalisme ?
D'exutoire, Monsieur, ou de dire oui a tout ?
Gracieux : Aimez-vous à ce point les patrons
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De médire sur ceux qui les séquestrâtes ? (là je suis pas sur ! )
Et puis au lieu de citer des articles des autres, pense et agit par toi même.
De Pierrrrre
14H29 | 29/06/2009 |
► Je n'ai aucun reproche à faire à l'encontre de ces clandestins :
Si j'étais à leur place,
au lieu de crever de misère dans mon pays libéré du colonialisme français,
je préfèrerais essayer de venir vivre et travailler en France,
et y installer ma famille…
Et je serais désespéré de constater les problèmes d'accueil générés par un afflux d'immigration,
problèmes d'insertion,
problèmes sociaux,
problèmes sanitaires,
problèmes de délinquance.
Et je comprendrais parfaitement la réaction des ressortissants français désirant garder leur équilibre de vie,
et je me méfierais de ces organisations qui sous prétexte de nous aider, essayent d'instrumentaliser l'immigration afin de déstabiliser le pays où j'espère travailler.
Et je me dirais que sont ces mêmes organisations qui ont ruiné mon pays en l'offrant à des potentats locaux,
et qui espèrent en ma présence en France.. pour ruiner la France.
à Pierrrrre
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 14H40 | 29/06/2009 |
« 192 millions de personnes hors de leurs pays d'origine, soit seulement 3% de la population mondiale »
vous avez du faire un malaise ? vous allez bien ?
à SuperAlAmAs
De screugneugneux
râleur-NRV | 16H18 | 29/06/2009 |
j'aime votre humour,
merci, ça m'a fait sourire
à Pierrrrre
De guyome
14H55 | 29/06/2009 |
Je suis francais et j'ai immigré. Alors maintenant, j'aimerai avoir quel problème je pose à la Norvège. Dis moi :
Quel problème d'insersition ?
Quel problème social ?
Quel problème sanitaire ?
Quel problème de délinquance ?
Mais, vas-y dis moi en quoi je suis un problème.