Après la pression, la sanction contre les profs désobéisseurs
Le 10 juin, Rue89 publiait le témoignage d'Erwan Redon, « enseignant réfractaire » marseillais, convoqué le 7 juillet devant une commission disciplinaire pour s'être opposé à certaines mesures décidées au ministère de l'Education nationale. Les cas se multiplient de façon inquiétante : à la prochaine rentrée de septembre, Jean-Yves Le Gall perdra sa charge de directeur d'école pour avoir refusé le fichier base-élèves ; Christophe Brunault, Bastien Cazals et d'autres ont déjà écopé de pas mal de salaires au rabais.
Bernard Girard revient sur l'histoire d'Alain Refalo, autre désobéisseur convoqué par sa hiérarchie le 9 juillet.
Jeudi 9 juillet, Alain Refalo est convoqué à l'Inspection académique de Haute-Garonne devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire. Alain Refalo fait partie de ces « enseignants désobéisseurs » entrés en résistance pédagogique contre la politique de Darcos touchant à l'école primaire :
- programmes rétrogrades ;
- évaluations inutiles et préjudiciables aux apprentissages ;
- désorganisation des rythmes scolaires, mise en place mal ajustée de l'aide personnalisée ;
- absence totale de concertation qui reflète un profond mépris pour les enseignants considérés comme de simples exécutants.
Loin de négliger leur travail, ces derniers n'ont fait qu'appliquer le principe de liberté pédagogique, inscrit dans la loi d'orientation, qui laisse à chacun, dans sa classe, la responsabilité des pratiques les mieux adaptées aux élèves.
Depuis plus d'un an, le ministère alterne pressions, intimidations, lourdes sanctions financières pour tenter de faire plier les récalcitrants. Alain Refalo s'est déjà vu retirer 14 jours de salaire. Bastien Cazals, autre désobéisseur, 36 jours, des retraits sur le bulletin de paye à mettre en regard de la modicité du traitement des enseignants, notamment en primaire.
Une tendance inquiétante au détournement de la loi pour empêcher toute contestation
Depuis plusieurs semaines, la répression s'accentue et dérape lourdement. Dans la lettre recommandée qu'il a reçue de l'Inspection académique, outre le « refus d'obéissance », Alain Refalo se voit reprocher les faits suivants :
« Manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l'Education nationale. »
Ces accusations dépassent très largement les obligations purement professionnelles d'un enseignant et portent atteinte aux libertés individuelles les plus élémentaires : ainsi, un enseignant n'aurait plus le droit de porter un regard critique sur son administration et, plus généralement, sur la politique éducative d'un gouvernement ?
On voit s'approfondir autour de l'école et dans la société une tendance inquiétante au détournement de la loi et des règles administratives pour empêcher toute forme de contestation. Dans une tribune au Café pédagogique, Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire, fait observer à juste titre :
« Jamais dans l'histoire contemporaine de l'école (depuis 1940), de telles pratiques n'ont été observées. »
En cette veille de vacances -le temps de tous les coups fourrés- les menaces montent d'un cran avec le courrier envoyé par l'Inspecteur d'académie à Bastien Cazals, « lui intimant l'ordre de ne plus communiquer avec aucun média pour tout sujet ayant rapport avec ses fonctions ».
Si cet extravagant oukaze devait faire jurisprudence, c'est l'ensemble du débat éducatif qui se trouverait réduit au silence et avec lui, l'une des libertés fondamentales, la liberté d'expression, garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen :
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme, tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
Il faut donc croire qu'aujourd'hui, les enseignants ne seraient plus considérés comme des citoyens.
La lettre de l'Inspecteur d'académie à Bastien Cazals est datée du 23 juin, dernier jour de fonction de Darcos à l'Education nationale. Au cours de ces dernières années, l'école -les élèves comme les enseignants- a fait l'objet d'une entreprise de brutalisation dont les limites sont poussées toujours plus loin.
Si le nouveau ministre de l'Education souhaite réellement, comme il l'affirme, établir sur de nouvelles bases les relations avec le personnel dont il a la charge, il a tout le pouvoir de faire cesser les poursuites et les persécutions contre des enseignants honnêtes et compétents qui ont le seul tort de privilégier l'intérêt des élèves à la soumission aux circulaires administratives. Le climat de la rentrée ne s'en trouverait que moins pesant.
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De compte sup le 26.08.09
16H15 | 29/06/2009 |
S'attaquer à l'éducation est un des meilleurs moyens pour avoir une emprise sur les gens…. détruisons les connaissances, produisons des purs travailleurs producteurs consommateurs et détruisons tout ceux qui se mettront en travers de ce projet..
encore une preuve de la grande liberté que connaît notre pays ces temps…. J'espère juste qu'il ne tombera pas trop bas et que tout ce qui est entrain d'être abîmé n'affectera pas notre société trop longtemps.
à compte sup le 26.08.09
De H0me_r
Penseur en activité.... | 17H31 | 29/06/2009 |
La monstrueuse machine mondiale est en marche. Elle est pilotée par la secte des hommes assoiffés de pouvoir et d'argent. Elle avale tout son passage et détruit l'esprit des Hommes les plus fragiles.
On éduque pas les jeunes, on les vides. Une question à tous ceux qui liront ceci : qui passe le plus de temps avec vos enfants ? Vous ou votre télé ? ?
Qui sont les responsables ? Les politiciens ? Une autre question : comment les politiciens arrivent au pouvoir ? ?
à H0me_r
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 17H51 | 29/06/2009 |
Bravo, très bonnes questions, très pertinentes .
à mao-tse-toung
De H0me_r
Penseur en activité.... | 20H12 | 29/06/2009 |
C'est pourtant très facile ! Avec un peu d'audace et d'imagination, on arrive à faire tomber les (fausses) barrières de l'absurdité. Un petit exemple : peut-on vivre sans travailler ? Deux types de réponses s'offrent a vous : la fourmi d'une part qui ne connait que sa fourmilière et l'imagination d'autre part qui fait travailler votre esprit.
La différence entre les deux ? Le temps de réponse à la question.
L'absurdité est une barrière construite par la société. Franchir la barrière c'est réfléchir,transformer tout en question, sortir de la boite dans laquelle on vous a mis a votre naissance.
à H0me_r
De Clontarf
expatrier | 00H03 | 30/06/2009 |
Tres bonne reflection et surtout tres bonne reponse, simple et facile a comprendre je pense. L « ennemi public numero 1 est comme vous le dite si bien, la TELEVISION ! ! ! ! ! ….. Elle n est pas la par hasard, elle n est pas la pour vous “'divertir” » elle est la pour vous videz du savoir que vous avez acquis et empecher les nouvelles generations de se poser les bonnes questions…….Mais bientot, nous aurons des comptes a rendrent…ils ne suffit plus de vote…..l'ignorance est l'ennemi……la TELEVISION EST LA POUR QUE LA GENTILLE POPULASSE SE DIVERTISSE……..LA REALITE EST TRAVESTIE……..REVEILLEZ VOUS BON GENS ! ! ! ! NE LAISSEZ PAS LA TELE DICTER VOS ENVIES, VOTRE VIE, LA VIE DE VOS ENFANTS…JETER VOS TELES ET VOUS EN SEREZ RECOMPENSER.
à Clontarf
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 07H33 | 30/06/2009 |
Le télé ne contient que ce que vous voulez bien mettre dedans. S'il n'y a que des conneries, alors il faut plutôt voir du côté de celui qui tient la télécommande…
K.
à H0me_r
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H59 | 29/06/2009 |
Qui sont les responsables ?
Les parents bien sûr ! Les enfants dont les parents s'intéressent à la politiques, ont des enfants qui s'intéresseront à la politique.
A ceux qui disent « la politique ne m'intéresse pas ! »
La politique s'intéressera à vous et pas en bien.
A ceux qui se demandent « ça sert à quoi la politique ? »
ça sert à ne pas laisser les politiques diriger votre vie en général, ce que vous devez faire ou ne pas faire, ce que vous devez dire ou ne pas dire, ce que vous devez voir, entendre ou pas.
Pourquoi devriez-vous vous intéresser à la politique ?
Parce que tout est politique.
Qui décide du smic
Qui décide du montant des impôts
Qui décide de l'allocation logement
Qui décide de l'allocation de rentrée scolaire ?
Qui décide des remboursements de la sécu ?
Qui décide du montant de la TVA ?
Qui décide d'interdire ou pas, tel produit dangereux pour votre santé
Qui décide des privatisations ou pas des services publics ? Etc …
LES POLITIQUES ! TOUT EST POLITIQUE
Alors mêlez-vous de politique et pas seulement en votant mais en vous impliquant, sur le terrain, par le biais d'associations, de la presse, de vos députés et surtout en faisant savoir à ceux qui ne savent pas.
Cherchez à savoir et faites savoir.
Ce n'est pas la bêtise qui fait commettre des erreurs, c'est l'ignorance.
à Les Chats
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 20H11 | 29/06/2009 |
Oui, enfin, la bêtise aussi :
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H12 | 29/06/2009 |
Oui bien sûr Hulk, la bêtise existe, il y a toujours des gens qui ne comprendront jamais rien, mais bon tu peux toujours mettre le bulletin à leur place.
Heu non finalement pas toi, surtout pas toi ; -))
à Les Chats
De H0me_r
Penseur en activité.... | 20H16 | 29/06/2009 |
Parfait ! Rien à dire. J'espère que beaucoup de gens entendrons votre philosophie.
à Les Chats
De bloozmarch
23H39 | 29/06/2009 |
Si la majorité de nos concitoyens continue la politique de l'autruche, la suite est prévisible et déjà en route : PRESSION, RE-PRESSION, puis REPRESSION, puis REGRESSION !
A noter que si il ne semble plus y avoir d'argent pour l'Education Nationale, il y en a de plus en plus pour l'Elysée et les amis, voir les frais des Balkany !
Télérama résume bien les choses nouvelle devise de la France, Liberté Inégalité, Fraternité.
Sans regroupements des victimes de ce système qui les isole pour mieux les écraser, désobéissance civique pour tout ce qui est inique, révolte même, on va droit dans le mur, voire au mur !
à compte sup le 26.08.09
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 21H16 | 29/06/2009 |
Il ne s'agit pas de s'attaquer à l'éducation, il s'agit de s'attaquer à certains enseignants qui se sont auto-proclamés détenteurs de al sagesse et de la vérité, tels le Mahomet de base s'entendant dicter le Coran dans son fort de l'intérieur. Et qui en déduisent que le ministère a tort (jusque là pas de problème, c'est leur droit le plus strict), et qui agissent en refusant de respecter les instructions et directives (c'est là que la ligne jaune est franchie).
Ces enseignants sont des traitres à l'école républicaine, par le simple fait qu'ils violent l'égalité de traitement des enfants en décidant de ne pas les faire bénéficier de ce que le gouvernement et le parlement, seuls légitimes à représenter la population, ont décidé (les évaluations, les heures de soutien, etc…)
Qu'ils soient sanctionnés, c'est la moindre des choses. S'ils étaient logiques avec eux-mêmes, et un minimum courageux, ils démissionneraient pour aller exercer leurs talents dans des écoles privées dont le projet éducatif correspondrait au leur (avec le risque que ça n'existe pas, auquel cas ils devraient alors fonder ce type d'écoles eux-mêmes. Vu qu'ils sont paraît-il des milliers, ça ne devrait pas être trop difficile).
Total soutien au gouvernement sur ce coup.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Ben85 -bloque-
ramoneur | 21H30 | 29/06/2009 |
« Ces enseignants sont des traîtres à l'école républicaine »…
Carrément ! T'y vas pas avec le dos de la cuiller quand tu t'y mets, Hulk !
Il y a deux soucis dans cette affaire que tu caricatures à grands coups de principes :
1- Les évaluations dont tu parles sont basées sur des objets d'étude que les élèves ne sont pas censés avoir vu au moment desdites évaluations. Il y a donc incohérence et OBLIGATION de la part des instits de pointer ce problème du doigt. Mais comme le Ministère a des oeillères et n'agit pas en concertation avec la base professorale, ils refusent d'admettre qu'ils ont merdé et de se dédire.
2- Comme le souligne très bien un internaute sur ce même fil (désolé, je ne me souviens plus de son pseudo), Darcos n'est pas gêné par ses propres paradoxes : il sanctifie des pédagogues comme Le Bris et Brighelli qui refusent d'appliquer toutes les réformes depuis des années au profit d'une vision traditionnelle de l'enseignement, et tombe à bras raccourcis sur d'anonymes enseignants qui suivent le même chemin.
A un moment donné, il faut constater ses erreurs, regarder ses contradictions en face et admettre que la base ne dit pas toujours que des conneries.
à Ben85 -bloque-
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 21H37 | 29/06/2009 |
J'ai adoré son bouquin à Brighelli (l'école sous influence)…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Ben85 -bloque-
ramoneur | 21H43 | 29/06/2009 |
Moi aussi. Je te conseille aussi « Fin de récré », dans lequel il propose une réforme du Bac très intéressante.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Ben85 -bloque-
ramoneur | 21H56 | 29/06/2009 |
Va également faire un tour sur son blog. C'est enrichissant.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De baxbrin
Enseignant en IdF | 22H19 | 29/06/2009 |
Hulk, où est votre humour, où est le sérieux dans ce que vous dites ?
Il faut préciser : selon votre réponse vous êtes soit dans la stratosphère à côté de la plaque soit dans une espèce de crypto-pertinence ironique.
Mais au premier degré : c'est bien du caca.
Un sujet de réflexion. Si le titre dit « L'école sous influence » comprenez-vous « l'école=institution=ministère & inspections » ou « l'école= maîtres et maîtresses ». Car les deux choses sont très différentes, même si le mot et le même (et du mot ou de la chose…).
Et ne me dites pas de lire ce livre, je l'ai fait (enfin souffert) et il n'est guère plus qu'un règlement de comptes infantile.
Rassurez-nous car à faire le « gros con », on risque de ne finir que comme ça.
à baxbrin
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H23 | 29/06/2009 |
Présentation de l'éditeur :
Le barbare nouveau est arrivé.
Conforté dans son ignorance par un système scolaire qui privilégie le droit de dire des bêtises plutôt que la liberté de penser, et préfère la Pédagogie molle au dur apprentissage des savoirs, il assène, dans une langue mutilée, ses certitudes glauques : mépris des filles et des femmes, haine de la science et de la réflexion, préjugés d'hier et d'aujourd'hui.
Bien que minoritaire, il fait régner sa loi, de l'école au lycée - et au-delà. Car la violence est le mode d'expression favori de ce mutilé de l'intellect.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Par quel enchaînement létal de bonnes intentions, de prêt-à-penser flasque et de lâchetés cumulées avons-nous laissé l'école s'éloigner de l'idéal laïque de l'Instruction publique ? Au nom de quelle fausse idée de la démocratie et de l'égalité des chances avons-nous trahi la République, et conforté les inégalités ?
Une école sous influence raconte l'ascension de Tartuffe, l'homme idéal du politiquement correct. Ou comment « Tartuffe-roi “ a pris le pouvoir, piétinant au passage l'école de la République - et la République.
Biographie de l'auteur
Agrégé de lettres, Jean-Paul Brighelli, après La Fabrique du Crétin (Folio documents n°35) et A bonne école… (Folio documents n°40), achève ici une analyse sans concession d'un système scolaire largement dégradé, mais auquel il veut toujours croire.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 22H26 | 29/06/2009 |
Ouais, enfin le système scolaire il fait partie d'un environnement général aussi . C'est un peu facile de prendre les trucs par petit bout ..
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H28 | 29/06/2009 |
Oui. Il ne dit pas le contraire d'ailleurs. Il observe que s'y concentrent toutes les bêtises et les lâchetés de la société…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 22H31 | 29/06/2009 |
Ouais hé ben tu fais quoi , maintenant ?
Tiens il suffirait de refaire l'école de la République comme avant dans un monde de dérégulation mondialisée absurde ..
Hé, ho …Hooo !
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H33 | 29/06/2009 |
Il ne dit pas ça, mais il déplore qu'au lieu d'être un endroit de résistance, l'école soit devenue un endroit de collaboration… Et il montre les mécanisme de cette collaboration.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 22H38 | 29/06/2009 |
Ha , tu sais comment me parler , hein , enfoiré !
Tu m'as encore coincé . Qu'est ce que tu veux que je réponde à ça !
Echec et mat !
J'ai bien envie te balancer l'échiquier sur la gueule : -)
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H41 | 29/06/2009 |
Héhé, je me disais en l'écrivant que tu aurais du mal à réfuter ! J'avais même failli ajouter « et c'est pour ça que je pense qu'il te plairait ce livre » ! ! !
; -)
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 22H43 | 29/06/2009 |
grr
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 02H05 | 30/06/2009 |
Tu joues aux échecs ? Je m'y remettrais bien moi…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De baxbrin
Enseignant en IdF | 22H58 | 29/06/2009 |
Super résumé hermétique qui reste à conclure, chose que je m'autorise (d'accord, c'est arbitraire, j'accepte la critique) ?
Qui est Tartuffe ? Le ministre qui dit une chose en faisant son contraire (parents, il y a urgence à vous informer avant les vacances ! ), les pseudos experts qui « lâchent des stats » ou ceux qui se mettent en quatre pour leurs élèves tous les jours ?
L'enchaînement létal, il faudrait quand même rappeler qu'il vient d'en haut… et que le bas (c'est à dire nous) sert heureusement et depuis longtemps d'amortisseur aux conneries des technocrates.
C'est la société médiatico-consummériste qui fait le « nouveau barbare ».
L'école lutte (mais que c'est inégal ! ) contre.
à baxbrin
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 01H33 | 30/06/2009 |
Je suis en désaccord avec ça. Je crois au contraire que « l'enchaînement létal » a sa source dans la société. C'est ce que les gens veulent… ou croient qu'ils veulent.
Et le « haut » ne fait que s'adapter et accompagner le mouvement. Il suit ; il ne précède pas…
La société actuelle est innovante. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité que le peuple guide l'évolution de la nation. Beau résultat… A vous faire douter de ces notions de démocratie…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De XavXav
05H51 | 30/06/2009 |
moi c'est typiquement le genre de présentation qui me font reposer le bouquin sur l'étagère… ; -)
Quelques grandes envolées bien franchouillardes, avec références à des principes mythiques dont je ne saurais jamais s'ils ont réellement existé, une petite allusion au mépris des femmes, qui n'existe probablement que dans les quelques collèges-lycées de quartiers ultra défavorisés de banlieue parisienne, et qui ne correspond certainement pas à l'expérience des villes de province normales (80% de la population de ce pays vit en province - et combien on t vu une banlieue ? ). Le tout assaisonné d'une dose de dénonciation politique de gros bon sens.
Au quotidien, -je ne suis pas prof- que voit-on plutôt ? Qu'une entreprise de 1 millions de salariés est sous-managée, avec des rectorats incompétents ou absents, des proviseurs chargés de manager des équipes sans la formation correspondante, des profs qui n'ont pas de bureau sur leur lieu de travail, et qu'on est donc bien content d'envoyer bosser chez eux quand ils ne sont pas devant leurs élèves, un PDG, Darcos, qui est incapable de faire passer une idée -l'autorité du prof- à son management intermédiaire, constitué des inspecteurs qui eux continuent à taper sur les profs qui engueulent leurs élèves paresseux. Les profs eux-mêmes, dont la pyramide des ages est déséquilibrée pour cause de recrutement en accordéon, et dont le service RH se fiche comme de l'an 40 (RH incapable de comptabiliser le nombre d'heures sup réellement effectuées par ex.). Toujours les profs, qui se font désavouer par leurs chefs quand ils punissent un élève ou demandent son redoublement, annulé par le proviseur ou le rectorat. On parle des gens à statut prof qui ne sont pas devant des élèves. Où sont-ils ? au rectorat… pourtant parle-t-on de dégraisser les rectorats ? Et pourquoi y sont-ils ? Parce qu'ils veulent changer de boulot, que sous-OS en classe pendant 30 ans c'est chiant. Peut-on leur en vouloir ? Quel technicien du privé n'a jamais rêvé de devenir cadre ? Quel plan de carrière offre-t-ton aux profs ? Quel est ce métier où on recrute à bac+5 des OS à vie ?
De qui est-ce vraiment la faute ? à la production (aux profs) ? Ou aux cadres (le rectorat) ?
à baxbrin
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H26 | 29/06/2009 |
PS : pas de second degré dans mon intervention. Tout au plus ai-je légérement forcé le trait…