Décryptage 26/06/2009 à 17h36

La France se résout enfin à retirer le Di-Antalvic du marché

Sophie Caillat | Journaliste Rue89


Des boites de Di-Antalvic dans le tiroir d’une pharmacie parisienne (Audrey Cerdan/Rue89)

Il aura fallu un an et demi de réflexion à l’agence européenne du médicament pour finalement recommander le retrait du Di-Antalvic et de ses génériques, médicament antidouleur pourtant vendu depuis quarante-cinq ans en France. La revue indépendante Prescrire regrette que la réaction ait été aussi lente :

« Les risques mortels liés à l’association antalgique dextropropoxyphène + paracétamol (Di-Antalvic ou autre) sont connus depuis longtemps, et son absence d’intérêt thérapeutique par rapport au paracétamol seul, aussi. »

Bruno Toussaint, médecin et directeur de la rédaction de Prescrire, explique la lenteur de la réaction des autorités :

« Les effets indésirables sont de manière générale les parents pauvres de la pharmacologie, les laboratoires mettent plus de moyens pour évaluer l’efficacité des médicaments que pour évaluer leurs effets secondaires. »

Ceux-ci ont commencé à être remarqués au début des années 2000 : 200 décès par an dus à ce médicament ont été recensés en Suède (pour une population de 9 millions d’habitants) et 3 à 400 au Royaume-Uni (pour 60 millions d’habitants), dus à des surdoses à la fois accidentelles et volontaires (suicides pour 20% de ces décès). Le médicament a aussi été retiré du marché suisse.

Un opiacé dangereux à doses élevées

La toxicité de ce médicament n’est pas étonnante pour les médecins : le Dextropropoxyphène est chimiquement proche de la méthadone, substitutif à l’héroïne, et a comme point commun de s’accumuler dans le corps à doses élevées, notamment chez certaines personnes fragilisées, au point de pouvoir provoquer un arrêt cardiaque.

Mais l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), comme elle l’explique dans sa fiche questions/réponses « avait considéré que ces données ne justifiaient pas de mesures de restriction ou de remise en cause de l’usage de l’association DXP/PC »... tout en estimant « qu’il était nécessaire de poursuivre la surveillance des intoxications aiguës aux antalgiques de palier II “ (dont fait partie le Di-Antalvic).

L’agence française faisait confiance aux laboratoires :

‘Dans des conditions normales d’utilisation, ce médicament n’avait fait l’objet d’aucun signal particulier de pharmacovigilance qui aurait justifié la réévaluation de son rapport bénéfice/risque.’

‘Efficacité insuffisante pour justifier le risque’

Finalement, c’est de l’agence européenne du médicament (EMEA) qu’est venu le principe de précaution. Celle-ci, saisie fin 2007 pour arbitrer entre les pays où des effets étaient perçus et les autres, a mis un an et demi à se pronocer. Elle vient de demander un retrait progressif de tous les médicaments contenant du dextropropoxyphène (DXP).

On découvre donc aujourd’hui que pour l’agence européenne

‘les preuves d’efficacité, en l’état actuel des standards requis pour l’autorisation de mise sur le marché, sont insuffisantes pour justifier le risque de décès encouru par les patients, en cas de surdosage accidentel ou volontaire.’

Rappelons que huit millions de personnes prennent régulièrement du Di-Antalvic en France, de très loin le plus gros marché européen, et que, selon l’Afssaps, ce médicament causerait 2% des décès par intoxication médicamenteuse.

Et maintenant ?

L’agence donne un an avant le retrait définitif du marché. Cela notamment parce qu’il va falloir prévoir un sevrage des patients, car ‘étant un opiacé faible, il crée une accoutumance chez ceux qui en prennent depuis longtemps’, estime Bruno Toussaint, et aussi parce que les médecins ont l’habitude de prescrire ce médicament efficace comme antidouleur.

Mais il peut aisément être remplacé par le paracétamol seul ou par la codéine. Pour le docteur Toussaint, ‘il ne fait pas mieux que le paracétamol mais est plus dangereux ! Et le paracétamol peut aussi tuer si on en prend beaucoup trop (il attaque le foie)’.

Le questions/réponses de l’Afssaps précise qu’‘il se peut qu’une minorité de patients ne puisse trouver une alternative satisfaisante à l’issue de la phase de retrait progressif’.

Rappelons enfin que cette recommandation de l’EMEA n’est pas contraignante pour l’ensemble des pays de l’UE, et que la Commission européenne devra encore trancher cette affaire sur le fond.


Le Di-Antalvic retiré de la vente (Chimulus)

Photo : des boites de Di-Antalvic dans le tiroir d’une pharmacie parisienne (Audrey Cerdan/Rue89)

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  • Sinouhé
    Sinouhé répond à Tsht
    • Posté à 08h33 le 27/06/2009
    • Internaute 22732

    non bonhomme ! on arrete de donné des poisons a ceux qui souffre

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant répond à Tsht
    journaleux - blogueur, en exil (...)
    • Posté à 22h31 le 27/06/2009
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur, en exil (...)

    Tu ne peux pas mettre aussi des flics dans les rayons où se trouve le paracétamol, pourtant fort dangereux (en surdosage aussi).

    Un flic derrière chaque patient, ça résorbe le chômage. Et les flics malades (qui ne sont pas des pléonasmes) on en fait quoi ?

  • lilialbazar
    lilialbazar répond à ovni2
    travailleure sociale à Toulouse
    • Posté à 18h47 le 26/06/2009
    • Internaute 36758
      travailleure sociale à Toulouse

    c’est là la question. que fait on de la recherche , la recherche peut être orientée sur d’autres façons de soigner ! ! !

    • Sinouhé
      Sinouhé répond à lilialbazar
      • Posté à 22h41 le 26/06/2009
      • Internaute 22732

      La recherche est orienté actuellement pour trouver le meilleurs moyen pour nous faire disparaitre.

      Bonne nuit

  • citrouille
    citrouille répond à ovni2
    gerboulade permanente
    • Posté à 21h02 le 26/06/2009
    • Internaute 33365
      gerboulade permanente

    Les british et les suédois l’ont utilisé pour se suicider par qu’ils n’ont tous les narcoleptiques qu’on a, nous les français détraqués du ciboulot. Et le suicide fait plus de morts que les accidents de la route, c’est pour ça qu’on supprime les psy ; -}

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant répond à ovni2
    journaleux - blogueur, en exil (...)
    • Posté à 21h39 le 26/06/2009
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur, en exil (...)

    Le communiqué :
    Lien
    parle bien de surdosage

    Mais les excès en tout sont dangereux. En connerie aussi.

    Ils n’ont pas publié l’avis des cinq pays opposés au retrait, contrairement à ce qui leur a été demandé hier.

  • nono le simplet
    nono le simplet
    gauchiste placide
    • Posté à 18h28 le 26/06/2009
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    40 ans pour supprimer un médoc dangereux qui en plus n’a pas de grande efficacité ça laisse rêveur sur les compétences ou l’honnêteté des décideurs depuis plus de 20 ans, non ?

  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 18h35 le 26/06/2009
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    Alors, si j’ai bien comprit l’article, 8 millions de Français se promènent sur les routes sous effet d’opiacés..... ?
    Et il ne s’agit que d’un seul médicament.....
    Peut-on raisonnablement déduire que plus de la moitié des conducteurs conduisent avec des opiacés, des tranquilisants ( combien de millions pour les tranquilisants ?), des anti depresseurs, dans le corps ?

    Et on voudrait s’attaquer aux djeunes qui ont fumé un pétard et qui se baladent sur les routes ?

    Curieuses priorités au gouvernement.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Lemmy_Nothor
      journaleux - blogueur, en exil (...)
      • Posté à 21h42 le 26/06/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur, en exil (...)

      tsssss…
      il se rembourse 70 millions de boîtes par an, en comptant les génériques. le Di-Antalvic lui-même ne représente que 7,4 millions de boîtes (28e médicament le plus remboursé). S’il y avait tant de consommateurs que cela, le cours en bourse, hier, n’aurait pas baissé que de 2,57 % comme je le remarquais là :
      Lien
      tu ne crois pas ?

    • Sinouhé
      Sinouhé répond à Lemmy_Nothor
      • Posté à 22h38 le 26/06/2009
      • Internaute 22732

      Et oui Lemmy, la France est sous médoc , la France est médicalisé et sous sous contrôle médical et mental .

      L’objectif est de vous mètre en état de non réaction , l’objectif est de réalisé le plus grand génocide de tous les temps.

      Bien à toi

  • jean.pierre
    • Posté à 18h37 le 26/06/2009
    • Internaute 27384

    le même effet que le paracétamol ?

    ils nous prennent pour des cons ? ou ils n’ont jamais eu vraiment mal ?

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à jean.pierre
      Aintgonnaworkformaggiesfarm
      • Posté à 18h38 le 26/06/2009
      • Internaute 12434
        Aintgonnaworkformaggiesfarm

      Quand ça fait vraiment mal, moi je prends un Dilaudid....

    • citrouille
      citrouille répond à jean.pierre
      gerboulade permanente
      • Posté à 21h05 le 26/06/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      j’ai carburé au dimachin pendant 1 semaine après une intervention dans l’oeil sous anesthésie locale. Merci le dimachin, les points dans les yeux, ça fait très très mal. Alors là,le paracetamol simple., c’est zéro

      • Sinouhé
        Sinouhé répond à citrouille
        • Posté à 22h33 le 26/06/2009
        • Internaute 22732

        Tu à bien perdu la vue Citrouille c’est clair !

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à jean.pierre
      journaleux - blogueur, en exil (...)
      • Posté à 21h43 le 26/06/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur, en exil (...)

      les deux

  • dzan
    • Posté à 18h42 le 26/06/2009
    • Internaute 26357

    M... avec quoi je vais arrèter la douleur quand j’ai des crises de sciatiques...

    Ah peut-ètre me saoûler à mort....

    L’alcool tue lentement, je m’en fous, je ne suis pas pressé ! ! !

  • Plouf410
    Plouf410
    rendu delinquant
    • Posté à 18h52 le 26/06/2009
    • Internaute 61185
      rendu delinquant

    N’ est ce pas une des définition du médicament de dire que c’ est une substance qui en surdose est dangereuse ? En tout cas je me demande en quoi un medicament pourrait être efficace sans qu’ il cause de lésions à haute dose vu qu’ il sont la géneralement pour permettre une sur ou sous production d’ une molécule dans le corp ou pour agir directement sur des organes. Après faut voir ce qu’ ils appellent surdoses mais je ne comprend pas le problème d’ autant que même le doliprane peut devenir dangereux si on en prend 10 grammes.

    En tout cas s’ il retirent le medicament du marché je ne sais pas comment fera mon père pour bénéficier d’ anti douleur étant donné qu’ il à un problème de résistance au paracétamol ..... ( peut être qu’ il vont lui prescrire du cannabis ? quoi ? c’ est interdit ! ?)

    • charlotte cordier
      • Posté à 19h00 le 26/06/2009
      • Internaute 14287

      LE DI ANTALVIC , c’ est 400 mg de paracétamol et 30 mg de dextropropoxyphene
      et l’ efficacite est surtout due au PARACETAMOL, donc votre papa pourra prendre 1 G DE PARACETAMOL , et cela lui fera autant d’ effet surement

      • citrouille
        citrouille répond à charlotte cordier
        gerboulade permanente
        • Posté à 21h07 le 26/06/2009
        • Internaute 33365
          gerboulade permanente

        Que nenni. Même 2 g de paracetamol, c’est inodore par rapport au dimachin.

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à charlotte cordier
        journaleux - blogueur, en exil (...)
        • Posté à 21h45 le 26/06/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur, en exil (...)

        Que nenni ! citrouille a raison, et j’ai testé les deux (entre autres pour une épaule cassée non opérable).

    • Tsht
      Tsht répond à Plouf410
      • Posté à 09h16 le 27/06/2009
      • Internaute 36906

      Ils n’auront pas beaucoup d’autre choix que de prescrire directement de la morphine ou assimilé (tu sais l’antalgique « palier III ») quand le doliprane fera pas effet. Génial non ?

  • jgo
    jgo
    • Posté à 19h01 le 26/06/2009
    • Internaute 29234

    De mémoire, ce produit avait été interdit à la vente début août 1997 (dixit mes visas de passeport !) avant d’être remis sur les rayons.
    Sinon, je reprends Jean-Pierre : « le même effet que le paracétamol ? Ils nous prennent pour des cons ? Ou ils n’ont jamais eu vraiment mal ? »
    Sans vouloir frimer, je voyage beaucoup et le diantalgic fait partie de ma pharmaco de base.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à jgo
      journaleux - blogueur, en exil (...)
      • Posté à 21h50 le 26/06/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur, en exil (...)

      Ce que j’aime bien, c’est que les outre-manchots, à l’origine de la disparition, peuvent s’en procurer pour les patients pour qui on ne trouve rien d’autre. En France, ce n’est pas possible…

  • charlotte cordier
    • Posté à 18h57 le 26/06/2009
    • Internaute 14287

    Jusqu’ a preuve du contraire le PARACETAMOL ,n’ est pas un opiacé , par contre la CODEINE oui ,
    il y a une erreur dans le texte
    quant à cette assiciation tres prescrite chez nous n’ a jamais dans les études en double aveugle montrée une éfficacité supérieur au paracetamol seul ou associé à la codeine ou cafeine .
    Et ce produit , crée de l’ accoutumance , et des états de confusions pouvant provoquer des chutes chez les personnes surtout si eles sont agées

  • Nekrobastard-
    Nekrobastard-
    médecin à Lunéville
    • Posté à 19h22 le 26/06/2009
    • Internaute 32615
      médecin à Lunéville

    je trouve qu on s enflamme un peu.....
    ok le di-antalvic n est pas un medoc super efficace mais je vous rappel que ce sont les patients qui jugent de l efficacité d un antalgique......
    UN poison ? pas plus que la plupart des autres molécules disponibles.....

    ok pour le supprimer de la liste des medicaments dispo, on le regrettera pas.....mais....

    .......la clope tue beaucoup beaucoup plus que le di-antalvic pourquoi ne pas l interdire ? ? ? ? ? ? ? ?

    • citrouille
      citrouille répond à Nekrobastard-
      gerboulade permanente
      • Posté à 21h08 le 26/06/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      pour se suicider, c’est le dernier truc à aller chercher ! il y a beaucoup plus simple !

    • A déménagé le 02-02-2012-2
      • Posté à 21h54 le 26/06/2009
      • Internaute 82025
        non connue

      Parce qu’interdire la clop créerait beaucoup plus de suicides.
      Ca me désole que vous soyez médecin et que vous ne voyiez que l’aspect physique des choses.
      Pensez global.

    • lilialbazar
      lilialbazar répond à Nekrobastard-
      travailleure sociale à Toulouse
      • Posté à 21h42 le 27/06/2009
      • Internaute 36758
        travailleure sociale à Toulouse

      on est encore libre ? le tabac c’est une autre façon de choouter le peuple, en plus ça fait un max de taxes dans les caisses de la France...

  • Julos
    Julos
    ex E.N
    • Posté à 21h47 le 26/06/2009
    • Internaute 38577
      ex E.N

    Celles et ceux qui comme moi ont connu des névralgies nocturnes sont bien placé(e)s pour savoir qu’un cachet de Di-Antalvic ça calme au bout de 20mn pour environ 3 à 4 h. C’est déjà ça et c’est mieux qu’un paracétamol tout seul ou même que 2 doliprane.

    Je précise que j’ai le même dentiste depuis 25 ans ; qu’il est top de chez top et qu’il n’hésite pas à prescrire du Di ou son générique.

    Alors j’ai du mal à discerner quels véritables intérêts se cachent derrière cette curieuse décision qui ressemble, une fois de plus, à l’effet indésirable d’un respect excessif du fameux principe de précaution, plutôt qu’à une mesure sensée et raisonnée de santé publique.

    • Sinouhé
      Sinouhé répond à Julos
      • Posté à 22h30 le 26/06/2009
      • Internaute 22732

      Julosex mon brave tu est très malade voila pourquoi tu a besoin de Di-Antalvic. N’a tu pas essayer la corde c’est plus rapide ?

      Bien a toi

      • Julos
        Julos répond à Sinouhé
        ex E.N
        • Posté à 21h05 le 27/06/2009
        • Internaute 38577
          ex E.N

        Eh man tu veux dire une corde de... chanvre, bien opiacée ?

        Ce n’est plus de mon âge, hélas.

         ; -))

  • BFA
    BFA
    • Posté à 21h50 le 26/06/2009
    • Internaute 12277

    Le paracétamol n’est pas un opiacé.

    voir par ex :

    Lien

    Lien

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 21h57 le 26/06/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Dernière info :
    Le paracétamol effervescent est à éviter en suppositoires.
    Sinon, on va finir par nous le retirer.

  • boumideschoux
    • Posté à 22h09 le 26/06/2009
    • Internaute 27006

    je m’interoge serieusement :

    si on boit 100 litres d’eau dans la journée on meurt :
    faut -il interdire l’eau ?

    • lilialbazar
      lilialbazar répond à boumideschoux
      travailleure sociale à Toulouse
      • Posté à 21h45 le 27/06/2009
      • Internaute 36758
        travailleure sociale à Toulouse

      m’enfin, l’eau n’est pas un médoc ?

      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à lilialbazar
        journaleux - blogueur, en exil (...)
        • Posté à 22h36 le 27/06/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur, en exil (...)

        mais c’est dangereux tout de même, en grande quantité…

  • Sinouhé
    • Posté à 22h28 le 26/06/2009
    • Internaute 22732

    Le Di-Antalvic ? Mais enfin ! c’est pas plus dangereux que l’AZT que Le Red Bull que L’aspartame que le Prosac que le champix que Adill que Tamiflu, que TF1 que les match de foot, que la mort de Michael Jackson, que Mittterand a la culture et que tous ce que vous ingurgitez du soir au matin dans vos pauvre existence.

    Le plus toxique reste la manipulation de votre cerveau soumis du soir au matin a des onde type ELF 3 G et tous ce qui n’est pas officiellement répertorier

    Souriez YOU ARE BEAUTIFUL

  • Henri Brevat
    • Posté à 23h24 le 26/06/2009
    • Internaute 10456

    S’agissant de l’Afssaps, il suffisait de regarder l’autre soir les médicamenteurs sur la 5 pour comprendre à quel point leurs membres ( dont le directeur ) sont liés par contrats avec l’industrie pharmaceutique.

    Et puis, ne pas oublier que notre ministre de la santé est pharmacienne,… Elle ne va tout de même pas refuser aux pharmaciens d’écouler leurs stocks…

    Si j’étais la CPAM, je dérembourserai d’emblée le Diantalvic et ses copies pour ne pas nuire aux patients s’il devait être encore prescrit.

    Après tout, nous cotisons à la Sécu pour notre bonne santé !

    • lilialbazar
      lilialbazar répond à Henri Brevat
      travailleure sociale à Toulouse
      • Posté à 21h46 le 27/06/2009
      • Internaute 36758
        travailleure sociale à Toulouse

      qui dirige la sécu ? pourquoi tous les adhérents sont-ils interdits de contrôle ?

  • Di
    Di
    • Posté à 00h29 le 27/06/2009
    • Internaute 8231

    Ben voilà ! On fait tout un pataquès pour quelques personnes atteintes de la grippe A, et puis en même temps on laisse un médicament qui tue des centaines de personnes sur le marché pendant des années avant de réagir. Et le retrait sera « progressif »... je présume qu’ils veulent finir les stocks et avoir le temps de concocter une autre préparation, pour éviter que l’industrie pharmaceutique (très pauvre !) ne fasse banqueroute ?

  • gg34
    gg34
    etudiant
    • Posté à 00h50 le 27/06/2009
    • Internaute 83948
      etudiant

    DXP... arrêt cardiaque et surdose.... Michael Jackson.... j’ai un sujet pour match... !

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 08h21 le 27/06/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    Il aura fallu un an et demi de réflexion à l’agence européenne du médicament pour finalement recommander le retrait du Di-Antalvic et de ses génériques

    p’t’ètre qu’il fallait un an et demi,pour écouler le stock

  • G-Y.M
    G-Y.M
    Consultant
    • Posté à 09h44 le 27/06/2009
    • Internaute 40499
      Consultant

    A titre perso, je trouve que c’est bien une fois de plus une décision de bureaucrates au service des laboratoires pharmaceutiques.
    Le « service rendu » du médicament est au RDV depuis 45ans et du jour au lendemain, il devient tellement dangereux qu’on l’interdit ?
    Pourquoi ne pas tout simplement demander au médecin de mieux évaluer le rapport risque/bénéfice et seulement déconseiller la prescription ? (comme pour l’aspirine)

    Cette décision va surtout servir les intérêts des labos qui vont pouvoir vendre leurs alternatives moins efficaces et plus cher (et sans doute aussi dangereuses à haute dose...). Et le trou de la sécu sera encore plus profond...

    L’eau absorbée rapidement à haute dose tue (il y a régulièrement des suicides comme celà), on l’interdit quand ?

    • jgo
      jgo répond à G-Y.M
      • Posté à 15h27 le 27/06/2009
      • Internaute 29234

      « Cette décision va surtout servir les intérêts des labos qui vont pouvoir vendre leurs alternatives moins efficaces et plus cher ».

      C’est d’autant plus vrai que, pour le diantalvic, il y a l’équivalent générique, concurrent et moins cher. Un nouveau « produit » empêchera la naissance d’un générique avant x années. Et le tour est joué !

  • morova
    • Posté à 10h16 le 27/06/2009
    • Internaute 24254

    les dealers de medoc c’est les pires legalise ! ! !

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 11h20 le 27/06/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    Eh bé, mère indigne, j’ai shooté mon fils après qu’on lui ait retiré les dents de sagesse + un odontome : le pauvre chou avait l’air d’avoir un ballon de rugby dans la bouche...

    Va t-il devenir toxico, docteur ?

    Sans rire, tous les médocs sont des poisons potentiels, la vente libre d’une certaine pilule pour maigrir risque de faire bien plus de dégâts...

    J’ajoute que j’ai fait un choc allergique violent à une molécule très à la mode : l’ibuprofène. J’ai pu alerter mon médecin, ai été soignée et constate, des années après car je regarde attentivement quand on me donne un médoc qu’il n’y ait pas la fameuse molécule, que dans les notices on ne parle pas de ce risque... Fallait sans doute que je crève ? Bizarre non ?

  • Immyr
    Immyr
    Médecin Généraliste
    • Posté à 16h45 le 27/06/2009
    • Internaute 36609
      Médecin Généraliste

    La classe des antalgiques comporte classiquement 3 catégories, dites paliers, de puissance analgésique. Les médicaments du palier 1 comportent le PARACETAMOL (sous diverses formes galéniques, EFFERALGAN, DOLIPRANE, GELUPRANE, DAFALGAN etc…), les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens (IBUPROFENE, DICLOFENAC, NAPROXENE et j’en passe) et l’ASPIRINE (en doses analgésiques soit 2-4 g par jour). En palier 2, les opioïdes faibles (ayant les mêmes récepteurs au niveau du système nerveux que la morphine), nous disposions en France du dextropropoxyphène, de la codéine, du tramadol et des dérivés de l’opium. En palier 3, nous avons les opioïdes de puissance analgésique proche ou supérieure à la morphine.
    Le dextropropoxyphène est donc un antalgique opioïde faible avec une équianalgésie (équivalence de contrôle de la douleur par rapport à la morphine qui reste le maître étalon) de 1/16 (16 mg de dextropropoxyphène = 1 mg de morphine). Il a de nombreux effets secondaires dont certains graves en cas de surdosage. Il n’est pas énormément plus efficace que le PARACETAMOL simple, étant donné que c’était le plus faible des opioïdes de palier 2 à notre disposition mais généralement bien supporté et présentant peu d’effets secondaires en usage courant. Il est intéressant de voir que la FORCE d’un médicament, quel qu’il soit, présente des symbolismes différents chez le médecin et chez le patient. Un analgésique faible pour un médecin est distingué par sa puissance en équianalgésie tandis que pour le patient, c’est l’existence ou non des effets secondaires qui définit la puissance du médicament (9 fois sur 10, un médicament « trop fort » est un médicament qui est mal supporté).
    Quels sont les problèmes présentés par le retrait du dextropropoxyphène ? Par quoi le remplacer.
    - On peut faire une conjugaison de 2 antalgiques de palier 1, n’appartenant pas à la même famille. Soit Paracetamol + AINS (l’aspirine étant très peu utilisée à long cours en doses analgésiques et présentant par ailleurs les mêmes inconvénients que les AINS). Plusieurs problèmes se posent :
    • Le coût conjugué de 2 traitements
    • Les effets secondaires des AINS qui ne sont pas négligeables et ne sont pas toujours bien tolérés, surtout au point de vue gastrique (je profite de l’occasion pour défaire le mythe selon lequel les AINS en injection sont mieux tolérés, les AINS inhibent la fabrication de certaines molécules protégeant la surface de l’estomac APRES leur passage dans le sang, donc sont MOINS bien tolérés en injection qu’en prise orale). Chez les personnes âgées ou présentant des facteurs de risques gastriques on sera obligé de protéger l’estomac en prescrivant un protecteur gastrique dont le prix est bien plus grand que les analgésiques.
    - On peut aussi le remplacer par un autre antalgique de palier 2 :
    • Tramadol : présente à peu près les mêmes risques en surdosage que le dextropropoxyphène et a bien plus d’effets secondaires bénins mais gênants comme vertige, nausées…
    • Codéine : choix à peu près incontournable avec des effets secondaires comme nausées, vomissements, vertiges et surtout constipation
    • Opium : un peu moins d’effets secondaires que la codéine mais moins efficace en termes d’analgésie et même éventail d’effets secondaires.

    Comme vous voyez le problème n’est pas tellement l’arrêt du dextropropoxyphène qui était quelque chose d’attendu depuis longtemps. La revue Prescrire (seule revue médicale Française non sponsorisée par les laboratoires pharmaceutiques et le bible Français de la réflexion médicale basée sur les faits) avait depuis très longtemps (plus de 8 ans) déconseillé son utilisation dans la pratique médicale courante. Le problème est le manque d’antalgiques de palier 2, avec un spectre d’effets secondaires supportable par le patient. Le profil d’effets secondaires « non mortels » du Di-Antalvic, a été, et cela depuis longtemps la raison de son succès en France. Comme l’ont dit, l’agence du médicament et des revues telles que Prescrire, le dextropropoxyphène est un produit dangereux et son arrêt n’est que logique mais le problème posé reste celui de son remplacement par un médicament aussi bien supporté en termes d’effets secondaires tolérables par le patient.

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