26/06/2009 à 11h12

Ces salariés qui tentent d'adopter la « green attitude »

Chacam | Responsable de projets


« Take the stairs » (Laverrue/Flickr).

Le site greenisgood.fr porté par l'association Human Village s'est récemment lancé pour fédérer une communauté de salariés sensibles au développement durable. Si l'argument vert est de plus en plus utilisé par les entreprises pour redorer leur image, quels changements sont réellement perçus dans le quotidien professionnel ? Extraits de témoignages recueillis par Green is Good. A vous de compléter !

« Toute notre culture d'entreprise est basée sur la Green Attitude »

Dans les entreprises dont le cœur de métier traite de thématiques environnementales, l'implication salariale est forte. Mickael, salarié dans une imprimerie écologique, explique :

« Tout le monde agit à son niveau dans l'entreprise : tri sélectif, impression recto verso, mise en veille ou extinction des appareils, covoiturage. »

Esra travaille dans une entreprise de construction durable. Pour elle, « c'est du concret et un engagement quotidien ». Ici, c'est l'entreprise dans son ensemble qui s'engage pour le développement durable :

« Des bâtiments passifs que nous construisons à la multiprise qu'il faut éteindre le soir en partant, en passant par les déplacements professionnels limités ou en train, toute notre culture d'entreprise est basée sur la Green Attitude ! »

« On passe pour l'écolo de service »

Mais bien souvent, les salariés qui font part de leur volonté d'étendre leurs bonnes pratiques au boulot avouent qu'ils rencontrent une multitude d'obstacles : désintérêt des collègues, arguments des coûts engendrés, préjugés (« on passe pour l'écolo de service »).

Dans les petites entreprises, la question du développement durable est souvent éludée. Même au sein d'une agence de conseil spécialisée dans les thématiques énergétiques, l'environnement n'est pas une priorité. Ainsi Catherine souhaiterait initier ses collègues à quelques gestes verts basiques : tri sélectif et économies d'énergie :

« Je travaille dans une structure trop petite pour mettre en place ce type de moyens. J'ai essayé de soumettre l'idée, mais je n'ai obtenu aucune réponse. »

Pour Aude, la question du développement durable est primordiale : chez elle, elle fait attention à tous les petits gestes du quotidien. Mais au bureau, c'est une autre affaire : travailler dans une petite structure administrative, où il n'y a pas de vraie politique de développement durable, s'avère un défi personnel.

De nombreux salariés critiquent le manque d'information et d'accès aux formations professionnelles liées au développement durable, alors que ces formations se déclinent dans des secteurs de plus en plus nombreux : achat responsable, éco communication, éco conception...

Sensibiliser d'abord, mobiliser ensuite

Au bureau, il s'agit donc d'abord de sensibiliser en douceur, de ne pas bousculer les habitudes de chacun, voire d'imposer le développement durable comme une dictature. « On commence tout doucement à essayer de mettre en place le tri du papier », rapporte Sabine.

En résumé, les salariés estiment pour la plupart qu'il n'est pas difficile de se mobiliser pour le développement durable, même s'il faut de la conviction personnelle et une bonne dose de patience. Un site comme Green is Good.fr est là pour aider tous les salariés dans leur volonté de placer le développement durable au cœur de leur entreprise.

Et vous, que fait votre entreprise ? Rencontrez-vous des obstacles au bureau quand vous faites preuve d'initiative en matière de développement durable ?

Photo : « Take the stairs » (Laverrue/Flickr).

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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 11h58 le 26/06/2009
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Toutes les entreprises vont bientôt adapter la green attitude puisque

    1) C'est dans l'air du temps,
    2) C'est nouveau et une boite il faut que ça bouge pour occuper tout un tas de parasites (même n'importe comment et pour faire n'importe quoi)
    3) Ça va leur permettre d'éviter des sanctions financières.
    4) C'est tout bon pour redorer leurs images de gros pourris

    Par contre , reconsidérer comme avant les salariés en tant que développement durable plutôt que comme une variable de cout à compresser , ils ne sont pas prêt de s'y remettre, ces connards , si vous voulez mon avis ..

    • mindless
      mindless répond à Numerosix
      • Posté à 13h00 le 26/06/2009

      Exactement !

      En plus, la « green attitude » chez salariés d'un groupe, c'est tout bénef pour les industriels : Economiser le papier des imprimantes dans les quelques bureaux, remplacer quelques ampoules par des fluocompactes , faire un tri sélectif en mettant un poubelle pour les gobelets de la machine a café, bref, des petits gestes qui ne servent qu'a détourner le regard de la pollution massive due a la production de l'entreprise en elle-même...

      On laisse donc tout reposer sur les épaules de l'individu lambda en le culpabilisant a mort et en prélevant diverses taxes destinées a enrayer le réchauffement climatique alors que beaucoup de grandes entreprises, qui elles ont un impact significatif sur l'environnement, ne font aucun effort et ne sont absolument pas pénalisées...

      Tous les gestes comptent mais ça ne suffira pas...
      On ne peut pas prétendre régler le problème écologique alors que des grosses firmes du CAC disposent de droits a polluer gratuits pour les 20 ans a venir...

    • Majesté
      Majesté répond à Numerosix
      Anti-tout (primaire)
      • Posté à 15h00 le 27/06/2009
      • Internaute
        Anti-tout (primaire)

      Très juste, Numerosix.

      Pour jeter une regard différent sur les entreprises, comparez-les à des sectes. On n'y pense pas souvent, mais faites l'exercice, vous verrez, c'est marrant. Imaginez le directeur en gourou omniscient, omnipotent, et dispensateur de la bonne parole (et qui gagne des sommes folles). Imaginez les employés en adeptes consentants, qui bêlent à l'unisson, et qui acceptent tous les traitements qu'on leur inflige (et qui turbinent pour engraisser le gourou moyennant un salaire de misère, voire même gratuitement, comme chez British Airways). Pensez aux séances de team building et de coaching (lavage de cerveau), à l'interdiction de penser autrement que conformément à l'idéologie ambiante, au travail de plus en plus abrutissant (cf. privation de sommeil dans les sectes) pour rendre les adeptes plus malléables et moins susceptibles de réfléchir, illusion de lendemains radieux (moyennant sacrifices aujourd'hui), etc. Vous verrez que dans les deux cas, le schéma de fonctionnement et identique.

      Tiens, au fait, dans les gestes « green », est-ce que le big boss participe aussi au covoiturage, ou bien garde-t-il sa grosse berline allemande (avec chauffeur, le cas échéant) ?

  • tvargentine-
    • Posté à 13h21 le 26/06/2009

    Encore un article de bobo !

    Allez donc en Amérique du Sud,en Chine,en Inde (3/4 de la population mondiale) et vous comprendrez que votre discours
    « écolo » n'est qu'un discours visant à imposer de nouvelles taxes aux citoyens français.

    Nous n'avons pas à payer pour des pays qui ne respectent pas l'environnement et qui ne font aucun effort pour ,par exemple,ramasser les sacs plastiques sur les bords de route (comme en Argentine ou au Brésil...)

    Alors,allez donc « vendre » vos discours écolos dans ces pays
    qui représentent 3/4 de la population mondiale

    Restons à l'écart d'un discours qui ne recherche qu'a imposer des taxes

    • Tassin
      Tassin répond à tvargentine-
      Inquiet
      • Posté à 14h50 le 26/06/2009
      • Internaute
        Inquiet

      J'ai vachement l'impression de payer des taxes quand je prend mon vélo ou que je dépasse pas les 14°C dans mon appart en hiver. Et quand je fais une pile de papier de brouillon et que je récupère le m² de papier d'alu qui entoure ma pizza du midi...
      C'est surement une question de point de vue...

      Le 1/4 de la population mondiale que nous représentons (ou plutôt le 1/6) produit autant de déchets que les 3/4 dont vous parlez.

      Avant de regarder la paille dans l'oeil du voisin, regarde la poutre qui est dans le tiens.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h15 le 26/06/2009
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    Prendre les escaliers, ce n'est pas avoir la green attitude, mais simplement avoir un cerveau.

    Je vois ça tous les jours au taf : la plupart des gens préfèrent prendre l'ascenseur plutôt que de devoir monter deux étages à pied.
    Comportement stupide, non seulement pour ces histoires d'écologie (mais bon, le problème ce n'est pas un ascenseur), mais en plus ils attendent comme des cons et mettent trois fois plus de temps, et ils squattent l'ascenseur alors que des types doivent aller au dixième.
    Mais là où ça devient le summum du ridicule, c'est que ces gens-là, qui mangent leur soupe froide en faisant des grands schlurps, le soir même iront dans une salle de muscu faire fondre leurs gros culs.

    Et que dire de ces gros abrutis qui prennent leur voiture pour faire 500m pour aller manger, sous prétexte que ces pauvres petites chattes trouvent qu'il fait un peu froid. Mais le matin, on les entend vanter leur jogging d'une demi-heure.

    Quant à ma boite, la green attitude c'est pas gagné mais c'est pas la catastrophe non plus.
    Certes ils prennent l'ascenseur, ils boivent de l'eau en bouteille, il n'y a aucun tri, même pas pour le papier, il y a une tonne d'ampoules et la clim/chauffage tourne quasiment en permanence (même s'il parait que pour une température moyenne, c'est juste de la ventilation).
    Mais personne ne vient en voiture (en plein Paris, rien de surprenant), on a pas de Cro-Magnon qui imprime leur code sur cinquante pages, ils éteignent leur machine le soir, celles-ci étant recyclées en fin de vie et le gaspillage n'est pas le bienvenue.
    Bref, une boite normale sans rien de surprenant ni de honteux.

  • sinclair
    • Posté à 14h34 le 26/06/2009

    Culpabilisez le salarie qui n'en peut mais, culpabilisez vous dis je il en restera toujours un peu de profit a faire sur leur dos.
    On appelait cela il y a peu, de l'économie de bout de chandelles. C'est vieux comme le monde du commerce et immortalisé par l'avare de Molière mais là chut c'est moderne du DÉVELOPPEMENT DURABLE le bobo n'en peut plus pensez voir Lien un must de nullité et de pauvreté du contenu témoignages (1) environnement (7) social solidarité (7) ect du bobos gogos pur sucre de canne bio .

    • the cat
      the cat répond à sinclair
      • Posté à 18h45 le 26/06/2009

      Pourquoi toujours vouloir associer écolo à bobo ?
      Personnellement, je fais plus ou moins attention à mes actions quotidiennes qui ont un impact sur l'environnement (et j'ai voté Europe Ecologie aux dernières élections), et je ne me considère pas du tout comme bobo.
      D'ailleurs, vous qui semblez détenir la vérité absolue, c'est quoi un bobo ?

      • sinclair
        sinclair répond à the cat
        • Posté à 21h45 le 27/06/2009

        Ciel ! ! si j'ose je ne détiens aucune vérité absolue. Le bobo est un citadin dote de moyen déconnecté de la réalité qui vit dans un rêve style bisounours des qu'il voit la nature a l'état « sauvage » c'est a dire en dehors du supermarché ou de la boutique bio. Ce pourrait être l'objet d'un article ou l'on verrait les filets de dinde pousser spontanément sur les linéaires réfrigérés et les légumes dans les cagettes en bois moisis.

         
        • the cat
          the cat répond à sinclair
          • Posté à 10h58 le 29/06/2009

          Soit. Et bien, sachez qu'il existe un bon nombre de gens à l'âme écologique (la plupart par simple bon sens, et peur du suicide) qui ne correspondent pas à votre description.
          En espérant ne pas trop vous déstabiliser dans vos préjugés et clichés rassurants.

        1 autres commentaires
  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 14h59 le 26/06/2009
    • Internaute
      Inquiet

    Travaillant dans une petite structure de développement de parcs éoliens, le « public » est très jeune, (seul le boss a plus de 30 ans), on a tous plus ou moins des attitudes déjà estampillées « green attitude ».

    Très peu de chauffage, pas de clim, bus/vélo, corbeille à brouillon, tri... On ne change pas le monde mais on vit selon nos principes.

    • inuit
      inuit répond à Tassin
      • Posté à 18h43 le 26/06/2009

      pas terrible le brouillon... ça gâche, faut réussir du premier coup.

  • JGorban
    JGorban
    proletaire
    • Posté à 15h20 le 26/06/2009
    • Internaute
      proletaire

    le développement durable, la green attitude ....

    du vent.

    pour cracher le profit, il faut vendre : pour vendre toujours plus il faut toujours renouveler et/ou créer de nouveaux besoins...

    grace à la green attitude : consommer plus.

    le jour où les entreprises parleront de décroissance je croirai au capitalisme...

    • Tassin
      Tassin répond à JGorban
      Inquiet
      • Posté à 15h24 le 26/06/2009
      • Internaute
        Inquiet

      Bien vu.

      Le jour ou des entreprises parleront de décroissance, le capitalisme sera mort !

      • JGorban
        JGorban répond à Tassin
        proletaire
        • Posté à 17h13 le 26/06/2009
        • Internaute
          proletaire

        c'est bien pour ça que je parle de décroissance.

        m'enfin faut faire gaffe ; sont capables de récupérer meme ce qui semble pas récupérable
        je parle des gens de la com » et du marketing

         
        • jyeden
          jyeden répond à JGorban
          khmer vert ( age des caverne, (...)
          • Posté à 21h46 le 26/06/2009
          • Internaute
            khmer vert ( age des caverne, (...)

          tu as raison
          le développement durable c'est du foutage de gueule
          la vrai attitude ecolo c'est d'en foutre le moins possible au bureau

        1 autres commentaires
  • corbeau deciitre
    • Posté à 17h21 le 26/06/2009

    Y sont trop fort, ya plus qu'a leur proposer d'arrêter de flatuler et dans deux ans on respire un air frais, on boit de l'eau pure, et on mange que du bio !

  • inuit
    • Posté à 18h05 le 26/06/2009

    l'écologie de bonne conscience et de marketing prend un essort considérable
    en fait il faut avoir été très nocif et le devenir un peu moins pour être écologique
    on arrive même à lire que la vache détruit la couche d'ozone et n'est donc pas écologique contrairement à une twingo qui est devenu écologique
    quand est-ce qu'on passe aux choses sérieuses ?

  • inuit
    • Posté à 18h11 le 26/06/2009

    j'ai récemment lu une interview d'un patron d'une grande entreprise (je ne sais plus laquelle) qui demandait à ses cadres de réduire la production et l'activité commerciale de 20 % pour minimiser les effets nocifs de son activité dans la régions (pollutions, déchets...) car les bénéfices engendrés resteraient largement suffisant pour permettre de distribuer des primes conséquentes aux salariés et de s'autofinancer sur les projets futurs un peu moins rentables certes, mais plus respectueux de l'environnement.
    non, je déconne.

  • Tinhinane
    Tinhinane
    Médiatrice scientifique
    • Posté à 23h08 le 26/06/2009
    • Internaute
      Médiatrice scientifique

    la « green attitude », c'est aussi voir ça,

    Lien

    toujours d'actualité bien que datant 89, l'analyser, le faire connaître, en débattre, rechercher les causes et ne pas se contenter de culpabiliser les citoyens, les travailleurs en les poussant à agir seulement sur les conséquences...

    • flyingfox
      flyingfox répond à Tinhinane
      Eveillée
      • Posté à 03h49 le 28/06/2009
      • Internaute
        Eveillée

      Mais mais, le DD ou Développement Durable ou ce que vous appelez « Green Attitude », ce n'est pas seulement du « marketinging » qui sert à donner de la contenance aux Rapports d'activité durable des entreprises à la fin de l'année..Et surtout, ce n'est pas seulement pour les employés qui transitent entre leurs bureaux, logements et activités, et ne consiste pas seulement à prendre les escaliers au lieu de l'ascenseur, recycler son papier, éteindre sa lumière en sortant..

      Ma vision du DDur, qui n'est peut être pas très répandue encore, est plutôt celle d'un état d'esprit qui permet de voir les systèmes que l'on forme, les écosystèmes car des espèces vivantes les habitent, et sont tout autant, voire plus sensibles aux changements (naturels ou non) de leur environnement. Sans exception pour nous, les humains, qui sommes très dépendants des sources d'eau potable où les villes s'approvisionnent tous les jours.
      Je pense que si l'on adoptait une approche systémique, on verrait plus clairement la portée de nos actions individuelles, collectives, intergénérationelles, équitables..oui, chacun a le potentiel d'agir mais ne comprend peut etre pas (encore) la portée de ses actions

      Pour en revenir aux entreprises, elles feraient bien de bien regarder les entrants (matières premières, énergie, services), et les sortants (produits, co-produits, « déchets », énergie réutilisable comme la chaleur). Parce que ce que serait leurs « déchets », pourrait très probablement avoir de la valeur comme entrant 2ndaire pour une autre entreprise. Waste equals food. Et puis bon, faudrait arrêter de gaspiller un peu, on vit dans un système fermé, la planète, où ne rentre que l'occasionnelle météorite et la source d'énergie continue du Soleil..

      PS. Vous savez que des toilettes sont dispo sur le marché depuis un certain temps, qui séparent les urines du reste, afin de réutiliser les nutriments (P, N surtout) en tant que fertilisants après un traitement pour l'agriculture.. Et c'est vachement mieux que de tout balancer dans les égouts, faire traiter en STP pour après rejeter dans nos cours d'eau des effluents potentiellement eutrophisants à cause de ces nutriments qui devraient être destinés à regagner les sols.

    • flyingfox
      flyingfox répond à Tinhinane
      Eveillée
      • Posté à 03h49 le 28/06/2009
      • Internaute
        Eveillée

      Mais mais, le DD ou Développement Durable ou ce que vous appelez « Green Attitude », ce n'est pas seulement du « marketinging » qui sert à donner de la contenance aux Rapports d'activité durable des entreprises à la fin de l'année..Et surtout, ce n'est pas seulement pour les employés qui transitent entre leurs bureaux, logements et activités, et ne consiste pas seulement à prendre les escaliers au lieu de l'ascenseur, recycler son papier, éteindre sa lumière en sortant..

      Ma vision du DDur, qui n'est peut être pas très répandue encore, est plutôt celle d'un état d'esprit qui permet de voir les systèmes que l'on forme, les écosystèmes car des espèces vivantes les habitent, et sont tout autant, voire plus sensibles aux changements (naturels ou non) de leur environnement. Sans exception pour nous, les humains, qui sommes très dépendants des sources d'eau potable où les villes s'approvisionnent tous les jours.
      Je pense que si l'on adoptait une approche systémique, on verrait plus clairement la portée de nos actions individuelles, collectives, intergénérationelles, équitables..oui, chacun a le potentiel d'agir mais ne comprend peut etre pas (encore) la portée de ses actions

      Pour en revenir aux entreprises, elles feraient bien de bien regarder les entrants (matières premières, énergie, services), et les sortants (produits, co-produits, « déchets », énergie réutilisable comme la chaleur). Parce que ce que serait leurs « déchets », pourrait très probablement avoir de la valeur comme entrant 2ndaire pour une autre entreprise. Waste equals food. Et puis bon, faudrait arrêter de gaspiller un peu, on vit dans un système fermé, la planète, où ne rentre que l'occasionnelle météorite et la source d'énergie continue du Soleil..

      PS. Vous savez que des toilettes sont dispo sur le marché depuis un certain temps, qui séparent les urines du reste, afin de réutiliser les nutriments (P, N surtout) en tant que fertilisants après un traitement pour l'agriculture.. Et c'est vachement mieux que de tout balancer dans les égouts, faire traiter en STP pour après rejeter dans nos cours d'eau des effluents potentiellement eutrophisants à cause de ces nutriments qui devraient être destinés à regagner les sols.

  • Chacam
    Chacam
    Auteur(e) de l'article Responsable de projets
    • Posté à 15h46 le 29/06/2009
    • Internaute
      Responsable de projets

    La critique est facile, surtout lorsqu'il s'agit d'initiatives nouvelles et originales. Proposez-donc quelque chose pour l'environnement (à moins que vous ne croyiez pas au réchauffement climatique, à l'épuisement des ressources, etc.), vos critiques n'en seront que plus enrichissantes.

    Avec Green is Good.fr, nous ne souhaitons culpabiliser personne, encore moins les salariés. A la limite les dirigeants, ceux qui ne mettent pas le développement durable (dans sa dimension environnementale et écologique) au premier plan, que ce soit au niveau de leurs activités ou de leur fonctionnement interne.

    D'autre part, toutes les entreprises ne sont pas des « grosses firmes du CAC40 », des multinatinationales qui polluent par leur production. Green is Good s'adresse à tous, de la petite administration à la grosse entreprise, en passant par la PME. Nous conseillons les salariés qui veulent travailler dans un environnement plus respectueux des autres et de la nature, nous ne vendons pas du conseil aux entreprises, rassurez-vous ! Notons également que Green is Good est un projet entièrement non lucratif, puisque initié par une association loi 1901 (Humanvillage) dont le seul but est l'intérêt public avec la promotion et la défense de l'environnement. Ce n'est ni du marketing, ni de la comm », mais de la sensibilisation. Rien à vendre, tout à gagner donc.

    Bref, avec Green is Good, il s'agit de donner la parole aux citoyens engagés sur la Toile (comme vous... ! ), pour critiquer - au sens positif comme négatif- l'engagement de leur boîte pour le développement durable, de diffuser des exemples positifs (si si il y en a) et de faire avancer le débat.