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Perpignan : après la chaussette, les bulletins sous les aisselles

Elle avait une dizaine de bulletins de sa propre liste cachés sous le bras, mais c'était « pour [sa] collection ». Dimanche, lors du premier tour de l'élection municipale organisée après l'annulation de la précédente par le Conseil d'Etat, une proche du maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy (UMP), a été surprise dans ces étranges circonstances.

Nos confrères de France Bleu Roussillon, qui révèlent l'épisode, ont interviewé Marie-Claire Mas, colistière du maire invalidé à la suite de la fameuse « fraude à la chaussette ».

Elle affirme qu'elle emportait ces bulletins pour une utilisation « purement personnelle » : elle souhaitait en envoyer à ses enfants, qui vivent en Australie et à Lourdes, afin qu'ils « suivent la campagne ». Et surtout, elle dit collectionner les bulletins électoraux depuis « vingt ans en arrière, trente ans en arrière ».

Mais Marie-Claire Mas n'explique pas pourquoi elle collectionne uniquement les bulletins de sa liste, et pas ceux des autres (Ecouter le son de France Bleu Roussillon).

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Pour mémoire, le maire invalidé est arrivé en tête du premier tour avec un peu plus de 40% des suffrages, suivi de la candidate PS Jacqueline Amiel-Donat, qui en a obtenu 25%, et de Jean Codognès (divers gauche, MoDem, Verts), avec 14%.

Un candidat de la liste socialiste provoque aussi un incident

Par ailleurs, dans le dernier pataquès électoral révélé mardi par Rue89 (trois candidats de la liste dissidente divers gauche veulent la quitter), le recours effectué par la candidate socialiste a été rejeté. Leurs « démissions ne seront effectives que si ces 3 personnes sont élues dimanche », explique France Bleu Roussillon. « En attendant, la liste de Jean Codognès est complète et donc valable. »

Addendum 26/6 à 20h41 : une source à Perpignan nous signale qu'un autre incident, impliquant cette fois un colistier de la candidate socialiste Jacqueline Amiel-Donat, a eu lieu dimanche dans un bureau du centre-ville.

Jordi Vera, après avoir « demandé l'autorisation du président du bureau », a accompagné un candidat handicapé dans l'isoloir. A la demande de la liste Codognès, l'incident a été consigné sur le procès-verbal. Questionné sur cette bizarrerie -qu'un candidat accompagne un électeur, alors que d'autres électeurs non-candidats était présents-, Jordi Vera a répondu à Rue89 que « cet électeur est un ami ».


► Article suivi : Après la chaussette, nouveau pataquès électoral à Perpignan

2 commentaires sélectionnés

Portrait de Pictulo

De Pictulo

12H34 | 25/06/2009 | Permalien

C'est la « prime à la casserole » version française. Elle a déjà bien servi à Balkany, Mellick et consorts, et peut-être bientôt à Carignon.
Faut croire que les français aiment les candidats qui les entubent.

Portrait de r_v

De r_v

12H41 | 25/06/2009 | Permalien

Si on peut plus faire de collection alors…

De plus on sait tous que les politiques sont de grands collectionneurs et qu'ils font toutes sortes de collection (mensonges, promesses non-tenues, non-lieux, mandats, portefeuilles, rolex, gaffes…complétez la liste vous-même) et je ne voie pas en quoi cela pose problème, ça a toujours été comme ça et malheureusement pour tout les partis !

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