Chirac a bien demandé à son ministre de la Défense de bloquer des commissions liées à des ventes d'armes au Pakistan.

Charles Millon confirme la piste évoquée par les juges chargés de l'enquête sur l'attentat de Karachi. Oui, dit en substance l'ancien ministre de la Défense, Jacques Chirac m'a demandé de bloquer le versement de certaines commissions sur des contrats de ventes d'armes. Notamment sur celui des trois sous-marins Agosta vendus au Pakistan. Nicolas Sarkozy peut-il continuer à parler de « fable grotesque » ?
Chirac me demande de « stopper » le versement des commissions
Paris-Match lève un nouveau coin du voile épais qui entoure l'affaire de l'attentat de Karachi. En trois questions à l'ancien ministre de la Défense (1995-1997), l'hebdomadaire confirme la piste politico-affairiste : l'attentat aurait été commis pour obtenir le versement de commissions promises dans le contrat de septembre 1994, puis bloquées après l'élection de Jacques Chirac à la présidence, au printemps 1995.
Comme Rue89 le racontait par le menu jeudi dernier, les deux juges chargés de cette enquête se sont rendus à Cherbourg. Ils ont longuement expliqué aux familles des 11 Français (plus trois Pakistanais) tués dans cet attentat pourquoi ils privilégient désormais la piste, « cruellement logique », d'une bataille opposant les réseaux chiraquiens et balladuriens.
A la question de Paris Match : « Est-il exact que la France ait bloqué le versement de commissions destinées à des intermédiaires pour la vente des trois sous-marins de la DCN au Pakistan ? », voici ce que répond Charles Millon :
« Ce qui est certain, c'est que peu après ma nomination au ministère de la Défense, en 1995, Jacques Chirac m'a demandé de passer en revue les différents contrats de ventes d'armes en cours et de stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions. C'est ce qui a été effectué : chacun d'entre eux a fait l'objet d'une expertise particulière. »
En revanche, Charles Millon dit n'avoir jamais fait l'objet de menaces liées à ce contrat. Du moins tant qu'il occupait l'hôtel de Brienne, jusqu'à la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997.
L'avocat des familles : « C'est bien une affaire d'Etat »
Pour Olivier Morice, l'avocat des familles des victimes, que nous avons pu joindre ce mercredi, cette déclaration est un signe supplémentaire de la dimension politique de cette affaire :
« La déclaration du ministre de la Défense de l'époque ne me surprend pas. Nous sommes bien en présence d'une affaire d'Etat. La volonté politique d'arrêter le versement de commissions était due à l'existence de rétro-commissions illicites. »
Comment les services de la Défense ont-ils appris l'existence de « rétrocommissions » ? A qui étaient-elles destinées, si ce n'est à des Français gravitant dans les cercles du pouvoir ? Deux interrogations auxquelles Charles Millon ne répond pas. Pour mémoire, rappelons que le versement de pots-de-vin à des intermédiaires étrangers était en 1994-95, une pratique admise.
Nicolas Sarkozy donnait le feu vert sur les commissions
Mieux : ces commissions versées par de grandes entreprises -publiques ou privées- comme la Direction des constructions navales (DCN), pouvaient être défiscalisées. A condition de les déclarer aux douanes et d'obtenir l'accord du ministre du Budget… Nicolas Sarkozy de 1993 à 1995.
Le président de la République a bien démenti une telle « fable », « grotesque », « ridicule », vendredi dernier à Bruxelles. Il a également prétendu que le « secret d'Etat n'existe plus », alors que l'ensemble des DAS 2 (déclarations annuelles de salaires), où sont inscrites ces commissions, sont classifiées « secret défense ».
Mais Nicolas Sarkozy n'a pas convaincu les familles des victimes, furieuses d'être désormais ignorées par l'Elysée. Un point de vue relayé par Olivier Morice :
« Le mobile de l'attentat de Karachi apparaît de plus en plus évident et ceux qui parlent de “ fable ” se moquent de la mémoire des victimes et de leur famille. »
Edouard Balladur, Nicolas Bazire (alors directeur de cabinet du Premier ministre) et Nicolas Sarkozy pourront-ils ignorer ces nouvelles révélations ? Pourront-il encore longtemps éviter de s'expliquer de manière approfondie au pôle anti-terroriste du TGI de Paris ? En tout cas, Jacques Chirac entretient un prudent silence sur le sujet.
La carte Pearltrees de hypos sur les attentats de Karachi





















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à sarkophage_xyz
De mauser
11H01 | 25/06/2009 |
Précisez votre pensée la Augusta ne sont pas des sub nucléaires à l'extrême limite si le pays en est capable ils peuvent éventement embarquer des torpille /missile à tête nucléaire.
Je sais pour le pauvre C.. irradié la différence est invisible. Pour le stratège marin fondamentale la différence entre sub nuc ou pas je ne vais pas vous faire un exposé sur les diesel-électrique simple les diesels électriques avec un moteur anaérobique et le pur nucléaire. Un conseil allez fouiner sur une de ces encyclopédie du net et l'on en reparle après
à mauser
De sarkophage_xyz
11H21 | 25/06/2009 |
Merci pour la correction, j'étais persuadé que les victimes de l'attentat travaillaient sur un submersible à propulsion nucléaire.
Pour ceux qui chercheraient des information sur l'engin, il s'agit de la classe Agusta B90.
Il reste le financement d'organisation teroriste visant des resortissants français.
à mauser
De jub
chef de moi-même | 16H06 | 25/06/2009 |
On ne dit pas anaérobie normalement ?
à jub
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 16H48 | 25/06/2009 |
On dit anérobie, mais au Kenya seulement.
à Tigerbill
De mauser
07H12 | 26/06/2009 |
Anérobique pour un systéme permettant de faire fonctionner un moteur sans apport d'oxigéne extérieur
Dans certaines situations un sub de cette catégorie est suppérieur à un NUC qui lui ne peut faire un silence total
De ikrall
intermittent | 09H44 | 25/06/2009 |
Démocratie par le peuple et pour le peuple… déjà… que la justice, pas celle à 2 vitesses, fasse son travail pour une fois ! merci à rue 89 de rester sur les évènements de Karachi : )
De LJ
Vache a lait | 15H39 | 25/06/2009 |
Haha, ca fait plaisir de sentir que la France est un etat de droit, sans magouilles ni combines, les politiciens y etant particulierement respectueux des lois republicaines : Mouarfff ! !
Et on peut d'ailleurs s'interroger sur l'acharnement a vendre ces merveilleux sous-marins sachant que, a l'epoque, il etait deja certain que cette vente serait une perte, que dis je, un gouffre financier pour les deniers de l'Etat, c'est a dire vous : ) Mais il semblerait que les directeurs industriels de la DCN se soient gentillement assis dessus… (leur aurait-on souffle a l'oreille ? Mystere et boule de gomme…)
« Considérant qu'il revenait au service industriel de la direction des constructions navales d'arrêter les devis de fabrication des sous-marins ; qu'il n'existait pas de procédure d'élaboration et de validation de ces devis ; qu'il n'a pu être fourni aucun document antérieur à la signature du contrat établissant de manière précise le coût prévisionnel de fabrication des sous-marins et celui des prestations annexes demandées par le Pakistan “
HAHAHA, gaussons nous ! ! Mais pas trop quand meme, car cette absence de competences a etablir un devis, ca vous a coute un peu plus qu'un paquet de pates, osons meme dire ‘un max’ :
‘Considérant qu'avant même la signature du contrat, deux notes de travail du 24 juin 1994 et du 3 août 1994 faisaient l'une et l'autre état d'un résultat prévisionnel en perte, à hauteur respectivement de 650 MF (99,09 M€) et de 310 MF (47,26 M€) ; qu'une troisième note, datée de décembre 1994 et donc immédiatement postérieure à la signature du contrat, confirmait une perte prévisionnelle chiffrée, cette fois, à 583 MF (88,88 M€)
Badaboum ! Et hahaha (bis repetita)
A voir ici en totalite http://www.ccomptes.fr/fr/CDBF/documents/ARR/Arret05493.pdf
Mais, dormez tranquilles brave gens, les coupables de cet affront commercial, paye depuis votre porte monnaie, ont ete chaties : 6000€ d'amende par ci, 4500€ par la.
Ouff, l'honneur et la justice sont rendus. Magnanimement, on est d'accord, mais bon, qu'attendre de plus pour nos elites ? ? : ) Et puis bon, 88 millions d'Euros, c'est quoi hein ?
Bonne journee !
LJ
De vinzoseerys
Mâle Sain en Perpétuelle réflexion.... | 12H19 | 25/06/2009 |
Bon ok, on n'apprends que des commissions (incluant d'éventuelles rétro-commissions), ont bien été bloqué. Le mensonge d'Etat est de notoriété publique désormais.
Mais bon l'article, le dit assez clairement :
« En revanche, Charles Millon dit n'avoir jamais fait l'objet de menaces liées à ce contrat. Du moins tant qu'il occupait l'hôtel de Brienne, jusqu'à la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997. »
Parce que je ne vois pas en quoi, tuer des gens innocent, allait pousser la France a s'acquitter de l'ardoise ! ! Peut-être faudrait-il enquêter sur les commanditaires et les exécutants de l'attentat, pour savoir à quel niveau on peut les relier à cette histoire…
Je pense toujours aux familles des victimes qui pourraient se trouver à poursuivre des chimères qui n'apaiseront pas leurs esprits ! ! !
De lucskyhawker
12H36 | 25/06/2009 |
dans cette affaire, alors que de nombreuses pistes et témoignages menaient aux versements de pots de vin liés à cette vente de sous-marins, le juge antiterroriste n'a jamais voulu approfondir cette piste pour rester sur une fumeuse piste al quaida. ce juge est maintenant sorti de la carrière mais milite à l » UMP.hasard evidemment
quant au témoignage de MILLON, dans un magazine « favorable » au pouvoir en place, il ne peut être publié sans accord, et son témoignage vise à mettre CHIRAC en première ligne, stratégie ou mise en garde ?
De daniel burdan
retraité | 12H45 | 25/06/2009 |
C'est étrange…cette malheureuse affaire qui a couté la vie à 11 de nos compatroites, me rappelle ETRANGEMENT L'AFFAIRE DU GENERAL « AUDRAN » responsable de la DGA assassiné en FRANCE…………
Heureusement que TAYWAN n'a pas les mêmes contacts que l'IRAN, sinon on aurait assisté a un veritable massacre dans les milieux politiques….
Marianne on fait de toi une garce quelquefois….
Efin, sur la tard je vois le mal partout…….
De emachedé
12H45 | 25/06/2009 |
« Nicolas Sarkozy n'a pas convaincu » Mais Nicolas 1er ne réussi à convaincre que ces propres troupes à l'instar du pitbull Frédéric Lefebvre bientôt au pole emploi.
Sa réponse au « pauvre » journaliste de l'AFP qui ne faisait que son travail, avec courage, était d'un ridicule pathétique, avec au final un rire cynique indigne d'un président de la République.
Concernant ce point, personne n'est dupe. Nicolas Sarkozy ne reste qu'une parodie de président bien loin des Mitterrand et Chirac, malgré les magouilles connues ou inconnues perpétrées par ces prédécesseurs.
Au moins l'image de la France restait digne. Là depuis 2007, nous passons pour des grands guignols… grâce à un petit.
De ZOZO
Acheteur | 12H51 | 25/06/2009 |
Vite une vaccination obligatoire pour faire diversion….lol !
Il suffit de voir la place lointaine réservée dans les médias pour cette affaire et vous comprendrez malgré son importance capitale (ça n'est rien moins qu'un watergate à la française avec 14 morts à l'appui avec la complicité de terroristes d'état) combien le « milieu » (terme bien choisi) médiatico-politique est dans la seringue dans cette affaire, où se tient en embuscade les abracabrantesques explications officielles des attentats du 11/09/2001 !
De horizon2009
citoyen | 13H31 | 25/06/2009 |
« Il n'y a plus de secret d'Etat ! » Cette phrase résume à quel point ça pue…
Apparemment il ya deux niveaux de responsabilité :
Balladur et Sarkozy qui, en accordant des commissions espèrent le versement en retour de rétro-commissions pour financer la campagne de 1995 ;
Chirac et Millon qui stoppent le processus en mettant de ce fait les employés du chantier naval en première ligne ;
Beaucoup de questions à poser : Quel montant a été perçu pour la campagne de Balladur ? Comment cet argent a été dépensé ? Y-a-t'il eu enrichissement personnel à travers les comptes de campagne de Balladur et Sarkozy ? Chirac et Millon savaient-ils qu'ils exposaient au danger les employés du chantier naval ?
Allez les juges d'instruction dépêchez-vous avant d'être supprimés de vous saisir de l'affaire !
De SUP. à la demande du riverain 21.07.09
... | 13H46 | 25/06/2009 |
Il ne faut pas jouer les vierges effarouchées : commissions et rétro-commissions ont toujours été versées dans les ventes d'armes et de matériel militaire. Si notre armée de fonctionnaires peut être grassement payée, pendant près de 80 ans ( 40 ans de carrière, 40 ans de retraite), c'est en partie grâce aux ventes d'armes, d'avions militaires, de missiles, etc… Nos fonctionnaires si sourcilleux, si vertueux, toutes ces dames patronnesses promptes à donner des leçons devraient refuser une partie de leur salaire qui pue l'argent sale, le commerce des armes… Pourquoi ces bonnes âmes si délicates ne le refusent-elles pas, ce salaire qui pue ? Seraient-elles des tartuffes ?
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De lioe
berlin | 14H38 | 25/06/2009 |
Vous parliez du Salaire de Sarko et de sa bande je suppose ?
à SUP. à la demande du riverain 21.07.09
De steed1
prosateur à mi-temps | 15H41 | 25/06/2009 |
Imbécile = Du moyen français imbécille, repris au XVe siècle du latin imbecillus (« qui manque de force physique et de réflexion »), mot d'origine douteuse ; on le fait quelquefois venir de in (privatif), et bacillus (bâton) ; mais be est long, et ba est bref ; les différences de quantité font toujours une difficulté, quand d'ailleurs rien n'est établi.
Interprétation : qui marche sans bâton, qui apprend à marcher sans béquille au risque de faire des erreurs et de tomber. L'imbécile au sens étymologique serait donc celui qui n'a pas d'expérience et avance au risque de commettre des erreurs qui pourront le faire progresser.
L'orthographe « imbécile » avec un l est fixé dans le Dictionnaire de l'Académie française de 1798, sans doute afin d'éviter la prononciation du -ille comme celle de fille.
On est stupéfait de la quantité de critiques que peut contenir un imbécile.
Victor Hugo : Extrait des Faits et croyances
De dahubahu
ouvrier | 15H28 | 25/06/2009 |
COUPABLE ! ! ! MAIS SANS AVOIR L INTTENTION DE DONNER LA MORT A DES INNOCENTS
De steed1
prosateur à mi-temps | 15H33 | 25/06/2009 |
« m'enfin, voyons, qui, qui peut croire à une chose pareille ? non, c'est, excusez moi de le dire, c'est pas contre vous hein ! toute cette histoire est grotesque ! non, franchement, m'enfin ! »
copyright : rikiki 1er
à steed1
De tlaloc
Retraité | 17H11 | 25/06/2009 |
il vous faut l'aide de Tara King
De zompti
futur "départ volontaire" | 15H44 | 25/06/2009 |
La France a préférer laisser courir la version de l'attentat islamiste, c'est non seulement pratique. Et après on s'étonne de la radiacalisation et on est même prèt à partir en croisade contre l'axe du mal, car le monde est forcement tout blanc ou tout noir…
Et le nom de sarkozy apparait encore une fois et encore une fois il sera intouchable comme dans l'affaire Clearstream…
De TonyMo
fils d'immigré avec casquette | 17H00 | 25/06/2009 |
Chaque Président doit voir son l'affaire. J. Chirac l'affaire de la Ville de Paris, Sarkozy l'Affaire de Karachi. Quand le cinéma français aura le courage de faire un film.
De Medecine Man
médecin | 19H13 | 25/06/2009 |
http://www.youtube.com/watch ? v=h2VPpyjMD2Q
De alberte
Sage-femme retraitée | 19H25 | 25/06/2009 |
Si je comprends bien, 2 états règlent leurs compte de comissions et rétro comissions en mettant la vie de ressortissants français en danger mortel : 11 y ont laissé la vie, et ce n » est pa
De alberte
Sage-femme retraitée | 19H26 | 25/06/2009 |
Si je comprends bien, 2 états règlent leurs compte de comissions et rétro comissions en mettant la vie de ressortissants français en danger mortel : 11 y ont laissé la vie, et ce n » est pa
De alberte
Sage-femme retraitée | 19H26 | 25/06/2009 |
Si je comprends bien, 2 états règlent leurs compte de comissions et rétro comissions en mettant la vie de ressortissants français en danger mortel : 11 y ont laissé la vie, et ce n » est pa
De BA
- | 21H10 | 25/06/2009 |
Le Watergate français : en 1995, la campagne présidentielle d'Edouard Balladur a été financée par les rétro-commissions provenant de la vente de 3 sous-marins au Pakistan.
En 2007, un courrier du procureur de Paris envisage un lien reliant une société, HEINE, et le financement de la campagne d'Edouard Balladur.
Lisez cet article :
« La campagne d'Edouard Balladur au coeur de l'enquête sur Karachi.
Le financement en 1995 de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, que soutenait alors Nicolas Sarkozy, est au coeur de l'enquête sur l'attentat anti-français de Karachi de 2002, confirme un document.
Ce courrier de 2007 du parquet de Paris, que Reuters s'est procuré, mentionne la société Heine, créée au Luxembourg en 1994 par la Direction des constructions navales (DCN). Elle était destinée au versement de commissions officiellement légales à l'époque pour faciliter la conclusion des marchés d'armement.
Citant des éléments de l'enquête, le courrier du procureur envisage un lien avec le financement de la campagne électorale du Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur, campagne que dirigeait Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995.
Les juges d'instruction Yves Jannier et Marc Trévidic pensent que c'est l'arrêt en 1996 puis en 2000 de paiements de commissions au Pakistan, en partie par cette structure luxembourgeoise de la DCN, qui aurait amené des militaires pakistanais à commanditer l'attentat du 8 mai 2002.
Précipitant un véhicule bourré d'explosifs sur un bus, un kamikaze avait tué à Karachi 14 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la DCN, qui travaillaient sur place à la construction de sous-marins Agosta.
Le versement de “commissions” - souvent un alibi pour des opérations de corruption, officiellement déclaré illégal par la France en 2000 - avait bien été convenu dans ce contrat de sous-marins signé en septembre 1994, versé au dossier judiciaire et dont une reproduction est publiée jeudi par Libération.
Le courrier du procureur Jean-Claude Marin consulté par Reuters détaille les faits découverts sur la société Heine.
“Plusieurs documents viennent interroger sur la nature exacte de cette activité en lien avec les pouvoirs publics”, écrit le procureur, qui fait référence à un document chronologique (1994-2004) d'une page, non daté ni signé, racontant les circonstances de la création de la société Heine.
Ce document saisi à la DCN mentionne “l'aval du directeur de cabinet du Premier ministre (Edouard Balladur - NDLR) et celui du ministre du Budget (Nicolas Sarkozy-NDLR) et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour la présidentielle de 1995”, explique-t-il.
Le magistrat ajoute qu'à l'appui des soupçons pesant sur la société Heine, il peut aussi citer les menaces proférées par ses dirigeants, dans le cadre de querelles internes, de “révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées”.
Edouard Balladur ne bénéficiait pas en 1995 des financements de son parti, le RPR, réservés à Jacques Chirac.
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a nié toute irrégularité dans une déclaration à France 3 le 18 juin. Nicolas Sarkozy a qualifié le 19 juin de “fable” l'ensemble du scénario faisant état de commissions donnant lieu à des “rétrocommissions” en France.
Cependant, l'arrêt du paiement de commissions au Pakistan et à d'autres pays, après la victoire de Jacques Chirac sur Edouard Balladur en 1995, a été confirmé à Paris Match mercredi 24 juin 2009 par Charles Millon, ministre de la Défense entre 1995 et 1997.
Il s'agissait de “stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions”, a-t-il dit.
Des auditions déjà menées au sein de la DCN laissent penser que les commissions promises au Pakistan prenaient aussi d'autres circuits que la société Heine et s'élevaient à plusieurs dizaines de millions d'euros au total.
Le collectif des familles de victimes entend demander les auditions d'Edouard Balladur et Jacques Chirac.
“On espère aujourd'hui que l'affaire ne sera pas étouffée. D'autres dossiers de ce genre l'ont été mais là, il y a des familles avec des morts derrière, les politiques sont pas tout seul”, a dit Magali Drouet, porte-parole du collectif.
Le Parti socialiste a demandé la formation d'une mission d'information parlementaire.
“Toute la lumière doit être faite sur ce qui s'est passé”, a dit la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie au Sénat jeudi. Elle a assuré que les juges avaient tous les moyens d'agir.
http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE55O0EV20090625
De Frazer
ovni | 09H50 | 26/06/2009 |
C'est comme pour le World Trade Center, et pour Saddam qui était grand copain d'Hosanna Ben Laden.
Il est bien utile ce mec là, même pour Sarko. Qui l'eut cru ?
De BA
- | 14H41 | 26/06/2009 |
En 1994, le clan Balladur-Sarkozy est au pouvoir. Le clan Balladur-Sarkozy vend 3 sous-marins au Pakistan. Des commissions (en clair : des pots de vin) sont données aux dirigeants pakistanais. En échange, les dirigeants pakistanais versent des rétro-commissions au clan Balladur-Sarkozy.
Ces rétro-commissions servent à financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
Le 7 mai 1995, Chirac est élu président de la République. Le clan Balladur-Sarkozy est écrasé. Chirac demande aussitôt à son ministre de la Défense Charles Millon de relire à la loupe tous les contrats de ventes d'armes signés par le clan Balladur-Sarkozy. En 1996, Chirac donne l'ordre à Charles Millon d'arrêter de verser des commissions aux dirigeants pakistanais.
Les Pakistanais commencent à négocier pour que les versements reprennent, puis ils décident finalement d'attendre 2002. Les Pakistanais décident d'attendre qu'un nouveau président de la République soit élu en France : ils pensent que le nouveau président reprendra le versement des commissions.
Malheureusement pour eux, le 5 mai 2002, c'est Chirac qui est ré-élu. Ils comprennent que les commissions ne seront plus jamais versées. Pour punir Chirac de sa trahison, ils font exploser le bus 3 jours après la ré-élection de Chirac : 11 morts français, 3 morts pakistanais.
Le Watergate français sera-t-il étouffé ?
Les deux juges d'instruction pourront-ils aller jusqu'au bout ?
En tout cas, les familles des victimes veulent que les deux juges d'instruction interrogent
- EDOUARD BALLADUR (qui a financé sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétro-commissions)
- JACQUES CHIRAC (qui a ordonné l'arrêt des commissions en 1996).
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2329/articles/a404390-.html
Commissions occultes, soupçons de financement politique, l'enquête des juges sur la mort des 11 employés de l'arsenal de Cherbourg au Pakistan en 2002 pourrait devenir une affaire d'Etat.
Et si ce n'était pas Al-Qaida ? Et si la piste terroriste dans l'attentat du 8 mai 2002 à Karachi n'était qu'une impasse ? Cela faisait sept ans que les veuves et orphelins des onze employés de la Direction des Chantiers navals (DCN) de Cherbourg, morts déchiquetés dans l'explosion de leur bus percuté par un kamikaze, nourrissaient ces doutes. Sept années de questions se heurtant au silence.
Jusqu'à cet après-midi du 18 juin dernier. Ce jour-là, serrées les unes contre les autres dans une salle d'audience du tribunal de Cherbourg, les familles des victimes ont soudain repris espoir. « Nous allons mettre la piste Al-Qaida en sommeil, leur a annoncé en substance Marc Trévidic, un des juges d'instruction en charge de l'affaire. Le véritable mobile de cet attentat peut être lié à une vengeance, sur fond de commissions promises par la France au Pakistan. Cette piste s'avère cruellement logique. » Et le magistrat de 43 ans de disséquer pendant deux heures les ressorts d'un thriller terrifiant qui, s'il se confirmait, serait une affaire d'Etat.
En résumé, leur explique-t-il, les techniciens français dépêchés sur place dans le cadre de la vente de trois sous-marins français au Pakistan auraient pu être victimes de représailles pakistanaises après la décision de Jacques Chirac de ne pas verser les dessous-de-table liés à ce contrat négocié quand Balladur était Premier ministre de François Mitterrand. L'hypothèse fait froid dans le dos.
« Comme la loi nous y autorise, nous allons demander, dans les toutes prochaines semaines, les auditions d'Edouard Balladur et de Jacques Chirac », annonce d'ores et déjà Magali Drouet, fille d'une victime et porte- parole du collectif qui s'est constitué.