Tribune

Police partout, profs nulle part

Dans sa proposition de loi sur « la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public », loi dont la discussion publique est prévue pour les jours qui viennent, Estrosi s'auto-congratule :

« A l'exception de certains syndicats de magistrats et certains avocats (…) l'ensemble des personnes entendues par votre rapporteur se sont félicitées du dépôt de la présente proposition de loi. »

C'est un gros mensonge par omission : pour être honnête, Estrosi aurait dû préciser que, sur les quarante personnes auditionnées par ses soins, dix-sept représentent les syndicats de police, trois la préfecture de police, quatre le ministère de l'Intérieur, un le ministère de la Défense, cinq sont magistrats, deux avocats, sans oublier l'inénarrable Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance.

Un loi sur l'école élaborée sans les représentants du monde éducatif

Quoiqu'une large partie du texte touche aux établissements scolaires et aux enseignants, on relève l'absence totale des enseignants et des représentants du monde éducatif : pour légiférer sur l'école, Estrosi n'a pas jugé nécessaire de prendre l'opinion des premiers concernés, sans doute jugés peu crédibles sur le sujet.

Dans le cours de la discussion, Sandrine Mazetier, députée PS, a justement fait observer à ce sujet :

« Si l'on entend véritablement “sanctuariser” les établissements scolaires, le mieux est d'associer la communauté éducative à l'élaboration des mesures tendant à prévenir les violences. »

L'Education nationale avait néanmoins délégué devant la commission deux fidèles serviteurs, en la personne du recteur de l'académie de Créteil, très en cour auprès de son ministre de tutelle, mais aussi de la proviseure du lycée de Gagny.

Le fait que son établissement ait été victime il y quelques semaines d'un très médiatique incident est sans doute un gage de compétence pour Estrosi. Une de ses seules interventions a consisté à souligner « l'importance des équipements anti-intrusions dont doivent pouvoir se doter les établissements », omettant quand même au passage de signaler que le lycée qu'elle dirige était déjà sous vidéo-surveillance lorsqu'une agression s'y est produite.

Pour le recteur d'académie, c'est « l'absence de sanction immédiate des jeunes très rapidement relâchés après leur interpellation [qui] mine l'autorité de l'école et la confiance des enseignants ». Dans la bouche de ce haut fonctionnaire de l'éducation, on n'a rien entendu qui fasse référence, même de loin, à l'éducation…

Avec un débat sur les violences scolaires phagocyté par la police, l'expertise, l'expérience et les compétences du terrain sont tenues pour quantité négligeable, ce qui permet aux intervenants de se livrer aux affabulations les plus ridicules sans risquer le démenti.

Les accents dignes de saint Jérôme effrayé par les hordes barbares à l'assaut de l'Occident, se retrouvent dans le tableau apocalytique d'Estrosi dénonçant « les invasions d'établissements scolaires avec des armes ».

Avant d'être une cause de délinquance, l'absentéisme est la conséquence de l'échec scolaire

Alain Bauer s'inquiète, lui, de « l'absentéisme scolaire dans le secondaire qui contribue au développement des bandes territoriales par une occupation quasi continue des territoires » (sic), manifestant par là une affligeante méconnaissance du sujet : outre que l'absentéisme reste en France, contrairement à la Grande-Bretagne par exemple, à un niveau relativement bas (2 à 3% au collège, 5 à 6% au lycée), il faut comprendre qu'avant d'être une cause de délinquance, l'absentéisme est d'abord la conséquence de l'échec scolaire.

La qualification pénale du phénomène ne peut conduire qu'à son aggravation, comme le montre, justement, l'exemple de la Grande-Bretagne. Cette ignorance de la réalité quotidienne des établissements, jointe à une bonne dose de mauvaise foi, conduit à un grossier amalgame entre incivilités et délinquance : pour Estrosi, « les actes d'incivilité, les insultes ne sauraient être tolérées, car d'une part elles entretiennent un climat exécrable, peu propice à l'enseignement et d'autre part le silence de l'autorité en pareil cas ne peut être perçu que comme un encouragement à la commission d'actes de violence plus graves encore ».

Avec des informations prises exclusivement dans les commissariats plutôt qu'auprès des établissements scolaires, Estrosi n'est pas intellectuellement équipé pour admettre que les insultes à l'école ne sont jamais « tolérées » ni passées sous « silence » mais que les enseignants, du moins pour la majorité d'entre eux, ne sont sans doute pas disposés à considérer leurs élèves comme des délinquants en puissance ni à se considérer comme des auxilaires de police.

Vers la criminalisation de l'action politique et des revendications sociales

Pas davantage que celles qui l'ont précédée, cette nouvelle loi, de façade, de circonstance -Estrosi en attend, comme récompense, une nomination au gouvernement- n'est évidemment pas en mesure d'apporter une solution aux problèmes de l'école.

Ce n'est pas son objectif : on devrait d'ailleurs s'intéresser de plus près à l'article 431-23 du texte en question qui prévoit une peine de trois ans de prison et de 45 000 euros d'amende pour tentative d'intrusion « si le délit est commis en réunion, c'est-à-dire par au moins deux personnes. »

Les lycéens qui font le mur au cours d'une manifestation lycéenne, comme les parents d'élèves qui occupent l'école pour protester contre la fermeture d'une classe, sont évidemment concernés. Avec la loi sur les bandes, c'est en réalité la criminalisation de l'action politique et des revendications sociales qui se trouve renforcée.

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Portrait de 101.7

De 101.7

Promeneur | 11H14 | 22/06/2009 | Permalien

Un pays qui n'a de solution que le mot « police » est bien mal en point.

Une société qui supprime les postes d'enseignants, de personnels de l'éducation nationale, de personnel des services publics, police de proximité comprise ne doit pas s'étonner d'avoir recours à « la police » pour colmater les brèches qu'elle ouvre elle-même.

La police est un mal nécessaire dans toute société structurée, mais ce mal ne devrait être là que pour des cas graves, pas pour compenser le manque de tissus social.

Pauvre France, pauvres jeunes à qui l'ont montre des tortues ninja pour leur imposer de marcher dans les clous.

Celui qui inventera le « parfum de liberté » se fera des couilles en or en le commercialisant.

On s'étonne après de la montée de consommation d'alcool, de drogues les plus ravageuses, la montée des extrémismes de toutes sortes, des intolérances…

Portrait de pablico

à 101.7 Portrait de 101.7 De pablico

12H00 | 22/06/2009 | Permalien

une question bête se pose en voyant la répression.

Comment élèvent-ils leurs enfants ?

devant une bêtise :

-grosse punition dans explication ?
- punition et grosse explication ? .
- punition , grosse explication, et apprendre à l'enfant à réfléchir ?

apprenons aux enfants à réfléchir, à analyser leurs actes et leur pensées, un peu de « philosophie » de base, juste pour apprendre qu'on peu s'explorer, se découvrir, et se mettre en question, soi-même.

Armons les ! , mais avec de l'intelligence, du bon sens et de la logique.

la baudruche de l'insécurité se dégonflera beaucoup.

(vœux pieux, car c'est le fond de commerce électoral, commercial, de beaucoup de monde)

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utopiste | 20H15 | 22/06/2009 | Permalien

« La police est un mal nécessaire dans toute société structurée »

mon potos boze avait écrit ça ya longtemps déjà, un très beau texte

« On oppose souvent au discours anti-flic de base la vision d'une police nécessaire et utile, qui serait composée de mauvais éléments, mais qui dans l'ensemble remplirait une mission nécessaire, de “ service publique ” pourrait-on dire.

En affirmant que la police est nécessaire, on affirme aussi que la police se doit d'être là. Dans ces conditions, pourquoi ne serait-elle pas partout ?

Si la notion de nécessité ne peut être remise en question, il est par contre indispensable d'aller au-delà de cette simple constatation, qui impose et légitime comme un fait naturel cette “ police partout ” (justice nulle part). Nécessité d'accord, mais d'où vient-elle ?

Il est utile de rappeler - contre l'argumentaire “ naturaliste ” d'une police forcément nécessaire, tombée du ciel - que la plupart des sociétés que le capitalisme n'avait pas eu le temps d'investir n'avaient pas de police. Tout comme l'Etat ou l'institution judiciaire, la police n'est pas la garante de tout ordre social. Bon nombre de sociétés politiquement très au point s'en passait. Ne veut pas dire que ces systèmes étaient forcément géniaux.

Bon nombre de mes contemporains, tendance de gauche, avec qui j'ai des affinités, ne comprennent pas le questionnement et la contestation de la fonction policière. Ils ont tendance à revendiquer pour la police un rôle de maintien de l'ordre qui justifierait son existence (même si ça les fait chier de l'admettre ; c'est plus fort qu'eux, c'est intégré en eux). Le postulat est intéressant : la police serait donc garante de la pacification des rapports sociaux. Ainsi, si je ne tue pas mon voisin, si je n'agresse pas les petites vieilles, c'est parce que je sais que la police existe, et qu'elle serait capable de me punir. Cela semble absurde. Et je postule à mon tour que cette proposition semblerait absurde à quiconque l'adopterait pour lui-même. Si je ne tue pas mon voisin, c'est que j'ai intégré le fait que cet acte m'exclurait de l'ensemble relationnel et social auquel j'appartiens et auquel je tiens. La police n'y peut pas grand-chose, ne faisant pas partie d'un ensemble que j'identifie comme étant mien. D'où vient cet attachement à l'ensemble auquel j'appartiens ? Me lancer dans cette explication m'amènerait à prendre en considération une psychologie personnelle, et ce n'est pas l'objet de cette discussion.

Est-ce la police et la peur de représailles qu'elle incarne qui garantie la paix sociale ? Je ne le pense pas. Preuve en est que plus la police se déploie, plus les prisons se remplissent, ce qui est tout à fait contraire à l'effet auquel on pourrait s'attendre en postulant son rôle pacificateur.

Il ne s'agit donc pas de questionner la violence policière, ses pratiques quotidiennes, et encore moins de s'attacher à la définition de ce qu'est un bon flic, un mauvais flic. Il faut dépasser cette approche en considérant la police comme intégrée dans un système qui la dépasse : la police, c'est une institution, l'incarnation de lois, un rapport étroit avec l'administration judiciaire, l'Etat, un rapport de force entre mouvements sociaux contradictoires, une symbolique, etc.

Ce n'est pas l'objet de régler une bonne fois pour toute cette question en des formules forcément lapidaires. Une remarque pourtant : la question de la délinquance en “col blanc” (la délinquance de celles et ceux qui sont placés “ haut ” dans la hiérarchie sociale)… et notamment les moyens coercitifs dérisoires que l'Etat met en oeuvre pour lutter contre elle. Une délinquance qui en terme de répercussion sociale est autrement plus néfaste que la délinquance du casseur de bagnoles ou du dealer de shit : fraude fiscale, détournements, pollution sauvage, magouilles politico-financières, trafic d'arme, de drogue - à grande échelle, la liste est longue. Le relatif désintérêt - l'incapacité voulue ? - de la police pour ce type de délinquance pose question.

On voit donc bien que l'argument des “méchants” policier qu'il faudrait éradiquer pour que la police fonctionne correctement ne tient pas. On utilise souvent ce genre de petit traitement dialectique quand il s'agit en fait de masquer un rapport de force illégitime ou une situation de manipulation de l'auditoire. On recouvre de cette façon une réalité par la subtile mise en avant d'un “dysfonctionnement”. Alors que la question posée devrait justement se résoudre dans l'observation du processus même et de ses logiques internes. Par exemple, pour identifier la collusion entre partis politique et milieu d'affaire, on utilise le mot “corruption” qui permet de jeter l'opprobre sur quelques figures médiatisées un temps. Quelques figures données en pâture aux médias (Tibéri, Emmanuelli, Longuet, Tapis… ils s'en sortiront bien rassurez vous). On use ainsi d'un stratagème qui permet d'éviter d'avoir à parler des mécanismes habituels qui lient politique et milieu d'affaire dans un rapport étroit de dépendance, pour tout ce qui concerne les affaires de la vie publique.

Il est amusant de repérer ce petit stratagème utilisé fréquemment par les médias (“ escalade ”, “ dérapage ”, “ dysfonctionnement ”, “ défaillance ”). C'est un moyen simple de repérer les nœuds de vipères, des petites affaires où si l'on mettait son nez, on découvrirait de bien banales et vilaines choses. »

Portrait de Puskas

à micke Portrait de micke De Puskas

pas loin d'ici mais en même temps a... | 12H25 | 23/06/2009 | Permalien

Ce discours est sympa Micke… sur le papier…
Tu crois vraiment que la police est apparue avec le « capitalisme » ? Je ne connais pas vraiment l'Histoire de la police, mais cela m'étonnerait fort qu'une civilisation (en nombre d'individus important) puisse s'en passer… Tu écris que le sentiment personnel de ne pas faire de mal à son voisin est le plus important pour ne pas être exclu des relations sociales.
Oui mais avant que la police existe (ou son ancêtre) c'est la communauté entière qui jugeait les fauteurs de trouble, non ? Plus la Cité ou la civilisation a augmenté en terme de population, plus le jugement des « méchants » a dû être délégué et confié à certaines personnes (par faute de temps). Bon c'est passé par le pouvoir et l'Eglise par chez nous, ça fausse notre vision.
Tu sais en soi il y a beaucoup de gens qui sont incapables de faire du mal (même dans la pire situation), mais il y en a ils aiment ça ou du moins ils acceptent d'être mal considérés par le reste de la Communauté après avoir cherché à satisfaire un besoin égoïste. Tu veux les laisser faire ?

Enfin bon moi je dis ça je dis rin, je n'y connais pas grandchose.

Par rapport à la Police, le seul truc que je sais c'est que je préfère largement les GARDIENS DE LA PAIX aux FORCES de l'ORDRE.

Portrait de micke

à Puskas Portrait de Puskas De micke

utopiste | 14H39 | 23/06/2009 | Permalien

ah non ce n'est pas moi qui écris ce texte

par contre oui je suis autant convaincu que la fonction première de la police et la raison pour laquelle elle est apparue en premier lieu donc, c'est pour protéger la propriété privée. protéger les riches des pauvres, protéger ceux qui ont le pouvoir de ceux qui n'ont rien (on en revient aux cols blans qui ne sont jamais inquiétés)

de même la racine de ces comportements à réprimer se trouve dans les fondations d'un système basé sur la propriété privée et qui fait la promotion du désir de posséder. ceci engendre forcément jalousie, colère et frustration, ce qui chez certains s'exprime finalement en actes anti-sociaux bêtes et méchants.

il est évidemment hors de question d'accepter la violence, par contre questionner son origine, le pourquoi du comment, n'est jamais inutile…

Portrait de ledan

à 101.7 Portrait de 101.7 De ledan

12H20 | 23/06/2009 | Permalien

« La police est un mal nécessaire dans toute société structurée »
La police est nécessaire pour maintenir l'ordre dominant, l'éducation est nécessaire pour le faire progresser. Quand on choisit la police plutôt que l'éducation on fait le choix d'un ordre arrêté, d'une société figée… ça ne dure jamais 1000 ans !

Portrait de virginie78

De virginie78

Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 11H22 | 22/06/2009 | Permalien

on confond souvent bande de jeunes qui trainent ici et là et bande organisée par des malfrats.
Les hommes qui ont sortis un jour de l'artilerie lourde n'avaient rien à voir avec les p'ti jeunes qui glandent dehors. C'était des bandis, des vrais et la police n'a pas assuré durant leur transfert. Point.

Cela dit pour les bandes de jeunes,
un, les réintégrer dans un circuit scolaire me parait mieux au lieux de supprimer les profs !
un gamin avec un projet et des moyens de réaliser un projet n'ira pas glander dehors.

remplacer les profs par des keufs n'est pas une solution à long terme. juste une provocation dans les zones sensibles.

Donner les moyens aux familles de s'occuper de leurs enfants ne me parait pas idiot. Les lois ou les principes économiques visant à faire travailler les adultes, donc les parents pklus , plus tard, le WE me parait complètement à l'encontre ed la dynamique diminuer la délinquance juvénile.

je le vois bien, je suis mère célibataire, je passe 3 heures par jour dans le train pour travailler. Ces 3 heures quand je suis dans le train, je ne suis pas à la maison. Donc mon gamin est seul toutes les fins d'aprem'
Sa scolarité n'a pas été brillante.

Il n'y a pas de miracle.

recréer un projet sociale et redonnant la place de la famille, du père, de la mère, aider les familles mono-parentales,
redonner la place du prof dans les écoles, le recrédibiliser au lieu de le détruire comme on le fait en ce moment.

Un policier aussi bon soit-il ne participe pas à l'éducation d'un jeune, ie à sa construction sociale.
le policier arrive souvent quand c'est trop tard, quand le jeune a déjà dérapé.

Moi je voudrai une société où on arrête de péjorer le jeune où on redonne un sens à la famille et où l'école redevient un espace publique où chacun aura sa place.

Et que diable, arrêtons de criminaliser les jeunes, ce sont nos enfants, crotte !

Portrait de supprimé à la demande du riverain 21 juillet

De supprimé à la demande du riverain 21 juillet

... | 11H41 | 22/06/2009 | Permalien

Alain Bauer s'inquiète pour l'école ?
Moi, je m'inquiète que ce mec s'en mêle, de ce qui se passe à l'école.

L'absentéisme conséquence de l'échec scolaire, ben, on sait bien ce qu'il faut faire pour lutter contre l'échec scolaire : plus de profs, des classes à 25 maximum, des RASED, des pions, des matières en plus des fondamentales comme arts cinématographiques, musique, etc ….

Portrait de spouny_boy

De spouny_boy

Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 11H44 | 22/06/2009 | Permalien

Une seul méthode pour civilisé les jeune désabusé, le respect et l'autorité « parentale ».
Remettons le droit à se prendre une claque si on fait une connerie, avec un peu plus de plomb dans la tête (pas comme le pauvre gamin qui s'est prix une balle) on s'en sort mieux. J'ai 26 ans et une quinzaine de tartes dans la gueule de toute mon enfance (on peu pas parlé d'enfant battu ^^) et heureusement que elle était la ces tartes quand je faisait une connerie grosse comme moi.
Les gosses intouchable ni par leur parent ni par les pro, par contre les flic peuvent interpeller un gamin de 6ans, elle est ou la logique, on veux que les parents ne servent à rien ?
Ce gouvernent va se retrouver face à une situation de chaos total lorsque toutes ses méthodes se seront avéré inefficace et dangereuse. J'avoue que le film Banlieue 13 (loin d'être un grand film) pourrai se révéler d'anticipation très réaliste (malheureusement).

PEACE

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H50 | 22/06/2009 | Permalien

Désolé pour ceux qui n'auraient pas compris….

Mais il y va de la sécurité du Territoire et de l'accomplissement citoyen d'une jeunesse en voie de déshérance, à cause des profs !

Désolé aussi de remettre en boucle des images (pour mémoire)

Portrait de Gudule

De Gudule

12H04 | 22/06/2009 | Permalien

Vous trouvez pas qu'il fout de plus en plus les jetons ce gouvernement ?

Portrait de barbouille

à Gudule Portrait de Gudule De barbouille

surfeuse | 12H13 | 22/06/2009 | Permalien

« Avec la loi sur les bandes, c'est en réalité la criminalisation de l'action politique et des revendications sociales qui se trouve renforcée. »

celle-ci fait vachement peur !

Portrait de Jaydi

De Jaydi

Sûr de ne pas être certain | 12H11 | 22/06/2009 | Permalien

Il est vrai que la manière dont les sbires (pour ne pas dire autre chose) de Nicolas Sarkozy confondent respect et peur est affligeante.

Il est vrai que notre président lui-même en portant plainte à tout bout de champ montre bien qu'à défaut d'inspirer le respect, il tente d'instaurer un climat de peur vis-à-vis de lui.

L'image d'Yvon montre bien finalement la réalité qu'on veut nous imposer : à défaut de vous intégrer/aider/faire respecter on veut vous montrer que vous ne devez être que des soumis. Comme ces gens de la cour du président justement.
Comme quoi tout se rejoint.

Voila aussi pourquoi cette crise superficielle de l'économie et des finances est bonne pour nos gouvernants car les Français au pied du mur on peur de tout et peuvent accepter n'importe quoi.
Ceci dit, je formule une très grande réserve quant à la capacités des prochains gouvernants à supprimer toutes ces lois liberticides et absurdes.

Portrait de bloozmarch

De bloozmarch

12H13 | 22/06/2009 | Permalien

Comme pour sa non-appartenance à Occident : « Hou ! le menteur ! »

Portrait de franc parleur

De franc parleur

anarchieevangelique.wordpress.com | 12H16 | 22/06/2009 | Permalien

LETTRE AUX DÉSOBÉISSEURS
Chers Professeurs des écoles,
Il est inacceptable que vous soyez punis par le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale alors que, par votre décision intelligente et responsable, vous n'avez pas voulu être complice de la nouvelle forme de maltraitance constituée par le temps de soutien après la classe, dit aide personnalisée, qui doit être consacré obligatoirement aux apprentissages dits fondamentaux (français, calcul, mathématique).

Mieux que quiconque, vous savez en effet que, à la fin du temps scolaire, lesenfants en difficulté sont épuisés, enfermés dans leurs peurs, échecs, blocages et inhibitions, dans leur anxiété, leurs angoisses … surtout lorsqu'ils se projettent dans le retour à la maison alors que leur milieu familial est en souffrance. Beaucoup le sont déjà au début de l'après-midi ou même, pour les plus fragiles, vulnérables et démunis, dès la fin de la matinée comme le montre l'observation des enfants accueillis dans les écoles de ZEP.

Seuls les enfants qui vivent au quotidien dans la sécurité affective, sans déficits de sommeil et sans comportements « perturbés » et/ou « perturbateurs », peuvent être suffisamment vigilants, attentifs, réceptifs et disponibles au cours de l'après-midi pour capter et traiter les messages du maître, et ainsi se réaliser pleinement comme élèves.

Et encore, pas tous les jours selon les fluctuations de leurs équilibres physiologiques, émotionnels, affectifs, sociaux et cognitifs. Tous ont envie de changer de « planète » à 16h.30. La très grande majorité des enseignants … également.

Votre refus d'enfermer après la classe les élèves en difficulté dans des situations d'apprentissage formel qui vont aggraver leurs difficultés, est une prise de responsabilité humaniste et civique qui vous honore. Elle montre la voie pour que les enfants en difficulté ne soient pas encore plus épuisés, démotivés … et finalement, au fil des jours, psychologiquement et intellectuellement détruits par la journée la plus longue du monde (six heures de temps contraint).

« L'addition » quotidienne de l'aide personnalisée aux enfants en difficulté scolaire augmente encore la durée de la journée scolaire la plus longue du monde … en particulier pour ceux qui peinent à mobiliser leurs ressources intellectuelles afin de comprendre et d'apprendre, et aussi pour les enseignants eux-mêmes. Comment peut-on penser qu'une aide après la classe, fût-elle personnalisée, puisse être utile ou efficace pour les élèves dont la fatigue, le manque de vigilance et d'attention, et l'absence de motivation sont évidents à 16h.00, souvent dès le début de l'après-midi ou même à la fin de la matinée (c'est évident dans les écoles des ZEP) quand ils sont « installés » dans l'échec scolaire ?

Les dégâts viennent s'ajouter aux dégâts générés par l'accroissement de la pression intellectuelle et relationnelle avec le poids augmenté au quotidien de la fréquence et de la durée des apprentissages dits fondamentaux, dans le cadre combiné d'une semaine ramené arbitrairement à quatre jours (il faut faire en quatre jours ce qui était fait en quatre jours et demi) et de nouveaux programmes imbéciles. Il n'y a plus de temps de décompression et de respiration au cours de la journée alors qu'il est indispensable pour que tous les enfants, surtout ceux qui sont en difficulté, puissent récupérer au moins un peu de leurs fatigues psychologiques et intellectuelles, et restaurer peu ou prou leurs capacités d'attention, de concentration intellectuelle et de traitement de l'information. Il n'y a plus assez de temps pour que les enfants puissent libérer leurs émotions, leurs sensibilités, capacités et intelligences cachées, ainsi que la richesse de leur imaginaire, pourtant évidentes lorsqu'il s'engagent dans les arts plastiques, le chant choral, la narration, la découverte de la nature, les particularités de la vie végétale et animale, l'histoire captivante de nos ancêtres et du monde, les modes de vie dans les différentes cultures humaines … Les enfants apprennent aussi bien le français, ou mieux, au cours de ces temps de diversification et de découverte que dans les situations d'apprentissage formel et explicite de la langue. Bien évidemment, les enseignants le savent. Les Professeurs des écoles ont donc raison de proposer l'un ou l'autre de ces champs de découverte et de plaisir au cours de la demi-heure d'aide personnalisée, alors que leurs élèves sont « intellectuellement plus que saturés ».

En imposant sans concertation la semaine de quatre jours, l'augmentation délirante du poids des « fondamentaux » et le soutien accordé après la classe aux enfants en difficulté, le Ministre et la hiérarchie de l'Education Nationale déshumanisent l'école, accroissent les inégalités et injustices sociales, en conduisant un nombre croissant d'enfants à s'enkyster dans « le désamour » pour l'école et son rejet, et ainsi plus ou moins progressivement dans la marginalité sociale.

Ce « système » aberrant et « concentrationnaire » stigmatise les familles qui cumulent les difficultés personnelles, morales, familiales, sociales et culturelles. C'est une honte pour notre pays… en principe l'un des berceaux des Droits de l'Homme. Les étrangers que je rencontre ne comprennent pas ce « système ».

On n'aurait pas agi autrement si on avait voulu pérenniser une école à plusieurs vitesses dans laquelle les plus fragiles, vulnérables et démunis ne peuvent même pas passer la première vitesse, et s'engager avec confiance dans le désir de comprendre et d'apprendre faute de pouvoir enclencher les vitesses supérieures qui permettent d'accéder aux différents niveaux des savoirs et des connaissances.

Aucun pays au monde n'a institué une journée scolaire aussi pénalisante pour les enfants en difficulté dans le cadre d'une semaine qui n'en est pas une : deux jours scolaires (lundi et mardi), un jour non scolaire (mercredi : peut-on encore le justifier par la catéchèse, prévue le jeudi il y a trente ans ? ), deux jours scolaires (jeudi et vendredi), et deux jours de week-end. Dans ce cadre, tout le monde sait que le lundi est un jour très perturbé et perturbant (beaucoup d'enfants sont somnolents, en tout cas non vigilants et/ou agités).

Quelle illusion et/ou quel manque d'honnêteté de penser qu'une demi-heure supplémentaire d'aide personnalisée après la classe, notamment le lundi, puisse faciliter la maîtrise du français, du calcul et des mathématiques en situation d'apprentissage formel. Tous les enseignants savent que c'est une mission impossible.

.

Le tribunal incontournable de Histoire retiendra que l'actuel Ministre de l'Education Nationale, ses conseillers patachons et idéologues, et sa hiérarchie vassalisée ont institué un système de maltraitance, de stigmatisation, de culpabilité et d'exclusion implicite qui déshonore notre pays et notre nation.

.

Il n'y a jamais eu autant d'Inspecteurs d'Académie révoqués qu'en 2008-2009 alors que leur « 'faute » a été d'entendre et d'essayer de comprendre la décision et le désarroi des enseignants, notamment ceux que l'on dit « désobéisseurs ». Les informations qui « remontent du terrain » montrent toutes qu'il n'y a jamais eu autant d'enfants épuisés et déboussolés, et aussi d'enseignants exténués, stressés, démoralisés et culpabilisés par les échecs persistants des élèves les plus fragiles, vulnérables et démunis. Les lettres qu'ils adressent à leurs édiles, souvent le ou la maire, sont pathétiques et souvent bouleversantes.

La porte est béante pour la consommation accrue de somnifères, calmants, psychotropes … des enfants, de leurs parents inquiets ou désespérés et de leurs maîtres … qui perdent confiance dans leurs ompétences. Faut-il préciser que les Français sont déjà les plus grands consommateurs de ces molécules !

Par leur refus, les « désobéisseurs » sauvegardent la dignité de l'école. Merci.

Le présent courriel peut être diffusé sans retenue.

Avec toute ma solidarité

Hubert Montagner

Le 5 mai 2009

(Professeur des Universités en retraite Ancien Directeur de Recherche à l'INSERM Ancien Directeur de l'Unité de recherche « Enfance Inadaptée de l'INSERM)

Portrait de sarkophage_xyz

De sarkophage_xyz

12H30 | 22/06/2009 | Permalien

Est ce de la naiveté ou déja on a du mal à regarder la réalité en face ?
-Ces faits ne sont pas une erreur.
-Ils n'élèvent pas leurs gosses comme ils veulent éduquer les votre.
Ceci se situe dans un programme d'asservissement de masse. En deux ans de sarkoscisme seulement, les postes de surveillants, d'enseignants, d'infirmières, d'assistant d'éducation sont supprimés ou précarisés. Pour les remplacer, flics, caméras, portiques. Vous y rajoutez la mainmise sur les médias et l'ambiance du marché du travail et vous aurez une idée de ce que sera la société française dans 15ans.
Je vous passe la foultitude de décrèts des dernières années dont la plupart ne sont duent qu'à la propagande car des lois non appliquées par les mêmes existaient, mais le surplus est purement liberticide. Le premier pas dans la lutte contre le sarkoscisme est d'en parler.
Parlez en autour de vous : collègues, amis, voisins. Dénoncez les actions de notre dictateur, honnissez ceux qui le défendent.

Portrait de jfko

à sarkophage_xyz Portrait de sarkophage_xyz De jfko

Infosophe | 13H15 | 22/06/2009 | Permalien

« honnissez ceux qui le défendent. » D'accord : tous sur Hulk !

Portrait de haiker

De haiker

13H20 | 22/06/2009 | Permalien

Ah, la bonne vieille répression, le bon vieux serrage de vis.
Y'a pas à dire , y'a que ça de vrai.
Le fait qu'on la pratique depuis si longtemps *et* qu'on doive encore et encore la renforcer et serrer la vis étant la preuve définitive que cela marche parfaitement.

Logique imparable.

Le hic, c'est si cette vis n'est pas sans fin, elle va inévitablement soit se bloquer à mort soit se briser, selon la qualité de sa structure.
Je pari sur la rupture, pour une fois.

Portrait de Liger

De Liger

liger.amsud.net | 13H20 | 22/06/2009 | Permalien

Merci M. Girard pour cet article sans ambiguité.
Dans cette société qui fabrique à tour de bras des familles monoparentales et des parents chômeurs, on ne voit toujours pas l'ombre d'une solution « positive » de la part de ce gouvernement et en faveur des parents.
Le PS avait au moins, grâce aux 35 heures, favorisé les échanges familiaux.
Mais cette droite là, en confondant Education et dressage, ne fera qu'empirer la situation. Se rassurer en trafiquant les statistiques (un établissement qui déclare un domage voit sa note nationale diminuée, ce qui limite les plaintes) ou en cherchant des solutions technologiques n'y changera rien.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Liger Portrait de Liger De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 13H59 | 22/06/2009 | Permalien

 »…en confondant Education et dressage… »
toute l'ambiguïté du verbe « élever » !

Eduquons, c'est pas une insulte, comme je le rappelais ici :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/05/eduquons-cest-pas-u…
sur le manque d'enseignants à la rentrée prochaine dans certains établissements du 20e arrondissement, déjà difficiles.

Elevons, on pense que c'est plus facile.

Elevage, éducation… la différence. A quand un ministère e l'Elevage ?

Portrait de kkadim

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De kkadim

service public rhone alpes | 17H30 | 22/06/2009 | Permalien

et oui toute l'ambiguïté du mot « élever » : amener à un niveau supérieur, ou bien, pour le bétail, rendre rentable. pour « l'honnête homme » (celui du XIX°siécle ), la populace n'est que barbarie, souillure, animalité. l'ex élu de neuilly se place dans ce cadre. vous voulez savoir à quoi ressemble sa société : ouvrez un livre d'histoire, chapitre révolution industrielle, mais lisez les paragraphes sur la société, les théories de l'époque sur la délinquance, la pauvreté… vous serez surpris de constater, au délà du style, que les idées sont les mêmes. les libéraux n'ont fait aucun progrés en pratiquement deux siécles.

Portrait de ninas

De ninas

retraitée | 13H52 | 22/06/2009 | Permalien

Vous vous attendiez à quoi d'autre c'est pour ça que vous l'avez élu pour faire la police et non pour que nos chers petits apprennent donc la police dans les écoles les profs dehors !

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 14H10 | 22/06/2009 | Permalien

Estrosi partout, justice et éducation nulle part… ! !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

14H25 | 22/06/2009 | Permalien

 »…..se livrer aux affabulations les plus ridicules sans risquer le démenti. ….. »

► On pourrait croire à une auto critique de votre propre article,
n'ayant pris la peine de l'assortir de l'expression de la position contradictoire que vous caricaturez sans risque d'être contredit.

Portrait de Olif _archipolak

De Olif _archipolak

varsolidaire a la bonne cause | 14H41 | 22/06/2009 | Permalien

Alors pour l'instant on a :
- moins de profs
- moins d'aides encadrants
- moins d'aides a l'enseignement
- en gros l'education se retrouve lyophilisé comme il faut pour faire une generation de TFI addicts (pro-UMP par defaut).

a cela subsituer :
- des flics a l'ecole
- un preconisation de la repression en cas de … dans tous les cas
- d'autres, bien d'autres, encore d'autres joyeusetés liberticides au sein des etablissements scolaires.

Ce qui va suivre (si on continue dans la lancée) :
- installation de barreaux aux fenetres
- creation de salles d'isolement pour eleves difficiles
- uniforme et accessoires reglementés (menottes poignets chevilles)
- attribution d'un matricule (pour eviter la discrimination)
- renforcement des controles d'entree
- grillages barbeles autour du sanctuaire de l'education
- miradors, hauts parleurs, projecteurs
- …

et voila le travail, plus besoin de profs d'ailleurs car les enfants sont deja dans le systeme prevu par notre bien aime president…
D'education nationale, nous passerons a la nouvelle « education » carcérale cette fois ci…

Affutez vos limes mes amis, ca va pas tarder !

Portrait de YoshiL7

De YoshiL7

14H52 | 22/06/2009 | Permalien

Avez vous déjà vu Estrosi faire autre chose que s'auto-congratuler ? En attendant, on dit souvent « Ouvrir une prison, c'est fermer une école »… Pour Estrosi, c'est ouvrir des prisons au sein des écoles pour éviter de dire qu'il ferme ces dernières !

Portrait de Yvon le Zébulon

De Yvon le Zébulon

L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 15H46 | 22/06/2009 | Permalien

Ooooh Oui …Ils ont osé !

Ils ont osé piquer l'idée de Ségolène Royal qui souhaitait ouvrir
des structure militaires à l'attention des petits écoliers voyous…

Mais en mieux, en encore bien mieux :
EN INSTALLANT DIRECTEMENT LES MILITAIRES A L'ECOLE

Certains protesteront et réclameront le retour au Karsher…
- Mais ils n'ont encore rien vu.

Ce seront les Curés qui seront appelés à seconder les galonnés et autres sous-galonnés dans l'application de ce plan destiné à remettre notre belle jeunesse dans le droit chemin….

* Quel chemin ?
Ca c'est une autre histoire, vu que les parents d'élèves et les personnels de l'Education Nationale (instits compris) n'auront rien à y voir.

Portrait de Contestatairieux

De Contestatairieux

(un de ces fameux travailleurs pauv... | 16H15 | 22/06/2009 | Permalien

C'est un homme dangereux, cet estrosi ! Est-il allé à l'école ? Parce que vu son incompétence, j'ai des doutes.

Portrait de huberte

De huberte

prof | 16H16 | 22/06/2009 | Permalien

« les insultes à l'école ne sont jamais “ tolérées ” ni passées sous “ silence ” »

Ah ? Vous avez quel bahut en tête ?

Parce que chez moi, on leur dit 40 fois :

« Attention, hin, c'est la dernière fois ! »

Donc oui, on nous force la main en nous incitant à aller porter plainte, puisque les chefs d'établissement ne font rien…

Je serai quand même curieux de voir sur quoi vous vous appuyez pour écrire cela…

Portrait de lancetre

à huberte Portrait de huberte De lancetre

16H41 | 22/06/2009 | Permalien

Merci pour votre témoignage, qui nous ramène à la réalité.

Dans la quasi-totalité des établissements scolaires, en effet, les chefs d'établissement tolèrent l'intolérable :

-élèves qui dorment sur les tables

-élèves qui perturbent systématiquement les cours

- « élèves » quui viennent en cours sans cahier, ni livre, ni stylo…Que viennent-ils donc faire ? A contrario, l'examen du contenu des cartables pourrait permettre de vérifier la présence du matériel indispensable à l'acquisition d'un savoir.Un cartable n'est pas (ne devrait pas être ! ) un sac à main !

- élèves qui arrivent systématiquement en retard, sans excuse

-élèves dépourvus de carnets de liaison

- pages déchirées, ou taguées, dans les carnets de liaison

- insultes, ricanements, envers tout adulte qui tente de les rappeler à l'ordre.

Le Conseil de Discipline n'est convoqué que dans des cas extrêmes, lorsque le chef d'établissement ne peut vraiment plus faire autrement.Son efficacité est d'ailleurs limitée, puisque l'élève exclu d'un collège est systématiquement inscrit dans un autre.Il a « droit à l'éducation », ce pauvre petit apprenant qui terrorise les plus petits et insulte les surveillants comme les profs ! Il a droit au respect de ses droits !

Le but de ce cirque invraisemblable, toléré depuis des années, est à mon avis de détruire l'Education Nationale de l'intérieur en vue de sa privatisation.

Les trublions jouent le même rôle que les « casseurs » porteurs d'une carte de police dans les manifs.

Ceux qui se prétendent de gauche et encouragent la destruction de l'Education Nationale par des trublions dont les attitudes sont de type fasciste (j'ai raison parce que je cogne plus fort) sont de parfaits crétins.

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