
En France, on ne peut plus manifester en masquant son visage (au grand désespoir des femmes en burqa). Mais en Grande-Bretagne, c'est le port de la cagoule virtuelle qui devient compliqué. La Haute cour de Londres vient de rejeter le droit à l'anonymat du blogueur. Un jugement qui inquiète la blogosphère française, où la jurisprudence n'a pas encore été écrite sur la question.
La « High Court of London » était saisie dans une affaire qui opposait un policier-blogueur au journal The Times. Le policier, Richard Horton, tenait sous pseudonyme un blog, NightJack, très critique de la bureaucratie policière.
Le quotidien a décidé de révéler la véritable identité du pamphlétaire, ce qui a valu à ce dernier, comme on peut l'imaginer, quelques pépins avec sa hiérarchie : fermeture du blog et avertissement.
La Haute cour considère que bloguer est une activité publique : l'« outing » par la presse n'a donc rien de contraire au droit britannique. Il est de l'intérêt du public de connaître la source d'un propos pour en évaluer la pertinence.
L'affaire fait bouillir la blogosphère, anonyme ou non. Sans surprise, la plupart des blogueurs condamnent ce jugement.
Lise-Marie Jaillant, « jeune auteure exilée à Londres » a été l'une des première à évoquer l'affaire sur son blog Wrath :
« Il s'agit visiblement d'une tentative pour réglementer la grande anarchie qu'est le web. Et comme toutes ces tentatives -on pense bien sûr à l'hystérie sur le téléchargement de musique- cette règlementation est vouée à l'échec.
Il suffit d'ouvrir un blog sur une plateforme basée à l'étranger (qui n'a pas à révéler l'adresse IP de ses clients) et hop, le tour est joué.
En clair, je pense personnellement qu'un blogueur anonyme perd en crédibilité : si je dénonçais les moeurs du milieu hostile de l'édition cachée derrière mon écran, vous seriez moins nombreux à me lire.
Mais de là à soumettre les blogueurs à une menace d'“outing”, il y a un pas que je ne franchirai pas. Car je reste une libérale convaincue : liberté totale de parole, et respect du choix individuel (ici l'anonymat). »
François Brutsch, sur Swissroll, ne conteste pas le jugement anglais, mais s'en prend au Times :
« Ce n'est pas sur le plan juridique mais sur le plan éthique que l'attitude du Times est déplorable (et massivement condamnée par ses lecteurs) ; elle est particulièrement surprenante de la part d'un quotidien du groupe NewsCorp de Rupert Murdoch, qui a le mieux su comprendre la spécificité et l'importance des nouveaux médias interactifs et y adapter son activité.
On peut espérer à un tardif mea culpa, comme dans le cas de ce blogueur américain. »
Samuel Authueil, pseudonyme d'un « collaborateur à l'Assemblée nationale donnant des informations depuis l'intérieur », loue la « moindre transparence » française :
« Ce type de mésaventure ne risque pas d'arriver en France, dont la tradition est beaucoup plus protectrice de la vie privée. Elle recherche moins la transparence aussi. Finalement, je me dis que si cette moindre transparence peut avoir des inconvénients, surtout quand c'est pour masquer des informations sur les autres, elle est très appréciable quand il s'agit de soi.
Tout dépend où est mis le curseur. Avant de réclamer une transparence absolue, pensons aux conséquences que cela aurait si cela nous était appliqué ! »
Mais pour Jules, de Diner's Room le droit français ne protége pas plus l'anonymat du blogueur que ne le fait le droit britannique. Ni la protection de la vie privée, ni la liberté d'expression ne sont de bons remparts contre le risque d'être « outé » par la presse.
« En clair, il est loisible à chacun d'adopter un pseudonyme ou de publier anonymement, mais rien ne semble interdire a priori et de façon générale la révélation de l'identité véritable de l'auteur par autrui. (…)
Peut-être le salut viendra-t-il d'une combinaison de la liberté d'expression et du droit au respect de la vie privée. Ce sera du côté du juge européen qu'il faudra aller quérir un tel raisonnement. L'idée serait que l'anonymat stimule le débat public. »
Selon Jules, l'anonymat offre en effet « une protection contre d'éventuelles intimidations que l'individu pourrait souffrir, non pas dans l'espace public, mais dans sa vie personnelle et professionnelle. Il constitue donc une garantie qu'il appartient à l'Etat de protéger ».
Autre « anonyme », Raphaël Anglade, qui sévit sur BetaPolitique, revendique avec flamme « l'indispensable droit à l'anonymat du blogueur » :
« Vous qui lisez ce texte de Raphaël Anglade (pseudonyme absolu, et revendiqué comme tel) ne le lirez pas de la même manière si vous pensez que je suis directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, porte-parole du PS, berger pyrénéen ou milliardaire ouzbek en retraite.
Il y a donc déjà un procédé littéraire que j'assume et revendique à souhaiter que mon propos soit ainsi issu d'une identité flottante, sans déterminantion sociale ni professionnelle. Cela focalise le débat, me semble-t-il, sur le propos et non pas sur le locuteur.
(…) Bloguer sous pseudonyme, chercher mes convictions dans le seul dialogue avec mes lecteurs, est pour moi une sécurité. Un moyen, meilleur qu'un autre, de rester au plus près de mon intime conviction, sans me laisser contaminer par mon intérêt ou des formes subtiles de pression.(…)
Si j'écrivais sur ce blog en pensant en permanence à ce qu'en penseront mes collègues, mon DRH et mes amis politiques, je finirai comme eux. »
Qu'en pensez vous, et pour commencer qu'en pensent les quelques blogueurs anonymes de Rue89 : Camille, Colette Roos, Dr Panel, le Yéti, ou Charles Mouloud ?
Photo : Un masque de catcheur (Upeslases/Flickr)





















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à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De ginkoland
Ginkologue | 20H16 | 22/06/2009 |
Ha oui ? chez nous on dit : aide ton voisin il te caguera dans la main. (c'est sensiblement le même ! )
à ginkoland
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 20H53 | 22/06/2009 |
ah la sagesse populaire ! …..
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 14H31 | 22/06/2009 |
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 14H52 | 22/06/2009 |
L'histoire d'un pseudo.
Il y a 7 ans environ , je rentre dans un magasin de souvenirs bretons, tenu à l'époque par un type proche des mouvements identitaires.
Je fais mine de chercher un prénom parmis les bols décorés, et me voyant chercher sans trouver, il s'approche pour m'aider.
Ainsi est né Charles Mouloud sous les yeux défaits du gus presque pris de malaise, qui en bon commerçant a du me faire graver mon nouveau nom sur un magnifique bol qui plus tard deviendra ma signature sur rue89.
Si on devait « outer » un bol , en ferais je tout un plat ?
Il est marrant de voir quand même que désormais , à Rennes et dans qqs lieux « musicaux », personne ne connait mon « vrai » » nom, ce qui rend les situations parfois cocasses lorsque je rencontre en même temps des collègues de boulot ou des amis d'avant ….
Bref, pour ma part , ce pseudo est devenu partie intégrante de ma vie, et il n'est plus un « avatar », mais un autre moi.
Charles Mouloud c'est ma madame Bovary .
à Charles Mouloud
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 16H02 | 22/06/2009 |
Bravo « Charles ». J'ai un copain à Rennes qui vous connaît peut-être dans la « vraie vie ». Pour moi, c'est un petit peu plus au sud, j'ai un pseudo sur un autre site bien plus explicite de ma situation géographique.
à Charles Mouloud
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 08H50 | 23/06/2009 |
J'aime beaucoup « l'histoire » de ton pseudo : très sympa !
De Camille
Mauvais genre | 15H14 | 22/06/2009 |
Pour ma part, ma vie professionnelle, la « vraie » m'impose de cacher tout ce qui pourrait relever de ma vie sexuelle.
C'est le cas de nombreuses professions, je ferai un article là dessus à
l'occasion.
J'ai le droit de tenir un blog parlant de sexualité (cela n'a rien d'illégal),
du moment qu'il est anonyme… On ne m'impose pas de ne rien faire mais de tenir mon identité privée, de même qu'on n'impose pas aux gens de ne pas faire l'amour mais qu'on impose de le faire en privé.
Juridiquement, de ce que j'en sais, si une personne m'oute, je perdrais
probablement mon emploi (la jurisprudence va dans ce sens là pour des affaires similaires).
Par contre, dans la mesure où cette personne sera responsable de ma perte d'emploi, je pourrai porter plainte contre la personne qui m'aurait fait connaitre, avec de fortes chances de gagner le procès également (de ce que j'en sais).
Le plus grand risque, en ce qui me concerne, est que les personnes qui sont au courant, ont tendance à le faire savoir sans réaliser le risque qu'ils encourent et que j'encours. Le mieux serait donc que personne ne le sache et que les gens ne cherchent pas à savoir qui est Camille pour le bien être de tous.
Pour ma part, je suis résolument pour le droit à l'anonymat et je protège autant la vie privée des gens que je rencontre que la mienne. Informer sur des faits impose rarement d'outer des gens. Je peux raconter la prostitution sans avoir besoin de dire un(e)tel(elle) se prostitue.
Sinon, je rejoins l'analyse de Raphael Anglade : le fait de ne pas savoir d'où on parle (fille/garçon/trans/inter/homo/hétéro/bi autre) doit permettre de s'interroger sur ses propres représentations (pourquoi tel lecteur est convaincu que camille est un mec homo, tel autre une fille hétéro, pourquoi certains m'écrivent convaincus que je m'enfile 10 films pornos par jour tandis que d'autres pensent que je n'ai pas plus d'intérêt que ça pour le sexe et pensent que ma démarche est purement à but lucratif ( ! ! oui certains pensent que je gagne ma vie en tenant un blog).
Accessoirement et là, c'est ma vie privée à moi, je ne saurai pas gérer le décalage entre l'image que certains ont de Camille et ma réalité.
Accessoirement aussi, pour vivre heureux, vivons cachés.
Il n'y avait pas eu un type qui enquêtait sur tous les journalistes qui
enquêtaient sur lui ? Je trouve ça assez honnête comme deal…
à Camille
De Le Yéti
yetiblog.org | 16H34 | 22/06/2009 |
Parfaitement d'accord avec Camille dans la présentation de son anonymat à lui (ou elle ; pour faire court je vais laisser gagner le masculin). La différence entre un blogueur comme lui et la démarche de blogueurs comme moi explique notre différence de position sur le sujet :
- Je commente publiquement l'actualité publique, mais sans engager (trop) ma vie privée.
- Il part lui de sa vie privée pour illustrer un sujet général qui concerne l'intimité de chacun (la sexualité).
à Le Yéti
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 17H01 | 22/06/2009 |
Plus d'un, comme moi sans doute, écrivent pour n'avoir plus de visage. Ne me demandez pas qui je suis et ne me dites pas de rester le même : c'est une morale d'état civil ; elle régit nos papiers. Qu'elle nous laisse libres quand il s'agit d'écrire.
Ces propos (tirés des premières pages de l » Archéologie du savoir de Foucault) n'ont pas perdu une ride.
Le droit à l'anonymat est aujourd'hui, alors que la surveillance et la traçabilité de tout, personne, vache ou marchandise, devient délirante, une condition sine qua non d'un zeste de démocratie.
Sans compter l'Etat, les employeurs fliquent de plus en plus leurs employés (matant par exemple les « CVs » sur Facebook), et certaines déclarations, d'ordre privé ou public (le email envoyé par un employé de TF1 à sa député, contestant le bienfait de la loi HADOPI, lui a tout de même valu un licenciement en règle), ne seraient pas faites si l'anonymat disparaissait complètement.
Après, on sait tous que cet anonymat demeure très relatif ; alors autant éviter d'hurler avec les Estrosi et autres maniaques des « dangers » et du « crime ».
De Enki
Alchimiste | 18H30 | 22/06/2009 |
C'est interessant de lire les différences d'historique, de motivation, et de gestion de vos pseudos, à Charles Mouloud, Camille et vous, le Yéti.
Pour ma part, sans réelle préméditation, je suis Enki quand j'écris, pseudo choisi face aux hasards de la vie, comme Charles Mouloud (avec moins d'humour) ; et je conserve d'autre part l'usage d'un « nom d'artiste » dont je fût baptisé par mes amis, comme vous Yéti, quand je signe quelque matière plastique victime de mes manipulations.
Entre Enki et mon patronyme, mes proches connaissent le lien, et cette confidentialité publique ne peut être rompue que le jour où j'annonce dans Rue89 ou ailleurs que j'ai enterré un cadavre quelque part (rien de méchant pour l'instant, à part quelques limaces noyées dans la bière).
Entre ma signature de plasticien et mon identité, pas de vrai mystère, mais j'accorde une importance farouche au distingo entre l'écrit et les arts plastiques, plus même qu'à la confidentialité de l'un ou l'autre pseudo.
De ce détriplement de personnalité, les raisons n'intéresseraient qu'un psy désoeuvré, mais, comme tout le monde, la façon dont je joue de ces masques, et de leurs singularités, est une part de mon autodétermination, de ma personnalité.
Que ces « masques » soient pour nous protéger, nous habiller, nous évader, nous identifier ou toute autre raison parmi l'infinité des déclinaisons, ils nous affranchissent du déterminisme de nos naissances pour nous rendre le libre arbitre de nos singularités.
Ils sont notre liberté d'être.
à Le Yéti
De DBL8
Retraité | 07H51 | 23/06/2009 |
En tout cas, étaler sa vie sur le net démontre un problème psychologique.
Qui bien dans sa peau le ferait ?
Pour quoi faire savoir aux internautes ses petits bobos de la vie OU ses joies ! N'ont-ils pas de relations pour en parler ?
Seul derrière leur clavier ?
Il est vrai qu'avec les émissions de T V qui mettent à nu les personnes qui s'y dévoilent… beaucoup ont envient d'en faire autant !
À moi, à moi… PUFFF !
De Ernst_T_Tho 59906
ermite | 15H15 | 22/06/2009 |
Les arguments de R. Anglade illustrent parfaitement l'utilité et la nécessité de l'anonymat pour nombre de témoins dont le propos est « ainsi issu d'une identité flottante, sans déterminantion sociale ni professionnelle », ce qui permet bien aux personnes normalement constituées sur le plan intellectuel et désirant débattre sérieusement de se focaliser non pas sur l'auteur mais sur le fond de sa communication.
Comme le souligne ce blogueur, l'anonymat est une sécurité, un « moyen, meilleur qu'un autre, de rester au plus près de [son] intime conviction, sans [se] laisser contaminer par [son] intérêt ou des formes subtiles de pression ». Sans témoignage, pas d'information ; si les contraintes inhérentes à toute existence sociale ne tombent pas (au moins partiellement), l'individu n'aura pas les moyens de faire part de ses renseignements objectifs à ses contemporains, à moins qu'il n'envisage de protéger et faire vivre sa famille en s'engageant dans une « fructueuse » carrière de martyr de telle ou telle cause particulariste…
En d'autres termes, l'anonymat représente souvent le seul critère permettant la liberté d'expression et, ce faisant, l'existence d'une information aussi libre qu'objective, bien que de simples et rares sujets s'en fassent les porteurs quasi exclusifs (l'état actuel de la plouto-démocratie mondialisée, caractérisée par de croissantes attaques contre la liberté de la presse, me laisse même penser que des journalistes toujours plus nombreux seront eux-mêmes tentés d'en faire usage pour pouvoir exercer correctement leur métier).
De Enki
Alchimiste | 15H25 | 22/06/2009 |
La séparation des sphères privées et publiques est une spécificité française, et d'autres cultures, dans la globosphère de culture anglo-saxonne.
Ainsi avons nous été d'abord privés de la protection légale de nos correspondances numériques pour se conformer à la culture microsoft-étatsunienne.
Le secret n'est pas un droit, dans la culture protestante anglo-saxonne.
Or, le droit au secret est une condition sine-qua-non de la liberté de penser.
Peu importe la liberté d'expression sans la liberté de penser.
Il va nous falloir être très rigoureux, et très pointilleux, parce la frontière est à retracer mètre par mètre, à défendre pied par pied.
Et ce n'est pas à l'Europe qu'il faut s'en remettre pour trancher ces questions, car elle est là, notre identité nationale, dans ces choix fondamentaux qui gèrent le vivre ensemble.
Eussent ils l'audace d'être singuliers.
De dahubahu
ouvrier | 15H48 | 22/06/2009 |
comptons sur la godiche de l ump pour s inspirer de l idée……
De nafiki
métamenteur -étudiant aussi- | 15H50 | 22/06/2009 |
Faut voir. Un jour on a bien sorti le vote à bulletin secret. Comme si les pressions éventuelles pouvaient empêcher quelqu'un de voter pour le candidat de son choix.
Et juste en passant. Mais comment on fait pour invoquer le droit à la vie privée si l'identité peut être reconstruite à partir de billets publics ?
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 17H06 | 22/06/2009 |
Je ne vois pas ce que l'identité réelle de l'auteur de cet article t'aurait apporté.
La saurions-nous que nous le connaîtrions-pas plus, et que - personnellement du moins - je serai tout aussi incapable d'évaluer la véracité de ces propos.
Et si ses propos te paraissent effectivement erronés, rien ne t'empêche de le démontrer.
à Network 23
De Xavier Denamur
Restaurateur | 17H46 | 22/06/2009 |
Effectivement ma connaissance du dossier TVA et du secteur m'a permis via une série de questions de soulever le problème de la source que certains riverains avaient sûrement aussi perçu. Il n'empêche que connaître l'identité et surtout les affaires de l'auteur auraient permis de démonter la mauvaise foi des propos. Le silence sidéral de l'auteur sous prétexte qu'il était en vacances et de la fermeture des commentaires sous 4 jours m'a laissé perplexe. Combien de riverain ont interrogé rue89 sur ce cas ? Peu visiblement.
Réveiller les médias sur les discours fallacieux tenus par la majorité des restaurateurs, des politiques ou des syndicats de restaurateurs sur le sujet de la baisse de la TVA n'est pas simple et jusqu'à lors Rue89 rare exception avait veillé à vérifier ses sources sur ce sujet et à ne pas diffuser la profession de foi présidentielle et syndicale sans l'interroger. Il me semblait utile que Rue89 dévoile cette source et se méfie à l'avenir de publier des articles sans connaître réellement leur auteur. Les médias ne sont-ils pas tenus responsables pour le contenu des informations qu'ils diffusent même s'il n'y a pas diffamation ?
à Xavier Denamur
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 17H36 | 24/06/2009 |
Bonjour, j'ai vu que tu m'avais envoyé un mail ; si je n'ai pas répondu, c'est simplement faute d'être sur Rue 89 tout le temps (sinon j'aurai répondu à l'ignoble accusation qui m'a été faite sur les commentaires dédiés à la burqa*), et aussi parce que tout simplement je ne comprend pas bien le débat sur la TVA.
Après, je suis d'accord que le site publiant une tribune (en l'espèce, Rue 89) demeure responsable d'un degré minimum d'exactitude de ces propos, sinon devoir bien sûr en partager les opinions personnelles. Mais les faits sont les faits, et les opinions les opinions (malgré la difficulté, parfois, à tracer la ligne).
Aussi, si cet article est véritablement contre-véridique, je ne peux te conseiller qu'une chose : envoyer un « droit de réponse » rédigé et, surtout, clair pour les gens qui ne font pas partie du métier, et je suis sûr que Rue 89 se fera un plaisir de le publier.
*@Rue 89 : je vous remercie d'avoir effacé le message qui me diffamait. On peut en effet aussi bien diffamer un pseudonyme qu'un nom réel !
De Xavier Denamur
Restaurateur | 16H25 | 22/06/2009 |
« Il est de l'intérêt du public de connaître la source d'un propos pour en évaluer la pertinence. »
Je voudrais profiter de ce sujet pour rappeler à rue89 que l'article du tribun Benhur http://eco.rue89.com/2009/05/20/restaurateurs-le-passage-de-la-tva-a-55-… est un exemple révélateur du risque de laisser des gens écrire sur des sujets sous couvert de l'anonymat alors qu'ils revendiquent par ailleurs une certaine expertise. Dans ce cas, l'absence de réponse aux questions des riverains pour « évaluer la pertinence “ des propos avancés est plus dommageable à l'image du site d'informations qui a accueilli la tribune qu'au tribun resté anonyme… Lever le voile sur ce genre de bloggeur ne me semble pas préjudiciable au respect de sa vie privée ou professionnelle car il s'est appuyé sur cette dernière pour écrire son papier…Connaître par exemple la vérité sur ces affaires aurait permis d'évaluer la véracité et la pertinence des propos tenus.
Faire des commentaires anonymes sur un site d'informations ou écrire un blog de manière anonyme ne pose pas problème, écrire un article sous un speudo dans la presse est une autre histoire…
à Xavier Denamur
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 22H28 | 23/06/2009 |
° Che chai pas chi tu chai cha, mais moi che préfère un chertain anonymat chi che veux draguer les nanas.
Faut chamais mentir, chauf chi ta chopine ment auchi !
Sinon, après…chi tu as un rendez vous, impochible d'y aller… ! !
De Trente.Nerfs
chercheur en Île de France | 16H26 | 22/06/2009 |
Excellent article.
Pour ma part, rien à ajouter aux arguments fort convaincants de celui qui est connu sous le nom de R. Anglade : )
M.
De bastadeboludos
commentjecomprendspas | 17H14 | 22/06/2009 |
» et pour commencer qu'en pensent les quelques blogueurs anonymes de Rue89 : Camille, Colette Roos, Dr Panel, le Yéti, ou Charles Mouloud ? «
Quelle déception ! Moi qui croyais que c'était leur vrai nom…
De Comoko
Etudiant | 17H34 | 22/06/2009 |
Okay dans ce cas là si on peut savoir qui je suis.
La france est un beau grand pays laique fondateurs de droits de l'homme, avec un Etat présent pour la population.
Non vraiment, c'est un exemple à suivre pour les autres pays !
De ninaneux
retraité | 17H57 | 22/06/2009 |
Pour ma part, je n'ai rien a caché, il est vrai que je suis retraité, alors !
Mais je comprends certains blogueurs de l'intérêt d'un pseudo
C'est leur seul moyen de communiquer , de protester.
Ce n'est pas drôle d'être prisonnier de son travail ou de sa vie privée.
à ninaneux
De Vampirella
Eternelle | 22H16 | 22/06/2009 |
Oui, mais certains finissent par être aussi prisonniers de leur pseudo… les entraves se renouvellent à l'infini si on ne sait pas se délivrer des chaînes qui empêchent notre « être céleste » à s'exploser la cafetière.
De Vampirella
Eternelle | 22H15 | 22/06/2009 |
L'intérêt des pseudos, c'est de ne pas divulguer sa véritable identité… alors si le droit autorise à l'aide d » « attaques personnelles » à révélerl'identité au regard de l'Etat Civil, ne serait-ce point une atteinte à la vie privée ?
Il faut savoir qu'un « véritable » blog permet grâce des fonctionnalités diverses de chasser les « intrus », les « indésirables »… Ne pas donc confondre avec les forums, où les bannissements sont le fait d'administrateurs « extérieurs ».
De toute façon, le côté pervers du net est de prendre une identité qui permette des dérives, des déviances, et on en voit un peu partout : confronter le réel avec le virtuel réserve bien des surprises.
Il faut être bien dans ses baskets pour gérer plusieurs identités, j'en connais qui se sont « croûtés », et qui continuent à le faire, en se croyant transparents.
Par ailleurs, la création d'un pseudo à un instant T révèle beaucoup de l'état d'esprit de la personne et stimule la créativité qui s'en suit sur cette base.
Hier, un téléfilm m'a donné l'idée d'un nouveau pseudo assez savoureux, mais chut….
J'adore me faire surprendre par des pseudos « allégoriques », ainsi que des noms de blogs… j'aime aussi les sushis.
à Vampirella
De Vampirella
Eternelle | 22H18 | 22/06/2009 |
2 points « nases » en moins de 2 minutes, je vais faire mieux que Patricia Kaas à l'Eurovision, mais vous n'entendrez pas ma chanson.
à Vampirella
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 23H09 | 22/06/2009 |
ça tombe bien on ne veut pas l'entendre
De Vampirella
Eternelle | 22H20 | 22/06/2009 |
Remarquez bien sur l'illustration de l'article que nous avons un masque de Catcheur : est-ce « l'Ange Blond » ou « l'Ange Noir » ?
A quand une bataille de nanas posteuses dans la boue ?
De Chris du Fier
Chroniqueur | 22H23 | 22/06/2009 |
Outing ? .. Outing ? ..
Y aurait il quelque chose à voir avec exclusion ? ..