
Cette image, choisie parmi les « photos du mois » par Reuters, m'attire l'oeil depuis plusieurs semaines. Et me plonge dans un abîme d'interrogations sur le phénomène scientifique à l'oeuvre.
Elle a été prise lors d'un show aérien à Wantagh, aux Etats-Unis. Dans la légende fournie, l'appareil est un F/A-18F Super Hornet de la firme McDonnell Douglas. Reuters nous renseigne sur le nom des deux têtes d'épingles qu'on distingue à l'intérieur du cockpit (à gauche, le lieutenant Justin Halligan : à droite, le lieutenant Michael Witt).
Sur le phénomène lui-même, une sobre description (« un anneau de vapeur d'eau » formé alors que l'avion « passe le mur du son »), mais pas un mot d'explications. On ne sait pas non plus comment Christopher Pasatieri, le photographe, s'est débrouillé pour « shooter » ainsi à un instant aussi décisif.
La singulière « singularité » de Ludwig Prandtl et d'Herman Glauert
Je ne suis pas le seul à avoir remarqué ce cliché : sur Slate.fr, il a récemment été choisi pour illustrer un passionnant éclairage de Frédéric Filloux sur la dégradation des conditions de vol à haute altitude. Le même renvoie vers une impressionnante vidéo Youtube, où l'on voie des cônes blancs comparables se former autour d'un avion de chasse. (Voir la vidéo)
Dans les commentaires publiés sous la vidéo, un internaute m'a mis sur la bonne piste. Voici une traduction rapide de son explication :
« Le nuage de vapeur est appelé “singularité de Prandtl-Glauert”, et est tout à fait normal. L'onde de choc générée par la compression de l'air près de la source de perturbation est adiabatique.
La hausse de la pression augmente le point de condensation de la vapeur d'eau à un rythme plus élevé que l'augmentation de la chaleur. Lorsque ces deux augmentations interagissent, le nuage de condensation se forme. »
Ahem. Me voilà bien avancé. Outre des collections de photos, une rapide recherche autour de cette singulière « singularité » me renvoie vers une une fiche Wikipédia qui ne m'aide pas beaucoup (il est question d'« ondes en N », et à nouveau, de phénomène adiabatique), et vers un débat de passionnés sur un forum d'astronautique.
Je suis forcé d'admettre qu'il me manque quelques années d'études de mathématiques pour comprendre vraiment ce qu'il se passe sur cette image. A moins qu'un riverain de Rue89 très pédagogue soit capable de vulgariser avec assez de talent ce phénomène ?
► Addendum le 21/6 à 13h46. De nombreux riverains se sont prêtés au jeu, merci notamment à Homere, Pierrrrre, Robinson, Gotch… Pour comprendre ce qui se passe sur cette photo, cette mise au point de CourageuxAnonyme est indispensable :
« Ce qui forme le cône visible et blanc, ce n'est pas de la vapeur d'eau. La vapeur d'eau est invisible. Quand on croit la voir, ce que l'on voit c'est en fait la condensation de cette vapeur d'eau. La vapeur, se refroidissant par exemple, se retransforme en eau liquide sous la forme de minuscules gouttelettes, formant par exemple une brume. »
J'ai modifié l'article ci-dessus en conséquence. Pour l'explication en elle-même du phénomène, Poul est assez convaincant :
« Pour le comprendre, il faut s'imaginer que de l'eau, c'est de la vapeur d'eau compressée. En effet, l'état solide, liquide puis gazeux correspondent a des état de “ compression ”, ou “ compacité ” disons, de la matière. (…)
[Dans la vapeur d'eau, les molécules sont très éloignées] les unes des autres, elle ne se “parlent” plus du tout, c'est un gaz. Plus on laisse de la place au molécules (plus on baisse la pression), plus elles ont tendance a s'éloigner les unes des autres (c'est la même chose avec les hommes dans le métro).
La température, elle, caractérise l'agitation de ces molécules, et cela influe directement sur la distance entres elles (pareil aussi avec les hommes, si tu t'agites trop, les gens s'éloignent ! ), donc sur l'état physique (solide, liquide, gazeux, dans le sens croissant de température).
Revenons à nos avions. La vitesse du son caractérise la vitesse à laquelle une onde acoustique va se propager. Je rappelle qu'une onde acoustique, c'est un déplacement des molécules de l'air qui provoquent la propagations de séries de surpression et de sous-pressions.
Une molécule avance, en laissant un vide derrière elle, donc sous-pression, se colle a la voisine, donc surpression, et cette voisine à son tour bouge vers sa voisine, etc.
Ici, notre avion avance à la vitesse du son, donc il laisse derrière lui un vide que les molécules d'air n'ont pas le temps de combler.
Il y a une diminution de pression énorme, mais qui ce traduit ici par une énorme chute de température (car “adiabatique”, c'est compliqué, mais disons qu'à nombre de molécules constantes, si on baisse la pression, on baisse la température, les molécules sont plus tranquilles, se percutent moins, donc c'est moins chaud).
Cette chute de température peut suffire aux molécules d'eau pour retourner à l'état liquide (enfin presque, au “point de rosée” en fait, qui est un peu un état liquide partiel : on a des gouttes à des endroits, pas à d'autres).
Dès qu'on est trop loin de l'avion, les molécules d'air ont eu le temps de reprendre la place de l'avion et de revenir à des conditions de température et de pression normales, et le cône disparait. »
Pour comprendre mieux ce qui se passe au moment où l'avion atteint la vitesse du son, Siko a fait un petit dessin :
« En gros, l'avion avance à la même vitesse que le bruit qu'il crée, ce qui crée une onde renforcée : ) ) ) ) ) devient )))))))))) puis ) »
Et pourquoi cette forme de cône ? Fredo fait une comparaison éclairante avec la « vague d'étrave » que laisse un bateau sur la surface de l'eau… mais en trois dimensions.
Enfin, pour ceux que les équations ne rebutent pas, il revient plus longuement sur le rapport entre « variation de la pression » et « variation de la température » via « la loi des gaz parfaits » :
« Le phénomène est le résultat d'une variation brusque des arguments de la loi des gaz parfaits et du point de rosée.
Avec :
- P : pression
- V : volume
- n : quantité de matière
- R : constante (dont la valeur numérique import peu ici)
- T : température
Celle-ci décrit le phénomène adiabatique, c'est à dire, pour notre exemple, lorsque la pression diminue, les autres facteurs demeurant constants, la température diminue également. (…)
[Dans la dépression créée par l'avion], selon la loi des gaz parfaits, il y a une baisse de température. Si le point de rosée est dépassé, la vapeur d'eau d'entre en condensation sous forme de fines gouttelettes. »
Je recommande aux passionnés de sciences de plonger dans les commentaires, où les débats ont l'air passionnants… même si cette fois, ils me dépassent vraiment !
Photo : « Singularité de Prandtl-Glauert » sur un avion de chasse F/A-18F Super Hornet (Christopher Pasatieri/Reuters)
























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De Hlebon
étudiant en droit | 16H58 | 20/06/2009 |
L'explication dans le commentaire me parait pourtant claire.
J'ai seulement un bac s donc je n'affirme rien.
Mais il y a deux moyens pour créer de la vapeur, ou bien la température monte (phénomène classique de l'eau qui bou(e ? ) ) ou alors on fait monter la pression (comme dans une cocotte minute par exemple même si dans le cas de la cocotte on couple ça avec la température)
Ce n'est donc pas la température qui a crée la vapeur mais la pression d'ou l'adiabicité (je ne sais pas si cela se dit).
Lorsque la vapeur est réalisé avec l'augmentation de la température (qui n'est pas à 100 degrès) cela crée le nuage de vapeur.
Pour ce qui est de l'anneau je suppose que cela est du au fait qu'il y a deux moteur de chaque coté de l'avion.
à Hlebon
De homard
cuisinier | 17H36 | 20/06/2009 |
« étudiant en droit », « bac S », bien
« donc je n'affirme rien » : très bien
« l'eau qui bou(e ? ) » : j'adore le point ? mais c'est quand même un zéro pointé
un lien utile : http://www.la-conjugaison.fr/du/verbe/bouillir.php
Je rigole, mais j'aime prendre des bains de boue ou des bains debout (une douche quoi) .
à homard
De sanlucar
21H41 | 20/06/2009 |
m'enfin ! bouillir = l'eau bouille ! o_O
à homard
De Hlebon
étudiant en droit | 09H24 | 21/06/2009 |
Commentaire constructif sur le fond du sujet. Je vous félicite.
à Hlebon
De CourageuxAnonyme
le vrai | 18H46 | 20/06/2009 |
« ou alors on fait monter la pression »
En fait c'est l'inverse. Si on abaisse la pression, on peut faire bouillir de l'eau à température ambiante. Dans la cocotte minute, on augmente la pression, ce qui permet de faire bouillir de l'eau à plus de 100°C… donc les aliments cuisent plus vite.
« Pour ce qui est de l'anneau je suppose que cela est du au fait qu'il y a deux moteur de chaque coté de l'avion. »
L'anneau est un cône et dépend uniquement de la vitesse à laquelle l'objet se déplace. Pas relation avec le moteur.
Ce qui forme le cône visible et blanc, ce n'est pas de la vapeur d'eau. La vapeur d'eau est invisible. Quand on croit la voir, ce que l'on voit c'est en fait la condensation de cette vapeur d'eau. La vapeur, se refroidissant par exemple, se retransforme en eau liquide sous la forme de minuscules gouttelettes, une brume.
Le « nuage de vapeur », ou ici le cône blanc, ne sont pas de la vapeur d'eau, mais au contraire de l'eau qui se condense.
Dans le cas de la cocotte minute, l'extérieur de la cocotte est beaucoup plus froid que l'intérieur. Quand la vapeur d'eau sort, elle se condense, formant un nuage blanc, visible, d'eau liquide brumisée.
Dans le cas de l'avion, le cône montre la présence d'une surpression : si la pression augmente, en gardant la même température, l'eau qui était sous forme de vapeur devient liquide, exactement comme quand la température diminue.
Ceci n'explique pas pourquoi il y a une zone de surpression, seulement pourquoi ça forme un cône blanc.
Grosso-modo, la zone de surpression elle provient du fait que l'air ne peut pas s'échapper assez vite autour de l'avion. Quand l'avion avance à une vitesse plus faible, en avançant, il se fait un passage dans l'air qui se trouve devant lui en le poussant sur ses côtés. Comme un bâteau, ou comme un couteau dans une motte de beurre. Mais l'air ne peut pas se déplacer à n'importe quelle vitesse, et oppose une résistance à l'avion (comme le beurre au couteau). Quand l'avion dépasse une certaine vitesse, la vitesse du son, l'air n'arrive pas à s'échapper assez vite, la résistance devient très grande, et une discontinuité de pression, une surpession, se créé. En quelque sorte on peut imaginer que l'air n'arrivant plus à s'échapper « s'accumule » et forme la surpression.
La surpression, c'est celle qu'on entend comme le bang supersonique quand un avion volant à cette vitesse passe. Le cône montre l'angle de la surpression. Qui se propage jusqu'au sol, à votre oreille, avec le même angle. Autrement dit, si vous tracer une ligne jusqu'au sol en suivant cet angle, vous trouverez l'endroit où vous pouvez ententre le bang…. ce qui explique pourquoi, quand vous entendez le bang, l'avion est en fait passé depuis bien longtemps.
Heu… c'est plus clair ?
à CourageuxAnonyme
De XavXav
19H45 | 20/06/2009 |
c'est très clair, et bien expliqué ! ; -)
à CourageuxAnonyme
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 21H21 | 20/06/2009 |
.
à CourageuxAnonyme
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 21H24 | 20/06/2009 |
C'est clair,mais ce n'est pas ce que j'en ai compris, ce n'est pas au niveau de la surpression que l'eau se condense. C'est au niveau de la dépression qui suit (la barre oblique du N)
P
^
|
|
|
|…….|\
|…….|..\
|…….|….\
|…….|……\…..______________ P = 1 atmosphère
|……………\….|
|…………….\…|
|……………..\..|
|
|____________________________________> t
L'explication sur Wikipedia anglais est plus claire :
In humid air, the drop in temperature in the most rarefied portion of the shock wave (close to the aircraft) can bring the air temperature below its dew point, at which moisture condenses to form a visible cloud of microscopic water droplets.
Enfin, je ne sais pas ce qu'ils veulent dire par below. Pas moyen de savoir si ils parlent d'une hausse ou d'une baisse de température.
à siko
De Fredo.
Un peu à côté | 21H56 | 20/06/2009 |
Traduction :
« Dans l'air humide, la chute de température dans la partie la plus raréfiée de l'onde de choc (près de l'aéronef) peut amener la température sous son point de rosée, à partir duquel l'humidité se condense pour former un nuage visible de gouttes d'eau microscopiques »
à siko
De CourageuxAnonyme
le vrai | 09H35 | 21/06/2009 |
Argh. C'était trop beau pour être vrai : )
Désolé.
Reste donc à expliquer pourquoi la diminution de température n'est pas compensée par la diminution de pression…
à CourageuxAnonyme
De XavXav
08H16 | 23/06/2009 |
parce que c'est adiabatique ?
à CourageuxAnonyme
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 21H34 | 20/06/2009 |
C'est bien ça, c'est la dépression derrière l'avion qui cause la baisse de la température, et donc la condensation de la vapeur dans l'air. Pas la surpression.
If the Mach number is sufficiently close to one, the temperature perturbations in the low-pressure, low-temperature portions of the flow can become large enough to cause condensation of the ambient water vapor. If condensation does occur, then the resultant cloud is referred to as a Prandtl-Glauert condensation cloud.
http://web.archive.org/web/20070510225616/www.fluidmech.net/tutorials/so…
à siko
De Jean-François@Carenton
07H05 | 21/06/2009 |
Ta courbe en « N » est très juste, et peut se traduire comme suit : la première « jambe » du N correspond au nez de l'avion, avec augmentation brutale de la pression. La partie descendante correspond à une dépression, càd une détente. Dans un milieu proche de la saturation en eau, une détente brusque (= adiabatique) entraine un refroidissement, donc à une condensation. On observe souvent ce phénomène au niveau des extrados en bout d'ailes des avions quand ils atterrissent, et même au niveau des ailerons de stabilisations des voitures de Formule 1 en conditions un peu humides. Il n'est pas indispensable de se mettre en conditions supersoniques pour faire apparaitre ce phénomène, mais c'est vrai que dans ce cas, le champ de pression est assez particulier, et l'effet visuel est magnifique.
à CourageuxAnonyme
De Hlebon
étudiant en droit | 09H22 | 21/06/2009 |
Top : )
à CourageuxAnonyme
De Poul
Comformiste révolutionnaire, physic... | 10H18 | 21/06/2009 |
bonne explication, mais de ce que j'en ai compris, ce n'est pas la surpression qui provoque cette rosée, mais plutôt la détente de l'air… c'est à dire une brusque diminution de pression, qui provoque une baisse de température (tout en restant adiabatique, ie. sans échange thermique avec l'extérieur) suffisamment importante pour passer sous le point de rosée…
à Hlebon
De Eliott
19H44 | 20/06/2009 |
Lorsqu'on augmente la pression on va du gaz, vers liquide, vers solide.
Lorsqu'on augmente la température on va du solide, vers liquide, vers gaz.
à Hlebon
De Pierrrrre
10H32 | 21/06/2009 |
»…..il y a deux moyens pour créer de la vapeur, ou bien la température monte (phénomène classique de l'eau qui bou(e ? ) ) ou alors on fait monter la pression …. »
► Non, c'est tout le contraire.. c'est en faisant baisser la pression que l'eau peut bouillir à plus faible température.
Pour la cocotte minute, le processus consiste à faire monter la pression afin que l'eau puisse ne bouillir qu'à 110 degrés.
C'est pour cette raison qu'il est si long de faire cuire des pattes en montagne : la pression atmosphérique y étant plus basse, l'eau y bout à 90 degrés et les pattes mettent plus de temps à cuire qu'au bord de la mer où elles cuisent dans de l'eau qui bout à 100 degrés.
Donc, en montagne, pensez à prendre la cocotte minute…
à Pierrrrre
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 10H37 | 21/06/2009 |
C'est pour cette raison qu'il est si long de faire cuire des pattes en montagne
de n'importe quel animal ? ? ?
à Tigerbill
De Pierrrrre
10H49 | 21/06/2009 |
► J'aurais du parler de riz.
à Pierrrrre
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 10H52 | 21/06/2009 |
ou de nouilles…mais là aussi, il y avait un risque de se gourer de consonne au début
à Tigerbill
De Pierrrrre
14H03 | 21/06/2009 |
Oui mais là, y'aurait de quoi se bouffer les nouilles.
à Tigerbill
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 11H53 | 21/06/2009 |
Non , pour le dahut , c'est un peu différent .
à Charles Mouloud
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 12H44 | 21/06/2009 |
C'est vrai, logiquement, on doit les faire cuire à 45°, pas à angle droit.
à Pierrrrre
De désenchantée
aucune | 23H40 | 21/06/2009 |
C'est pour cette raison qu'il est si long de faire cuire des pattes en montagne<==== pattes de lapin canard oie ou bouquetin ……. mais surement des pan z'anis ! - : D
à Pierrrrre
De Dominique52
(technicien salarié) | 07H54 | 22/06/2009 |
Même pas une pierre au débat, juste deux minuscules graviers exemples d'application ou constatation de ce principe :
- les systèmes de refroidissement des moteurs thermiques (de voiture par exemple) sont pressurisés afin de pouvoir aller au delà de la température d'ébullition et atteindre les alentours de 120° qui est la température idéale de fonctionnement d''un moteur.
- les bulles produites par une hélice de bateau sont dues à la dépression à l'arrière des palles qui fait « bouillir » l'eau.
Point de détail peu connu de Mr Toutlemonde : la vapeur peut être à une température bien plus élevée que les 100° que l'on rencontre dans la vie courante. On m'a même dit que dans les centrales thermiques il s'en transporte dans des tuyaux (isolés bien sûr) qui peuvent être portés au rouge sombre !
à Hlebon
De kawaayi
2012??? | 16H40 | 21/06/2009 |
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 17H00 | 20/06/2009 |
Je suis pas un spécialiste en aéronautique, mais en gros adiabatique, ça veut dire sans échange de chaleur. Donc, l'avion franchit le mur du son, suite à quoi se forme une onde de choc. En gros, l'avion avance à la même vitesse que le bruit qui se propage à un moment donné ce qui crée une onde renforcée, imaginez :
) ) ) ) )
devient
))))))))))
puis
) (en gras)
Donc, une onde sonore n'est qu'une succession de pression - dépression qui se succède et qui se propage à la vitesse du son.
__/__) compression importante devant l'avion
/ )
…. implique une dépression importante derrière l'avion.
Une dépression adiabatique (l'air n'a pas le temps d'être réchauffé) implique un brusque refroidissement, il fait très froid derrière l'avion et l'eau contenue dans l'air se condense (passe de l'état vapeur à l'état liquide).
Bon après la forme ça doit être lié à la forme de l'onde de choc, mais je crois que c'est assez compliqué à expliquer. Et pour ça, il faut des cours de math avancés.
à siko
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 18H06 | 20/06/2009 |
Ah ouais,
en fait, je me suis planté.
Tentative d'explication plus claire (et juste) :
Au début on est au dessus de la ligne +-horizontale bleue (phase liquide).
C'est la pression de l'air au niveau de l'onde de choc qui provoque une augmentation de température (on va à droite sur le graphe), mais la pression augmente aussi (on monte sur le graphe). On part en travers sur la droite en haut et on traverse la ligne pour se retrouver en phase vapeur. En gros on va plus vers la droite que vers le haut.
à siko
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 19H14 | 20/06/2009 |
Ben en fait, je ne m'étais pas planté, c'est ce nuage de vapeur qui m'a induit en erreur !
L'explication donnée en dessous de votre vidéo est totalement erroné. (enfin, je crois)
Ce n'est pas un nuage de vapeur, c'est un nuage formé de gouttelettes d'eau ! L'eau est sous forme vapeur dans l'air (il ne se voit pas) !
Donc sur le graphe, on passe bien de la phase vapeur à la phase liquide. Avec la température qui diminue et la pression également derrière l'avion.
à siko
De Eliott
19H46 | 20/06/2009 |
Oui, il y avait un piège ; -)