Vendredi, les salariés de RFI ont reconduit à l'unanimité la grève contre le plan de 206 suppressions de postes sur un millier d'emplois, lors de l'assemblée générale quotidienne. 80% de l'antenne de Radio France Internationale continuera d'être perturbé, pour la septième semaine d'affilée.
C'est la grève la plus longue qu'a connue l'audiovisuel public depuis 1968. Et les salariés grévistes ne sont pas prêts de s'arrêter, tant qu'ils n'obtiendront pas satisfaction.
Un pot de solidarité conséquent
L'intersyndicale FO, SNJ, SNJ-CGT, SNRT-CGT a mis en place un système de grève tournante et un pot de solidarité conséquent, pour que les personnes qui déposent un préavis ne soient pas trop sanctionnées financièrement. Pascal Paradou, journaliste et délégué du personnel SNJ à RFI, explique :
« Un petit nombre de personnes fait grève, mais nous nous arrangeons pour que cela perturbe le plus possible l'antenne. Si le chargé de réalisation de mon équipe ou le technicien fait grève, je ne dépose pas de jour de grève, l'émission ne peut dans tous les cas pas être diffusée. Par contre, je dépose de l'argent pour compenser dans le pot de grève. »
Maria Afonso, secrétaire du comité d'entreprise et élue Force Ouvrière, indique que « le système a été mis en place dès le début en prévision d'un long conflit. ».
Elisa Drago, élue SNJ CGT au comité d'entreprise, s'insurge contre la direction de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF, la holding qui regroupe RFI, TV5 Monde et France 24), qui selon elle, tente de minimiser le mouvement :
« La direction parle de 15, 20 grévistes par jour, et dit qu'“un mouvement minoritaire perturbe RFI”. Pourtant, aux élections du conseil d'administration du 4 juin, la liste de l'intersyndicale a obtenu 62% des suffrages, avec 642 votants, cela prouve bien que la majorité des salariés est mobilisée contre ces suppressions de postes ! Pour résister, chaque personne mobilisée donne à peu près le salaire d'une journée de travail par semaine dans la caisse de solidarité. »
Qui doit payer le manque à gagner des correspondants pigistes de RFI ?
Cette caisse de solidarité fait parler d'elle. A l'assemblée générale de vendredi, il était question des correspondants pigistes, qui ont demandé à la direction d'être indemnisés du manque à gagner causé par la grève. La direction aurait redirigé les correspondants vers l'intersyndicale et leur caisse de grève, ce à quoi Elisa Drago répond :
« Notre caisse sert seulement à ce que la grève dure ! Nous demandons à la direction de se servir du budget de correspondants qu'elle ne dépense pas en ce moment pour les indemniser et leur commander plus de piges par la suite. Et nous l'appelons à prendre ses responsabilités et à arrêter de monter les personnes les unes contre les autres. »
Lundi au Congrès de Versailles, mardi place de l'Hôtel de ville, à Paris
Les salariés de RFI sont d'autant plus remontés que, selon l'intersyndicale, les audiences n'ont pas diminué, comme l'invoque la direction, et si des postes sont supprimés, c'est surtout pour accorder davantage de budget à France 24, « chaîne chouchoute » du duo Ockrent-Pouzilhac, à la tête de la holding AEF depuis l'an dernier. Ils demandent qu'un médiateur soit nommé pour que « ça avance », affirme Pascal Paradou, du SNJ :
« Après six semaines de grève, rien n'a bougé. Nous demandons que le guichet des départs volontaires s'ouvre. »
Lundi, les salariés de RFI ont prévu de s'inviter au Congrès de Versailles, qui réunit députés et sénateurs à l'occasion du discours de Nicolas Sarkozy, pour en faire « leur tribune ». Et mercredi, l'équipe organisera une journée « studio ouvert ».
Pendant 10 heures, les salariés de RFI devraient s'installer place de l'Hôtel de ville à Paris et prépareront une émission spéciale, pour montrer qu'ils sont déterminés à sauver leurs emplois et la qualité des émissions de la radio, qui touche 46 millions d'auditeurs dans le monde.
Jointe par Rue89, Christine Ockrent, directrice générale de l'audiovisuel extérieur, n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Photo : les salariés d'RFI ont voté à l'unanimité de l'assemblée générale la poursuite de la grève, vendredi (Rozenn Le Saint).



















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De affreuxjojo
14H12 | 20/06/2009 |
Pour que Christine Ockrent réponde, il aurait fallu respecter son tarif minimum d'intervention. Elle ne parle qu'a partir de plusieurs milliers d'€ la minute. Rue 89 ne peut s'aligner.
à affreuxjojo
De Arnaud Aubron
Rue89 | 14H22 | 20/06/2009 |
On pourrait faire un appel aux dons pour nous payer l'interview alors ; -)
à Arnaud Aubron
De hycare
17H40 | 20/06/2009 |
Et pourquoi pas un appel aux dons pour le personnel de RFI ?
à hycare
De ana
21H08 | 20/06/2009 |
Bonne idée ! ! ! Pour s'informer et aider (concrètement) les salariés de RFI en lutte, toutes les infos sont sur leur blog : http://rfiriposte.wordpress.com/
De Pchaudard
Directeur de projet | 14H59 | 20/06/2009 |
C'est en théorie interdit les grèves tournantes …
à Pchaudard
De Liger
liger.amsud.net | 16H55 | 20/06/2009 |
Ce n'est qu'en partie vrai. La cour de cassation a admis certaines exceptions, qui font jurisprudence. Et puis il y a moyen de contourner l'obstacle en émettant un préavis différent par syndicat.
En gros, si le service juridique de syndicats s'en mêle, cela est jouable.
à Liger
De zénon denon 84
Bonne | 08H55 | 21/06/2009 |
Le droit vous dis-je !
Rien que du droit …pour faire avancer le sclimblick ! .
La loi et le droit ,on n'a plus que cela _
C'est pourtant clair _on a tout ce qu'il faut _reste la volonté _
Mais ou sont les bons juristes ,et autres avocats , pertinents .
Je me demande . ?
Peut-être prépare t-il leurs dossiers …pour la rentrée ?
De HECTOR VIGO
Journaliste retraité | 15H46 | 20/06/2009 |
« OCK-RENT-A-CAR » : Christine roule pour Bernard ?
De HECTOR VIGO
Journaliste retraité | 15H47 | 20/06/2009 |
Pour la reine Christine, une « Ock-rente » de situation !
De John Lénine
16H56 | 20/06/2009 |
» C'est la grève la plus longue qu'a connue l'audiovisuel public depuis 1968. «
Tenez bon , vive Juan Gomez et la radio du monde .
De P a z
21H34 | 20/06/2009 |
310 000 euros par an pour Ockrent, cela fait 200 smic.
Est-elle vraiment utile et à quoi sert-elle ?
à P a z
De jean-trade
21H58 | 20/06/2009 |
Eh oui admirons ce merveilleux couple Ockrent Kouch kouch plein d'humanité et d'empathie qui n'a que mépris pour le fric. Eh oui nous voilà plongé dans « la société du spectacle “. A quand la grève de RFI dans les media papiers, radio, télé ? Mais là on n'est dans la dure et dérangeante réalité donc ce spectacle là est incorrect pour les media indépendant et libre.
De LeLapin
Infopigiste | 00H38 | 21/06/2009 |
Et bien entendu ces syndicats de parvenus qui ont un CDI n'en ont rien à br**ler des précaires, pigistes, correspondants. Ceux par qui l'info remonte depuis le plus petit coin du Monde. Il faudrait que nous aussi fassions grève contre ces fonctionnaires de l'info.
De Julianito-anticapitaliste
00H52 | 21/06/2009 |
Communiqué du NPA. Les salariés de RFI en lutte contre l'Etat licencieur.
Les salariés de RFI, qui ont manifesté le 16 juin en direction de l'Elysée, sont entrés dans leur sixième semaine de grève contre un plan de restructuration qui prévoit 206 licenciements, la fermeture de six rédactions de langues étrangères et le démantèlement à brève échéance de leur station.
La combativité des salariés de RFI n'a d'égale que l'arrogance d'une direction rémunérée à la hauteur des services rendus (1 million d'euros bruts annuels pour chacun).
Malgré une grève qui bloque jusqu'à 85% de l'antenne, cette direction refuse toujours de négocier sur les revendications portées par le mouvement de grève. Cette intransigeance va jusqu'au refus de la nomination d'un médiateur, réclamée depuis 4 semaines par les salariés de RFI.
Ce plan de licenciements à RFI s'inscrit dans l'ensemble des attaques dont est victime le service public d'information (et plus largement l'ensemble des services publics, de la Poste à la santé en passant par l'Education nationale).
Rappelons simplement que France Télévision vient d'annoncer 900 licenciements étalés sur 3 ans. Enfin, cette attaque en règle contre RFI a beaucoup à voir avec la création de la holding Audiovisuel extérieur de la France, dans le cadre de la loi de « modernisation de l'audiovisuel public », création à laquelle la direction de RFI est inéressée.
Le NPA condamne toute ingérence et toute reprise en main de RFI par l'Etat français, le plan de licenciement prévu et soutient pleinement la lutte des salariés de RFI et leurs revendications.
Le 19 juin 2009.
http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-les-salari%C3%A9s-…
De jmc06
retraite | 08H03 | 21/06/2009 |
Christine Ockrent, directrice générale de l'audiovisuel extérieur
comme son nanard à l'exterieur…. de tout