
(De Genève) Le Conseil des droits de l'homme bat de l'aile. Cette institution des Nations unies installée à Genève, qui était censé représenter un espace d'expression des libertés, semble devenir une tribune pour des Etats violateurs.
La 11e session du Conseil des droits de l'homme, qui a débuté le 2 juin et se termine ce vendredi, a été marquée par une série de tentatives destinées à affaiblir les instruments de défense des libertés. Les organisations de protection des droits de l'homme s'en sont inquiétées. Et de nombreux diplomates aussi.
Une lettre ouverte au Conseil a été signée le 11 juin par 35 organisations -dont Amnesty International (AI) et Human Rights Watch (HRW). Pour Julie de Rivero, responsable à Genève de HRW :
« Nous assistons à une stratégie agressive à l'encontre du mandat du Conseil, à travers des attaques personnelles contre les rapporteurs spéciaux. »
De l'avis général, un point de non-retour a été franchi lors de la session spéciale sur le Sri Lanka fin mai. Colombo a réussi à imposer le principe de non-ingérence pour refuser une enquête indépendante sur place. Julie de Rivero s'insurge :
« Cette notion avait été enterrée dans le domaine des droits de l'homme. Lors de la définition du mandat du Conseil, il avait été entendu qu'une intervention en cas d'urgence n'était pas considérée comme une ingérence mais comme une nécessité. »
Altercation
Mais le cas du Sri Lanka n'a pas été la seule goutte d'eau de trop. Les attaques sans détour ce mois de certains Etats dirigées contre les rapporteurs spéciaux, notamment celui sur la liberté d'expression et celui sur le Soudan, puis les manœuvres de Cuba et de la Chine pour museler les ONG indépendantes durant les examens périodiques universels (EPU) de ces pays en sont quelques exemples. Julie Rivero raconte :
« Lorsque nous sommes arrivés le 9 juin à 8 heures du matin à l'ouverture de l'ONU afin de nous inscrire pour un droit de parole à l'EPU de Cuba, il y avait déjà dix ONG qui faisaient la queue au desk. Or la liste est limitée à dix inscriptions. Toutes ces ONG étaient pro-cubaines. On nous a informés qu'elles étaient entrées à l'ONU à 6h30 du matin grâce à des diplomates, ce qui n'est pas réglementaire. »
Une altercation a alors eu lieu, et deux ONG indépendantes ont finalement obtenu un droit de parole.
Julie Gromellon de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), explique :
« Cet espace est important car les ONG indépendantes ne peuvent pas entrer à Cuba. Le pays, qui n'a pas ratifié les principaux traités, ne passe pas devant les comités de l'ONU. L'examen périodique est le seul moment où ces Etats sont obligés d'entendre des voix dissidentes. »
Les Etats musulmans sont aussi revenus à la charge pour essayer d'imposer la notion de diffamation des religions, pourtant écartée du texte de Durban II établi à Genève en avril. Cette offensive montre que la fracture entre le Nord et le Sud reste vive.
Consensus brisé
Une polarisation qui se manifeste aussi autour du Soudan, même si les pays du continent noir ne font plus front commun. Une résolution a été proposée par l'Egypte au groupe africain pour supprimer le mandat du rapporteur spécial sur le Soudan. Mais l'Ouganda s'est opposé, brisant le consensus. L'Egypte a donc déposé sa résolution en son seul nom. L'Union européenne a alors proposé une série d'amendements, dont le renouvellement du mandat pour une année. Ces amendements ont été approuvés à une très courte majorité (21 voix contre 20). La Zambie et l'île Maurice se sont prononcées pour ; le Ghana, le Sénégal, le Burkina Faso et le Nigeria se sont abstenus.
Un diplomate occidental commente :
« Nous avons tremblé tout au long de cette session, mais le résultat sur le Soudan nous montre que la nouvelle dynamique -favoriser le dialogue transrégional- que nous avons lancée avec la session spéciale du Sri Lanka commence à porter ses fruits. Avec le Sri Lanka, c'était peine perdue, car Colombo est resté dans une logique de confrontation. Mais pour le Soudan, cela a été plus nuancé. »
Et d'ajouter que l'entrée en jeu des Etats-Unis fait aussi la différence. Washington, qui devient membre du Conseil dès ce vendredi 19 juin, s'implique intensivement dans les débats depuis le début de l'année.
Photo : Navi Pillay, haute commissaire aux droits de l'homme, et Ban Ki-Moon, à Genève en avril 2009 (Denis Balibouse/Reuters).




















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De jmc06
retraite | 10H19 | 19/06/2009 |
Conseil des droits de l'homme de l'ONU
pfffffff d'la foutaise s'bazard, si je ne prend qu'un ex, la bosnie en 95
à jmc06
De Pierre Haski
Rue89 | 10H51 | 19/06/2009 |
Aïe… Le Conseil des droits de l'homme a été créé en 2006 !
à Pierre Haski
De Zeki
Curieux de tout | 16H18 | 19/06/2009 |
Certes.
1)Mais dites moi svp, croyez vous que le Conseil des droits de l'homme défendent l'humain ou plutôt la conception occidentale des droits de l'homme ?
Est ce autre chose qu'un fourre tout poétique et romantique, bien sur à géométrie variable utile pour arbitrairement fixer la limite entre bien et mal.
Un peu d'anthropologie ferait le plus grand bien à ces mégalo mondialistes.
2) De plus cela ne rends pas l'ONU moins corrompue et corruptible. ça ne fait pas de l'OTAN autre chose que l'armée sanguinaire et aveugle permettant d'imposer par la force le nouvel ordre mondial « discuté » au G20. La branche terroriste de l'OTAN (Gladio, Absalon, interpress etc…) accusée du meurtre d'Aldo Moro ou son mode de financement véritable racket des bellicistes.
Pétrole contre nourriture ou le génocide fictif (car sans charniers) de la Yougouslavie, sont récents…
Demander aux irakiens leur avis sur l'efficacité qu'il perçoivent de cet organisme… 1 million ne répondront plus pour cause de mort violente.
L'invasion de l'Afghanistan en est un autre.
Pour finir qui connait la distribution du budget de l'UNICEF avec 47% pour les vaccins (les industries pharmaceutiques disent merci) et 17% pour l'eau potable (un vaccin sans eau potable c'est comme mettre un pansement à un décapité).
à Zeki
De Beede
étudiant | 17H08 | 19/06/2009 |
Faire allusion à une conception occidentale des droits de l'homme, c'est engager une polémique stérile. Sur le fond, les déclarations régionales, qu'elles soient africaines, européennes, arabes… attestent d'une position commune, ou du moins de positions convergentes, sur la notion de droits de l'homme, relayée elle-même par la DUDH. Dès lors, le débat ne peut s'engager que sur la forme, et là, c'est de la politique…
Mais encore, sur le plan juridique ( puisque c'est quand même de droit dont on parle, bien que, comme on dit : « facit indignatio versum »), et c'est peut être là que la bas blesse, ces déclarations permettent une meilleure application des droits de l'homme. Le mot meilleur est à prendre avec des pincettes, mais tout de même, la conv. edh, pour exemple, est un mécanisme de sanction des Etats -cf. voir la récente sanction de la Turquie sur le droit des femmes, ou, plus en amont, la france pour torture.
Enfin, sur les questions philosophiques je vous laisse vous entretenir avec monsieur Guaino, l'heureux lauréat du prix busiris pour qui, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, bien qu'appartenant au bloc de constitutionnalité depuis 1971, ne serait qu'un texte philospohique. c'est facile et le dispositif tient de la sophistique, mais bon dieu que j'aime ça.
sur votre seconde remarque, franchement, je n'y toucherai pas.
à Beede
De Fnork
| | 19H07 | 19/06/2009 |
Et les droits de l'Homme, on les définit comment en Inde où un système de caste les excluant de facto de la logique nationale est en vigueur ?
On ne peut prétendre l'universalité de ces droits comme étant acquise, même si effectivement il nous paraît préférable d'essayer de les étendre…
à Fnork
De Beede
étudiant | 20H29 | 19/06/2009 |
C'est génial, je lis ce que vous dites, et voilà que nous sommes d'accords.
D'une part, l'universalisme est une fiction destinée à promouvoir les droits de l'homme à travers le monde (c'est mon avis, je ne crois pas au droit naturel). Nous somme toujours d'accord.
D'autre part, et puisque votre question le sous-entend, refuser l'existence d'une conception des droits humains occidentale, c'est :
- tout d'abord rejeter la légitimité d'une fraction nord-sud en terme de droits. Par ailleurs, je vous appelle à jeter un coup d'oeil sur les Etats signataires de la Charte des Nations Unies, cela afin de comprendre que ce n'est pas l'occident qui impose ces droits, mais la communauté internationale. nous sommes toujours d'accord.
- ensuite lire ce que j'avais écrit précédement. là aussi, nous sommes d'accords.
Finalement, le critère de juridicité d'une norme ne réside pas dans les moyens de contraintes qui sanctionnent son mépris, mais dans son caractère obligatoire. Le sati, en inde, est interdit depuis 1829, pourtant il se perpétue encore -trés peu, soit-. cela remet-il pourtant en cause l'existence des droits de la femme ? non. Il remet en cause les moyens mis en oeuvre par l'ataurité publique pour en condamner la contravention. Etes vous d'accord ?
j
à Beede
De Zeki
Curieux de tout | 22H25 | 19/06/2009 |
Vous alignez 2 mots hors de propos : polémique et stérile.
Je ne parlais pas philosophie mais alors là pas du tout.
Vous devriez entrer dans le détail de mes remarques, car ce sont autant d'éléments factuels qui renvoient à côté de la liberté de la presse le fumeux concept des droits de l'Homme dans l'étagère de la propagande.
A mon sens ce texte d'illuminés est juste bon pour faire de nous de gentils humanistes qui ne peuvent évidemment pas faire de mal (« si c'est pour le droit des femmes ou des enfants c'est que c'est juste et bien »). Je crains que ces savants humanistes méconnaissent ou plutôt nient l'humain et sa diversité culturelle.
D« ailleurs l'inventeur des 1ers droits de l'homme est Cyrus II, roi Achéménide (ironique non les ancêtres des iraniens…des aryens en somme). Après 2500 ans personne ne doute qu'ils tiennent plus d'une stratégie impérialiste que de l'élan désintéressé du coeur.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cylindre_de_Cyrus
http://www.livius.org/a/1/mesopotamia/cyrus_cylinder_scan.pdf
Faudra t'il 2500 ans pour analyser un discours dangereux tant son idéologie romantique pousse les bien pensants à agir comme ceux qu'ils dénoncent ?
PS : si on ne connais pas les casseroles de ces organismes et les dossiers sulfureux associés comment peut on espérer avoir un avis équilibré sur leur actions et objectifs ?
à Zeki
De Beede
étudiant | 01H08 | 20/06/2009 |
c'est vrai, j'ai merdé. Vous ne parliez pas de philosphie, vous philosophiez.
je m'en excuse.
Vous pouvez considérer que ce roman n'est qu'une arme de l'impérialisme, formulée sous couvert de bonnes intentions humanistes, au demeurant fades.
Vous ommettez qu'in fine, ce texte, malgré les dérives que l'on observe ça et là, pourrait constituer un outil immédiat au bénéfice des individus (devenus sujets, et non plus seulement objets de droit) face aux Etats, et non pas seulement une arme pour les Etats à l'encontre d'autres entités- en conséquence, je ne reviendrai pas sur votre post criptum.
Mais peut être qu'au nom de la diversité, vous vous refuserez à ce qu'un Etats puisse admettre la diversité de sa population, ou mieux, des cultures qui y foisonnent, ou mieux, leur droit à être différentes.
je constate donc, que ce que vous soutenez tient de la polémique, mais encore que celle-ci est stérile, cela dans la mesure où je vous parle de rapport homme-Etat et non Etat-Etat.
voici un lien sympas à consulter de temps en temps :
http://www.un.org/fr/documents/udhr/index.shtml
à Beede
De Zeki
Curieux de tout | 11H28 | 20/06/2009 |
« Vous ommettez qu'in fine, ce texte, malgré les dérives que l'on observe ça et là, pourrait constituer un outil immédiat au bénéfice des individus (devenus sujets, et non plus seulement objets de droit) face aux Etats, et non pas seulement une arme pour les Etats à l'encontre d'autres entités- en conséquence, je ne reviendrai pas sur votre post criptum. »
Là vous parlez au conditionnel.
Moi je me base sur le passé et le présent.
C'est la différence entre une analyse (qui vaut ce qu'elle vaut) et de la philosophie.
Concernant la relation homme-état je vous conseille de vous intéresser (si ce n'est déjà fait) au comitatus (symbolisé par le fasci et la hache sur nos nouveaux passeport).
Le PS est indispensable pour équilibrer son avis en confrontant la propagande utopiste à la triste réalité. Sans ceci on ne risque plus mais on sombre dans des sous-débats stériles (donc pour certains « philosophiques » alors que s'en est l'inverse).
Discuter droit de l'Homme (et de la Femme) et burqa dans le cadre de l'imposition de notre conception du bien passera probablement du fait de l'ignorance et de la xénophobie occidentale. Ce premier pas vers l'interdit nous dérangerais probablement plus si on discutais des padungs (ou Kayans). Ou les lèvres étirées par les disques de bois de certains Africaines.
Je discutais encore avec un algérien hier qui défendait sa position (préférant une oligarchie à visage découvert, le gouvernement algérien, à un empire qui se vautre dans l'exploitation meurtrière de l'homme et se rince dans une philosophie d'illuminés persuadés de la supériorité de leur système de pensée.
Voici un exemple de votre reflet sur la méditerranée que je ne défends pas non plus : http://www.aidh.org/Biblio/Txt_Arabe/inst_org-decla90.htm
PS : j'apprécie aussi les valeurs de ce texte (merci la maçonnerie) mais elle ne me fait pas oublier que les bonnes intentions pavent l'enfer.
Ou « l'armée de maintien de la paix » ou quand les mots ne veulent plus rien dire…pour en arriver à qui ? Taçi et le trafic pas très droit de l'homme…
à Zeki
De Beede
étudiant | 12H35 | 20/06/2009 |
Vous êtes sombre et je suis naif.
Vos perspectives sont mauvaises, les miennes sucrées…
que voulez-vous…
j'en reste là.
bonne journée.
à Beede
De Zeki
Curieux de tout | 09H38 | 22/06/2009 |
Je dirai que c'est du réalisme et non du pessimisme.
Je voudrais simplement que la liberté ne serve pas à interdire arbitrairement non pour améliorer la vie de certains mais pour servir un agenda politique. Je note qu'à la manière de la loi du voile qui enferme les porteuses de voile dans les écoles coraniques, une sur le voile intégral signifierais retour en Afghanistan Pakistan ou séparation avec un bout de tissu traditionnel. Et qu'enfin certains disposerait de l'alibi pour une énième invasion pour punir ceux qui osent violer les universels et sacrés droits à géométrie variable de l'homme.
Il est dommage qu'une fois informé sur les problèmes constitutifs de ces groupes mondialistes, certains détournent le regard et d'autres négligent les solutions qui existent…
Bonne journée aussi.
De WeWillWin
Indécise | 10H31 | 19/06/2009 |
Il parait étonnant que le Conseil des Droits de l'Homme ait son siège dans un pays dont l'opacité du système bancaire facilite grandement les magouilles et trafics de grande envergure qui vont à l'encontre du bien-être de l'humanité, et donc des droits de l'homme.
à WeWillWin
De Iv
Roboticien utopiste | 10H55 | 19/06/2009 |
Que la suisse soit encore considérée comme un paradis fiscal alors qu'elle donne le nom des comptes terroristes, des banquiers américains que le gouvernement US n'aime pas et qu'elle collabore désormais avec plein de FISC, ça fait doucement rigoler…
Ceci dit, la Suisse avait tout d'abord été choisie car à l'issue de seconde guerre mondiale, c'était un des rares pays non-belligérants et que son système démocratique est exemplaire.
à Iv
De WeWillWin
Indécise | 12H02 | 19/06/2009 |
Rigoler ?
Il s'agit d'une des plaies de l'humanité.
La cupidité portée a un tel paroxysme, moi, ça me fait plutôt pleurer.
à WeWillWin
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 08H51 | 20/06/2009 |
Les vraies plaies de l'Humanité, ce sont l'ignorance et l'arrogance. Vous ne connaissez pas ce pays et pourtant, vous en parlez beaucoup…
K.
à Iv
De brazz
12H57 | 19/06/2009 |
Pour le moment, et sous la pression américaine, la suisse s'est contentée de leur fournir la liste de leurs fraudeurs du fisc. Et elle continue -ainsi que l'Autriche- ses magouilles avec Vaduz. Alors, on a dit blanc, oui mais blanchiment !
à brazz
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 08H46 | 20/06/2009 |
La Suisse coopère plus qu'elle ne devrait. Les USA devraient commencer à faire le ménage chez eux avant (Nevada et Delaware).
K.
à WeWillWin
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 15H29 | 19/06/2009 |
Comme disait le sage : « le train de ton ignorance patine sur les rails de notre indifférence ».
Résumer la Suisse à son système bancaire c'est encore imaginer que les Français se promènent tous en béret avec une baguette sous le bras droit, et le litron de vin rouge sous le bras gauche…
K.
à Korchkidu
De WeWillWin
Indécise | 20H51 | 19/06/2009 |
C'est ça, c'est ça.
Un pays qui n'a ni industrie, ni matières premières et qui est l'un des plus riches du monde. Comment a-t-il acquis cette place ?
C'est bien en faisant patiner les trains des autres.
à WeWillWin
De Korchkidu
Grand patron de 0,4 personnes | 09H11 | 20/06/2009 |
PIB par secteur :
France :
agriculture : 2,2 %
industrie : 20,6 %
services : 77,2 %
Allemagne :
agriculture : 1 %
industrie : 30 %
services : 69,1 %
Suisse :
agriculture : 1,5 %
industrie : 34,0 %
services : 64,5 %
K.
De A.V.
tamagotchi89 | 10H38 | 19/06/2009 |
« Les plans les mieux conçus des souris et des hommes souvent ne se réalisent pas. »
Robert Burns
De Beede
étudiant | 11H01 | 19/06/2009 |
Le conseil des droits de l'homme, quand ses sessions ne sont pas rigoureusement cannibalisées ( voir le reportage arte, il y a quelque mois sur la conférence Durban II, et sur la fameuse formule de « diffamation des religions ») par des pays dont le comportement est ostensiblement liberticide à l'égard de ses ressortissants ( femmes, minorités,…), ne semble pas encore disposer des outils suffisants pour amorcer un réel débat sur les droits humains.
Dès lors, il ne reste plus qu'à s'acharner sur de petites victoires, mais qui ne font en rien trembler les Etats.
dommage, mais la bataille n'est pas perdue…
à Beede
De Beede
étudiant | 11H09 | 19/06/2009 |
je ferais mieux d'arrêter de lire les articles en diagonale, ça m'éviterait la paraphrase. tout a été dit.
je m'en excuse
De spouny_boy
Lynchez moi j'aime ça !! Mais gaf a... | 11H21 | 19/06/2009 |
LOL ! ! !
Laissez moi mourir de rire ! Non mais depuis quand les pays qui enfreignant les Droit de l'homme on droit de parole ? Il faudrait une charte officiel de l'ONU et tous ceux qui contrevienne sur un seul point sont exclu des discutions (la France serai dans la merde).
Le souci c'est que l'ONU est un ramassi de boulet sans pouvoir, et en plus avec le principe de souveraineté national ils sont encore plus inutile !
j'ai eu une remarque pertinent de mon père (qui travail comme dans le développement pour la CE) qui se demandais si le fait d'avoir des secrétaire général issu de pays ayant beaucoup souffert ne désensibilisait pas l'organisation rendant la misère et les atrocités plus acceptable. Ban Ki Moon est un neuneu qui ne sert à rien, jamais on a eu aussi peu de résolution de l'ONU contre les pays belligérant. Genre il on souffert c'est pas si grave s'ils massacre des gens, faut es comprendre … Ce qui arrange les pays développé, ça laisse les pays dans la misère, il peuvent vendre leur armes et en plus il peuvent se la jouer grand prince une fois le conflit passé !
Non je le répète l'ONU est une organisation pas assez stricte dans l'application des principes fondamentaux de libertés des peuples a disposé de leur nation.
PEACE
De Kereven
11H10 | 19/06/2009 |
A quoi sert donc ce conseil ? A éviter une guerre en irak, en Afghanistan, Au Sri-Lanka, Darfour ?
C'est de la poudre aux yeux, comme le TPI de La Haye, un organisme pour le Nord contre le sud.
à Kereven
De brazz
13H03 | 19/06/2009 |
Il faut éviter le manicheisme Nord-Sud qui retarde considérablement, en fait il faudrait parler de bloc des « anciens » contre les nouceaux : Chine, Inde, Russie qui les a rejoint histoire de s'opposer. Particulièrement pour le Sri Lanka, il faudrait regarder en face l'attitude de l'Inde, le Chine, le Pakistan, etc Pas beau du tout, et rien à envier aux magouilles criminelles anciennes de l'occident.
Ne nous trompons pas de méchants puisqu'il n'y a pas de gentils !
à brazz
De christobal0094
citoyen du monde | 15H02 | 19/06/2009 |
a propos des informations sur le Sri Lanka.
j'ai assiste a un etalage d'ignorance et de parti pris de la part des journalistes et repris par le public.
les sources gouvernementales pouvaient etre considerees comme biaisees, bien sur, encore que leur progression sur le terrain etait certainement correctement reportees.
Mais les sources tamils internationales et a la fin dans la bande etroite encore tenue par le LTTE, etaient au moins aussi digne de suspicion.
Hors les NGOs ( ONG en french) ont relaye et amplifie ce seul point de vue.
particulierement HRW, dont j'ai lu le rapport de 48 pages, manicheen et base sur des temoignages indirects, tous de source tamils, et c'est le coeur de mon sujet :
parler de NGO independante est, depuis leur professionalisation, une totale imposture, a plusieurs niveaux :
- globalement le role des NGOs est d'adoucir les inegalites Nord-Sud, developpes/emergents, riches/pauvres ( vous pouvez choisir l'euphemisme qui vous convient).
- a ce titre les NGOs, le charity business, sont les gentils vautours vivant des catastrophes naturelles ou humanitaires .
- a ce titre les NGOs operant dans les zone LTTE pour pouvoir y survivre, se sont largement compromises et n'ont pas utilises leurs fonds a quoi que se soit non utile a l'effort de guerre du LTTE.
- surtout les NGOs sont une communaute, comme les expats, il faut etre conforme et ne pas remettre en question les a priori. Il y a une sous culture ici, au SL, de la communaute internationale, NGOs, Diplomates, Human Ritgh, qui depuis le depart etait contre ce gouvernement.
- pourquoi ? parceque le precedent etait pro-weaterners, a signe le catostrophique Cease-Fire-Agreement, c'est fait rejeter par le vote .
Pour qui n'a pas vecu ces reunions de NGOs ils peuvent apparaitre comme de sensibles creatures devouees au droits de l'homme.
Ils ne sont ni benevoles, ni indeoendants, ni objectifs.
BHL le grand reporter, devoilait son truc, il y a quelques annees, pour savoir ce qui se passait reelement dans un pays en crise : contacter les NGOs.
on attend mieux de reporters/media serieux.
De brazz
12H54 | 19/06/2009 |
Malheureusement, plus le temps passe et plus l'ONU ressemble à la SDN, sa seule justification c'est qu'elle a le mérite d'exister… La responsabilité de cet affaiblissement en revient principalement aux Etats Unis, mais pas uniquement. A présent cela semble irréversible, et l'ONU juste représenter une tribune publicitaire éventuellement utile pour amplifier des décisions prises ailleurs !
Alors, les commissions de l'ONU …
à brazz
De Beede
étudiant | 13H38 | 19/06/2009 |
L'effectivité des initiatives de l'ONU conduit parfois à s'interroger sur sa légitimité en tant qu'organisme de promotion d'une paix internationale. Mais, voilà, ce n'est pas pour autant qu'il faut la considérer uniquement comme un vecteur de bonne conscience universelle. L'ONU est jeune, l'ONU n'est pas un super Etat, et l'ONU n'est pas un empire dans un empire !
Parler de droits humains à l'échelle internationale, c'est d'abord constater que les efforts fait en ce sens n'auront de répercutions que dans 30, voir 50 ans au mieux ( on commence à peine à se demander si un Etat peut voir sa responsabilité engagée pour génocide, et franchement ce n'est pas sans hésitations - cf. CIJ, 2007, affaire sur la convention pour la prévention à la répression du crime de génocide.).
L'homo sapiens moyen est toujours plein de bonne conscience, mais voir la Chine expliquer qu'elle n'est pas encore en mesure dappliquer les droits de l'homme, c'est déjà un pas avant ( aussi minime soit-il) dans la prise en compte de ces droits.
PS : les jusnaturalistes sont adorables, mais, à la manière d'un Kant, ils n'ont pas de mains.
De Enki 9562
Alchimiste | 13H38 | 19/06/2009 |
Dans l'édification d'un universalisme des droits de l'homme, il y a :
- Une faiblesse des fondations.
- Une erreur de construction.
- Une brèche.
Les pays fondateurs, la France et les Etats Unis, sont décrédibilisés par une application défaillante et un déni politique. Les Etats Unis par les mandats bushistes, et la France par son président, qui fût le premier, après De Villiers, à parler de « droits de l'hommisme » comme une idéologie partisane.
Nous avons associé la construction internationale des droits de l'homme à la gouvernance mondiale des puissances économiques, laquelle étant en passe de s'effondrer. Voir l'article de Pierre Haski :
http://www.rue89.com/2009/06/17/sommet-des-bric-le-club-des-puissances-e…
La régionalisation des droits de l'homme, et donc la fin du principe d'universalité, est engagée depuis 1981 dans le monde musulman. Voir l'article de Carole Vann :
http://www.rue89.com/2008/02/02/une-charte-arabe-des-droits-de-lhomme-qu…
Et la charte régionale des droits de l'homme entrée en vigueur en mars 2008 :
http://www.aidh.org/Biblio/Txt_Arabe/modernisation.htm
Que faire ?
Peut-être s'occuper d'abord de ce qui est de notre responsabilité :
Nicolas Sarkozy, l'UMP et la République Française.