
Ce vétérinaire de campagne a vivement réagi au témoignage de Guillemette Reveyron, médecin généraliste qui a décidé de déménager pour fuir les gardes forcées. Il estime que les gardes, inscrites dans le code de déontologie des vétérinaires font partie de ces obligations désagréables qui incombent à toute profession.
Dans l'ouest du département voisin de celui de Guillemette, la Saône-et-Loire, j'exerce le métier de vétérinaire rural (le « rural » a aussi son importance).
Moi non plus je ne suis plus tout jeune (56 ans) mais j'ai choisi ce métier en classe de sixième, par totale vocation.
Passons sur les difficultés à réussir le concours d'entrée aux Ecoles nationales vétérinaires (à l'époque, 325 places offertes pour 2000 prétendants au concours, France entière). Je pense avoir un niveau d'éducation et de formation au moins équivalent au généraliste moyen. D'ailleurs, nombre de mes camarades de classe préparatoire ayant échoué au concours se sont reclassés comme… médecins !
150 nuits par an et par tête de pipe
J'exerce de la façon suivante : en association de six vétérinaires plus deux collaborateurs libéraux en pleine saison, sur deux sites éloignés de 15 kilomètres environ. Ce qui nous permet d'organiser nuits de gardes, dimanches, fériés travaillés et congés (quand même) de façon rationnelle.
Mais, même de cette fraçon, il nous faut assurer de deux à quatre nuits de garde par semaine selon la saison, soit 150 nuits par an et par tête de pipe, et entre un week-end sur deux et un sur trois. Assez loin des « une nuit sur huit » dont parle Guillemette Reveyron.
Et je peux vous garantir que le travail est loin d'être une sinécure. Principalement de l'obstétrique, se soldant quasi systématiquement par une césarienne sur une patiente de 700 à 800 kilos, de laquelle il faut extraire un veau de 50 à parfois 80 kilos…
« Continuité des soins aux animaux qui lui sont confiés »
Ne pensez pas que je cherche à me faire plaindre ou à susciter quelque compassion ; j'explique, c'est tout.
Chez nous, la réalisation des gardes de nuit et jours fériés ne souffre même pas la question : elle est inscrite dans nos gènes, ou plus précisément dans le code de déontologie de l'Ordre des vétérinaires :
« Le vétérinaire assure lui-même ou par l'intermédiaire d'un de ses confrères la continuité des soins aux animaux qui lui sont confiés. »
A ce propos, je signale que, de plus en plus, lorsque je reçois un animal de compagnie à des heures « indues », le propriétaire très souvent commence par me remercier d'avoir bien voulu lui ouvrir la porte de mon cabinet, ce qui n'était quasiment pas le cas quelques années auparavant.
« Une sorte de dinosaure »
Au début, j'avoue, avec un soupçon de vanité, avoir été flatté d'une telle entrée en matière. Maintenant, j'y vois surtout la carence totale des services à la personne dans notre société, et ça ne m'amuse plus du tout.
J'ai vraiment la sensation d'être une sorte de dinosaure pour travailler encore de cette façon. Point n'est besoin de titiller le client pour qu'il fasse état de tel ou tel cas dans sa famille ou ses amis de personnes en détresse ayant dû attendre des secours de une à plusieurs heures à défaut de pouvoir se rendre au centre hospitalier le plus proche, aucun médecin local n'étant évidemment joignable.
Pour les urgences, faites le 15
C'est bien là où le bât blesse : dans mon secteur, il reste quatre médecins libéraux installés, trois sont plus âgés que moi. J'ai le douteux privilège de vivre dans une de ces célèbres zones en voie de désertification médicale. Pas assez de médecins, trop vieux : faites le 15 ! Et là, bonjour le parcours du combattant. Vous êtes dirigé vers un « médecin régulateur » assis derrière son pupitre à Mâcon (70 km) dont vous avez la désagréable sensation que son rôle est de vous botter en touche jusqu'au lendemain ou au lundi suivant. D'où certains couacs mortels de temps à autre…
En trente ans de pratique, j'en ai vu défiler quelques-uns de ces jeunes toubibs, tout feu tout flamme, prêts à vous expliquer comment il fallait travailler au service de la société. Ils se sont tous barrés comme des rats, qui dans un service de médecine légale, qui dans un centre de gériatrie pépère, etc…
« Moi, j'assume de A à Z, du bobo à l'urgence chirurgicale »
La préfecture a fait le choix de déléguer les urgences au « 15 » : très bien : c'est là que se retrouvent tous les inquiets du samedi soir, les bobos de l'âme et les vieux ou les clodos dont personne ne sait que faire. Et cela au détriment des vraies urgences vitales.
Amis médecins qui me lisez : ne vous plaignez pas. Si un cas vous dépasse ou vous inquiète vraiment, vous avez l'hôpital à disposition alors que moi, j'assume de A à Z du bobo jusqu'à l'urgence chirurgicale (et sans personnel la plupart du temps).
Vous m'en voudrez sûrement, mais j'estime être un des rares à pouvoir vous faire ce genre de remarques.
Quand au chapitre rémunération, j'aurai de quoi remplir une nouvelle page, avec quelques mises au point…
Photo : un veau et une vache en Toscane (Monica Arellano-Ongpin/Flickr).



















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à bleu horizon
De ROLLIN_DELAY
(auteur)
Vétérinaire à la Campagne | 21H18 | 17/06/2009 |
Pas de souci sur les chiffres ! Je facture une consultation à mon cabinet 24 Euros…TTC ! Eh oui, d'après Bercy, nous sommes une profession de services donc assujettie à la TVA ; donc 4 euros vont illico dans les caisses de l'état.
Réveillé la nuit ? entre 19h et 7h, comptons de deux à cinq « sorties ». Selon la distance parcourue (c'est toujours chez le client) et la difficulté de l'intervention : de 50mn à 2heures par visite…
Responsabilité pénale ? bien sûr que oui, mon coco ! Vous n'imaginez pas la variété des domaines d'application de la médecine vétérinaire, ni ses implications en termes de santé publique quand on s'occupe des animaux dits « de rapport », c'est à dire, ceux destinés à être mangés… Allez consulter le code rural sur Légifrance pour avoir un aperçu…
Le diplôme de Docteur Vétérinaire nous octroie la fonction de Propharmacien, c'est à dire de prescrire ET délivrer les médicaments aux animaux auxquels nos soins sont prodigués ! Heureusement, car la marge réalisée sur lesdits médicaments est totalement indispensable au maintien des vétérinaires en zone rurale, où, compte tenu des distances à effectuer et de la durée des interventions, une journée à 10 visite est déjà bien remplie…
Quand au revenu : D'après l'Association de Gestion Agréée des Professions de Santé qui contrôle les déclarations fiscales de 18000 professionnels médicaux et paramédicaux, un vétérinaire rural réalise un bénéfice 6% inférieur à celui d'un généraliste.
Pas de quoi pavoiser !
à ROLLIN_DELAY
De bleu horizon
09H21 | 18/06/2009 |
En fait des chiffres sensiblement différents de la part de l'URSSAF qui démontreraient que les vétérinaires (dont les ruraux) sont une des professions libérales qui gagnerait le plus (bien sur après les notaires)
Ah oui, il faudra m'expliquer pourquoi les médecins Eux ils n'ont pas le droit de vendre les traitements qu'ils ont prescrit et comment les pharmaciens gagnent leur vie s'il y a si peu de marge si les médicaments ?
Ah oui la TVA vaste sujet, saviez que c'est en fait la personne en bout de chaine qui paye la TVA (c'est à dire le consommateur)
Quand vous achetez du matériel, cette TVA vous est restituée par le trésor puisque que c'est vos clients qui la paye « in fine » sauf dans le cas des prestations sans TVA comme les consultations des médecins ( nous pouvons y inclure les infirmières, les kinés etc.) .Le corolaire de cette spécificité, c'est que les médecins quand ils achètent du matériel, ils ne récupèrent la TVA (donc leur voiture pro coûte 20% plus chère que la votre) eh voilà comment vous transformez un « avantage » en inconvénient.
Sur la responsabilité, je parle de votre responsabilité pénale lors d'une erreur d'un soin pas des autres (devant votre interprétation même le vendeur de bicyclette est pénalement responsable)
je trouve qu'il faudrait vous retirer le droit de vendre des traitements(monopole qui doit rester au pharmacien), plafonner le prix de tous vos actes de soins qui sont une charge trop important pour les agriculteurs et les particuliers, obliger les jeunes vétérinaires a s'installé dans les zones rurales, mettre en place un organisme de contrôle vétérinaire qui surveille toutes vos prescriptions que vos cliniques soient soumises à une autorisation administrative d'ouverture et à une certification.
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H22 | 17/06/2009 |
Je ne pense pas que Guillemette Reveyron, médecin généraliste rurale, puisse être autorisée à dire à la famille de son patient :
« Désolé cher monsieur, mais il faudra l'abattre… ! ! ! c'est le mieux !
Même s'il s'agit de la belle mère du monsieur, un peu vache et quelque peu fofolle de surcroît….
à Yvon le Zébulon
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 11H25 | 17/06/2009 |
ça c'est une idée qu'elle est bonne ! ! !
La prochaine fois que ma belle-mère tombe malade, j'appelle le vétérinaire.
à Tigerbill
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 07H24 | 18/06/2009 |
T'es pas gentil Tibergill…
° Pourquoi t'aime pas ta mamie… ? ?
- Elle t'embête pendant les Weeks end ?
aie aie aie…
à Yvon le Zébulon
De Djab
Ingénieur informatique | 11H45 | 17/06/2009 |
En même temps, cette solution règle du même coup le problème des retraite, et surement aussi du trou de la sécu…
De Guillaume H.
chimiste | 11H30 | 17/06/2009 |
L'article et certaines des réactions sont l'exemple même du fait qu'il est bien compliqué de juger la situation de qqun sans en connaître les tenants et les aboutissants…je n'avais pas lu l'article sur la médecin mais en tout cas respect m'sieur le véto, y'en a bcp qui gueuleraient pour moins que ça ; -)
à Guillaume H.
De Juanita Pablo de Tagéno
Epouse virtuelle de Tagada | 11H51 | 17/06/2009 |
J'ai lu les deux articles.
Dans un cas le docteur (mère de plusieurs enfants en passant, soit double journée quoiqu'en disent les petits machos de tous bords) a reçu un ordre de réquisition pour travailler la nuit et 44 heures le week-end sous menace de 3750 euros d'amende et de poursuites devant le tribunal correctionnel avec six mois de prison avec sursis à la clé.
Dans celui-ci le véto explique qu'il a choisi de travailler en association de 6 vétérinaires (+ 2 collaborateurs libéraux en pleine saison), sur deux sites éloignés de 15 km et d'organiser nuits de gardes, dimanches, fériés travaillés de façon rationnelle.
Obligation d'un côté avec amende à l'appui (voire prison avec sursis) et organisation rationnelle et choisie d'un autre.
Question subsidiaire : le véto qui travaille au bout de ma rue de 8H30 à midi et de 14H à 17H, heure à laquelle il quitte son cabinet pour regagner tranquillement ses pénates, va t-il être réquisitionné par le Préfet ?
à Juanita Pablo de Tagéno
De kevangel
Chercheur | 12H22 | 17/06/2009 |
Et mon médecin il travaille de 14h à 19h30 du lundi au vendredi. Ca fait encore moins qu'à la poste… Alors c'est pas la peine de prendre des exemples pour une généralité.
à Juanita Pablo de Tagéno
De jean.pierre
13H36 | 17/06/2009 |
votre véto fait dans l'animal de compagnie, ça n'a rien à voir
à Juanita Pablo de Tagéno
De Laclairette
informaticienne | 13H46 | 17/06/2009 |
Si je me souviens bien, elle était réquisitionnée car elle refusait d'assurer les gardes.
Mère de plusieurs enfants, c'est un choix aujourd'hui ; je ne connais pas beaucoup de mères de 5 enfants qui continuent de travailler. Et ce n'est pas une remarque macho, c'est un simple constat de la réalité.
De julian ross
Globe-trotteur | 11H44 | 17/06/2009 |
Bien que je suis d'accord a 100% avec les dires du vétérinaire si dessus (Je connais un ex-vétérinaire à la campagne et c'était exactement les même choses) et que je trouve que l'article est un bon témoignage, je ne peux pas être d'accord avec son but qui est de dire « chez moi c'est pire, alors faut pas se plaindre chez vous ».
C'est comme si moi, travailleurs français je ne devait pas me plaindre de mes conditions parce que en Chine ou même (en exagérant), dans l'entreprise en face de moi, les conditions sont pires … cela n'a aucun sens en soit si ce n'est attiser la discorde entre deux professions qui cohabitent (d'autant plus en milieux rural) …
De kilimandja
working girl | 12H18 | 17/06/2009 |
Je crois que ce que le vétérinaire veut dire, c'est qu'être soignant à la campagne, avec les humains comme avec les animaux, c'est un sacerdoce. Pour un vétérinaire, travailler dans le monde rural implique souvent une sujétion aux rythmes de la nature, à ses saisons, qui ne permet pas de répartir les heures de travail de manière équilibrée. On peut le comparer à un éleveur par exemple : les bêtes ne vont pas arrêter de donner du lait ou de vêler le dimanche. En cas de besoin, c'est 24h/24 et 7 jours sur 7.
Ce vétérinaire a peut-être trouvé que le témoignage de la doctoresse était déplacé. Quand on s'installe en campagne, on sait que les horaires seront rock'n'roll. Dans ce cadre, travailler en milieu rural c'est un emploi qui permet de gagner sa vie mais aussi et surtout se rendre utile à la communauté là où elle en a le plus besoin. Ne pas abandonner ses patients isolés, même si le rythme est difficile à tenir, c'est pour certains un devoir, une exigence morale.
Je le rejoindrais sur un point : on peut tout à fait comprendre que la quantité de travail à fournir, le nombre important de gardes amènent quelqu'un à quitter la campagne, mais le témoignage de la doctoresse parlait en fait surtout d'argent. Il m'a plus laissé l'impression de dire « je suis trop mal payée pour faire tout ça donc j'arrête ». C'est humain, mais il n'est alors pas justifié de jouer sur les bons sentiments et la compassion des gens dans ce cas.
De plus, il va bien falloir que les médecins sortent un jour de leurs contradictions : il est vrai que c'est loin d'être évident de tenir les rythmes de la médecine rurale toute une vie, mais ils rejettent l'idée de demander à certains « jeunes » de faire quelques années en campagne au début de leur vie professionnelle. Ils se plaignent du manque de médecins, mais qui a demandé le numérus clausus à l'origine ? On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
à kilimandja
De Caracole
Etudiant en médecine | 13H56 | 17/06/2009 |
C'est le gouvernement qui a installé le NC. C'est aussi lui qui fixe sa valeur chaque année par arrêté ministériel, pas l'Ordre des médecins.
à Caracole
De kilimandja
working girl | 14H12 | 17/06/2009 |
Alors là, c'est vraiment nous prendre pour des abrutis. « C'est le gouvernement » ! mais à la demande de qui ?
à kilimandja
De Caracole
Etudiant en médecine | 14H21 | 17/06/2009 |
A la demande du ministère de la santé qui voyait là un moyen de diminuer l'offre de soins et donc de contenir les dépenses de santé.
Et non pas des médecins.
à Caracole
De kilimandja
working girl | 14H24 | 17/06/2009 |
N'allez pas nous dire que les médecins déjà installés n'ont pas sauté sur l'occasion de réduire la concurrence. Vous trouverez beaucoup de documents sur ce sujet. Les économies, c'était plutôt le motif avouable qu'on a sorti à l'opinion publique.
à kilimandja
De jeebee
medecin | 14H56 | 17/06/2009 |
c'est faux.
L'argument à l'époque était de diminuer les dépenses de l'assurance maladie en diminuant l'offre de soins. Ils n'empêche qu'un écho favorable s'est fait entendre du coté des médecins qui ont vu là un moyen d'éviter une concurrence trop importante. C'était bien sur une erreur et nous en payons le prix maintenant.
une fois qu'on a dit ca….
l'argument du « c'est bien fait pour eux » me semble un peu limite d'autant que la génération de médecin qui paye maintenant le prix de la désertification rurale n'y était pour pas grand chose….
à kilimandja
De guillemette reveyron
medecin en exode | 05H06 | 18/06/2009 |
Les vieux clichés en tant que paire de lunettes ne permettent pas d'appréhender la réalité actuelle de la médecine rurale.
Deux choses : la médecine rurale se sont des heures et des heures de travail avec une responsabilité immense. Ne pas suivre les directives de la CEE en ce qui concerne le temps de travail (48heures hebdomadaires maximum pour un soignant) c'est s'exposer à des peines lourdes en cas de problème.
Le système de garde devrait tenir compte de ce temps de travail comme impératif pour la sécurité des patients.Or il n'en est rien.Pire,les médecins qui exercent volontairement la PDS,mission du service public ne disposent pas avec certitude d'une assurance .On assiste actuellement à une partie de ping pong dans la prise en charge assurancielle des médecin exerçant volontairement cette mission de service public.Je ne parle pas des médecins réquisitionnés qui ,eux,n'ont aucune assurance réelle.
De claire_
Apprentie chômeuse | 11H49 | 17/06/2009 |
C'est très intéressant cette démarche d'écrire un article pour dire à l'autre que notre situation est pire que la sienne et qu'il ne devrait pas se plaindre.
Qui va répondre par article interposé à Mr Delay ? Je verrais bien un pompier qui se fait caillasser par des « jeunes » quand il vient éteindre un feu, ou une infirmière qui travaille avec des fous dangereux…
à claire_
De Azrael
14H42 | 17/06/2009 |
Inutile puisque justement M. Delay ne se plaint pas
à Azrael
De claire_
Apprentie chômeuse | 15H59 | 17/06/2009 |
Où ai-je écrit qu'il se plaignait ?
De Vagal
Etudiant en médecine | 12H10 | 17/06/2009 |
Je réagis rapidement à une chose.
Une des incompréhensions qui revient régulièrement et qui peut expliquer les espèces de « procès anti médecins » régulièrement tenus (et particulièrement ici…), c'est le raisonnement « les médecins sont payés par la sécu » (sous entendu par l'état, et donc les médecins sont des fonctionnaires qui doivent faire ce que l'état leur dit…).
Non, la sécu ne paye pas les médecins.
La sécu rembourse les patients qui consultent un médecin conventionné (c'est à dire ayant passé un contrat avec la sécu fixant notamment le prix de la consult).
Et ceux qui pensent que c'est un système qui favorise les médecins n'ont qu'à regarder ailleurs, dans les pays où il n'y a pas de sécu (Etats Unis), quelle est la rémunération des généralistes par rapport à la France…
Elle est multipliée par 2 ou 3.
Après, effectivement, la situation sanitaire est tout autre…
La médecine (hors hopital) est une profession libérale, au même titre que les vétérinaires, les avocats, les architectes et bien d'autres.
Vous voulez des généralistes payés par l'état et soumis aux mêmes contraintes que les agents du service public (absence de liberté d'installation notamment).
C'est très simple, faites en des fonctionnaires.
Mais n'oubliez pas de leur donner tous les avantages qui vont avec : 35h, congés payés, mêmes horaires, sécurité de l'emploi etc…
à Vagal
De kilimandja
working girl | 12H27 | 17/06/2009 |
Arrêtez de dire que la sécu ne rémunère pas les médecins. C'est le patient qui paie, mais avec l'argent de la sécu (et c'est très bien comme ça d'ailleurs). Arrêtez les remboursements et vous verrez combien de consultations les patients peuvent financer par leurs propres fonds. Ce sont les fonds publics qui rendent solvables un grand nombre de patients. Donc les consultations sont moins chères pour le praticien, mais plus fréquentes.
Quant aux USA, vous oubliez un aspect du cercle vicieux : plus les consultations coûtent cher, plus les assurances privées limitent leur couverture pour ne pas avoir à payer un surcoût, ce qui limite d'autant l'accès aux soins. Je ne trouve pas que menacer les potentiels patients en leur disant « si vous n'êtes pas d'accord avec moi, je ferai en sorte que vous ne puissiez plus vous payer un médecin » soit très fair play.
à Vagal
De kevangel
Chercheur | 12H27 | 17/06/2009 |
La sécu ne paye pas les médecins ! ? ! Et vous croyez que les patients se feraient tous soigner sans la sécu ?
Non la médecine n'est pas libérale. Il y a le numérus clausus qui est une entrave à la concurrence, et le revenu des médecins est in fine payé par nos impôts. Donc les médecins sont des fonctionnaires. Mais à la différence des vrais fonctionnaires, ils refusent d'avoir les inconvénients (salaires plus bas que le privé et affectation géographique imposée par le ministère).
à kevangel
De Vagal
Etudiant en médecine | 12H40 | 17/06/2009 |
Bah comme je le disais, la sécu rembourse les patients, et impose des tarifs de consultations aux médecins…
Système que je ne remet pas en cause dans son principe, d'ailleurs.
Le seul constat que je fait, c'est que si il n'y avait pas de sécu, les patients ne seraient plus remboursés… mais les médecins fixeraient leurs tarifs de consultations eux même.
Et les médecins verraient certes moins de patients….
Mais les tarifs de consultations seraient largement plus élévés.
Comme aux USA en fait.
Donc, non les médecins ne vivent pas sur le dos de la sécu…
Et pour ce qui est de dire que la médecine n'est pas une profession libérale, je ne peut que vous inviter à :
- tapper « profession libérale définition » dans google (http://lmgtfy.com/ ? q=profession+lib%C3%A9rale+d%C3%A9finition) et voir ce qui sort…
- réfléchir un minimum, et se rendre que d'autres profession libérales (avocats par exemple) passent aussi des concours durant leur formation…
à Vagal
De Vagal
Etudiant en médecine | 12H42 | 17/06/2009 |
Et au fait, je ne menace personne, j'expose juste ce qui ce fait ailleurs…
N'ayant aucun pouvoir dans ce domaine, je me vois mal menacer quelqu'un de « supprimer la sécu »…
à Vagal
De kiki21120
sans emploi | 14H58 | 17/06/2009 |
Quel % de précaires sont soignés par les médecins aux USA. Lorsque nous regardons « urgence » rediffuser actuellement sur France 2, la première question qui est posé au patient : avez-vous une assurance ? Il n'y a aucune honte à avoir une couverture sociale, oui de ce fait les médecins sont pour un fort % payer par la sécu et les assurances (mutuelle complémentaire)
à Vagal
De aartaud
lambda | 12H31 | 17/06/2009 |
Perso je serais plutôt pour…
De zikpoltech
cadre | 13H13 | 17/06/2009 |
dans les dents cet article ! Et pan !
Etre médecin c'est être au service des gens, et pas se faire plein de fric comme un vulgaire commerçant (qui ne sont pas tous vulgaire d'ailleurs) !