décryptage 17/06/2009 à 16h03

Sommet des Bric : le club des puissances émergentes

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Les présidents Lula, Medevedev, Hu et Singh à Ekaterinbourg en Russie le 16 juin 2009 (Sergei Karpukhin/Reuters).

C'est un événement hautement symbolique des nouveaux rapports de force internationaux, qui a pourtant été largement occulté par le fracas des événements en Iran. Mardi, à Ekaterinbourg, en Russie, les dirigeants des quatre plus grandes économies dites « émergentes » -Brésil, Russie, Inde et Chine, les « Bric“- se sont réunis pour discuter des affaires du monde. Entre eux, sans les Occidentaux.

L'événement n'aurait pas eu grand sens il y a seulement dix ans, lorsque les quatre économies combinées de ces géants (plus du tiers de l'humanité à eux quatre) représentaient à peine 7,5% de l'économie mondiale. Mais leur part a doublé en une décennie, tirée par la locomotive chinoise et sa croissance à deux chiffres, mais aussi de bons scores également des trois autres.

Résultat : les Bric ont pris de l'assurance, et souhaitent que leur voix porte plus sur les affaires économiques internationales. Surtout quand la crise économique et financière est provoquée par celui qui en détenait jusqu'ici tous les verrous : les Etats-Unis.

Concertation avant le G8

La réunion des quatre, intervenant trois semaines avant le sommet annuel du G8 à l'Aquila, en Italie, où ils seront invités pour le café, leur a permis de revendiquer plus d'influence au sein du Fonds monétaire international (FMI), aujourd'hui sous influence américaine et occidentale prépondérante, mais aussi de réclamer un système monétaire ‘diversifié’, c'est-à-dire moins lié au dollar. Une prise de position qui a son importance quand on sait le poids des bons du Trésor US détenus par la banque centrale chinoise : c'est ce point qu'a mis en avant le très officiel China daily mercredi.

Certes, il y a bien des différences entre ces quatre puissances en devenir. Leurs économies n'avancent pas au même rythme et évoluent de manière différente, comme le montre l'impact de la crise qui n'est pas le même dans chacun de ces quatre pays. Et leurs systèmes politiques sont contradictoires, entre le parti unique chinois et la démocratie assez classique du Brésil, en passant par l'autoritarisme russe et la démocratie mâtinée de castes en Inde.

Mais ce qui unit ces quatre Etats n'est pas indifférent : une remise en cause de l'hégémonie occidentale, et surtout américaine sur la marche du monde. Sans pour autant rejoindre le rêve des altermondialistes : ils réclament la cogestion de la mondialisation, pas son remplacement. En gros, un G20 prenant la place du G8 et pas seulement ponctuellement quand on a besoin d'eux...

Un rééquilibrage du pouvoir mondial

La crise économique offre à ce bloc hétéroclite une opportunité de rééquilibrer le pouvoir mondial en sa faveur, profitant de l'affaiblissement durable de l'économie américaine, et l'incapacité de l'Europe à peser comme elle devrait. La Chine est la plus motivée des quatre, et il reste à voir jusqu'où les trois autres sont prêts à la suivre dans sa quête de puissance, en particulier l'Inde, l'autre géant d'Asie, qui a des relations toujours ambiguës avec ce grand voisin avec lequel elle a été en guerre il y a quatre décennies.

Plus fortes sont les convergences sino-russes, pour favoriser un monde multipolaire autoritaire, dont on entrevoit avec les soubresauts iraniens et le soutien implicite de Pékin et Moscou à la ‘stabilité’ et donc à Mahmoud Ahmadinejad, dans quel sens il pourrait évoluer.

Signe de l'ambition de Pékin, le numéro un chinois, Hu Jintao, a profité de son séjour à Ekaterinbourg, dans l'Oural russe, pour tenir parallèlement un sommet de l'Organisation de sécurité de Shanghaï (OSC), organisation régionale regroupant la Chine, la Russie, et tous les Etats d'Asie centrale ex-soviétiques. Et Hu Jintao a annoncé à ces derniers une ligne de crédit de 10 milliards de dollars pour les aider à traverser la crise. En diplomatie, ça peut être utile d'avoir les poches pleines.

Les Occidentaux ignoreraient à leurs dépens les dynamiques qui animent cet ensemble, malgré ses fortes contradictions. Il est le reflet d'un monde dans lequel ils ne contrôlent plus tout.

Photo : lLes présidents Lula, Medevedev, Hu et Singh à Ekaterinbourg en Russie le 16 juin 2009 (Sergei Karpukhin/Reuters).

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  • SuperAlAmAs-
    • Posté à 16h12 le 17/06/2009

    « La crise économique offre à ce bloc hétéroclite une opportunité de rééquilibrer le pouvoir mondial en sa faveur »

    Supermarrant ce skètche... Coluche sort du corp de Monsieur Haski...

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à SuperAlAmAs-
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 16h23 le 17/06/2009
        éditeur
      • Journaliste
        Cofondateur

      qu'est-ce qu'il y a de drôle ?

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Pierre Haski
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 16h33 le 17/06/2009
        • Internaute
          http://www.nouvellesociete.org

        Super Alamas : Comme je dis à peu près la même chose, mais avec un mot sur l'Afghanistan, vous êtes le bienvenu a venir rire aussi chez-moi.

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        Si vous voulez vraiment vous marrer, toutefois, et que vous êtes sensible à l'humour de Kafka, cliquez aussi ici.

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        Pierre JC Allard

         
        • SuperAlAmAs-
          • Posté à 16h45 le 17/06/2009

          Il manque une femme aux Ouighours pour former une npouvelle peuplade, erf...

          Oui, si je ris, c'est parce que croire que ces 4 BRIC vont être une espèce de rempart contre l'empire ou je ne sais quoi n'est plus de la naïveté mais plutot une espèce de virus que je ne voudrait pas voir s'étendre ; on est assez virussé de désinformations comme cela...

        1 autres commentaires
      • SuperAlAmAs-
        • Posté à 16h37 le 17/06/2009

        Vous me posez encore la question, comme si la crise financière » voullue » par les EU allait les rendre moins puissant...

         
        • pierrot123
          • Posté à 07h01 le 18/06/2009

          ça veut dire quoi ?

          • SuperAlAmAs-
            • Posté à 14h40 le 18/06/2009

            ca veut dire : une crise financière « prévisible » ne peut pas rendre moins puissant les puissances qui l'ont amenné à terme, je ne pense pas que la « crise soit du gouvernement américain uniquement, mais ceux qui se gavent dans les conseils d'administartions et qui eux ne subissent pas la crise, ne sont pas inquiètez non plus par l'“état”, délors, on peut parler d'une certaine corruption, ou d'un rapport de force “massif” entre les multinatinales et banques contre le gouvernement qui forment pourtant ensemble : l'empire.
            Je ne crois pas que cette crise va rendre l'empire moins fort mais à l'inverse consolidé son identé de nouvel ordre, et d'ailleurs, ces BRIC donnent bien évidement par exemple à la £FRance et aux EU une raison de se “rapprocher”...

        2 autres commentaires
  • lorem-ipsum
    • Posté à 16h31 le 17/06/2009

     » Les Occidentaux ignoreraient à leurs dépens les dynamiques qui animent cet ensemble, malgré ses fortes contradictions. Il est le reflet d'un monde dans lequel ils ne contrôlent plus tout. « 

    Mais quand au juste les Occidentaux –- si l'on n'y compte pas les Russes et les Brésiliens qui en sont pourtant –- ont-ils tout contrôlé ? Ni pendant la guerre froide, quand le monde était partagé en trois, entre l'Ouest capitaliste, l'URSS et ses satellites, et la plus grande part du reste où les deux premiers s'affrontaient par des jeux d'influence indirects ; ni pendant la période de l'impérialisme franco-britannique où le Japon, l'Amérique du sud, la Porte et la Russie –- et dans une moindre mesure la Chine –- étaient déjà des joueurs indépendants ; ni pendant celle de l'impérialisme ibérique, où l'Europe ne dominait qu'une fraction du globe. Quand aux époques précédentes, les états d'Europes –- y compris l'Empire romain –- n'étaient au mieux que des pouvoirs régionaux.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à lorem-ipsum
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 17h14 le 17/06/2009
        éditeur
      • Journaliste
        Cofondateur

      La Transpatagonie a sans doute échappé aux contrôle des plus puissants... mais sans remonter aux temps plus anciens sur lesquels nous pourrions disserter longtemps, depuis la fin de la guerre froide, il y avait eu l'illusion de « la fin de l'histoire », pour reprendre la formule abusivement utilisée de Fukuyama, et donc d'une victoire pleine, entière et définitive de l'Occident dirigé par les Etats-Unis. Je me trompe ?

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Pierre Haski
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 18h02 le 17/06/2009
        • Internaute
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Pierre Haski :

        Voyez la photo de groupe. Tous habillés de noir et un Chinois avec une cravate. Rien n'est définitif, mais l'Occident est toujours premier de cordée...

        PJCA

         
        • A déménagé le 9-8
          • Posté à 18h28 le 17/06/2009

          ça, c'est un argument d'une puissance imparable.
          On vous tire notre turban.

        • Brédala
          Brédala répond à pierrejcallard
          La V2 Maria ...
          • Posté à 23h10 le 17/06/2009
          • Internaute
            La V2 Maria ...

          Fabien !
          Fais passer leul nourrain !

        • AlfredoGarcia
          AlfredoGarcia répond à pierrejcallard
          Rien
          • Posté à 12h47 le 18/06/2009
          • Internaute
            Rien

          Je ne crois pas que l'Occident soit en cause, mais la place de l'Europe oui, parce que les Européens sont devenus frileux, leur projet de société est trop étriqué - Oh ! ! Non non, la Turquie jamais ! La Croatie oui, ce sont des blancs, blonds et ont inventé la cravate, on peut foutre en l'air tout un pays pour les ramener en Europe, mais les turques, même pas vraiment blancs, même pas de cette « laïcité chrétienne ».

          Donc la Turquie ne sera pas la « côte ouest » (l'autre frontière, connaissez -vous le concept ? ) de l'Europe qui restera à cause comme un entrepôt de l'économie nord-américaine, et sera de plus en plus concurrencée par les puissance émergentes (le Brésil par exemple, placé en dixième position par son PIB a entre 20 et 30 % de son économie au noir, pas compté dans son PIB, et comme c'est un pays de l'extrême-occident Lula porte une cravate, et s'habille en noir, cela n'empêche de que pendant ces derniers 7 ou 8 ans 20 % de la population qui étaient sous le seuil de pauvreté se sont hissées à la classe moyenne (à peu-près 15 000 000 d'individus), et il y a 4 ou 5 ans ils ont légalisé la situation de 800 000 immigrés clandestins, des angolais, mozambicains, ivoiriens, paraguayens et boliviens surtout parce qu'ils ne voient aucune raison d'avoir peur de l'avenir .

        3 autres commentaires
      • Scif
        Scif répond à Pierre Haski
        patatoïde
        • Posté à 02h00 le 18/06/2009
        • Internaute
          patatoïde

        Mais la fin de l'histoire, c'est pas que tout le monde devient démocrate, libéral, développé et consumériste, comme les Occidentaux, et donc les égaux des Occidentaux, et donc que les Occidentaux ne dominent plus le monde ?

      • egide
        egide répond à Pierre Haski
        Littéral
        • Posté à 21h06 le 18/06/2009
        • Internaute
          Littéral

        Fukuyama a eu le tort extrême d'avoir raison :
        un système d'échanges économiques mondialisés n'est possible à terme que si les peuples des diverses aires géographiques puissent avoir des représentants qui défendent contradictoirement leurs intérêts contre les abus et les coups de force de toutes les oligarchies organisées en cartels avec l'appui plus ou moins déguisés des administrations étatiques.

        En ce sens, la dynamique dialectique de l'histoire tel que Marx et Engels l'avaient théorisée avait enfin abouti.

        Non, ce ne serait pas le communisme qui s'imposerait comme forme absolue des sociétés mais dans chaque nation seul un système politique démocratique serait le contre-pouvoir efficace contre les cartels pourvu que le Droit objectif des traités et des Lois et l'extension des juridictions à tous les aspects du monde légitiment les recours contre la Force Naturelle des coutumes et des ententes occultes.

        Il faut être puritain pour entendre cela.

  • moijepense
    • Posté à 16h38 le 17/06/2009

    Tiens à ce propos on peut avoir de la part du sinologue averti des nouvelles de l'entente cordiale franco-chinoise ... il me semble avoir lu que Renault et carrefour rencontraient des grosses difficultés actuellement en Chine ... ce qui bien sur n'a rien à voir avec la visite du dalai lama à Paris et sa médaille ....

  • Green-Sky
    • Posté à 17h53 le 17/06/2009

    Cette réunion, c'est en effet le symbole d'un changement dans la gestion de l'économie mondiale - la fin de l'hégémonie « occidentale » classique (Europe-Etats-Unis-Japon, d'où les guillemets que j'ai employés) et l'avènement d'un groupe de pays demandant plus de place, avec des arguments de plus en plus solides. Il va nous falloir leur faire la place qu'ils méritent.

    Au plan politique, je suis plus réservé sur ce concept de BRIC, qui semble, si je puis me permettre cette expression, fait « de bric et de broc ». C'est tout de même un facteur fragilisant pour les BRICs, car cela les force à se limiter à une coopération purement économique - sans pouvoir déborder (au contraire des Etats du G8) sur une coopération politique sur les questions régionales et mondiales. Je vois mal, par exemple, les BRICs arriver à une position de consensus sur la réforme du Conseil de Sécurité - mais l'avenir me démentira peut-être.

    • Alec Sandre
      Alec Sandre répond à Green-Sky
      • Posté à 22h36 le 17/06/2009
      • Internaute

      La Russie et la Chine soutiennent la demande de l'Inde et du Brésil de faire partie du conseil de sécurité de l'ONU :
      Lien

      Le BRIC souhaitent également créer une monnaie de réserve commune, assise sur les quatre monnaies, mais étant donné les montagnes de bons du trésor américain qu'ils possèdent (en particulier la Chine et dans une moindre mesure la Russie), ils ne veulent pas le faire trop brutalement ce qui dévaloriserait leurs réserves.

      Ceux qui refusent de voir que l'avenir est de ce côté et croient que les États-Unis continueront à dominer et à tirer les ficelles font preuve d'un aveuglement très « Palais Brognard »

      • daniel
        daniel répond à Alec Sandre
        daniel
        • Posté à 12h17 le 18/06/2009
        • Internaute
          daniel

        L'inde est bientôt la première nation au monde par sa population.
        C'est une civilisation millénaire qui nous a apporté ses nombres (chiffres « arabes') le zéro, les echecs, le boudhisme, le yoga, les mouvements pacifiques (excusez ma culture plus que limitée..).
        C'est de plus une puissance nucléaire et une démocratie.
        Il n'y a que la Chine et la russie qui les soutiennent ?

         
        • Alec Sandre
          Alec Sandre répond à daniel
          • Posté à 14h00 le 18/06/2009
          • Internaute

          Non, bien sûr. Je répondais à Green-Sky qui mettait en doute la solidarité de la Chine et de la Russie avec la (légitime) revendication de l'Inde et du Brésil d'être représenté à hauteur de leur importance au conseil de sécurité de l'ONU, pour illustrer la fragilité supposée de leur union. C'est tout.

          • Green-Sky
            Green-Sky répond à Alec Sandre
            • Posté à 16h16 le 19/06/2009

            J'ai fait un peu plus que cela : j'ai émis un doute sur la faculté des BRICs à parvenir à un consensus sur la réforme du Conseil de Sécurité.

            La réforme du Conseil de Sécurité, ce n'est pas juste l'élargissement au Brésil et à l'Inde. D'autres Etats sont aussi candidats à devenir membres permanents. Le Japon, par exemple - candidature soutenue par l'Inde et le Brésil, mais à laquelle la Chine est très opposée.

            Allons même un peu plus loin. Vous avez remarqué la prudence du langage dans le lien que vous donnez ?

            « Nous confirmons l'importance que nous attachons au statut de l'Inde et du Brésil dans les affaires internationales, comprenons et appuyons leur aspiration à jouer un rôle plus important au sein de l'ONU »

            C'est bien, mais un peu en retrait, non ? Pourquoi ne pas avoir explicitement dit qu'ils appuyaient « leur aspiration à devenir membres permanents du Conseil de Sécurité » ?

            Il y a quelques années, en 2005, un groupe de 4 Etats s'était uni pour devenir membres permanents : Brésil, Allemagne, Japon et Inde (G4). Ce G4 a provoqué la création d'un groupe concurrent appelé « Uniting for Consensus », constitué d'Etats rivaux et ne souhaitant pas qu'un des membres du G4 devienne membre permanent du Conseil de Sécurité : Pakistan, Italie, Argentine notamment en faisaient partie.

            La France a soutenu le G4 à l'époque. La Chine a soutenu « Uniting for Consensus », à la fois par opposition au Japon, mais aussi en soutien au Pakistan qui ne veut pas que l'Inde devienne membre permanent du Conseil de Sécurité. Les deux groupes se sont neutralisés et la réforme du Conseil de Sécurité bloquée.

            Je me demande si la prudence du langage du communiqué final des BRICs ne tient pas au fait qu'en réalité, la Chine ne soutient pas l'Inde.

        2 autres commentaires
  • Brédala
    Brédala
    La V2 Maria ...
    • Posté à 18h41 le 17/06/2009
    • Internaute
      La V2 Maria ...

    « réclamer un système monétaire “diversifié”, c'est-à-dire moins lié au dollar. Une prise de position qui a son importance quand on sait le poids des bons du Trésor US détenus par la banque centrale chinoise : c'est ce point qu'a mis en avant le très officiel China daily mercredi. »

    ça expliquerait aussi pourquoi Barak Obama est nettement moins va-t-en-guerre que son prédécesseur, pas forcément par pur humanisme...

    « Mais ce qui unit ces quatre Etats n'est pas indifférent : une remise en cause de l'hégémonie occidentale, et surtout américaine sur la marche du monde. Sans pour autant rejoindre le rêve des altermondialistes : ils réclament la cogestion de la mondialisation, pas son remplacement »

    Et les émergents émergèrent...exit les « alters »...
    un autre monde est-il vraiment possible ?

  • SimonYNT
    • Posté à 18h59 le 17/06/2009

    Ce ne sont probablement que les prémices d'une future organisation mondiale plus compliquée et plus complète qu'aujourd'hui, mais cet évènement, avec bien d'autres intervenus depuis moins d'un an, annonce en effet des grands changements... Et qui bénéficiera de ces changements.

    Rien, ou presque, n'est encore fait, mais ce n'est plus qu'une question de temps...

    Il n'en reste pas moins vrai que Chine et Inde s'aiment comme chien et chat, que la Chine lorgne avec insistance sur les ressources de Sibérie et cherche à étendre sa sphère d'influence en Amérique latine. En clair, elle cherche à se tailler la part du lion au détriment des EU et de ses autres alliés de circonstance du BRIC...

    C'est le plus gros frein aux prétentions du BRIC : ils ne s'entendent que sur quelques points et continuent de s'opposer très fortement sur bien davantage de sujets...
    Soit la Chine lachera les BRI quand elle se sentira assez forte pour tout faire d'elle-même, soit elle fera des concessions, mot qu'elle semble vouloir oublier...

  • pima
    pima
    assis sur ses fesses
    • Posté à 19h15 le 17/06/2009
    • Internaute
      assis sur ses fesses

    le nouveau Yalta va se concrétiser : -)

  • Enki
    • Posté à 20h16 le 17/06/2009

    Pardonnez ma candeur.
    Outre leur potentiel de croissance, les BRIC cumulent quatre énormes marchés intérieurs, plus celui de l'Afrique où la Chine est de plus en plus présente.
    En cas d'effondrement du système économique mondial, et de collapsus des puissances du G8, la solidarisation monétaire des BRIC n'aurait-elle pas la capacité de les affranchir, et rompre la gouvernance du FMI ?

    S'agit-il des prémices d'une nouvelle bipolarisation économique, d'une alternance à la gouvernance, ou juste de son élargissement ?

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 20h39 le 17/06/2009
    • Internaute
      yetiblog.org

    LE BRIC ET LA DÉ-DOLLARISATION DU MONDE

    Un intéressant complément à l'article de Pierre Haski est présenté sur l'excellente site Contre Info : Lien, par l'économiste américain Michael Hudson.

    • Enki
      Enki répond à Le Yéti
      • Posté à 15h00 le 19/06/2009

      Merci pour ça.
      Ils cassent les pieds, les chasseurs de Yéti, il ya de la place pour tout le monde dans la montagne.

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 21h12 le 17/06/2009

    Il n'a échappé à personne que ces 4 états sont au même niveau que nous (ou supérieurs) dans le spatial, l'aéronautique et le nucléaire (OK, nous on est vachement plus fort sur la question du Web 2.0). La différence, c'est qu'en plus de compétences que nous n'avons plus ou que nous méprisons (c'est quoi le taux des étudiants Indiens + Chinois au MIT ou à Berkeley ? ) c'est qu'ils sont assis sur une classe moyenne qui pousse au cul (on va bien évidemment y intégrer l'Afrique, TOUTE l'Afrique, avec ses ressources et ses énormes besoins), sur une main d'œuvre qui coute que dalle, sur des ressources énergétiques illimitées (gaz et biocarburants), et sur, disons, un certain esprit de revanche sur ceux qui les prennent pour des ploucs depuis trop d'années. Je pense que quand tous nos bureaux d'études seront en Inde, nos usines « ailleurs » (ça ressemblera à quoi, Renault, Michelin, Airbus et PSA, dans 2 ans ? ), et la Russie assise sur le robinet de « notre » gaz, on fera moins le malin. Rendez-vous dans 2 ans.

    • brothe
      • Posté à 21h32 le 17/06/2009

      La ou ca fait faire vraiment mal, c'est qu'une fois que nos bureaux d'etudes seront en inde ou ailleurs, beacoup d'europeens iront y chercher du travail ... et seront donc a peu pres traite comme la france traite ses travailleur immigres, en bute avec une population qu'on ne comprendra pas, avec des lois restrictives, des double peines ...

      Si on assouplit pas maintenant les restrictions au travail des etrangers, on va se les prendre en pleine face dans quelques annees.

      Mais vu que la france dans son ensemble se replie sur elle meme, c'est pas gagne. Non seulement il n'y aura plus de travail dans le secteur industriel en france, mais il nous sera interdit d'aller en chercher ailleurs parce que nos frontieres sont fermes depuis les annees 70 a l'immigration de travail.

      • Compte supprimé le 21 janvier 2
        • Posté à 21h58 le 17/06/2009

        Franchement, vu le niveau des Indiens en Maths, en Physique et dans le spatial (ils sont très au dessus du CNES : pour l'instant la première sonde qui gravite autour de la lune est Indienne), je me sentirais très honoré de partager leur culture et leur savoir, à moins de 1000€ par mois. La vie à Bengalore ou Ahmedabad, entouré de PhD parfaitement anglophone n'est probablement pas si éprouvante que ça. Il est possible qu'avec mon Sarko et mon plasma je sois passé à côté de quelque chose.

         
        • brothe
          • Posté à 22h41 le 17/06/2009

          En effet, entre Bengalore, Seoul, Singapour, Hong Kong ou Pekin, le « tiers monde » offre pas mal de destination interessantes (le choix est personnel mais Singapour m'intrigue positivement) et variees.

          Surtout que 1000 euros net par mois c'est le salaire d'un chercheur CDD en france (j'exagere un peu, ca peut aller jusqu'a 1500 net).

          Mais aller travailler en Inde ne sera possible que tant que leur marche du travail sera ouvert a l'immigration. Vu que le notre est ferme depuis les annees 70, ils pourraient fermer le leur.

          Sinon, emigre a NY depuis 6 mois avec un Obama et sans tele, je peux dire que l'on respire bien de ce cote de l'atlantique : )

        1 autres commentaires
  • SuperAlAmAs-
    • Posté à 21h12 le 17/06/2009

    Alors, la bande de nazeurs masqués avec votre grande éloquence et votre sans doute esprit surdoué, expliquez moi gentillement à la place de
    Mr. Haski, comment peut on encore croire ajrd'h, que les états représentent les forces les plus vives et les plus importantes en matière de décisions politiques et financières ?
    L'empire est « saxon », je pense que les décisions sont prisent à l'heure du thé ou à l'heure du cigar/bourbon, et comme cette thèse est si farfelue que l'on ne prend même pas la peine de me répondre, j'aimerais que l'on m'explique en quoi par exemple cette BRIC serait un nouveau contre pouvoir par rapport à l'hégémonie du pouvoir empirique que les anglo-américains forment et dirigent à partir de wall street et ce grâce par exemple au libre échange ?

    • zorbek
      zorbek répond à SuperAlAmAs-
      • Posté à 21h26 le 17/06/2009
      • Internaute

      Allez sur le site Bloomberg.com, ils ont traité le sujet avant Pierre H et donnent des éléments de réponse que je reprends partiellement ci-dessous.

      En gros, c'est l'hégémonie du dollar comme monnaie de réserve qui est visée dans le contexte des échanges planétaires. Mais ce n'est pas uniquement une décision économique, c'est aussi une décision politique, sans doute un peu prématurée comme l'explique Bloomberg, mais qui a toutes ses chances sur le long terme de diminuer l'emprise de l'empire américain...

      • SuperAlAmAs-
        SuperAlAmAs- répond à zorbek
        • Posté à 22h20 le 17/06/2009

        ah merci, je vais voir ca de suite ; )

      • egide
        egide répond à zorbek
        Littéral
        • Posté à 21h18 le 18/06/2009
        • Internaute
          Littéral

        Comme si le dollar n'avait jamais eu d'appui sur l'étalon-or ?
        Si le contrôle des changes est une chose, il en est une autre bien plus importante, le contrôle de la totalité des flux financiers.

        Pour le moment seulement les États-Unis sont en capacité réelle de contrôler plus de 80 % des informations financières interbancaires.
        Toutes les sociétés de compensation passent par la Banque d'Amérique. En moins de 24 heures, l'administration fédérale US est en mesure d'éteindre financièrement un état.

        Plus, eux seuls, ont la possibilité d'aller, en profondeur collecter les informations qui identifient les acteurs de tout flux financier.

        Le Off Shore c'est juste bon pour les juges, le shérif lui, il entre et il sort quand il veut.

         
        • zorbek
          zorbek répond à egide
          • Posté à 21h30 le 19/06/2009
          • Internaute

          Je ne pense pas que les pays du BRIC veulent organiser un contrôle des changes, ce ne serait pas dans leur intérêt, ce qu'ils veulent c'est diminuer l'importance du $ comme monnaie de réserve, et ils ont parfaitement raison.

          Le problème n'est pas là où vous le voyez. Je ne nie pas que les US soient capables d'observer les mouvements de capitaux à l'échelle planétaire, Bush s'est effectivement fait remettre les clefs SWIFT sous prétexte de lutte anti-terrorisme, mais même si c'est potentiellement un avantage compétitif, cela ne constitue pas un contrôle au sens strict, ni même un danger tangible pour l'économie mondiale.

          Le problème est l'attrait du dollar comme monnaie de réserve : une trop grosse partie de l'épargne mondiale se fait encore en dollars soit directement par l'achat d'obligations US, soit par l'émission de titres libellés en dollar par d'autres pays. Ce que le BRIC cherche à faire, c'est à promouvoir leurs propres monnaies, ou des obligations émises dans un panier de monnaie (un peu comme l'ECU) pour ne plus devoir continuer à éponger le déficit de l'etat américain. Mais tant que le rendement des titres en $ sera supérieur à ceux émis en roubles, reals ou yuans, la suprématie US perdurera. Ce n'est qu'une question de temps, mais viendra bien un jour où des programmes d'ajustement du FMI s'appliqueront aux US, ce qui est exactement la visée implicite du BRIC qui ne peut évidemment pas se permettre de le revendiquer tout haut...

        1 autres commentaires
  • zorbek
    • Posté à 21h16 le 17/06/2009
    • Internaute

    Article très judicieux, car il montre indirectement que la « mondialisation » peut se faire sans l'occident, et que p.ex. fermer nos frontières - ou plus exactement surtaxer le travail du tiers-monde comme le revendiquent tous ceux qui s'y opposent ici, ne nous profitera plus autant sur le long terme au fur et à mesure que ces économies se développent. Si ca pouvait seulement ouvrir les yeux des partisans du « non » à l'Europe qui seule à mes yeux permettrait de ne pas nous faire léser sur le long terme...

    Ceci dit,il ne faut pas rèver non plus. En termes financiers, tant que ces états continueront à émettre ou acheter des obligations en dollars plus rentables qu'en roubles ou en yuans, la balance continuera à peser en notre faveur, mais ce n'est qu'une question de temps, bien sur...

  • alsud
    • Posté à 21h23 le 17/06/2009

    un peu de science fiction 2017 singh vice président de l'union européenne ,lula vice président des états unis d'amérique du nord et du sud,medevedev vice président des états unis d'asie,et HU JINTAO président des nations unis de la planète terre.(dans cette fiction seule la corse est encore libre).2017 c'est demain.

  • VinceDeg
    • Posté à 22h08 le 17/06/2009
    • Internaute

    L'émergence du Brésil n'est pas forcément vue comme une bonne nouvelle par le reste du continent, de ce que j'ai ressenti pendant mon voyage. Les autres pays latino-américains redoutent un « impérialisme brésilien » qui viendrait s'ajouter à celui nord-américain. Le Mercosur est un échec en partie à cause de cela : l'invasion de produits, de marques, de capital Brésilien est vu comme une menace. Il y a même une certaine parano quand aux ambitions territoriales du pays à long terme : j'ai déjà entendu dire au Chili que comme la Bolivie est ammenée à être cannibalisée par le Brésil, lui donner un accès a la mer est une mauvaise idée car d'ici quelques décénies, le Brésil risquerait d'avoir accès aux deux océans... Le capitalisme brésilien, qui ne profite qu'à une petite oligarchie, héritée des grands latifundios coloniaux peut-il être encore plus sauvage que le nord-américain ?

    De Quito, Equateur

  • vol19
    • Posté à 23h12 le 17/06/2009
    • Internaute

    Remarque complètement subjective, simplement en regardant la photo, les liens... L'impression d'un axe Russo-Chinois avec qui sait une revanche ? Les représentants Indiens et brésiliens semblent plus absents. Un coté masque : côté vérité et dépit chez Lula, présence et inquiétude côté Indien. Projections ? fantasmes ?
    Et si des intérêts stratégiques convergeants à savoir la rebellion contre un modèle dominant américain avaient malgré tout leurs limites...ceux de partages de valeurs, celui de la démocratie, de la diversité. Un jeu dangereux, tout de même et ils doivent bien le savoir...
    L'alliance des empires Russe et de celui du Milieu contre l'occident... Les Usa et l'Europe seront-ils suffisament intelligents... pour éviter que le Bresil et l'Inde ne basculent dans cette alliance... ? Celà dit les intérêts convergeants entre la Russie et la Chine ont leurs limittes, la première pouvant du fait des différences de démographie se faire bouffer par la deuxième, mais pas tout de suite...Et puis l'eurasienne Russie ne finit pas de basculer, se tordre entre sa part Occidentale et Asiatique...depuis cette prise fondatrice du khana de Kazan...Au fait, et les Turco-Mongols où sont-ils dans l'affaire ?

    • Enki
      Enki répond à vol19
      • Posté à 14h30 le 18/06/2009

      Tout aussi subjectivement, je ne crois pas que la Chine perde son énergie à lutter par orgueil contre un « ennemi » dont elle sait qu'il tombera tout seul.
      Par contre, je vois trois puissances militaires et nucléaires, l'une avec le Xinjiang, l'autre la Tchétchénie et la troisième qui n'est pas encore en paix avec le Pakistan.
      Je vois aussi le costume « droit de l'hommiste » onusien en lambeaux.
      Je ne vois pas bien l'Afrique, qui a un pied dans la sphère musulmane et l'autre dans le vide. Dans ce vide, je vois le Brésil debout et la main chinoise tendue.

      • vol19
        vol19 répond à Enki
        • Posté à 19h23 le 18/06/2009
        • Internaute

        Bien vu, je suis d'accord avec vos trois premiers points, y compris hélas pour « le costume “droit de l'hommiste en lambeau” sauf si internet nous réserve des surprises ?
        Juste, ce n'est qu'une photo direz-vous... et les interprétations complètement subjectives. Et en allant malgré tout au bout, je suis jsute surpris par la pose quasi-théatrale de Lula qui regarde en bas sur la droite à l'opposé du groupe des quatre. Y a t-il une signification volontaire ou un lapsus involontaire ? De même le premier ministre indien regarde légèrement sur sa gauche, à l'opposé du groupe. Faut-il y voire une marque de distance ? des réserves traduisant soit des différences d'implications ? de valeurs ? ...Quel sens ?
        Vous faites références au Xinjang, Tchétchénie, Pakistan, je faisais référence à cet espace turco Mongol qui s'étend des rives du bosphore au Xinjang, de confession Musulmane, très composite et dont nous entendrons sans doute parler...
        Et puis autre donnée à venir l'eau...du Tibet entre la Chine et Inde

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 23h25 le 17/06/2009
    • Internaute
      Déchoukeur

    C'est dans l'urgence qu'à présent les réunions se succèdent. Le G20 d'avril n'a rien réglé pas plus que la réunion du prochain, déjà enterrée avant d'avoir commencé.
    C'est l'avenir du dollar, compte tenu de l'état de l'économie américaine, qui pose problème. Sa valeur pérenne n'est plus assurée.
    Déjà la Chine fait des pieds et des mains pour trouver la solution. Elle a engagé des séries d'accords commerciaux avec des pays comme l'Argentine, sans le dollar comme monnaie d'échange.
    Elle a également acheté des quantités de minerais en fourgant ainsi une partie de ses satanés dollars qui lui pèsent de plus en plus.
    Mais comment se faire entendre sur ce point sans renverser toute la marmite ? Si l'on critique trop le dollar on risque d'accentuer sa dépréciation et de voir ceux que l'on a fondre au soleil !
    Donc, après cet accord de BRIC, il y aura ensuite la réunion que certains nomment déjà G192. En fait tous les Etats représentés à l'ONU. On y attend à la fin du mois le rapport de la commission Stigliz.
    A noter au passage que le « groupe de Bilderberg » s'est réuni au moins deux fois au cours de ces dernières semaines.
    En secret, beaucoup attendent que soit trouvé là une solution mondiale à la crise par l'abandon ( progressif ? ) du dollar comme monnaie d'échange.
    Bravo pour votre article, Pierre Haski.

  • chengyang
    • Posté à 23h30 le 17/06/2009

    « Hu Jintao a annoncé tous les Etats d'Asie centrale ex-soviétique une ligne de crédit de 10 milliards de dollars pour les aider à traverser la crise. En diplomatie, ça peut être utile d'avoir les poches pleines. »

    Outre le ton quelque peu condescendant de la dernière phrase, je me demande en vous lisant si vous êtes vraiment conscient des enjeux en cours actuellement en Asie centrale. Cette partie du monde est un « ventre mou » sur le plan géopolitique, une zone potentiellement à haut risque (par ex. risque de dissémination nucléaire).

    C'est donc une chance pour la région et pour la paix du monde, que l'Etat chinois s'engage ainsi et joue un rôle stabilisateur en Asie centrale. Au lieu de vous moquer, vous devriez plutôt féliciter Hu Jintao pour ces initiatives diplomatiques. Personne n'aurait à gagner d'une « talibanisation » de l'ensemble de l'Asie centrale !

    • bozio
      bozio répond à chengyang
      barbatrucmuche
      • Posté à 11h53 le 18/06/2009
      • Internaute
        barbatrucmuche

      Hu Jintao sauveur du monde ! ! ! Décidément vous ne reculez devant rien pour satisfaire à la propagande....

      • chengyang
        chengyang répond à bozio
        • Posté à 15h52 le 18/06/2009

        De vôtre côté, vous me semblez singulièrement manquer d'une qualité intellectuelle, qui pourtant vous serait bien utile pour saisir la complexité du monde et qui s'appelle le sens de la nuance !

        Car, si, pour vous, affirmer que la Chine contribue à la stabilité de l'Asie centrale et à la paix dans le monde, revient à dire que Hu jintao « sauve le monde », c'est sans doute qu'il vous aura échappé un fait essentiel : la page de la période Bush et de l'hyper-puissance US est maintenant tournée, l'heure des chevaliers blancs (en général occidentaux) apportant le progrès et la démocratie est elle aussi bien révolue et, je crois, il n'est pas nécessaire d'avoir fait Sciences Po pour saisir que le 21è siècle sera multi-polaire ou ne sera pas !

        Enfin, si le moindre propos qui n'aille pas dans le sens général des media français, s'assimile pour vous à de la « propagande », je vous recommande de continuer à regarder bien sagement le JT de TF1 tous les soirs, ainsi vôtre petit confort intellectuel et vos certitudes à 2 balles ne s'en trouveront pas dérangés !

         
        • nemo3637
          nemo3637 répond à chengyang
          Déchoukeur
          • Posté à 17h16 le 18/06/2009
          • Internaute
            Déchoukeur

          Vous entretenez une confusion entre peuples et Etats. L'impérialisme américain, la dictature de Hu jintao et de l'oligarchie au pouvoir en Chine, tout comme celle d'Ahmadinejad en Iran, peuvent avoir une fin qui participera à celle plus globale du capitalisme mondial tout entier.

          • chengyang
            chengyang répond à nemo3637
            • Posté à 20h38 le 18/06/2009

            Confusion entre peuples et Etats, où ça donc, je vous prie ? ! !
            Pour le reste, vous avez raison, demain on rasera gratis !

            • nemo3637
              nemo3637 répond à chengyang
              Déchoukeur
              • Posté à 02h13 le 21/06/2009
              • Internaute
                Déchoukeur

              En fait, pour vous les peuples n'existent pas car ils n'ont aucune influence sur leur propre destin. C'est pourquoi vous parlez d'Etats.
              Ce sont des chefs d'état qui décident de tout. Or les évènements en Iran montrent bien, qu'à un moment donné, le peuple s'exprime... et menace même gravement le pouvoir en place.
              On vient de commémorer, souvent dans un grande discrétion, les évènements qui se sont déroulés voici une dizaine d'années place Tien-Anmen.
              Pensez-vous qu'il y ait bientôt une chance pour que le peuple chinois en finisse avec la nomenclature au pouvoir à Pékin ?

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