Dans « Sauvons les OGM », le journaliste Jean-Claude Jaillette accusait les anti-OGM de n'être « pas accessibles à des arguments rationnels ». Les riverains de Rue89 ont vivement réagi à ce propos délibérément provocateur. L'un deux, Trond, doctorant en économie à l'UCL (Louvain-la-Neuve, Belgique) démonte point par point l'argumentation économique de l'auteur.
Augmenter la production alimentaire peut augmenter la faim
Selon le livre, il est irresponsable de s'opposer aux OGM, car il s'agit d'une avancée technique susceptible d'augmenter la production et ainsi réduire la faim dans le monde.
Pourtant, le lien entre production et malnutrition est loin d'être automatique. Il est possible que l'augmentation de la production réduise l'accès à l'alimentation pour certaines personnes.
En effet, une hausse de la production diminue a priori les prix de l'alimentation. Cela est favorable à tous ceux qui doivent acheter de la nourriture. Parmi ces personnes, il y a naturellement aussi les agriculteurs. Cet effet est positif pour leur pouvoir d'achat.
Toutefois, dans le même temps, la diminution des prix a un impact négatif sur le revenu des cultivateurs, vu qu'ils sont aussi vendeurs. Cette fois-ci, l'impact sur leur pouvoir d'achat est négatif.
Finalement, si le revenu se réduit trop, les agriculteurs peuvent avoir plus de mal à se nourrir. L'impact négatif peut par ailleurs être renforcé quand produire plus est plus coûteux.
Ce raisonnement ne serait-il qu'un raisonnement abstrait ? Malheureusement non. Sur les 975 millions d'humains touchés par la faim, 50% sont des agriculteurs propriétaires de petites parcelles de terre.
Des choix collectivement non-souhaitables
L'auteur pense que l'adoption des OGM par les agriculteurs prouve forcément que ceux-ci ont intérêt au développement des OGM. C'est de nouveau loin d'être évident. Nous venons de voir qu'une augmentation générale de la production pouvait entraîner des conséquences néfastes pour les fermiers.
Qu'en est-il au niveau des intérêts individuels ? La variation de la production d'un seul fermier possède un impact négligeable sur les prix. Ainsi, en cas de nouvelle technologie et quoi que fassent les autres, un agriculteur soucieux de la prospérité de son exploitation a intérêt à augmenter sa production pour accroître son revenu.
Comme tous les cultivateurs effectuent le même raisonnement, ils augmentent tous leur production individuelle.
C'est un nouvel exemple du très classique dilemme du prisonnier. Individuellement, les cultivateurs sont poussés à poser des choix qui collectivement ne sont pas optimaux.
Les droits de propriété intellectuelle…
Enfin, le livre n'accorde que peu de place à la question des droits de propriétés intellectuelles. Pourtant, il s'agit d'un point central dans la problématique des OGM.
Des droits existent déjà concernant les semences classiques. La définition de ces droits n'est ni naturelle ni indiscutable. L'association Kokopelli, par exemple, milite pour une modification de ces droits.
D'un point de vue de la société, il s'agit de trouver un compromis entre différentes considérations telles que l'incitation à la recherche, l'intérêt des agriculteurs ou encore la protection de la biodiversité.
La législation protégeant les OGM se différencie principalement sur deux points par rapport à celle liées aux semences classiques.
- Pour créer une nouvelle variété de semence à partir d'une semence OGM existante, il faut l'accord du créateur de la première semence. Accord qui s'accompagnera sans doute d'un paiement. Cela diminue la possibilité de concurrence et favorise la concentration des firmes productrices de semences.
- Avec les semences classiques, un agriculteur ou un chercheur peut planter librement des semences provenant de sa propre culture. Avec les semences OGM, ce n'est plus le cas.
… défavorables pour les agriculteurs et la recherche
En ce qui concerne les agriculteurs, la concentration des semenciers et l'interdiction de replanter les semences librement diminuent leur capacité à négocier, vu qu'ils possèdent moins d'options. Les prix leur seront dès lors moins favorables, leur revenus plus faibles et in fine, les cultivateurs seront plus à la merci de la faim.
Affaiblir les droits de propriétés sur les OGM devrait favoriser la recherche publique par rapport à celle menée par les firmes. Dans le cas d'un sujet si sensible, cela ne serait-il pas souhaitable ?
Mais ne nous limitons pas à la technique
Les raisonnements économiques proposés ci-dessus ne prouvent pas qu'il faille rejeter les OGM. Ils montrent que pour lutter contre la faim, augmenter simplement la production peut être contre-productif. Il y a peut-être des choses plus importantes à faire que prendre la défense des OGM si l'on est préoccupé par la faim dans le monde.
Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation, l'a très bien compris. Lorsque l'on observe ses axes de travail, peu de place est donnée à la technique pure ; en revanche, les règles du commerce international et les droits de propriétés intellectuelles font partie de ses préoccupations.





















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De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 10H48 | 17/06/2009 |
Votre première argument, qui est votre argument central, consiste à dire aux paysans pauvres :
Voila donc pour l'instant vous n'avez rien à manger, si vous passez aux OGM il est possible que ca reste ainsi.
La différence c'est que en passant aux OGM il est aussi possible qu'il puissent subvenir à leurs besoins, ce qui de fait n'est pas le cas aujourd'hui sans OGM.
C'est comme dire à une personne pauvre : voilà un ticket de loto…. mais bon, on ne va pas te laisser y jouer car il est quasiment certain que tu ne gagneras pas et donc que tu resteras pauvre.
Il est déja pauvre, donc n'a rien à perdre…. or vous semblez oublier ce détail dans votre argumentaire :
« Sur les 975 millions d'humains touchés par la faim, 50% sont des agriculteurs propriétaires de petites parcelles de terre.[…]Finalement, si le revenu se réduit trop, les agriculteurs peuvent avoir plus de mal à se nourrir. “
De plus vous dites que 50% du milliard d'humains sont agriculteurs. Si les OGM permettent de subvenir aux besoin des 50 autres %, c'est pas déjà bien ?
De plus tous les agriculteurs ne souffriront pas de la baisse des prix, donc on peut imaginer que au moins 75% du milliard sortiront de la faim…. ça serait pas mal non ?
‘C'est un nouvel exemple du très classique dilemme du prisonnier. Individuellement, les cultivateurs sont poussés à poser des choix qui collectivement ne sont pas optimaux.’
Non ici c'est différent car si les agriculteurs sont bien les prisonniers dans votre exemple, qui sont les ‘autres pauvres’ (ie touchés par la faim mais non agriculteurs).
Augmenter la production, baisse des prix, oui certains agriculteurs y perdront, mais
1/ Pas tous les agriculteurs, par définition
2/ Les autres (50%) ont tout à gagner
à ThePhysicist
De nelmezzodelcamin
di nostra vita | 10H54 | 17/06/2009 |
donc en fait on a le choix entre les OGm et … ne rien faire du tout ?
à nelmezzodelcamin
De tlaloc
Retraité | 11H02 | 17/06/2009 |
Ce n'est pas sûr du tout que les rendements du maïs et du coton OGM soient supérieurs à long terme.
De Isaac Tanguy (auteur)
Chercheur | 13H17 | 17/06/2009 |
Premièrement, je ne pense pas m'adresser aux paysans. Mon propos viserait plutôt un occidental altruiste qui désire sincèrement réduire la faim dans le monde. Les questions qui se posent à cette personne sont 1) dois-je encourager la recherche sur les OGM ? 2) dois-je accepter les OGM dans ma nourriture ? Cette deuxième question est évidemment liée à des questions de santé publique mais peut aussi être considéré selon l'impact que cela aura sur la population touchée par la malnutrition.
Mon propos pourrait être reformulé comme : il existe des effets économiques susceptibles d'aggraver la famine malgré l'éventuel progrès technique.
Dès lors, il est loin d'être évident que les OGM sont nécessaires pour combattre la famine. Il pourrait même l'aggraver.
Jean-Claude Jaillette affirme que les OGM sont nécessaires ou sont un outil pour combattre la malnutrition ; s'il désire se placer dans un cadre de discussion raisonné il doit argumenter ce point de vue qui contrairement aux apparences ne va pas de soi.
Effectivement, mon propos concerne l'effet négatif sur les agriculteurs. Augmenter la production devrait effectivement être positif pour les non-cultivateurs (même si les imperfections du marché pourraient réduire cet effet).
On peut choisir de favoriser certains au détriment des autres. C'est un choix de valeur qui ne se discute pas avec des arguments. Néanmoins, il doit être explicite et l'on doit reconnaître qu'un autre choix est possible. D'un point de vue personnel, je serais plutôt en faveur d'une approche du type maxi-min.
Pour le dilemme du prisonnier, je ne comprends pas très bien votre point. En tout cas, vos affirmations 1) et 2) sont fausses. Il est possible qu'une augmentation de la production soit négative pour tous les agriculteurs.
à Isaac Tanguy
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 19H24 | 17/06/2009 |
Dans le dilemme du prisonnier, vous n'avez que les prisonniers.
Alors qu'ici vous avez des agriculteurs (prisonniers) et des consommateurs, qui sont aussi à prendre en compte.
« Il est possible qu'une augmentation de la production soit négative pour tous les agriculteurs. »
Non, c'est impossible car il y aura toujours une demande.
Les prix baissent, moins de gens sont agriculteurs car ils gagnent moins d'argent, donc l'offre baisse, et donc les prix montent.
« On peut choisir de favoriser certains au détriment des autres. C'est un choix de valeur qui ne se discute pas avec des arguments. »
Mais les fondements même de la politique, c'est de favoriser certains aux détriments d'autres (allocation autoritaire de biens et valeurs) !
C'est la base même de n'importe quelle décision prise dans une société !
Ce que l'on donne à l'un, c'est ce que l'on prend à l'autre. Vous ne pouvez pas faire autrement.
à ThePhysicist
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 23H25 | 17/06/2009 |
Horrible argument. Si l'on prend à l'un ce qu'on donne à l'autre, ce qui est la base du néolibéralisme, c'est tout simplement délétère et absolument inacceptable. Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous. Sinon, gardez vos OGM dans le tréfonds de vos laboratoire, pour jouer si vous voulez, et n'en sortez plus
Evidemment, cela oblige à revenir à une société bien différente de celle que l'on nous impose de plus en plus. C'est vous qui faites fausse route. Kokopelli est dans le vrai, Monsanto et ses acolytes nous préparent un avenir monstrueux, et à mon avis mortel à long, ou peut-être même moyen terme.
à Gotch
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 23H34 | 17/06/2009 |
Euh…. c'est vraiment sympa de parler du sexe des anges, mais un jour ou l'autre il faut ouvrir un livre.
Toute décision politique profite à certains aux détriments d'autres, c'est plutôt une banalité, déjà analysée par Platon dans la République.
Bonne lecture.
à ThePhysicist
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 23H49 | 17/06/2009 |
On peut n'être pas d'accord avec Platon. On peut ne pas accepter l'oligarchie et la financiocratie comme système de gouvernement (comme le nôtre actuellement malgré les apparences).
Votre monde et le mien semblent bien peu coïncider.
à Gotch
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 23H56 | 17/06/2009 |
Et j'en suis bien heureux.
Encore une fois dans votre monde, on parlerait du sexe des anges toute la journée.
à ThePhysicist
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 06H15 | 18/06/2009 |
Bientôt, le livre du nouveau Monde sera ouvert et vous vous en mordrez les doigts, s'il vous en reste !
à framboise92
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 09H47 | 18/06/2009 |
Le livre du nouveau Monde…. c'est quoi ça ? C'est après l'apocalypse ?
: D
à ThePhysicist
De Isaac Tanguy
(auteur)
Chercheur | 10H07 | 18/06/2009 |
Pour le dilemme du prisonnier :
1) même dans l'exemple original, nous pouvons dire que c'est un bon résultat vu que la société préfère que les coupables avouent
2) c'est un contre-argument à l'idée présente dans le livre que si les agriculteurs choisissent les OGM, c'est que c'est forcément bon pour eux.
OK, je me suis mal exprimé pour le choix de favoriser certains par rapport à d'autres
1) une augmentation de la production des OGM est souvent présenté comme forcément bonne pour tout le monde
2) dans votre première intervention, il me semble que vous seriez déjà heureux d'améliorer le sort de certains même si cela pousse encore plus d'autres dans la nécessité. Il me semble que cela ne va ni dans le sens de la réduction des inégalités ni de l'amélioration du sort du moins bien loti. Deux critères que j'apprécie mais que l'on peut ne pas partager.
à Isaac Tanguy
De yves C
informaticien quadra | 15H28 | 19/06/2009 |
Comme je le l'écris plus loin,
le contre-argument sur
OGM= moins de famine n'est pas de dire cela l'augmente pour els paysans mais bien de dire que globalement cela l'augmente,
car sinon on peut vous répondre en vous disans effectivement 1 million de paysans de plus meurent de faim dans le monde mais 200 millions d'autres ont maintenant de quoi manger tout les jours
Bien sur qu'il vaut mieux que 201 millions de gens ne souffrent pas de la faim mais le choix n'est pas forcément donner entre des gains 0 ou maximum ( pour reprendre la notion de théorie des jeux)
Un meilleur argument me semble de dire que même globalement cette diminution de la famine n'est pas assurée ( surtout que al famine n'est quasiment plus lié à un problème de production mais de répartition)
De tlaloc
Retraité | 10H58 | 17/06/2009 |
Pour l'instant les divers OGM pour le maïs permettent de mettre + de pesticides et cela finit par appauvrir les terres ( certaines bactéries sont nécessaires) les maïs se dispersent très loin ( jusqu'au mexique depuis les USA) et risque pour les abeilles. Pour le riz il y a un OGM valable celui qui permet de le cultiver dans une eau + saline.
à tlaloc
De expat
13H33 | 17/06/2009 |
Pour le riz il y a un OGM valable celui qui permet de le cultiver dans une eau + saline.
Meme cela n'est pas sans danger, si on amene plus d'eau « salee » pour l'irrigation, la salinisation des sols augmente !
à expat
De tlaloc
Retraité | 16H46 | 17/06/2009 |
cela sert pour les terres qui se salinisent comme au Bangladesh on'n'amène pas « volontairement » de l'eau salée
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 11H07 | 17/06/2009 |
accepter les ogm, c'est remettre l'agriculture aux mains de multinationales qui ne voient que le profit à court terme
ce n'est que depuis que l'occident mange à sa faim qu'il se désintéresse de l'agriculture
et la plupart des pays qui se sont développés récement ne l'ont fait qu'après avoir atteint la sécurité, voir la suffisance alimentaire
faire le pari des ogm, c'est faire que le pari que la science résoudra tout. Ce n'est plus rationelle c'est de la croyance scientiste.
pour le physicit c'est un ticket de loto (humm…)
reprendre la théorie du prisonnier pour l'appliquer aux agriculteurs est abusif et réducteur
la microeconomie ne colle pas avec la vraie economie.
d'ailleurs la thérore du prisonnier ne colle pas dans la vie courante. Dans la vie courant le prisonnier la ferme parce qu'il a plus peur de la reaction de son milieu que de la justice
trop drole les « economistes » qui s'inspirent de la theorie des jeux pour masque le vide de leur « science »
Pour nous faire avaler la couleuvre ogm, les producteurs de ces ogm disposent de moyens considérables face à notre simple bon sens
ce n'est pas sur qu'ils gagneront
si vous bouffez des OGM vous finirez par ressembler à cet ancien ministre de l'education nationale
ce que je ne vous souhaite pas
à jyeden
De tlaloc
Retraité | 16H50 | 17/06/2009 |
tout à fait d'accord il y a des politiques et des économistes qui font le pari que les ressources de la terre sont inépuisables
à jyeden
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 19H53 | 17/06/2009 |
« faire le pari des ogm, c'est faire que le pari que la science résoudra tout. Ce n'est plus rationelle c'est de la croyance scientiste. »
Tu trouves que le monde autour de toi a plutôt changé en bien ou en mal grâce aux progrès scientifiques de ces 3 derniers siècles ?
à ThePhysicist
De bug-in
situé | 23H49 | 17/06/2009 |
de que progrès et de quelle science parles tu ?
Pour l'instant je constate que si la science industrielle et concurentielle a apporté des bénéfices aux personnes prise dans les sociétés occidentale comme la france ou d'autres, ces bénéfices sont possible grâce à un regret dans d'autres sociétés. Car la science industrielle et concurentielle tient ses techniques de l'extraction et du pillage d'autres pays… mais évidement ce n'est pas nous qui retraitons nos déchets d'ordinateur ou nos paquebot plein d'amiantes…
Progrès local, régret global, voila son bilan a cette science bien spécifique.
à bug-in
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 00H07 | 18/06/2009 |
Salut,
Je t'invite à consulter les conférences de Hans Rosling (elle sont interactives donc très agréables à regarder, elle sont disponibles en ligne), l'état du monde actuel est assez différent de celui que tu décris.
Le progrès scientifique a profité à tous, même si bien sur pas avec la même intensité partout. Ca ne fait que 300ans, rendez vous compte de l'évolution ! L'homme moderne est là depuis 200 000ans.
300/200 000=0.1% ! Si l » on considère que l'homme moderne est né le 1er janvier, le progrès scientifique ne commence que dans l'après-midi du 31 décembre !
à bug-in
De yves C
informaticien quadra | 16H02 | 19/06/2009 |
Bonjour,
1 partout la balle au centre pour les apriori et les jugements hâtifs
Croire que la science va tout résoudre est effectivement une croyance scientiste et même largement dépassée
Par exemple, ce n'est pas la science qui choisit les méthodes de répartition des richesses, même si elle peut aider (à condition que l'on détermine l'objectif de la répartition)
Croire que la science va être la source d'un progrès moral de l'humanité est aussi un peu passéiste. Si à un moment donné, cela a été vrai en permettant de s'affranchir de certains discours réputés vrai, il y a longtemps que beaucoup s'accorde pour dire que le progrès des connaissances n'est pas lié au progrès moral
Mais la science n'exploite rien, elle ne pollue ni ne détruit rien, la science apporte des connaissances, des outils, des méthodes qui sont utilisées par les hommes.
Ce sont les sociétés humaines qui décident ou non de retraiter les déchets ou pas. la science permet de mettre en place un tel traitement.
Sinon
les progrès apportés par la science
meilleur connaissance de l'univers
progrès en chirurgie (pas médecine pour pas avoir le couplet sur les complexes pharma)
disparition de la variole
diagnostique du dérèglement climatique
démonstration du théorème de Fermat ( ça sert à rien mais c'est beau)
On connait la relation entre l'acte sexuel et la maternité (ce qui n'était pas évident dans l'antiquité)
On est a peu près sur que le soleil se lèvera demain ( ce qui apporte un certain confort convenez en)
maintenant toute connaissance peut être utilisée de manière bénéfique ou pas mais c'est tout.
Comme disait je sais plus qui
La connaissance n'est ni bien ni mal c'est l'utilisation que l'on en fait qui l'est
à ThePhysicist
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 23H55 | 17/06/2009 |
Sur certains points, il y a eu du bien. Sur d'autres, il y a eu beaucoup de mal. Et la politique actuelle a pour but avéré de résorber ce bien, ne laissant que le mal en place.
Quand ceux qui s'enrichissent vivent mieux aux dépens de ceux qui s'appauvrissent, on régresse, c'est indéniable. Monsanto, Novartis, les pétroliers, les groupes pharmaceutiques, les marchands de béton et de canons se portent bien, merci pour eux.
C'est assez ignoble.
à Gotch
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 06H18 | 18/06/2009 |
IGNOBLE et CRIMINEL, tu veux dire.
à ThePhysicist
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 06H17 | 18/06/2009 |
alors, ce n'est pas la peine de rajouter de mauvais grains !
à jyeden
De Isaac Tanguy
(auteur)
Chercheur | 11H06 | 18/06/2009 |
Désolé d'être économiste, néo-classique de surcroit. Pour connaitre ma conception de néo-classique, vous pouvez vous référer à l'article de Arnsperger et Varoufakis
http://www.esocialsciences.com/data/articles/Document11672006590.2708094…
Je ne prétends pas que l'économie soit une science en tout cas certainement pas dans le sens de la physique. D'un certain côté, c'est une manière de faire de la philosophie politique.
Par ailleurs, je défend l'importance d'accorder une place très modeste à l'économie néo-classique et l'intérêt des autres approches économiques.
Le lien entre réel et modélisation est toujours discutable et loin d'être évident. L'avantage de l'architecte, c'est que tant que la maison tient, on ne lui reprochera pas ses grossières approximation dans la modélisation du monde réel.
On peut considérer que l'économie raconte des fables plus ou moins convaincantes. Que lorsqu'elles ne le sont pas, il faut trouver pourquoi et voir en quoi on peut les améliorer.
Dans votre exemple, vous introduisez l'existence d'un milieu. Si on intègre cette donnée dans la modélisation, nous obtenons des résultats plus conforme à ce que vous affirmez être la vie courante.
Quels éléments voudriez-vous ajouter dans le cas des agriculteurs face à une nouvelle technologie ? Pourquoi pensez vous qu'il est important d'intégrer cet élément ?
Pour votre culture, voici le titre d'un des premiers livre en théorie des jeux (si pas le premier) paru en 1944 écrit pas Morgenstern et Von Neumann : « The Theory of Games and Economic Behavior »
De Anonyme ou presque
11H33 | 17/06/2009 |
Deja dit autre part mais bon (je sens le nazage approcher) : dire « je suis contre les OGM » c'est un peu comme de dire « je suis contre le CO2 ». Ça n'a aucun sens. Être contre l'augmentation du CO2 due a a la pollution humaine soit, on peut argumenter, être contre les OGM a but uniquement lucratif soit, on peut argumenter, mais effectivement, tant que les anti-OGM seront « contre les OGM », ils ne seront pas accessibles a des arguments rationnels.
Et pas de méprise je suis contre les OGM a buts purement lucratifs, mais il est effectivement irrationnel de jeter le bébé avec l'eau du bain, le canard et la baignoire.
à Anonyme ou presque
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H12 | 17/06/2009 |
C'est bien de mettre ce bémol, mais je ne suis pas sûr qu'il soit au bon endroit. C'est vrai que la logique du capitalisme financier est à prendre en compte dans le refus ou non d'un OGM.
Mais ce que les pro-OGM s'amusent à faire est de réduire l'argument des anti-OGM à ce seul point, à ce seul aspect : « Tous des rouges ! “
Or les arguments que l'on est amené à développer doivent différer d'un OGM à un autre car ils ne peuvent être de même nature. Et ces arguments ne devront pas encore concerner l'aspect financier.
(Une ‘chimère génétique’ se retrouve aujourd'hui partout depuis qu'on a découvert la technique dans les années 70 : tout ce qui est vivant sur cette Terre et tout les produits qui en découlent sont génétiquement manipulé. Soit commercialisé, soit encore au labo)
Autrement dit, un argument rationnel pour un OGM peut devenir irrationnel pour un autre OGM. C'est là toute la difficulté de tenir un débat serein sur ce vaste et encore totalement inconnu sujet.
Fondamentalement, on sait aussi que lorsque l'on touche à un gène, on doit avoir en tête que les gènes autour, avant et après, connaîtront des répercussions du fait de la structure en ligne de toute la chaîne ADN. C'est ce travail d'anticipation qui caractérise la recherche dite ‘fondamentale’ et qui permet aux scientifiques, gène après gène, de décrypter le génome humain. Pour le moment, seul l'ordre des gènes est connu, mais on ne sait pas à quoi ils servent.
Il y a aussi la compatibilité des génomes. On dit que le cochon et l'homme sont très proches, mais regardez ce qu'a causé comme dégats l'insuline de cochon pour les diabétiques…
Donc pour conclure, même un OGM à but non lucratif peut se révéler plus dangeureux qu'un OGM pour faire du pognon. Cette hypothèse doit toujours être prise en compte.
à Blaise11
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 20H00 | 17/06/2009 |
« Il y a aussi la compatibilité des génomes. On dit que le cochon et l'homme sont très proches, mais regardez ce qu'a causé comme dégats l'insuline de cochon pour les diabétiques… »
La « compatibilité du génome » n'a aucun sens. Un gène est un gène et une fois extrait il se fiche de venir d'un humain, abeille ou maïs.
Si la mutation est bénéfique pour le receveur alors elle perdurera, sinon elle sera supprimée, c'est aussi simple que ça.
à ThePhysicist
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 23H30 | 17/06/2009 |
Argument spécieux. Une mutation peut très bien être persistante, mais maléfique indirectement. Vous jouez ainsi avec pire que le feu : le vivant tout entier. Les conséquences peuvent être dramatiques !