Chantal Jouanno vient de prendre de revers Roselyne Bachelot sur le principe de précaution. Depuis notre enquête publiée le 5 avril pointant l'isolement français sur les biberons au Bisphénol A (BPA), les militants écologistes n'ont pas désarmé et viennent d'obtenir une première victoire.
La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno a demandé ce lundi à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) de « rendre un nouvel avis intégrant bien les dernières études », contredisant ainsi sa collègue de la Santé pour qui sur ce sujet « les études fiables existent et concluent en l'état actuel de la science à l'innocuité ».
Le Réseau Environnement Santé n'a cessé de mettre sous le nez des autorités les dernières études scientifiques attestant de la dangerosité potentielle de cette substance utilisée dans la fabrication des plastiques des biberons et soupçonnée de perturber le système hormonal et notamment de provoquer des cancers du sein.
Menés par le chimiste et toxicologue André Cicollella, adhérent des Verts, ces militants demandaient pourquoi en France on ne prenait pas en considération les données scientifiques, qui, « à près de 90% concluent à un effet » du BPA dès la dose journalière autorisée (50 microgrammes par kilo et par jour).
« Je n'ai pas laché l'affaire »
Le député (PS) de Haute-Garonne Gérard Bapt, président de la commission santé environnementale de l'Assemblée nationale, a finalement fait bouger les choses. Il a organisé une audition publique de confrontation entre différents experts, l'industrie chimique et le Réseau Environnement Santé :
« Il en est sorti que l'Afssa campait sur ses positions, refusant de prendre en compte les dernières études, américaines notamment, concluant à la dangerosité potentielle. L'Afssa s'est sentie mise en cause dans son objectivité et s'est raidie.
Les choses bougent très vite aux Etats-Unis : quatre Etats ont déjà interdit ce produit, le Congrès américain va demander à la FDA de reconsidérer le dossier, et une enquête est en cours sur l'influence de l'industrie du plastique sur la FDA.
Je n'ai pas laché l'affaire jusqu'à ce que Chantal Jouanno craque. »
Sur le terrain des consommateurs, les esprits ont déjà évolué vers toujours plus de précaution : les fabricants développent l'offre de biberons « sans BPA », les municipalités en équipent leurs crèches (Paris, Nantes…) et les ventes explosent.
« Mais les biberons ne sont que le petit bout de la lorgnette. C'est ce qui crée le choc dans l'opinion publique », remarque le député Bapt. Le Bisphénol A est également présent dans canettes et boites de conserve et fait partie de tous ces produits chimiques dont on ne connait pas toute l'action à long terme.
► Article suivi : Biberons au BPA : bannis outre-Atlantique, autorisés en France





















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De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 07H46 | 17/06/2009 |
Et des biberons qui ressemblent à des sex'toys,c'est normal,ça aussi, peut-être ?
Quel monde de confusion, ma pauv'dame !
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 07H53 | 17/06/2009 |
« Les biberons contenant du Bisphénol A (BPA) ne sont pas toxiques, a affirmé mercredi 10 juin la ministre de la Santé Roselyne Bachelot devant l'Assemblé nationale. »
Mais enfin, il faut vous le dire comment ?
Bon d'un autre côté, avant d'être ministre de la santé, elle était ministre du dop…, euh des sports.
à Pseudo
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 07H56 | 17/06/2009 |
Je l'ai connu dealeuse : elle tenait une officine accolée à ce qui était à l'époque le plus grand hypermarché d'Europe, le Carrefour d'Angers Saint-Serge.
Comme quoi, dans le métier, on évolue…
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 07H54 | 17/06/2009 |
La position de la Ville de Paris, adoptée mi-avril, est ici :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/04/paris-ne-veut-plus-…
La commande de Nantes était annoncée là :
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Sante/Les-anti-bisphenol-A-se-font-entendre/(gid)/229109
avec la position de Chantal Jouanno.
De Lechat
esprit critique | 07H55 | 17/06/2009 |
Bonjour SOPHIE
Les français sont toujours en retard :
amiante Tchernobyl Disthilbène sang contaminé………………………………………………………………………….**Merci à Chantal Jouanno c'est un revers pour Roselyne Bachelot
mais attendons de voir ce qui va se passer
lundi 6 avril 2009
Guerre de l'information autour du Bisphénol A : épisode 3 « Roselyne Bachelot choisit la raison »
http://www.pharma-is-business.com/2009/04/guerre-de-linformation-autour-…
Nous ne pouvons une fois de plus faire confiance à l'AFSSA afssaps…………….c'est donc à nous de prendre des mesures
iL FAUT EVITER DANS LA MESURE DU POSSIBLE
les plastiques identifiés par le code de recyclage n°7 (PC) et, dans une moindre mesure, n° 3 et n° 6.
Bonne journée
à Lechat
De Lechat
esprit critique | 08H17 | 17/06/2009 |
Il n » y a pas que le bisphénol A qui pose problème
Position de l'ARMSE sur le bisphénol A, les phtalates et le DEHA
http://blog.armse.fr/post/Position-de-lARMSE-sur-le-bisphenol-A-les-phta…
…………Là encore, il est fortement déconseillé d'utiliser des récipients en plastique ou des films de plastique au contact des aliments des-tinés au micro-ondes………………
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 08H14 | 17/06/2009 |
« Le Bisphénol A est également présent dans canettes et boites de conserve et fait partie de tous ces produits chimiques dont on ne connait pas toute l'action à long terme. »
Si si, tout le monde est en mesure de connaitre et comprendre leurS actionS à long terme.
Ces petits produits « chimiques » (en fait « chimique » veut dire ici « issue de l'industrie », et non de la Nature) passent dans l'intestin. Comme un corps biologique n'est fait que pour traiter des choses biologiques, l'intestin ne comprend pas ces particules et, soit les transforment en toxines, qui auront alors le champs libre pour se mettre partout dans le corps, soit les stockent dans sa flore, ce qui aura pour effet de transformer l'intestin en éponge usagée ; conséquence de ceci : mêmes des particules biologiques pures pourront être interprétées comme des toxines et non comme des enzymes essentielles.
Donc, bordel de merde, l'on tous sait pertinemment qu'un produit chimique, qui passera obligatoirement dans notre intestin, aura une action néfaste contre le corps humain.
Les industriels se cachent en réalité derrière une seule incertitude : on ne sait pas, pour tous le produits chimiques, quelles seront les conséquences néfastes sur le corps. En résumé, vous aurez soit une dégénérescence, soit un cancer, soit des rhumatismes, soit de l'autisme, soit de la dépression, soit de simples troubles intestinaux, soi des troubles névralgiques, soit………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
à Blaise11
De Iv
Roboticien utopiste | 08H57 | 17/06/2009 |
Ce n'est pas parce qu'un produit est issu de l'industrie qu'il va endommager le corps.
Ce n'est pas parce qu'un produit est issu de la nature qu'il va être sans danger.
Malheureusement c'est plus compliqué que cela. Il faut des études pour savoir si à long terme certaines choses sont néfastes, sans effet ou bénéfiques pour le corps et surtout dans quels dosages.
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H01 | 17/06/2009 |
J'admets que la vulgarisation est un art.
Cela dit, en tenant le discours du « ni oui ni non, alors faisons », on s'expose à tous les riques engendrés par les produits de synthèse.
Il y a de véritables poisons dans la nature, sans besoin de les retoucher : exact, cher lv. Mais alors pourquoi l'homme n'applique-t'il pas aux produits industriels la même règle de prudence qui fait déjà qu'il n'ingurgite plus les-dits poisons ?
Dans ma liste des maladies, j'ai soigneusement parlé de « simples troubles intestinaux »… On peut aussi dire qu'une contamination n'aura aucun effet si elle n'est pas précédée d'un terrain génétique favorable… On peut aussi mesurer les quantités nécessaires à un empoisonnement sérieux… et jouer, dans tous ces cas de figure, au « petit bonheur la chance »…
Avec du mercure, on bloque des maladies comme on bloque des processus essentielles au bon fonctionnement d'un corps biologique : est-ce-que cet exercice de fumnanbule est la voie à suivre ? j'en doute fortement surtout quand on sait que ces techniques de synthèse n'existent que depuis un infime-micro-petit temps et que des découvertes récentes laissent à penser que la Nature regorge de traitements qui, en plus d'être efficaces, sont sans effets secondaires. Un corps biologique parle à un autre corps biologique ; miracle ! ils se comprennent…
Un peu d'humilité, des explications transparentes et de la « prudence ferme » : voici ce dont le consommateur a besoin pour se forger son opinion, mais voici ce que l'industrie dissimule avec le plus grand soin.
Les aberrations dues à l'industrialisation de la nourriture ne manquent pas, la première étant que le produit fini, dénaturé, coute plus cher que le produit biologique récolté. Et ce qui a été retiré (soit pour rajouter d'autres choses, soit pour permettre de stocker indéfiniment) est revendu séparément en pharmacie à des prix exorbitants.
à Blaise11
De societe00
desabusé | 11H22 | 17/06/2009 |
juste pour compléter « la nature regorge de traitements… » : de mémoire, un infime pourcentage du style 2-5% des plantes ont été a ce jour étudiées.
C est sur que ce ne sont pas les societes pharmaceutiques qui vont crier sur les toits comment trouver dans la nature les remedes naturels et disponibles quasi gratuitement. Quant aux politiques du style Bachelot, sarko, ils sont liés a ces societes, donc il n y a absolument rien a attendre de leur part.
De corbeau deciitre
Educateur spécialisé | 09H25 | 17/06/2009 |
« Mais les biberons ne sont que le petit bout de la lorgnette. »
Et comme il est tout de même mieux de téter un téton qu'une lorgnette, l'allaitement c'est quand même mieux !
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 11H27 | 17/06/2009 |
En plus ce BPA, ne sert-il pas seulement a rendre le plastique transparent ? Tout comme les sels nitrites dont on connait les dangers, ne servent -ils seulement pas a donner la couleur rose a nos jambons (le gris d'origine etant moins vendeur) ? Ces produits ne servent a rien et il faut apprendre a s'en passer. Encore faut-il qu'on nous laisse le choix.
à Tabarnac
De philap
14H12 | 17/06/2009 |
On est d'accord pour le BPA.
Pour le nitrite il faut nuancer : oui c'est toxique et ça réagit dans l'organisme pour faire des produits cancérigènes (pire si vous faites frire le produit nitrité comme les anglais et le bacon frit).
MAIS ce produit a surement évité beaucoup de morts par botulisme car il protège de la bactérie qui produit la toxine.
Mais pour les plastiques qui relarguent tous des monomères nocifs il faut arrêter le plus vite possible et revoir les fabrications. En effet il est possible d'améliorer ça mais devinez quoi ? c'est plus cher ! et ça fait pleurer les industriels.
à philap
De Tabarnac
Cycliste alcoolique | 15H21 | 17/06/2009 |
Tu as raison pour le nitrite, j'ai voulu faire court.
Le pire c'est que certaines marques, pour se donner une couleur bio, n'utilisent plus les sels nitrites. Par contre, pour garder la couleur rose, ils utilisent des bons vieux colorants. Il y a 20 - 30 ans, les industriels utilisaient un colorant qui s'averait etre hautement toxique *je ne me souviens plus du nom)… Tout ca pour la couleur. C'est ca qui est condamnable.
à Tabarnac
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 16H04 | 17/06/2009 |
Si, essentiellement à faire un joli plastique tout blanc. Les biberons sans BPA, du moins celui que j'ai acheté (deux fois le prix d'un avec BPA ! ), sont jaunâtres. Et alors ?
De nijolly
agacé | 11H47 | 17/06/2009 |
Mal barrée la Jouanno ! Fera une carrière à la NKM !
On ne contredit pas Sainte Roselyne des Lobbies. Quant au socialou (ça existe encore ? ), il peut pisser dans un violon en croyant chier dans la colle, la parole d'un parlementaire…hin, hin, hin…
De Charly127
Chomeur dispensé... | 14H58 | 17/06/2009 |
Les industriels mettent le paquet sur les Bisphénol. Avec une bagarreuse comme Chantal Jouanno Ils vont bien en faire même des clystères. Est-ce qu'elle a des gosses celle-la, et pourquoi emploie-t-elle des bib en verres pour eux ?
De ces choses là sont rudes
retraité | 16H35 | 17/06/2009 |
En digne adoratrice de son vénéré maitre, Cachalot se fiche completement des Français.
Je lui avais écrit pour lui demander la raison pour laquelle un médicament ( éviatnt les hemorragies dans les yeux) avait vu son prix multiplié par 4 ! , Je n'ai jamais eu de réponse.
Maintenant l'achat de ce produit représent 12% de ma pension.
J'en déduis qu'il y a un doute sur l'innocuité de cette personne sur l'etat de santé des Français.
De IINDIE
Nowhereland | 06H11 | 18/06/2009 |
Une petite question : A quelle dose d » exposition journalière correspond une présence de BPA de <0,01g/ml alors que c'est la limite des instruments de mesure ? ? ?
On ne sait pas le mesurer . La solution du verre est extrêmement limitée dans le sens où le verre et les micro ondes ne font pas bon ménage.
Si vous n'utilisez pas de micro ondes pour chauffer un liquide alors le verre est une solution envisageable … Sinon …
Pour ce qui est des plastiques sans BPA il existent mais là encore on tombe sur le même principe de mesure .
à IINDIE
De philap
08H09 | 18/06/2009 |
Le verre et le micro-onde font très bon ménage. Pas de problème. Si il s'agit d'un biberon il ne faut pas le fermer c'est tout. Sinon il se transforme en machine à vapeur.