A Saint-Ouen, dans un village d'insertion avec les Roms
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A leur disposition, des caravanes et un accompagnement administratif qui à terme doit les mener à l’accession au logement et à l’insertion professionnelle. En échange, ils s’engagent à apprendre le français, scolariser leurs enfants, et respecter le règlement interne du village. Pour s’y faire accepter et réaliser ce film, nous nous y sommes rendus régulièrement pendant trois mois. Nous souhaitions montrer leur vie quotidienne. La tâche était ardue.
Nous leur parlions de notre projet, avec les enfants comme interprètes. Peu d’entre eux semblaient emballés par la démarche. La méfiance vis-à-vis des médias demeure importante et nous arrivions quelques semaines après une équipe de M6. A force de visites et de persuasion, la confiance a fini par s’installer. Nous n’étions plus gênés d’aller leur parler, ils étaient de moins en moins réticents à nous répondre.
Résultat, des heures et des heures d’images et de témoignages, avec le dilemme de devoir supprimer des tranches de vie auxquelles nous avions assisté. De tout le temps passé sur place, le film restitue une journée type, enrichie d’événements particuliers comme la visite de l’ambassadeur de Roumanie, des interviews en tête-à-tête ou la collecte des loyers. (Voir la vidéo)
Fanny Texier et Nicolas François
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- Femm
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On ne met pas des gens qui ont un sens de la famille et du groupe particulièrement développé (vous ne verrez jamais un vieux de la communauté des gens du voyage dans une maison de retraite) dans un « vrai logement » du jour au lendemain parce qu’on a décidé que leur mode de vie dérange. Surtout si c’est du logement social collectif qui oblige la famille élargie à éclater et à changer de mode de vie. Il n’est pas question non plus de mettre tout un groupe dans le même bâtiment, ce qui reviendrait à créer les conditions d’un ghetto.
De plus en plus de gens du voyage ne voyagent plus que de l’aire d’accueil où ils ne peuvent rester que quelques mois au champs d’à coté en attendant de pouvoir revenir sur l’aire. Afin d’éviter ces situations débiles des solutions transitoires permettant à ces personnes de pouvoir se sédentariser si elles le souhaitent sont indispensables. Cette action en fait partie, ce n’est peut être pas totalement satisfaisant mais la problématique est complexe !




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