Les intérêts français ont été pris à partie au Gabon par des manifestants contestant le soutien de Paris à Ali Bongo, proclamé jeudi président du Gabon. Des soldats français ont été déployés à Port Gentil, la capitale économique du Gabon, pour protéger le consulat de France attaqué par les protestataires. Pourquoi la France est-elle prise à partie ? Retour sur quelques éléments embarrassants.

(De nos archives) Omar Bongo, corrupteur ? Le Gabon, émirat pétrolier ? Les campagnes électorales financées par des fonds africains ? Vous n'y pensez pas bonnes gens ! Face aux dénégations multiples des hommes politiques, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, en passant par le timide Parti socialiste, Rue89 exhume quelques courriers du Vieux sage, époque Elf-Aquitaine. Souvenirs, souvenirs…
Le « protocole Guillaumat » des années 1970
Le pacte de corruption date des années 70 et s'appelle le « protocole Guillaumat ». Du nom de ce grand commis de l'Etat, homme du renseignement, nucléocrate et surtout architecte de l'empire pétrolier tricolore. Conséquence directe des chocs pétroliers qui ont vu de petits états africains devenir en quelques mois des magnats de l'or noir, le système consiste à rendre opaques les revenus du pétrole pour alimenter les caisses noires du chef de l'Etat.
Il existe alors trois mécanismes distincts :
- les « bonus » versés dans la phase exploratoire de la recherche pétrolière, jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars par an ;
- les « abonnements », soit la part prélevée sur chaque baril de brut commercialisé, environ un dollar par baril ;
- les « préfinancements », prêts gagés sur la production à venir, avec la caution d'Elf, sur lesquels sont prélevés de 1 à 3% de commissions en jouant sur des différentiels de taux d'intérêts.
Un système inventé par les Saoudiens et récupéré par Bongo
Précision : ce système n'a été inventé ni par les Français ni par Omar Bongo, mais par le grand ministre du pétrole saoudien que fut le Sheikh Ahmed Zaki Yamani. Le président du Gabon va avoir l'intelligence d'adapter à son petit pays ce grand système de corruption internationale.
Ainsi, dans les deux premières lettres de 1987 et 1991 que nous dévoilons, le président Bongo fixe pour Elf Gabon le montant de l'abonnement :
« Nous vous autorisons à verser à votre société de commercialisation ELF TRADING S.A. la somme de US dollar 1 par baril produit au Gabon par vos sociétés ELF GABON et SNEA. Ces versements, qui se feront sur une base trimestrielle, sont des charges déductibles (un dollar/baril). »
Cet argent est ensuite reversé sur le compte personnel d'Omar Bongo à la Fiba (Banque française intercontinentale), la banque partagée par la famille Bongo et Elf, ou à une Anstalt (société offshore) au Lichtenstein. Pourquoi le Lichstentein ? Claude Gosselin, chargé de la comptabilité occulte d'Elf, répond ainsi aux juges qui enquêtent sur le groupe pétrolier :
« Parce qu'il s'agit d'une tradition initiée de longue date, qui a donné entière satisfaction aux bénéficiaires par son opacité et ses secrets. »
L'argent de la corruption est défiscalisé en France
Détail : l'argent de la corruption est défiscalisé, tant au Gabon qu'en France, comme en atteste l'instruction N°1 -non datée- signée par Philippe Jaffré, nouveau président balladurien d'Elf à partir d'août 1993.
Le fonctionnement de la caisse noire gabonaise est très codifié. Il concerne une poignée d'hommes au sommet de la direction d'Elf, où le « monsieur Afrique » André Tarallo, joue le rôle de grand argentier :
« M. Tarallo reçoit les instructions des présidents du Gabon et du Congo et, pour leur exécution, adresse à M. Gosselin une note signée de lui. M. Gosselin procède alors au versement des fonds aux bénéficiaires désignés qui ne doivent en aucun cas être des résidents français. »
Rien n'empêche les « bénéficiaires » de reverser leurs pots-de-vin à qui ils veulent… Notez qu'en 1993, le président du Congo est Pascal Lissouba, le tombeur de Denis Sassou N'guesso qui reviendra au pouvoir en 1997.
Un système privatisé à partir de 1994
Fort de la réussite de ce système, Omar Bongo décide de « privatiser » le système en déléguant à deux hommes de confiance la responsabilité de la « gestion du compte dans lequel seront versés les frais commerciaux ». Le premier est André Tarallo qui, tout en conservant la fonction de président d'Elf Gabon, a quitté la direction d'Elf. Le second est son conseiller personnel pour les affaires pétrolières, Samuel Dossou Aworet.
Au même moment, le 13 décembre 1996, il écrit à Philippe Jaffré pour confirmer le montant des « abonnements » négociés : 
« Nous vous confirmons que les montants qu'il convient de prélever pour les frais commerciaux sont d'environ dix millions de dollars US par trimestre. »
Enfin, dans un dernier courrier non daté mais postérieur aux deux autres, le président du Gabon donne pour instructions à ces missi dominici de liquider « Elmora, Versima, Ferana », trois de ses « Anstalten » personnelles.
La curiosité persistante des magistrats de l'affaire Elf, en particulier celle de Renaud van Ruymbeke qui a décortiqué l'audit financier du juge suisse Paul Perraudin, va les conduire à perquisitionner la Fiba, avenue Georges V. La banque est cambriolée quelques jours plus tard, puis fermée au bout d'un mois. Toutes les archives ont été nettoyées. Trop de noms sur les bordereaux de compte…
Photo : Jacques Chirac, Omar Bongo et Denis Sassou-Ngesso inaugurent un mémorial à Brazzaville en 2005 (Philippe Wojazer/Reuters).
► Article republié le 04/09/2009 à 8h30.





















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De Mr_Quiconque
17H35 | 15/06/2009 |
Avec l'extension du secret défense et la suppression du juge d'instruction, ils vont être bien peinards.
A ce propos, ce matin sur France Inter :
« Politique toujours, avec les révélations du site MédiaPart… Un député UMP mis en cause dans une affaire d'emploi fictif…
Le député, c'est Pierre Morange, par ailleurs maire de Chambourcy… Et MédiaPart évoque une affaire qui aurait dû déboucher sur un scandale politico-judiciaire…
Dans une lettre envoyée à l'automne 2006 au Parquet de Versailles, la femme du député s'accuse en effet d'avoir profité durant quatre ans d'un emploi fictif à l'Assemblée Nationale, comme attachée parlementaire de son époux, alors qu'elle occupait à la même période un poste d'infirmière dans une clinique chirurgicale… Elle assure avoir été rémunérée à hauteur de 2700 € net par mois pour son travail parlementaire, alors qu'elle n'a jamais mis les pieds à l'Assemblée, sauf pour visiter…
Le plus drôle, expliquent Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme qui signent le papier, c'est que le mois dernier, lors des questions à l'Assemblée, Pierre Morange s'était insurgé contre la fraude aux finances publiques… Ca, c'est donc le plus drôle…
Et le plus étonnant, c'est que les révélations de l'épouse du député ont finalement été classées sans suite… Cette affaire n'a donc pas fait la Une des journaux, et sans doute elle ne le fera jamais… »
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/larevuedepresse/index.php ? i…
De alberte
Sage-femme retraitée | 19H18 | 15/06/2009 |
Hé bien, dites - donc, je comprends pourquoi on à déculpabilisé le droit des affaires sinon il aurait fallu des brigades spéciales pour encercler tout ce beau monde, cela aurait fait monter le taux de délinquance, mais baisser le taux des affaires élucidées
De Papycool
graphiste | 19H23 | 15/06/2009 |
Décidément, vous ne laisserez pas cet homme tranquille. Regardez bien le joli pays ou vous vivez et vous y verrez à quelque chose prêt les même choses. Un sprinter noir disait un jour « Nous les noirs, nous sommes les meilleurs du monde. » et son entraineur de lui répondre : « Oui mais vos entraineurs seront toujours des blancs….. » C'est la même chose pour le président Bongo. Il n'a fait que suivre l'exemple des blancs. Alors par pitié, laissez le dormir en paix .
à Papycool
De Saheyus
Rêveur invétéré | 21H41 | 04/09/2009 |
Non seulement il ne faut pas laisser Bongo « dormir » en paix (Il est mort, il n'existe plus, il ne peut donc même pas être gêné par ce qu'on dit ou fait, raison de plus pour parler librement). Mais il faut aussi conspuer sa descendance, qui n'agit pas différemment.
Et les responsables Français qui trempent dans ces magouilles. Et les grandes entreprises sans vergogne. Et les autres États qui facilitent ce type de trafic.
Et tous ceux, enfin, qui ferment les yeux là-dessus, et demandent aux autres d'en faire autant.
La corruption des uns n'excusera jamais la corruption des autres.
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 19H25 | 15/06/2009 |
Jacques Foccard, agé, déclarant…
Les liens que j'ai établis entre les politiques Français et les pays Africains, constituent un réseau…mais je n'appelle pas ça un réseau !
° Une bande alors ?
De extralucide
retraite | 21H32 | 15/06/2009 |
Sortir des hiustoires sur un mort et des affaires qui ont eu lieu il ya plus de 20 ans, c'est moins courageux que de parler des scandales actuels. Alors Bof ! !
à extralucide
De Papycool
graphiste | 21H54 | 15/06/2009 |
non c'est la même technique. On trompe son petit monde avec des histoires abracadabrantesques et pendant ce temps on en oublie l'essentiel.
à extralucide
De Saheyus
Rêveur invétéré | 21H37 | 04/09/2009 |
Parfois, les cercueils des morts sont mieux gardés que les traces des vivants.
Et ce ne sont pas des histoires vieilles de 20 ans, elle court toujours la corruption, elle court…
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 22H07 | 15/06/2009 |
Bon… nous voici fixés ! ! !
Oyé Oyé ! ! ! messe générale à notre dame de Paris ! ! !
Mais de quoi je me mèle que vient faire la cathédrale place Monsieur Deux ! ! !
ça va encore durer longtemps ce cirque….
Qui est l'auteur, le souhaiteur, l'instigateur de cette mascarade odieuse ?
Une banderole est-elle prévue sur la façade de l'hôtel de ville avec portrait du dictateur et de son lion ?
Manquerait plus que les drapeaux soient mis en berne ! ! !
Messieurs Mesdames des médias papiers radios télé fournirez vous la liste des invités ?
De plus en plus bananière notre France, il est des « hommages » des pantins grotesques, oseront-ils passer devant les caméras et photographes la tête haute,
et pendant ce temps là notre « mini moy » demande à l'iran de protèger notre ambassade - y a des jours comme ça où tout s'amalgame parce que le poids des conneries devient insupportable
bonne nuit quand même ! ! !
De kamerlo divine
ouvrier | 18H16 | 16/06/2009 |
LE FRANC CFA : L´AUTRE VISAGE CACHÉ DE LA FRANCE À FRIC .
>>>> L'une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c'est l'impact d'une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l'Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l'Union Economique et Monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains (Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo).
La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu'elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l'UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d'accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d'échanges étrangers dans un « compte d'opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d'autres obligations financières.
En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d'opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l'investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d'aucun de ces changes n'est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d'opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s'il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des États africains.
Cela rend impossible pour les États Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d'employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l'Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d'échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l'Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d'employer leurs taux d'échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l'Afrique.
La création et le maintien de la domination Française des économies de l'Afrique francophone sont le produit d'une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des États africains. Pour la majeure partie de l'Afrique francophone, leurs banques centrales n'ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s'accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu'il n y ait l'approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L'argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L'on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu'on est pauvre.
De Avembe
Enseignant | 08H28 | 04/09/2009 |
En fait…l'Afrique ne s'en sortira plus jamais….j'veux bien que l'espoir fasse vivre mais bon….
Bordel que font-ils de tout cet argent ! je suis allé aux Antilles !
les dom-tom ont tout simplement 20 voire 40 ans d'avance dans l'organisation sur les Africains
Qu'ils volent…apparemment on n'y peut rien !
mais bordel de merde ! ! ! ! ! qu'ils construisent quelque chose ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
des hôpitaux,des routes ,des écoles, payent leurs fonctionnaires, accorder des crédits aux entrepreneurs ! !
les politiques français le font bien ! ! ! ! ça ne les empêchent pas de continuer de voler leurs concitoyens mais putain ! ! ! ! au moins il y a des routes, des bibliothèques,des entrprises,
le Gabon est obligé d'importer presque TOUTE sa bouffe du Cameroun alors qu'on peut planter TOUT ce qu'on veut dans ce pays je dis bien TOUT ! ! ! !
chaque voleur africain est capable d'offrir au moins 3 IRM, et chaque chef d'état peut résorber a lui SEUL la TOTALITE de la dette de son pays et il lui resterait ENCORE au moins 2 milliards de dollars ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Comment fait-on pour devenir aussi cynique ? ! ? Ils doivent suivre un stage
à Avembe
De zazachavez
BSTR | 18H31 | 04/09/2009 |
« Comment fait-on pour devenir aussi cynique ? ! ? Ils doivent suivre un stage »
yes, à savoir dans quel pays …
; -))
De jmc06
retraite | 08H39 | 04/09/2009 |
vot pays est poussé vers la porte par certains pays africains
pasque les nippons et chintock , arrivent avec des valises pleines de billets
pour profiter des matières premières de ces pays
plus con qu'vot pays y a pas
De ColvertLE
Retraité | 09H30 | 04/09/2009 |
Bof ! « Laissons le dormir en paix » ?
Ce qui est malheureux, c'est que pour le moment, les français ne se sont pas réveillés et laissent trop dormir tous ces reponsables vénaux de notre république bananière.
En espérant que là bas l'armée ne s'en mêle pas pour éviter de nous embourber davantage…
De Rodriguez
Papa | 09H43 | 04/09/2009 |
Le fils Bongo hérite du contrat de métayage de son feu père Omar Bongo.
03 septembre 2009
Web. http://lajuda.blogspot.com/
Voilà ! C'est fait. Ali Ben Bongo, le fils du vieux crocodile françafricain décédé en juin dernier après 41 ans de règne, est officiellement reconnu président du Gabon. Les résultats du cirque électoral ont été proclamés ce midi et au nom du père et avec l'onction de la France, le bonhomme aux cheveux défrisés l'emporte avec 41,73% devant André Mba Obame et Pierre Manboundou. La monarchie est désormais établie au Gabon. En tout cas, pour le moment. Faure Gnassingbé du Togo a trouvé de la compagnie. Et le rang de ce mouvement ira en grossissant avec la maturation à l'ombre de projets similaires pour d'autres territoires africains avec le concours total de la France et de toutes les forces néo-impériales pour qui la « démocratie est un luxe pour l'Afrique ». En clair, l'humiliation, le viol des Africains et le pillage de leurs terres ne doivent jamais avoir une solution de continuité.
A la veille de ce cirque électoral, quelques hypocrites et cyniques drapés de leurs toges de journalistes, faisant semblant d'ignorer que le choix d'Ali Bongo était un acquis, demandaient à leur douce France de rester neutre dans le processus électoral au Gabon. Certains, doublement cyniques, à travers des articles clairement ambigus, faisaient semblant d'appeler la France à soutenir la démocratie dans ce pays. Toutes ces proclamations et exhortations visaient à se donner bonne conscience et à clamer au moment opportun que seuls les Gabonais ont choisi de monarchiser leur pays alors que la France y a été impartiale ou qu'elle y a même soutenu la démocratie. Dans le même temps, on n'a cessé d'écrire, de dire, images à l'appui qu'Ali Bongo est « le favori pour diverses raisons » de ce scrutin. Cette incessante affirmation qui, en réalité, était la décision définitive de l'Elysée et de ses alliés multinationales, a fini par énerver Pierre Manboundou qui dans une sorte de rugissement de tigre édenté, a assené le 19 août 2009 à Sylvain Attal de France24 que « Ali Bongo n'est favori de personne ici au Gabon. Il faut que cela soit clair. Il est peut-être favori pour France24 mais pas pour les Gabonais ». Jolie mise au point. Mais, Monsieur Manboundou, les jeux étaient faits depuis longtemps à l'Elysée et ailleurs sans le consentement des Gabonais, d'ailleurs « immatures pour la démocratie » à l'instar des Congolais, des Camerounais, des Togolais, des Burkinabé, des Tchadiens…
Aujourd'hui, après le Congo où Sassou Nguesso est reconduit tranquillement au pouvoir, le Niger où Mamadou Tandja a défait les fragiles institutions les unes après les autres, Total, Areva et les vautours mafiafricains viennent de réaliser la succession dynastique au Gabon comme hier, au Togo. Pour arriver à leurs fins, ces vampires ont gonflé le corps électoral porté à 820.000 électeurs sur une population réelle d'environ 1,3 millions. Ils ont ensuite utilisé tout le pouvoir financier que leur a procuré le long règne du pion Bongo Ondimba qui a pris le soin de préparer soigneusement et patiemment sa succession. Ils ont utilisé l'armée avec la complicité du 6è BIMA et de la base aérienne française pour terroriser les patriotes en agissant sur les leviers de la répression et des intimidations. Ils ont fait recours à l'usuelle pratique du bourrage d'urnes. Ils ont aussi et surtout utilisé les médias nationaux et internationaux pour faire l'idée que quoiqu'il se passe, Ali Bongo était le favori, malgré les contestations dont il est l'objet dans le pays y compris jusque dans le parti de son père, le PDG (Parti démocratique Gabonais) dont le bilan est plutôt catastrophique malgré l'énormité des richesses de cette partie de la terre africaine. Malgré les 41 ans de Bongo, voilà que les Gabonais en redemandent. Tout ceci pour faire passer les Noirs pour des grands enfants inconscients ou des bêtes insensibles à la douleur et qui « votent » pour leurs propres bourreaux.
Dans cette conquête qui n'en est pas une dans les faits, tous les réseaux ont été mobilisés pour avaliser le fils à papa au sommet du pays. Change-t-on une équipe qui fait gagner ses propriétaires et parrains ? Evidemment pas ! Robert Bourgi, « le Monsieur Afrique » de Sarkozy a d'ailleurs parié sur le fils Bongo. Cela veut tout dire !
Omar Bongo Ondimba, en bon pion français a passé toute sa vie à financer les partis politiques en France de l'extrême gauche à l'extrême droite au point de trouver inutile voire dangereux de bâtir un centre de santé digne de ce nom pour ses propres besoins et ceux de son clan dans son pays natal. Lui, Omar qui a tout donné à la France, n'avait pas supporté l'ingratitude de celle-ci. Et, pour sanctionner les révélations de ses turpitudes financières et l'étalage de ses biens mal acquis en France, Omar Bongo est parti mourir en Espagne. Aller mourir non pas en France, mais ailleurs était le châtiment le plus infâme qu'en digne fils, le nano-président a estimé infliger à son mentor. Quel intérêt ont-ils, tous ceux-là qui ont volé, appauvri les Gabonais et financé leurs outils politiques ou se sont enrichis de rompre le cycle ? Aucun ! Et la meilleure façon de s'assurer que les richesses de cette partie de l'Afrique restent leur propriété exclusive, c'est de confier le contrat de métayage du père au fils.
Tous les Africains sont interpellés par la dérive monarchique en œuvre aujourd'hui en Afrique. Les réactions doivent être fortes et radicales. Car, de la façon dont un peuple, dans son entièreté se comporte face aux affronts et déstabilisations qu'il subit dépend leur perpétuation ou non. Le peuple noir ne peut pas et ne doit pas continuer à être l'oiseau qu'on plume pour couvrir les autres. A force de se laisser plumer, nous finirons tous nus. De tout temps, l'Afrique a servi et nourri les autres et pas les Africains eux-mêmes. La concurrence liée aux enjeux du monde d'aujourd'hui va de toute évidence aggraver la situation de l'Afrique. C'est là que le peuple noir doit sortir de ses gongs et travailler pour mettre hors d'état de nuire tous les guignols qui, au terme d'incessants viols, sont faits « gouvernants » avec comme cahier de charges de continuer l'œuvre coloniale de la démolition de la société africaine. Ce combat ne sera pas de tout repos. Il sera périlleux, mais c'est le nécessaire et unique chemin pour le peuple noir d'espérer guérir les douleurs à lui infligées par la complicité de certains de ses propres fils aliénés et kleptocrates s'offrant, en plus de leur incapacité, des vacances dont les frais d'hôtel uniquement vont de 655 millions CFA (Paul Biya en France) pour les uns à 750 millions CFA pour les autres (Abdoulaye Wade en Suisse et en France).
Tous ceux-là qui vampirisent l'Afrique veulent nous convaincre que la Gabon est en paix. Qu'il y a des acquis à consolider et que pour ce faire, il ne faut pas bousculer les choses. On intime subrepticement l'ordre à nos compatriotes du Gabon d'accepter le « changement sans la révolution ». Non, la paix est multidimensionnelle. La paix ne signifie pas seulement l'absence de conflit armé. Un pays où les personnes dorment le ventre vide, où les enfants n'ont pas accès aux soins et à l'éducation scolaire, où les infrastructures sont absentes, où les transnationales peuvent détruire l'environnement et piller les richesses du peuple, où des bases militaires stationnent depuis des décennies, où les dirigeants sont des pions soutenus mordicus contre le peuple n'est pas en paix. Des pays dont l'économie et la monnaie ainsi que les avoirs extérieurs sont détenus par les autres n'est pas en paix.
C'est là qu'il faut convoquer nos prédécesseurs : les Olympio, Lumumba, Nkrumah, Sekou Touré, Steve Biko, Um Nyobè, Ouandié, Félix Moumié, Anta Diop, Thomas Sankara, Tavio Amorin… Ils doivent même nous inspirer dans nos initiatives. Car, le combat n'a pas abouti ; il n'est pas achevé. Depuis leur tombe, il faut leur demander la passation du flambeau. A notre génération de se montrer digne de marcher dans leur sillage afin que leur mort ne soit pas vaine et rompre définitivement avec les indépendances fictives qui servent à imposer au peuple noir des pions de la trempe de Gnassingbé et fils, de Bongo et fils et d'autres encore … au travers desquels l'humiliation et le saccage de l'Afrique se perpétuent.
De Keloglan
09H49 | 04/09/2009 |
Ce vendredi matin, à la télévision - BFM TV, je crois- Alain Joyandet protestait bien fort : - Non-non-non- la France n'a rien fait pour soutenir Bongo fils lors de ces élections - je Mets au d ! éfi quiconque d'en apporter la moindre preuve (pas du verbatim, mais l'idée est bien celle-là).
Encore les Gabonais n'ont-ils sans doute pas connaissance des documents que Rue89 produit ci-dessus.
De piecam
trav_ind | 09H57 | 04/09/2009 |
Précision.
Le système mis en place par Sheikh Ahmed Zaki Yamani n'est qu'une adaptation de la « kafala » (en français : sponsoring) à l'industrie pétrolière et c'est parfaitement légal, même obligatoire, en Arabie et dans les pays du Golfe.
Ça fonctionne en trois points :
1) Une somme forfaitaire touchée par le « kafil » pour l'installation de l'entreprise dans le pays hôte.
2) Le « kafil » intervient pour l'obtention de marchés et perçoit une contrepartie indexée sur le montant global - en français, pot-de-vin.
3) Enfin, le « kafil » est directement associé au capital de celui dont il « garantit » la présence. Il percevra alors des rémunérations au prorata du chiffre d'affaires, les bonus.
J'insiste ; c'est légal et on peut comprendre les difficutés des entreprises françaises pour consilier Droit français et Droit local.
Dans les pays du Golfe, l'État-sponsor redistribue une partie de cette rente et il apparait comme un État-providence : medecine gratuite, pas d'impôts et pratiquement pas de taxes…
Dans le cas du Gabon, quand le président confond les caisses de l'État et sa cassette personnelle…
De enjodi
10H03 | 04/09/2009 |
Gabon : Proclamation des résultats de l'élection présidentielle ou la validation d'un coup de force électoral
Des incidents ont éclaté au moins dans deux quartiers de Libreville après l'annonce officielle de
Espérons que celles et ceux qui, tapis dans l'ombre, ont conspiré de précipiter ce beau pays dans un inévitable bain de sang…assumeront cette responsabilité devant les Hommes, devant l'Histoire, et devant Dieu Tout Puissant…
Car nul besoin d'être devin pour entrevoir le précipice dans lequel le putsch électoral d'Ali Bongo plonge le Gabon, et une partie de l'Afrique centrale.
Que peuvent d'ailleurs bien valoir les vies de pauvres nègres d'Afrique face aux intérêts mafieux des réseaux de la Françafrique ?
Pas grand chose…malheureusement.
Il n'empêche et comble de cynisme, les mêmes sinistres personnages n'hésiteront pas à jeter des familles entières dans des centres de rétention en France, puis à les expulser…au nom de l'inflexible discours de vérité que la France se doit de tenir à l'égard des sans-papiers, y compris lorsque ces derniers ont précisément pu s'extraire des boucheries humaines occasionnées par son indéfectible soutien à des tyrannies héréditaires en Afrique.
Quelle cruauté ! ! !
Devrait-on en rire ? Ali Bongo : « Il faut respecter le verdict des urnes »
Un fraudeur invétéré, héritier d'une dynastie tyrannique, appelle désormais ses opposants et le peuple qui rejette son coup de force électoral à : « respecter le verdict des urnes ».
Lesquelles ? celles dans lesquelles les gabonais ont massivement plébiscité le changement dimanche 31 août 2009 ? ou celles imaginées par les réseaux de la Françafrique, et qui sont désormais imposées au peuple du Gabon sous la mitraille et la campagne de légitimation médiatique orchestrée par le même Ali Ben Bongo en France ?
Finalement avec le recul, nous comprenons que le président de cette vieille et grande démocratie ait pu tenir de tels propos indignes à Dakar : « Le drame de l'Afrique », disait-il…c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire (…). Jamais il ne s'élance vers l'avenir (…). Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout est écrit d'avance. (…) Il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. »…
Car fondamentalement dans l'inconscient collectif d'une certaine élite française, sont enracinés les vieux clichés ou préjugés racistes sur cette Afrique noire, qui ne serait toujours pas assez mûre pour « mériter » la démocratie (donnée par la France biensûr…). Elle doit par conséquent être tenue en laisse par des dictateurs croupions, sous le parrainage des barbouzes élyzéens.
Au risque de paraître présomptueux, face à des femmes et des hommes qui se pensent tout- puissants et faiseurs de roitelets en Afrique francophone, faisons plutôt le parie d'un Gabon libéré des chaînes de l'obscurantisme de la françafrique. Car l'Histoire nous a montré, qu'aucune brigade militaire, aucune force d'interposition coloniale, n'a pu interrompre la laborieuse marche des peuples vers la Liberté.
Je vous remercie
http://enjodi.blog.lemonde.fr/
De Laurien
...des villes et des champs | 10H50 | 04/09/2009 |
Et pendant ce temps, la cour acquitte Charles Pasqua et Total dans une affaire « pétrole contre nourriture ».
On aurait presque envie de dire : vivement qu'il n'y ait plus de pétrole, mais ça ne changera rien au problème de fond , à savoir l'avidité sans fond et sans limites de quelques humains incontrôlés (incontrôlables ? ).
De Sarah Schweik
professeure | 10H54 | 04/09/2009 |
Du nouveau sous le soleil ?
En ces temps de « présentisme » les rappels de Mr Servenay sont bien utiles. Cependant ils ne sont pas nouveaux, puisque déjà en plein sytème Bongo, en 83, Pierre Péan avait publié son fameux « Affaires africaines » qui avait mis Bongo en fureur, au point où une bombe avait explosée devant la porte de l'auteur…
Puis en 92 et 94 Antoine Glaser et Stephen Smith publiaient « Ces messieurs Afrique » qui décortiquait au passage la FIBA.
De même récemment on a vu que Mr Kouchner, n'était pas insensible au système Bongo (Le monde selon K.), ce qu'il ne faudrait pas oublier, d'autant qu'il est encore en activité, à la différence des personnalités que Mr Servenay met en cause.
Le problème est moins le père Bongo lui même que le système lui même et son rapport à la société.
On l'a vu quand on s'est aperçu qu'une fois arrivé aux affaires certains opposants font pareil. C'est précisément ce qui a été reproché à Mba Abessole.
Et récemment c'est carrément le principal le rédacteur de « Gris Gris International », le journal satirique qui s'est laissé récupérer…
Aujourd'hui la France est sur la défensive.
Mais la corruption n'en a pas moins d'avenir si l'on en juge par le système Congo Brazza tel que dénoncé par Xavier Harel dans « Afrique pillage à huit clos » : une fois Elf évincée, parce que discrédité par les affaires, ce sont les proches de Sassou qui ont adapté pour leur propre compte une double comptabilité à travers des sociétés écrans…C'est cela l'avenir immédiat des pays pétroliers africains.
De France Multiculturelle
Mouvement militant pour la justice ... | 11H58 | 04/09/2009 |
Une fois de plus Paris en choisissant Ali Bongo a préféré ses intérêts politiques et mercantiles au mépris des aspirations démocratiques du peuple gabonais. La France est une nouvelle fois en train d'accepter une mascarade démocratique et d'adouber les fraudes du clan Bongo alors qu'elle les condamne avec vigueur en Iran depuis plusieurs mois ? Quelle peut être la crédibilité de la diplomatie française dans cette région du monde qui veut échapper aux conjurations de l'histoire et du néocolonialisme si Paris avale tricheries et violences et installe des dictateurs pour mieux piller le vieux continent ?
Comme le disait Sarkozy lui-même dans son discours de Dakar, s'adressant à la jeunesse africaine : « Si vous choisissez la démocratie, la liberté, la justice et le droit, alors la France s'associera à vous pour les construire. » Cette jeunesse qui n'est « pas assez rentrée dans l'histoire » attend le soutien de la France et non pas qu'elle brise ses rêves de démocratie.
ça suffit ! les Africains en ont assez de l'immigration subie des matières 1ères !
Assez des dictatures Élyséennes qui oppriment les peuples africains !
Rejoignez ce groupe facebook en soutien au peuple gabonais, au peuple africain dans sa lutte pour la démocratie.
http://www.facebook.com/share.php ? appid=2530096808&src=box&tid=128640732…
De nit
banquier | 11H58 | 04/09/2009 |
Qu'on se le dise :
- la france pille-t-elle ses anciennes colonies ? la réponse est oui !
- la france, pour perpétuer ces pillages, aide-t-elleles dirigeants de ces pays à accéder au pouvoir et à s'y perpétuer ? la réponse est oui !
- la france décide-t-elle, dans ses anciennes colonies devenues son « pré-carré » qui doit être au pouvoir et jusqu'à quand ? la réponse est oui !
- la france contrôle-t-elle ses ex-colonies pour ses besoins économiques et stratégiques au détriment du bien des populations de ces pays ? la réponse est oui !
- la france est-elle prete à tuer des masses entières de population, à leds maintenir dans la faim et la souffrance pour maintenir cet équilibre ? la réponse est : oui et c'est déjà arrivé !
- d'autres pays, autres que la france, se comportent-ils de la même manière ? la réponse est oui, avec des nuances évidemment (USA en Irak, Israel en palestine etc.)
- la situation du pré carré français est-elle différente des autres exemples de « sphères d'influence » ? la réponse est oui : il existe des différences géographiques, culturelles, mais la plus grande a trait à la longevité (esclavage, colonisation, post colonisation et maintenant…).
Oui, tout cela est vrai : mais comme ils sont cons, les peuples des pays appartenant au pré carré africain (afrique centrale et de l'ouest). Car, oui, la france est coupable de tout cela, mais pourquoi n'y at-il pas de personnages dans ces pays, à l'image de Mandela, de jerry rawlings ou de Ahmadou Toumani Touré, pourquoi on n'y observe que des gens, à l'image des bongo, biya et sassou, qui n'ont comme seule ambition que de mourir au pouvoir, de laisser leur pays à leurs descendants, de faire passer leurs intérêts personnels avant celui de leurs peuples, à amasser de l'argent à ne savoir qu'en faire (correction à pierrejacques allard : il faut arrêter vos conneries ; dire qu'on sera un meilleur dirigeant parce qu'on aura amasser beaucoup d'argent est totalement faux et invérifié et les exemples sont là pour le prouver : mobutu, abacha, bokassa,bongo père, marcos, etc. Les trois premiers étaient richissimes, ils continuaient de piller et, à leur mort, tout leur fric ou presque est revenu à leurs maitres…).
Oui, exceptionnellement, bongo fils pouvait décider de ne pas tricher et de perdre les élections, le gagnant pouvait décider de ne pas instaurer à son tour une dictature monarchique, les gabonais pouvaient s'entendre pour déjouer tous les coups tordus de la france et instaurer un système qui aurait permis le développement de la démocratie, la lutte contre la corruption et la gestion idoine de leurs richesses naturelles, tous unis contre les prédateurs extérieurs tels que les français et les chinois. Ils ne l'ont pas fait, ils sont aussi sinon plus coupables que les français qui, eux, ont déjà fait leur révolution interne en … 1789.
De marie 75
12H00 | 04/09/2009 |
Le fils Bongo hérite du contrat de métayage français de son feu père Omar Bongo.
De shabbaranck
scrutateur anonyme | 12H14 | 04/09/2009 |
Vive La Fracafrique
De Enlendil
Etudiant | 12H24 | 04/09/2009 |
Article à côté de la plaque… Si la france est prise à partie par le peuple gabonais ce n'est certainement pas pour des histoires de corruption d'il y a 40 ans… Il faut avoir vécu là bas pour comprendre pourquoi les africains francophones en veulent aux français.
Il y a certes toutes ces histoires de corruption, mais ça à 99% ils s'en foutent royalement, mis à part quelques élites internationales qu'on voit parler dans tous les grands journaux occidentaux…
Il ne faut pas tout mélange.
à Enlendil
De tlaloc
Retraité | 16H59 | 04/09/2009 |
Pourquoi alors ?
De bloqué le 24.09.09
12H25 | 04/09/2009 |
Bon article.
Et qui touche combien quand le Parquet de Paris requiert le non-lieu pour Charles Pasqua dans Pétrole contre nourriture ?
Pendant l'embargo contre l'Irak, des ventes de pétrole irakien devaient être utilisées à compenser les effets de l'embargo sur la population civile irakienne. Il y a eu embargo mais pas les ventes de pétroles n'ont jamais servi à la population irakienne.
Ce sont des sommes colossales qui ont été détournées par des politicards, pendant que les enfants irakiens mourraient dans la misère (manque de nourriture et de médicaments).
De nemo3637
Déchoukeur | 12H26 | 04/09/2009 |
Excellent article de David Sarvenay. La situation actuelle au Gabon est le résultat de la politique néo-coloniale de la France depuis 50 ans. Concernant l'élection présidentielle, le gouvernement français a déclaré à l'avance qu'il s'en remettait à la « commission électorale ».
Il a ainsi pris parti, de fait, pour le clan Bongo. Avec seulement 141 000 bulletins favorables sur 800 000 inscrits - si ces chiffres sont exacts ! - le fils d'Omar Bongo, qui avait depuis longtemps exprimé sa soif de pouvoir en tentant de supplanter son père, serait donc arrivé à ses fins.
Il faut cependant compter avec le peuple gabonais en révolte.
Et ceux qui risquent de payer les « pots cassés », comme en Côte d'Ivoire il y a peu, ce sont les résidents Français dont les privilèges renforcent le sentiment d'injustice.
De infiltré_
ex étudiant...... | 12H31 | 04/09/2009 |
Article clair et agréable à lire. Intéressant donc.
Il faudra un jour franchir le Rubicon et balancer quelques noms de ces personnalités qui nous font la messe encore aujourd'hui dans les cercles de pouvoir alors qu'ils se sucrent grâce à ce système.
De parousnik
13H03 | 04/09/2009 |
1 dollar par baril cela fait aux alentours de 40 milions de dollars que Bongo va se mettre dans la poche…chaque année…
Mais 1 dollars plus les couts d'extraction de transport cela fait combien ? disons 2 dollars…donc 1 + 2 = 3 le cout de revient par baril ajoutons 2 dollars pour ce que je ne sais pas…cela fait un baril a 5 dollars…et le cours actuel sur le marché de la spéculation parasite est de 70… Les soldats qui protègent le serviteur président de Total…est payé par les contribuables français… Ce qui fait que ce n'est pas seulement le peuple gabonais qui voit passer le trésor de l'or noir… mais nous aussi…car ou passe les 65 dollars par baril de la différence…c'est a dire 2,6 milliard de dollars an rien que pour le Gabon … Nous payons une armée qui ne protège que les intêréts que de ceux qui empochent les bénéfices et nous comme les gabonais ont fait ceinture… Voila la réalité sommes nous mieux traités que les gabonais ?