Les intérêts français ont été pris à partie au Gabon par des manifestants contestant le soutien de Paris à Ali Bongo, proclamé jeudi président du Gabon. Des soldats français ont été déployés à Port Gentil, la capitale économique du Gabon, pour protéger le consulat de France attaqué par les protestataires. Pourquoi la France est-elle prise à partie ? Retour sur quelques éléments embarrassants.

(De nos archives) Omar Bongo, corrupteur ? Le Gabon, émirat pétrolier ? Les campagnes électorales financées par des fonds africains ? Vous n'y pensez pas bonnes gens ! Face aux dénégations multiples des hommes politiques, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, en passant par le timide Parti socialiste, Rue89 exhume quelques courriers du Vieux sage, époque Elf-Aquitaine. Souvenirs, souvenirs…
Le « protocole Guillaumat » des années 1970
Le pacte de corruption date des années 70 et s'appelle le « protocole Guillaumat ». Du nom de ce grand commis de l'Etat, homme du renseignement, nucléocrate et surtout architecte de l'empire pétrolier tricolore. Conséquence directe des chocs pétroliers qui ont vu de petits états africains devenir en quelques mois des magnats de l'or noir, le système consiste à rendre opaques les revenus du pétrole pour alimenter les caisses noires du chef de l'Etat.
Il existe alors trois mécanismes distincts :
- les « bonus » versés dans la phase exploratoire de la recherche pétrolière, jusqu'à plusieurs dizaines de millions de dollars par an ;
- les « abonnements », soit la part prélevée sur chaque baril de brut commercialisé, environ un dollar par baril ;
- les « préfinancements », prêts gagés sur la production à venir, avec la caution d'Elf, sur lesquels sont prélevés de 1 à 3% de commissions en jouant sur des différentiels de taux d'intérêts.
Un système inventé par les Saoudiens et récupéré par Bongo
Précision : ce système n'a été inventé ni par les Français ni par Omar Bongo, mais par le grand ministre du pétrole saoudien que fut le Sheikh Ahmed Zaki Yamani. Le président du Gabon va avoir l'intelligence d'adapter à son petit pays ce grand système de corruption internationale.
Ainsi, dans les deux premières lettres de 1987 et 1991 que nous dévoilons, le président Bongo fixe pour Elf Gabon le montant de l'abonnement :
« Nous vous autorisons à verser à votre société de commercialisation ELF TRADING S.A. la somme de US dollar 1 par baril produit au Gabon par vos sociétés ELF GABON et SNEA. Ces versements, qui se feront sur une base trimestrielle, sont des charges déductibles (un dollar/baril). »
Cet argent est ensuite reversé sur le compte personnel d'Omar Bongo à la Fiba (Banque française intercontinentale), la banque partagée par la famille Bongo et Elf, ou à une Anstalt (société offshore) au Lichtenstein. Pourquoi le Lichstentein ? Claude Gosselin, chargé de la comptabilité occulte d'Elf, répond ainsi aux juges qui enquêtent sur le groupe pétrolier :
« Parce qu'il s'agit d'une tradition initiée de longue date, qui a donné entière satisfaction aux bénéficiaires par son opacité et ses secrets. »
L'argent de la corruption est défiscalisé en France
Détail : l'argent de la corruption est défiscalisé, tant au Gabon qu'en France, comme en atteste l'instruction N°1 -non datée- signée par Philippe Jaffré, nouveau président balladurien d'Elf à partir d'août 1993.
Le fonctionnement de la caisse noire gabonaise est très codifié. Il concerne une poignée d'hommes au sommet de la direction d'Elf, où le « monsieur Afrique » André Tarallo, joue le rôle de grand argentier :
« M. Tarallo reçoit les instructions des présidents du Gabon et du Congo et, pour leur exécution, adresse à M. Gosselin une note signée de lui. M. Gosselin procède alors au versement des fonds aux bénéficiaires désignés qui ne doivent en aucun cas être des résidents français. »
Rien n'empêche les « bénéficiaires » de reverser leurs pots-de-vin à qui ils veulent… Notez qu'en 1993, le président du Congo est Pascal Lissouba, le tombeur de Denis Sassou N'guesso qui reviendra au pouvoir en 1997.
Un système privatisé à partir de 1994
Fort de la réussite de ce système, Omar Bongo décide de « privatiser » le système en déléguant à deux hommes de confiance la responsabilité de la « gestion du compte dans lequel seront versés les frais commerciaux ». Le premier est André Tarallo qui, tout en conservant la fonction de président d'Elf Gabon, a quitté la direction d'Elf. Le second est son conseiller personnel pour les affaires pétrolières, Samuel Dossou Aworet.
Au même moment, le 13 décembre 1996, il écrit à Philippe Jaffré pour confirmer le montant des « abonnements » négociés : 
« Nous vous confirmons que les montants qu'il convient de prélever pour les frais commerciaux sont d'environ dix millions de dollars US par trimestre. »
Enfin, dans un dernier courrier non daté mais postérieur aux deux autres, le président du Gabon donne pour instructions à ces missi dominici de liquider « Elmora, Versima, Ferana », trois de ses « Anstalten » personnelles.
La curiosité persistante des magistrats de l'affaire Elf, en particulier celle de Renaud van Ruymbeke qui a décortiqué l'audit financier du juge suisse Paul Perraudin, va les conduire à perquisitionner la Fiba, avenue Georges V. La banque est cambriolée quelques jours plus tard, puis fermée au bout d'un mois. Toutes les archives ont été nettoyées. Trop de noms sur les bordereaux de compte…
Photo : Jacques Chirac, Omar Bongo et Denis Sassou-Ngesso inaugurent un mémorial à Brazzaville en 2005 (Philippe Wojazer/Reuters).
► Article republié le 04/09/2009 à 8h30.




















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à freakfeatherfall
De ginkoland
Ginkologue | 20H19 | 15/06/2009 |
Aïe, non pas lui ! AAAAAAAAAh !
De Liger
liger.amsud.net | 10H18 | 15/06/2009 |
Ah, la probité c'est plus difficile au moment de faire le plein de sa bagnole…
Le vélo ou Bongo… C'est cornélien.
De Le Yéti
yetiblog.org | 10H21 | 15/06/2009 |
FAMILLE MAFIEUSE
On appelle tout ça des pratiques mafieuses, non ? La mafia est une grande famille. Ainsi a-t-on vu se précipiter, éplorés, nos parrains élyséens à l'enterrement du frère cruellement disparu.
à Le Yéti
De dodu
Ménagère surdiplomée | 10H57 | 15/06/2009 |
Même si les « réseaux Foccard » n'existent officiellement plus , ils ont faits des émules.
à Le Yéti
De Enki
Alchimiste | 11H21 | 15/06/2009 |
Je me suis posé la question, tiens… Ont-ils l'amitié si fidèle et courageuse ? Sont-ils sur le testament ? Il faisait un temps propice à se trouver une bonne excuse, ce jour là, ou tout du moins à être discret. Etait-ce un déni de la théma d'actualité « corruption françafrique », ou inviter les autres à ne pas changer d'habitudes ?
De C. Creseveur
D'actualité | 10H22 | 15/06/2009 |
On ne doit pas trouver très étonnant que « l'argent de la corruption soit défiscalisé » ! Si ce n'était pas le cas l'Etat procèderait directement à du blanchiment, non ?
De Le_Baron_Samedi
10H31 | 15/06/2009 |
Just a friend from Africa
Entre les réseaux de bienséances et la raison économique, se trouve un territoire vide de sens.
Même le meilleur des partenariats peut toucher à sa fin, à sa faim, plus en temps de crise que de famine.
Depuis que l'anticolonialisme festif a laissé sa place à un mariage de convenance sans amour, la culpabilité d'usage a construit des repentances saisonnières.
La suite ici
http://tiny.cc/1S4nc
De Anastaze
☺ | 10H43 | 15/06/2009 |
Une bibliothèque (de livres de comptes de caisses noires) qui meurt…
à Anastaze
De Liger
liger.amsud.net | 12H10 | 15/06/2009 |
Oui, et :
« un vieux qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle »
c'est pas un proverbe africain ?
De Yfig
Poète sans illusions j'écris des ch... | 10H56 | 15/06/2009 |
Quand je pense que je suis à découvert …….. il n'y a pas de justice !
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H13 | 15/06/2009 |
Je ne sais pas si vous êtes au courant…
Mais il est mort, le « Omar », et pas sur la table du Fouquet's !
à Yvon le Zébulon
De Kereven
11H40 | 15/06/2009 |
Si les siens perdent le pouvoir, ils pourront toujours dire « Omar m'a tué » : -)
à Kereven
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 19H28 | 15/06/2009 |
Sauf que toi, tu n'as pas fait la grosse faute de grammaire :
OMAR M'A TUER….qui révèle l'entourloupe !
De Polyblogue
Citoyen | 11H26 | 15/06/2009 |
Bravo pour cet article, le sujet reste encore tabou pour de nombreux journalistes. Le manque de documents et l'accès difficile aux archives (accentué avec les lois récentes) rend le travail sur le sujet compliqué.
Il serait intéressant de savoir ce qu'il en est aujourd'hui (y a t-il encore des partis et personnes en France qui continuent a percevoir de l'argent / cadeaux) et comment ça va évoluer avec la mort de Bongo. L'éviction de Jean-Marie Bockel qui avait pris au mot les discours de rupture, remplacé par le très conciliant Alain Joyandet n'est pas très positive.
http://polyblogue.fr
à Polyblogue
De Kereven
11H41 | 15/06/2009 |
Comme l'a annoncé Naboléon, la FrancAfrique que l'on a connu est morte, maintenant ce sera encore plus opaque : -)
De Alexad
11H28 | 15/06/2009 |
Ne négligeant rien, Ils vont tous aller serrer la pince au fils du omar..
à Alexad
De cMoi69
Informaticien à Dardilly | 12H11 | 15/06/2009 |
C'est demain que les parrains (JC et NS) accompagné de leur fidèle lieutenant le sieur Balkany : ) se rendent sur place pour veiller au grain ! ! et que perdure le système.
Cosa nostra… un vrai film pour France2 à parrainer.
à cMoi69
De nilauclr
Âne à la retraite | 17H35 | 15/06/2009 |
en espèrant que ces parrains retrouvent la « boîte noire “
De Mister K
Arpenteur | 11H56 | 15/06/2009 |
Article très intéressant.
Bonne chance à n'importe quel nouveau président qui pourrait avoir l'intention naïve de supprimer / réformer un tel système de financement !
A part peut être officialiser la chose en instituant un financement clair par l'état des partis politiques ? Mais alors quels partis et sur quelles bases ?
Et/Ou renforcer le rôle et les moyens des juges, de la Cour des comptes et des chambres régionales des comptes … mais c'est plutôt mal parti…
Qu'est-ce qu'une démocratie ?
à Mister K
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 08H14 | 16/06/2009 |
Tout ça…
C'est des histoires à dormir de boubou !
De Kereven
11H50 | 15/06/2009 |
La seule chose qu'un homme politique est en mesure de faire très correctement, c'est la corruption. Je ne veux pas dire par là tous pourris, il y en a bien deux ou trois de sérieux, mais en dehors de Bongo, il faut voir le nombre de rond-points électoraux, de déviations inutiles et autres plans d'urbanisme ou de construction pour se rendre compte que le fric tombe très régulièrmeent dans les comptes des partis et du personnel dévoué.
Omar Bongo n'a été qu'un petit contributeur, comme les géants du BTP et autres très grosses boites qui ont le pouvoir d'être persuasives.
La seule chose de certaine, c'est que la relève d'Omar sera très favorable à la FrancAfrique, du moins la France y veillera, on arrête pas un si bon système.
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 11H51 | 15/06/2009 |
Monsieur Servenay
1) M. Tarallo est-il un proche de Chirac et/ou Pasqua et Sarkozy ?
2) Parmi ces trois noms (Chirac, Pasqua, Sarkozy) lesquels apparaissent dans les rapports liés à l'affaire Elf ?
3 ) Sarkozy a-t-il repris le même système ?
à comptebloqué 27 juillet 2009
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 12H19 | 15/06/2009 |
Bonjour Pixote
1/ André Tarallo a d'abord été l'homme d'Elf, servant les pouvoirs, quel que soit leur orientation politique. Formé à l'école Guillaumat, on peut dire qu'il a plutôt été « gaulliste », version étatiste, puis dans les années 80, il s'est rapproché des cercles pasquaïens.
2/ Aucun de ces trois noms n'apparaissent formellement dans le dossier Elf, en dehors de celui de Charles Pasqua, dans des affaires immobilières connexes du 92, mais assez éloignées du coeur du système.
Mais, ces trois personnages connaissent parfaitement le fonctionnement de la compagnie pétrolière.
3/ Bonne question… à laquelle nous aurons une réponse dans quelques années. Je vois pas pourquoi ce système aurait pu s'arrêter, il arrange tant de monde. D'ailleurs, dans les documents que nous publions, vous voyez bien que le balladurien Philippe Jaffré a poursuivi l'oeuvre de ses prédécesseurs.
à David Servenay
De comptebloqué 27 juillet 2009
. | 13H05 | 15/06/2009 |
Question subsidiaire
4) Le nom Sirven est-il lié aux noms de Chirac et/ou Pasqua Sarkozy, Mitterrand dans les rapports judiciaires de l'affaire Elf ?
à comptebloqué 27 juillet 2009
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 14H29 | 15/06/2009 |
Sirven était connu pour être un distributeur d'enveloppes au monde politique, qu'il abreuvait de « fonds secrets » par le biais du système « Oscar » (livraison de valises de liquide par le biais de la Comitex, une entreprise suisse faisant de la compensation avec les comptes bancaires helvétiques de la compagnie pétrolière).
Evidemment, aucun nom n'a jamais été cité. Pour une raison simple : si j'accuse Pixote d'avoir touché un million en liquide de la part d'Alfred Sirven, Pixote pourra sans difficulté m'attaquer en diffamation et me faire condamner par les tribunaux.
L'argent liquide ne laisse pas de traces : Sirven avait pour habitude d'appeler cela la « coupure physique » de la corruption.
A part ça, je ne connais de liens particuliers d'Alfred Sirven avec les noms que vous citez. Mais peut-être y en a-t-il eu ? …
à David Servenay
De PierreAdrien06
15H39 | 15/06/2009 |
Pourriez vous faire un même exposé sur Mitterrant et ses magouilles au pays de Bongo.
Une magouille de droite et de gauche doit être traitée de la même façon !
Pour vous c'est assez difficile ! n'est ce pas ?
à PierreAdrien06
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 16H16 | 15/06/2009 |
Avez-vous vraiment lu cet article PierreAdrien ?
Il est clairement précisé que ces pratiques ont concerné la droite ET la gauche. Y compris sous la seconde cohabitation (1993-1995).
Sans oublier que « Pink » Le Floch-Prigent, président d'Elf (1989-1993) n'était pas vraiment réputé pour ses amitiés gaullistes.
Mais c'est apparemment assez difficile à lire pour vous, n'est-ce pas ?
à David Servenay
De Mandrin
16H46 | 15/06/2009 |
Il faudrait être plus précis Mr Servenay dans ce que vous dites sur Le Floch.
D'abord une estimation : allez à la louche depuis la création d'Elf en 59,le fric qui a irrigué les partis politiques, on va se risquer à une estimation ?
80 , 90 % du fric issu des magouilles d'ELF depuis 1946 vers la droite dite « gaulliste » et le reste pour les autres partis ?
Les avions renifleurs par ex. , que je sache, ce n'est pas allé dans les poches du PS ?
Est-ce que je me trompe ?
Debizet, Bob Denard, Maurice Robert toutes ces barbouzes qui peuplaient le palais de Bongo et qui étaient en rapport avec Elf ce n'était pas précisément des progressiste ?
Est-ce que je me trompe ?
Enfin le Floch : l'histoire (petite, grande) dit qu'en 89 il avait ordre de défoccartiser et dé-rpriser ELF et qu'au bout d'un an il serait allé voir Tonton et aurait expliqué que les réseaux liés au RPR étaient tellement enracinés dans ELF qu'il ne pouvait rien faire ; Tonton lui aurait alors dit « Partagez ».
Et je n'ai pas souvenance que Chirac se soit montré ingrat avec le Floch quand il a fallu le recaser dans une entreprise nationale. Ils ont du bien s'entendre….Tout le monde a du y trouver son compte.
Le blème, toujours l'histoire petite ou grande ce sont les balladuriens qui voulaient toute la thune…et Jaffré , bien aidé par E. Joly a fait ce qu'il fallait pour balancer quelques leurres et nous faire croire, comme toujours qu'une alouette égale un cheval…
à Mandrin
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 20H14 | 15/06/2009 |
Je n'ai pas grand chose à ajouter, cher Mandrin, prince des voleurs.
A part un détail : dans les années 70, à l'époque où le système Elf du protocole Guillaumat a été mis en place, tous les partis politique de l'échiquier français -à part le FN- ont été alimentés par l'argent du pétrole.
Ensuite, vous avez une vision un peu monothéiste de la droite des années 70 qui avait déjà ses chapelles, s'opposant parfois violemment, surtout sur ces sujets touchant au nerf de la guerre.
Voyez les dernières déclarations de VGE au sujet du financement de la campagne de Chirac par Bongo, les vieilles haines sont recuites, mais pas éteintes.
à David Servenay
De Mandrin
14H21 | 16/06/2009 |
Etes vous bien sûr, que le pacte Guillaumat n'ai pas eu des prédécesseurs dès 1959 ?
Je pense que si le PS avait eu comme le RPR l'argent d'Elf (et des contrats d'armements, de l'IRAK de Saddam, du patronat) et ce dans les mêmes proportions, ils n'auraient pas été obligés de créer Urba Gracco et la SAGES qui dans l'illégalité était ce qui se faisait de moins obscène…
Il se dit aussi que le financement centralisé du RPR via la Mairie de paris ait été imposé par Chirac fort marri de voir 80 à 90 % de l'argent collecté au nom du RPR partir dans diverses poches…personnelles. dans ce cas, il est fort difficile de savoir qui, quand, combien…
Elf a été créé en 59 pour au moins 3 raisons :
- L'indépendance énergétique de la France,
- Le néo-colonialisme gaullo- foccartien (Partir pour mieux revenir),
- les rétro-commissions : on arrose les rois nègres qui nous en ristournent une bonne partie.
Dans un ouvrage que vous devez bien connaitre de B. Collombat sur l'assassinat de Boulin, il y un chapitre fort documenté sur la Fiba banque eminemment liée à Bongo et à Elf.
Il semblerait que le dossier Fiba / financement du RPR ait été un des dossiers sensibles que détenait Boulin et sur le quel il devait compter pour faire taire ceux qui le harcelaient.
Alors que jusqu'au milieu des années 80 l'agent d'Elf soit allé à tous les partis sauf le FN (microscopique à l'époque) permettez-moi d'apporter un (léger) correctif : dans la proportion d'un mammouth pour une certaine droite et d'une mouche pour les partis de gauche.
Et pour les avions renifleurs qui a encaissé la monnaie ?
PS : bien évidemment, je ne méconnais pas les chapelles de droite qu ise sont déchirées dès le départ de De Gaulle. Il suffit de lire un ouvrage de J. Mauriac « l'après de Gaulle » pour voir la haine que ces gens se portaient et dans cette haine le fric a sa part…