Habitué aux sorties iconoclastes, le député-maire socialiste d'Evry (Essonne) s'est une nouvelle fois distingué mardi dans l'émission « Politiquement parlant » sur Direct8. Au cours d'un reportage réalisé dimanche pour l'occasion, Manuel Valls, parcourant les allées d'une brocante à Evry, lâche à Christian Gravel, son directeur de cabinet et directeur de la communication à la mairie :
« Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… » (Voir la vidéo)
« Les gens bien pensants »
Sourire gêné de l'intéressé après la diffusion dudit reportage. Mais lorsque la journaliste Valérie Trierweiler lui demande de se justifier sur ses propos « carrément pas (…) politiquement corrects », Manuel Valls ne se démonte pas, et argumente :
« Evidemment avec les stands qu'il y avait là, [j'avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n'est que cela, (…) ça n'est que cette brocante, alors que j'ai l'idée au fond d'une diversité, d'un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire ça ? (…)
“Il faut amener une diversité sociale d'abord, parce qu'il est là essentiellement le problème dans une ville comme Evry, qui est une ville qui a évolué, qui est une ville aussi de classe moyenne, mais qui manque d'un centre-ville. Donc, c'est tout le projet de ma ville, d'avoir un véritable centre-ville, qu'on est en train de lancer, et qui permette d'accueillir ces classes moyennes, qu'elles soient issues ou non de l'immigration.
‘On a besoin d'un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c'est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s'est construit, que les gens bien pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l'occasion des émeutes de banlieues.’
‘La sécurité de nos concitoyens’
La figure de l'aile droite du Parti socialiste n'hésite jamais à défendre ses opinions, quitte à mettre les pieds dans le plat. Récemment encore, il s'est prononcé en faveur de la proposition de loi contre les bandes, rédigée par le député UMP Christian Estrosi :
‘Si cette loi va dans le bon sens et permet de lutter efficacement contre ce phénomène, sans se faire d'illusion car on ne règle pas ces problèmes à travers une seule proposition de loi, je voterai en faveur. (…)
Je fais partie de ceux qui considèrent que, sur ces questions, droite et gauche doivent pouvoir travailler, parce qu'il en va des valeurs de la République et de la sécurité de nos concitoyens.’




















418
(Pour réagir, connectez-vous)
à siko
De Miamiam
Raskolnikov | 15H13 | 11/06/2009 |
Merci Siko !
Il sont trop marrants les « culculs la praline politiquement correct » mais je trouve également choquant que certains quartiers soient monocolores (blanc, noir, maghrébin, asiatique …).
C'est devenu le cas de nombreuses banlieues grâce à nos chers politiciens, qui, sous la pression de leur électorat (droite comme gauche) et parce qu'ils ont pas d'couilles, ont adopté la technique du logement social communautariste avec tout ce que cela implique (repli sur soi, mépris de la différence, non respect de l'égalité homme femme et de la laïcité …). Bref, c'est sur que c'est plus facile que d'affronter les fachos de tous bords qui veulent imposer leur mode de vie moyennageux !
Alors partant de ce principe, on trouve des quartiers de p'tits riches fils à p'pa, quelques quartiers mixtes et des quartiers remplis de pauvres, souvent immigrés (oh mon Dieu, qu'est-ce que je viens de dire, mais c'est raciste ça ! ! ! ). Comment voulez vous que l'on vive ensemble de manière REPUBLICAINE si on ne se connait pas, s'il n'y a pas d'échange, de comparaison possible entre les avantages et inconvénients de chaque culture ?
Dans ces guettos, quelqu'il soit (riche ou pauvre), les gosses n'ont pratiquement aucune possibilité de s'extraire du modèle de leur parent alors qu'on est au 21ème siècle et que la donne est radicalement différente ! Le poids des grands frères, de la famille, de la tradition est trop lourd pour s'émanciper. Alors on reproduit (en bon fin d'race) et on s'organise en ghetto … Et on a le cerveau qui rétrécie et on finit par épouser le voisin de pallier, cousin de préférence et on a des gosses encore plus cons à moitiè dégénérés ! ! !
Ah, elle est pas belle l'humanité ! ! !
à siko
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 16H54 | 11/06/2009 |
Cela est peut être aussi la raison de la montée de la xénophobie et des partis d'extrême droite (violents) dans ce pays.
- Je ne souhaite pas qu'en France, on se plie aux règles imposées par l'Islam, pas plus que je ne souhaite le retour des évèques ou des curés au pouvoir dans notre démocratie laïque.
à siko
De Vincent_C
Bientôt libre | 05H59 | 13/06/2009 |
« Intégration » quel joli mot.
Personnellement, je vis à l'étranger depuis maintenant trois ans (aux Philippines) et à tous ceux qui ne ce sont jamais expatriés (je ne parle pas d'une semaine au club med) je veux dire une chose : lorsque l'on vient d'un pays culturellement très différent, l'intégration ne se fait pas sur une génération.
Vivre dans un pays culturellement différent est difficile, et je ne pense pas que l'on puisse s'adapter à tout.
Ici, les gens ne font pas la queue, ils passent devant vous en faisant semblant de ne pas vous avoir vu.
Le permis de conduire n'est qu'une formalité administrative (environ 5 euros à payer) donc les gens sur les routes n'ont jamais pris de leçons de conduite.
Les mœurs sont particulièrement libres, et dès qu'on écoute une émission à la radio, on entend des « j'ai mis enceinte la sœur de mon épouse, qu'est-ce que je dois faire ? »
On vit au jour le jour, il vaut mieux gagner 3 euros tout de suite que de faire en sorte d'en gagner 20 demain.
Et bien sûr, il y a aussi de bons cotés.
Les familles sont soudées et solidaires, personne ne doit finir sa vie tout seul.
Les gens sont souriants et curieux.
Et plein d'autres, mais je dois avouer qu'après trois ans, j'ai tendance à voir les mauvais cotés en premier.
Le seul véritable effort que je fais dans le cadre de mon intégration, c'est de respecter les lois locales, et je trouverais choquant qu'on m'en demande plus.
Bref, quand on a une culture différente, on ne s'intègre pas si facilement.
En revanche, j'ai rencontré des gens qui donnent envie d'apprécier la culture du pays d'accueil. J'ai des amis qui ont fondé leur famille ici.
Et les enfants de ces familles, si on leur montre ce qu'il y a de mieux et qu'on ne les force pas à renoncer à leur culture héréditaire, seront un peu mieux intégrés que leurs parents, et ce sera encore plus rapide s'ils sont issus de couples mixtes.
C'est ça l'intégration, et ça se fait au mieux sur plusieurs générations.
LE MODELE FRANCAIS NE DOIT PAS ETRE IMPOSE, PAS MEME EN FRANCE
Lorsqu'un africain s'installe en France, on n'a pas le droit d'attendre de lui qu'il se comporte comme un français, tout ce qu'on est en droit de lui demander c'est qu'il respecte les lois. Le forcer à « devenir » français, c'est le meilleur moyen de lui faire détester la France, d'où le problème des « deuxièmes générations » administrativement françaises, mais dont nous ne respectons pas la culture.
Le deal est pourtant simple : je respecte ta culture - tu respectes la loi.
à Vincent_C
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 15H58 | 13/06/2009 |
Ben, moi j'ai vécu un an au Guatémala, certes ce n'est pas beaucoup. Mais je n'ai eu aucun problème à m'intégrer, certes il y a des choses qui me choquaient. Mais à propos des expats, j'ai bien compris que la plupart sont des gens fermés qui ne sont absolument pas curieux du pays dans lequel ils foutent les pieds. Ils restent entre eux tout le temps. Si ils peuvent trouver un européen, c'est tant mieux, mais si ils peuvent trouver des gens de leur propre pays, alors là, c'est skotché ensemble qu'ils passent leur temps.
Les expats sont un très mauvais exemple d'intégration.
à Vincent_C
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 16H11 | 13/06/2009 |
De plus qui a dit que l'intégration forcée était un bien ? N'est-ce pas justement ce que j'exprime dans mon premier post. Je parle de communautarisme tolérant extrême et de gommage forcé qui sont tous les deux les symétriques d'un même racisme.
Je suis d'accord avec votre deal. Mais que faire quand dans la culture est incompatible avec les lois ?
De plus, je ne suis pas d'accord avec votre constat, l'intégration ne fonctionne pas comme vous le dites, après plusieurs générations, les jeunes des populations immigrées à Bruxelles, par exemple, retournent à une identité que leurs parents avaient abandonné en partie. Malheureusement, il s'agit d'une identité qui est créée de toute pièce, plus fantasmée que rattachée à une quelconque culture réelle. Les stéréotypes de l'ère Bush sur le monde arable, c'est à cette identité là que certains jeunes d'ici se rattachent. Ils ne sont évidemment pas les seuls coupables, l'échec de l'intégration en est la cause. Mais cet échec est du au manque totale de politique pour élever ces populations. Ne pas en parler, ne fera qu'aggraver le problème.
à Vincent_C
De rrrobotom
Echec et Mat | 12H48 | 11/06/2009 |
soyons carrément honnêtes pourquoi peu ; il m'est arrivé dans un club Med à Abidjan où je me suis trouvé le seul homme de couleur parmi tant de blancs et pourtant je n'ai pas eu peur. Cela ne m'a absolument pas dérangé et au contraire je l'ai pris tout simplement comme une coïncidence. Il faut de tout pour faire un monde et notre monde ne serait pas monde s'il n'est pas fait de tout.
à Vincent_C
De Yasmine Modestine
Comédienne | 15H13 | 11/06/2009 |
eh ben… et quand on est seul(e) non blanc(he) depuis la naissance… comment on fait pour pas crever de trouille au millieu de tous ces Blancs ?
Le pire c que quand on est « pas blanc » dans un pays qui comme le nôtre n'a montré que des images blanches ou presque, pendant le temps que nous grandissions, et qui nous appris à penser « blanc » , il se peut, par un vieux réflexe conditionné, qu'on se surprenne à avoir peur aussi dans les endroits où il n'y a aurait pas de blancs… tout comme il m'est arrivé d'entendre des Noirs craindre des « jeunes arabes » (ou inversement)
C « est pas beau l'universalisme français…
On pourrait discuter plus avant sur “la peur naturelle de la différence” pas si “naturelle” que cela… inné acquis…ect…
Walls est un fichu raciste.. et sa justification c de la poudre au yeux….
à Vincent_C
De Yorgat
chef de projet | 16H44 | 11/06/2009 |
Exactement …
L'appréhension de la différence est un simple premier blocage psychologique qui disparait avec une petite habitude. Et je suis bien placé pour le savoir, étant d'origine d'une bourgade bourgeoise bretonne et habitant désormais dans le 93 dans une des villes qui a le plus grand nombre de langues parlées de France. Ca fait chelou au début quand on a pas l'habitude … mais au bout d'un mois c'est fini.
Je dirais que c'est même une chance pour connaitre ce qu'est réellement l'humanité.
à Yorgat
De Vincent_C
Bientôt libre | 08H38 | 13/06/2009 |
Tout à fait d'accord.
Encore faut-il avoir l'envie / le courage / l'occasion de prendre cette petite habitude.
Des villages où il n'y a pas un seul immigré, et qui vote front national, voila un bon exemple de ce qu'est la manipulation de l'opinion par nos politiciens.
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 16H04 | 10/06/2009 |
Je connais plein de socialistes qui sont racistes, et certaines personnes de droites beaucoup moins. Malheureusement le racisme n'est pas réservé aux seuls front nationalistes ! ! !
Manuel Valls est une personne que je n'ai jamais apprécié au ps, et ce qu'il a dit confirme mes pensées à son sujet.
à freedom
De vinzoseerys
Mâle Sain en Perpétuelle réflexion.... | 19H48 | 10/06/2009 |
Pour ma part, je déchante beaucoup, je pensais que c'était l'apanage de « quelques » irréductibles, en comptant parmi eux, un Kouchner, Besson, Allègre, frêche et autres. Mais avec Valls, je m'aperçois qu'il y du blanc-bonnet et du bonnet-blanc dans la classe politique… Sauf que moi, je l'aimais bien Manuel Valls, Je ne le déteste toujours pas, voilà peut-être ma différence (toutefois serai moins naïf à l'avenir….).
à freedom
De Den-Den
Juristet | 21H53 | 10/06/2009 |
Pouvez-vous nous expliquer ce point :
En quoi Manuel Valls est il raciste ?
Rappel :
Le racisme est une idéologie qui postule une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique, désignée sous le terme de race.
à Den-Den
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 07H08 | 11/06/2009 |
Peut etre n'est il pas racistes, mais quand on tien ce genre de propos c'est quand même ambigu. Il parle bien de couleur de peau. Ou alors c'est de l'humour ! ! ! !
à Den-Den
De Vincent_C
Bientôt libre | 08H49 | 13/06/2009 |
Merci pour le rappel, mais votre définition est un peu simpliste.
La xénophobie, sans postuler d'une quelconque hiérarchie, est une forme de racisme puisqu'elle rejette l'étranger.
Ça me rappelle un peu le discours des racistes qui commencent leur démonstration par « je n'ai rien contre les noirs, j'ai même des amis noirs… »
C'est dommage de rabaisser le débat au niveau sémantique quand on parle de politique.
Le problème n'est pas de savoir si Manuel Valls est raciste ou pas, le problème c'est de reconnaitre que par ce genre de discours, il attise la peur et la haine.
à Vincent_C
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 16H16 | 13/06/2009 |
« il attise la peur et la haine. »
Vous ne pensez pas que vous exagérez un peu ?
La peur est souvent très proche de l'ignorance, l'ignorance est entretenue par les beaux discours. Quant à la haine, je dois dire que j'ai été assez impressionné par la morve coulant le long de ses babines…
à siko
De Vincent_C
Bientôt libre | 12H52 | 15/06/2009 |
Et lui, il n'exagère pas en disant qu'Evry manque de blancs ?
Vous n'avez pas compris mes propos, je ne parle pas de SA peur ni de SA haine, mais de ce qu'il cherche à provoquer par son discours qui oppose les habitants d'Evry au lieu de les rassembler.
Les politiciens ne pensent pas toujours ce qu'ils disent (ça leur est d'ailleurs reproché) mais ils cherchent toujours à provoquer un effet par leurs déclarations (souvent dans un but purement électoral), et l'effet recherché en prononçant cette phrase est des plus méprisable.
Lorsqu'on entend un politicien parler, au lieu de se demander « est-ce qu'il pense vraiment ce qu'il dit ? », il vaut mieux se demander « Quel est l'effet qu'il cherche à produire ? », la grille de lecture devient alors beaucoup plus claire.
Il est aussi possible qu'il ait prononcé cette phrase en espérant un poste de ministre au prochain remaniement : irresponsable ET opportuniste ?
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 16H03 | 10/06/2009 |
Avec Valls, advienne que pourra !
C'est un cas talentueux, ce Valls, toujours bronzé et bien sur lui.
Entre deux concertos de violon issus de l'archet de sa compagne virtuose, il rêve lui dans sa ville d'Evry au parfum black and white, d'un peu plus de sécurité, et d'envois au violon d'une manière plus récurrente.
Il est sur qu'il aura toujours une réponse de bon aloi, comme tout bon rhétoricien qu'il est, « Je fais partie de ceux qui considèrent que, sur ces questions, droite et gauche doivent pouvoir travailler… », et ne se gêne pas pour s'embourber dans ses propres contradictions, avec sa répartie du départ (sujet de cet article).
Mais ces hommes qui se disent de gauche, vous n'ignorez quand même pas qu'ils sont innombrables !
Ils sont pléthore dirions nous pour faire « classe ».
Ce homme là est fin prêt depuis quelques moi pour une ultime valse de Vienne vers l'antichambre du pouvoir.
Reste à trouver le moment adéquat, et le signal Présidentiel !
Cette « Brêle » est fin prêt (je me répète) pour une valse à mille temps.
à adaunis
De tintouin
19H42 | 10/06/2009 |
En guise de Brêle, j'ai peur que Valls n'ait encore du chemin à parcourir pour atteindre le sommet de la pensée que vous occupez déjà (depuis fort longtemps au vu de la finesse du propos).
Qui n'a pas été étonné de se retrouver seul blanc dans une rue de Marseile ou un métro parisien ?
Vous ?
Il ne s'agit pas de racisme que de s'étonner de la situation : nous vivons dans un pays dont les indigènes (ou autochtones) étaient encore en grande majorité blancs il y a 50 ans. Se retrouver parfois, de par sa couleur pâle, non pas minoritaire mais unique représentant est étonnant (je sais me répéter, aussi) : on se sent quelque peu… perdu chez soi ?
Nier ce sentiment serait dangereux. Le balayer d'un mépris le serait encore plus, si l'on veut construire une société métissée et harmonieuse.
Continuez cependant à « penser », comme vous le faites si bien. Cela vous est plus confortable.
De LAND
16H06 | 10/06/2009 |
Martine Aubry n'a-t-elle pas les coudées franches, après la déroute électorale de dimanche dernier, pour s'imposer enfin et débarquer de la direction du Parti Socialiste tous ces pseudos-socialos qui le gangrènent et dévoient l'esprit de Jaurès ?
Qu'ils rejoignent donc Besson !
Sinon quoi, ce sera probablement, comme l'imaginait ce matin Guillon sur Inter, un enterrement de 1ère classe qui attendra le PS en 2012…
De Malware
www.ripostelaique.com | 16H14 | 10/06/2009 |
http://www.ripostelaique.com/Gauchos-socialos-cocos-ecolos-ils.html
De m a i a
aquoiboniste | 16H14 | 10/06/2009 |
Quand on pense que la « relève de gauche » prévue pour Corbeil-Essonnes est le suppléant de Manuel Valls, on aurait presque envie de remballer nos bouteilles de champ'…
maia, on est pas aidés par chez nous…
De désactivé à la demande du riverain 18 juin
Born again | 16H16 | 10/06/2009 |
On ne peut qu'être admiratif devant le courage, l'intelligence, le sens des responsabilités et du bien commun de monsieur Valls. Cela console de tous les commentaires affligeants de sottise et d'irresponsabilité dont il a fallu subir la lecture après l'audition de cette excellente video. Respect, monsieur Valls !
à désactivé à la demande du riverain 18 juin
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 16H24 | 10/06/2009 |
ça, c'est vraiment très vache pour Valls….
je serais à sa place, je n'aimerais pas du tout
à désactivé à la demande du riverain 18 juin
De Adelyne sur le sable
Si je savais | 16H26 | 10/06/2009 |
Tu n'oublieras pas ça avant de sortir mon gaga….
à Adelyne sur le sable
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 09H54 | 11/06/2009 |
Désormais, selon les directives du Grenelle de l'Environnement…
nous devons économiser ceci aussi :
- Il nous est suggéré lorsque nous nous « torchons », d'utiliser les feuillets sur les deux faces. (lol)
à désactivé à la demande du riverain 18 juin
De Lurker
Neant | 17H58 | 10/06/2009 |
« le courage, l'intelligence, le sens des responsabilités et du bien commun de monsieur Valls ». Vous au moins, vous n'êtes pas lavé du cerveau. Non non.
Si on parlait de social, au lieu de parler de couleur ? Ça serait probablement moins courageux, moins intelligent, moins responsable, je suppose. Vous me faites peur.
à Lurker
De lancetre
19H36 | 10/06/2009 |
Mais non, il ne faut pas avoir peur.
Ce n'est que Mickey.
Ridiculus mus !
à lancetre
De obus2012
chouchou | 20H12 | 10/06/2009 |
« Ce n'est que Mickey. »…..l amoureux de « mini »
De Malware
www.ripostelaique.com | 16H17 | 10/06/2009 |
Interview du maire des Mureaux.
Propos recueillis par Michel Feltin, publié le 24/11/2005 (L'Express).
François Garay, divers gauche, raconte son expérience de maire des Mureaux, dans les Yvelines.
- Comment avez-vous vécu les émeutes ?
Les Mureaux ont été plutôt moins touchés que d'autres villes. 34 voitures ont tout de même été brûlées. Et un incident très grave est survenu le 5 novembre, lorsqu'un groupe de jeunes a lancé des roues de vélo et des chariots de supermarché sur les forces de police depuis les toits des immeubles.
- Avez-vous instauré un couvre-feu ?
Non. Ce n'était pas la peine. Même dans les pires moments, nous n'avons jamais eu le sentiment que la situation nous échappait.
- Pourquoi la situation sociale des Mureaux est-elle aussi tendue ?
Nous avons 46% de logements sociaux. Sachant qu'il faut distinguer le centre-ville, plutôt bourgeois, des quartiers HLM, où ce taux grimpe parfois à 100%. Là, c'est très dur.
- Cela n'a-t-il pas toujours été le cas ?
Non. Ces grands ensembles ont été construits à partir de 1955 pour accueillir les ouvriers de l'usine Renault de Flins, à quelques kilomètres. Le plus incroyable est que le maire de l'époque a refusé l'usine, mais exigé les HLM ! C'est vous dire combien leur image était alors synonyme de confort, d'espace et de modernité. Au début, d'ailleurs, tout s'est bien passé. Les logements étaient de qualité, les ouvriers bien payés…
- Pourquoi la situation s'est-elle dégradée ?
Mai 1968 a été très dur à Flins. Renault a cru bon de remplacer peu à peu ses ouvriers, jugés trop revendicatifs, par des immigrés réputés dociles. Puis est venu le regroupement familial, puis le chômage…
C'est pourquoi, à mes yeux, le mal-vivre des banlieues est d'abord social, ensuite seulement architectural.
- Il n'empêche : dans certains cas, il faut raser.
Je le pense. D'ici à 2010, nous allons détruire 1 000 logements sociaux. Nous en reconstruirons 600, ainsi que 200 logements non sociaux, pour recréer de la mixité.
- Le compte n'y est pas. La règle, normalement, est celle du « 1 pour 1 » …
Mon objectif est de faire redescendre le taux de logements sociaux de 46% à 40% sur ma commune. Qu'on en construise à Chatou et au Vésinet ! Je trouve incroyable qu'on laisse certains maires s'en tirer avec quelques pénalités. C'est trop facile ! Il faut répartir les familles à problèmes. Je le sais d'expérience. Mon propre père était ouvrier chez Renault. Ma mère était aveugle. Mais je croisais les gosses de riches au catéchisme, au foot, au collège. C'est pourquoi, aujourd'hui, je me bats pour réconcilier mes deux villes.
- Question politiquement incorrecte : le fait d'avoir remplacé, dans les cités, des paysans du Grand Ouest par des Africains musulmans ne complique-t-il pas les choses ?
Si, bien sûr. Je dois affronter, notamment, des problèmes de polygamie terribles. Chez moi, des familles de 20 enfants ont été regroupées dans de grands appartements, généralement dans les mêmes immeubles. Résultat : dans certaines classes, les enfants viennent de seulement trois familles ! C'est ingérable. Je mène depuis plusieurs années une politique de « décohabitation ».
Ce n'est pas facile, mais on ne peut plus accepter le statu quo.
- Que faites-vous dans le domaine de l'emploi ?
Théoriquement, ce n'est pas de la compétence du maire, mais je ne peux pas ne pas m'en occuper. Premièrement, j'ai regroupé tous les services concernés - point emploi, mission locale, etc. - en un seul lieu, pour éviter aux chômeurs un parcours du combattant administratif. Deuxièmement, j'accorde des bourses aux étudiants issus de familles modestes, car celles de l'Etat sont insuffisantes. Enfin, j'essaie d'attirer des activités qui n'ont pas besoin d'emplois très qualifiés, comme les services à la personne.
- Maire des Mureaux, est-ce exaltant ou décourageant ?
C'est dur, mais c'est exaltant. Parce que la fonction de maire continue d'être sacralisée. Parce que je peux rencontrer dans la même journée le directeur général d'EADS - qui dispose d'un grand établissement ici - et un RMIste en grande détresse. Et puis, quitte à paraître immodeste, parce qu'on a quand même le sentiment d'améliorer les choses.
Propos recueillis par Michel Feltin, publié le 24/11/2005
à Malware
De cariboo
cadre de dir en retraite | 16H23 | 10/06/2009 |
Serait-il possible aux responsables de ce site de modérer les ardeurs des correspondants atteints de logorrhée scripturale ?
surtout pour afficher des textes in-extenso qui ont bientôt 4 ans d'âge !