
Les enfants de mères lesbiennes auraient moins de risques de souffrir de troubles psychiatriques que les autres. Ce sont les conclusions d'une enquête réalisée par l'Institut danois de la santé publique, publiée le 18 mai dans le « Scandinavian Journal of Public Health ».
Entretien avec Merete Laubjerg, chercheure à l'université de Copenhague, qui a dirigé l'étude.
Comment a commencé l'enquête ?
Nous n'avions jamais réalisé d'étude quantitative de ce genre au Danemark, à partir d'un registre de statistiques. Mais nous sommes une équipe « têtue ». Nous avons donc décidé de nous y mettre.
Nous travaillons beaucoup sur les questions de genre et sur le droit des enfants. Nous voulions en savoir plus sur l'état psychologique de ceux qui ont été adoptés, et en particulier, par une femme seule.
Comment avez-vous procédé ?
Nous avons comparé le statut psychiatrique des enfants adoptés à celui de ceux qui n'ont pas été adoptés. Notre but était de voir s'il y avait des différences entre les enfants qui grandissent dans des familles nucléaires [avec un père et une mère mariés ou non, ndlr] et ceux qui sont élevés dans des structures non traditionnelles, avec une seule mère, ou même deux mères lesbiennes.
Quelle est l'étendue de l'enquête ?
L'étude porte sur 853 513 enfants, dont 13 524 adoptés, tous nés entre 1978 et 2005. Parmi les adoptés, nous avons inclus 387 enfants, qui ont été adoptés par la partenaire de leur mère biogénétique à partir de 1999, quand c'est devenu légal au Danemark. Tous avaient moins de 11 ans.
Nous avons ensuite essayé de voir, pour chaque groupe, combien avaient eu des contacts avec la psychiatrie, avec quelle fréquence et quels diagnostics avaient été établis.
D'autres variables ont-elles été inclues ?
Pour chaque groupe, nous avons considéré le sexe des enfants, leur âge, leur lieu de résidence, le revenu et le niveau d'éducation des parents, ainsi que leur statut familial.
Quelles sont les conclusions ?
Les résultats montrent que les enfants qui grandissent avec une mère seule, par exemple, ou deux mères, se portent bien. En tous cas, pas plus mal que les autres. Évidemment, les choses peuvent changer avec le temps. Les enfants inclus dans l'étude sont jeunes et certaines maladies se développent surtout après 15-17 ans.
Quels sont les résultats dans le cas des enfants de mères lesbiennes ?
Ces enfants, adoptés par la partenaire de leur mère, ont moins de risque de souffrir de troubles psychiatriques. Selon notre enquête, 1,8% d'entre eux ont été en contact avec la psychiatrie, contre 5% des non adoptés. C'est le seul groupe qui ait un risque inférieur aux enfants non adoptés.
Comment expliquez-vous ces résultats ?
Ce sont des enfants qui ont grandi avec des femmes qui ont dû apprendre à s'accepter. On peut imaginer qu'elles ont traversé des situations existentielles problématiques et qu'elles ont réussi à s'en sortir.
Elles ont aussi dû accepter une situation, qui les place en dehors de la norme, ce qui a pu les rendre plus fortes et plus résistantes. Elles sont plus sûres d'elles-mêmes, dans un monde qui peut les considérer comme controversées.
Leur combat pour avoir un enfant a-t-il eu un rôle ?
Leur désir d'enfant a souvent été profond et réfléchi, ce qui ne veut pas dire que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Mais pour ces femmes, la lutte a été plus longue. Elles sont aussi souvent plus âgées, ce qui leur donne une certaine maturité.
Tout cela contribue au bien-être de l'enfant, qui a pu hériter de cette robustesse et de cette confiance en soi. Mais pour en savoir plus, nous devons maintenant mener des études qualitatives.
Illustration : Yann Guégan/Rue89.




















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De ysengrimus
18H08 | 09/06/2009 |
Excellente étude. Qu'on leur permette de se marier maintenent.
http://ysengrimus.wordpress.com/2009/03/15/le-mariage-homosexuel-au-cana…
et d'avoir leurs enfants. Entrons dans le millénaire, une bonne fois.
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De lrbabe
Etudiant à Lyon | 18H50 | 09/06/2009 |
Oui au troisième millénaire, une bonne fois pour toute !
Oui aux antennes relais,
Oui aux OGM,
Oui à l'euthanasie,
Oui à l'homo-parentalité,
Non aux questions,
Non aux empêcheurs de tourner en rond,
Non aux vieux !
à lrbabe
De ysengrimus
18H58 | 09/06/2009 |
Non aux questions éculées, oui aux questions vives…
Oui aux empêcheurs de tourner touujours sur la droite…
Non aux vieux schémas, oui à la longévité sereine
P.L.
à ysengrimus
De lrbabe
Etudiant à Lyon | 19H06 | 09/06/2009 |
Je tenais simplement à faire remarquer la faiblesse de l'argumentaire « faisons le maintenant, de toute manière c'est inéluctable ».
Oui au débat,
Non au fatalisme.
à lrbabe
De sanlucar
19H30 | 09/06/2009 |
de fait, 40.000 enfants vivent de toute façon dans des cellules homoparentales, alors reconnue ou pas c'est une REALITE ; il serait plus intelligent, pour le bien de ces enfants, de reconnaitre pleinement le statut de parent de leurs… parents !
à lrbabe
De N A F
en territoire apache | 06H22 | 10/06/2009 |
yep vous auriez pu dire
non au fanatisme , il en est de ce mode de vie ou « culture“*
comme des autres elles comportent des intégristes
*pas d echelles de valeurs dans mon propos
à N A F
De La mouche du coche
diptère | 18H40 | 11/06/2009 |
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La manipulation de cette étude se comprend facilement si l'on songe que, depuis un demi-siècle au moins, tout ce qui est féminin est exalté par notre société, et toutes les valeurs masculines sont rejetés.
La science qui valide très exactement notre idéologie en cours, je trouve cela louche. Et je ris doucement.
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à ysengrimus
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 17H43 | 10/06/2009 |
Je complète :
- Oui à la lettre Q
- Non à la lettre A
Et vive la vie !
à lrbabe
De Enki
Alchimiste | 19H39 | 09/06/2009 |
Tout dans le même sac…
Un sac pour le oui
Un sac pour le non
Deux petits sacs de philosophie testiculaire
Et les corps caverneux sous le crâne
à lrbabe
De Donalduk
épouvantail grimaçant | 08H35 | 10/06/2009 |
oui aux comparaisons pertinentes !
à ysengrimus
De Tokani
Oldmole | 21H52 | 09/06/2009 |
Je viens de faire un rêve attendrissant : Pierre Berget marié à titre posthume avec Yves , tenant par la main un adorable bambin acheté à je ne sais qu'elle mère porteuse ou vendeuse …
Quel belle Humanité rénovée !
De Etoile polaire
Bipolaire | 18H22 | 09/06/2009 |
Pour ma part, je crois à l'effet extrêmement bienfaisant du vrai désir d'élever un enfant, et cela par des femmes qui ont longuement mûri leur décision. Qu'elles soient ou non lesbiennes ne changent rien à cette magnifique aventure…
Vive les femmes aimantes !
à Etoile polaire
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 19H33 | 09/06/2009 |
Et vive les papas câlins…
De mick69
18H49 | 09/06/2009 |
Ce que j'aime dans Têtu, c'est le côté intello de la couverture, beau gosse boudeur avec slip rempli à craquer
De petit lapin
étudiant | 18H55 | 09/06/2009 |
Ce genre d'études me semble bien maladroite et et peu entrainer de nombreuses dérives. Il faut faire je pense bien attention a son interprétation le fait d'être élevé par deux maman, deux papas, 3 oncles n'a aucune influence a mon sens sur la santé mentale de l'enfant.
Tout est un question de transmission et d'éducation.
Ces résultat sont essentiellement liés au substrat culturel, dans lequel sont élevés les enfants, les codes sociaux et les préjugés d'autant plus que cet étude est spécifique au Danemark. Reste à savoir les types de pathologies dont souffrent ces enfants et ce que veut dire « en contact avec la psychiatrie »
à petit lapin
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 19H30 | 09/06/2009 |
Ecrire « deux maman » sans « s » doit certainement cacher une impossibilité inconsciente de concevoir qu'on puisse avoir deux mamans…
à argiope
De petit lapin
étudiant | 17H14 | 12/06/2009 |
a ouais t un super psychanalyste toi : ma sœur élève sa petite fille, ma nièce, avec sa compagne
à petit lapin
De Enki
Alchimiste | 19H55 | 09/06/2009 |
C'est pas si loin de nous, le Danemark, comme substrat culturel…
De aaargh
informaticien sans travail | 19H02 | 09/06/2009 |
peut-être le fait que les parents doivent prouver qu'ils sont aptes pour pouvoir adopter influe-t-il sur le résultat.
sûrement même…
à aaargh
De Enki
Alchimiste | 19H45 | 09/06/2009 |
Pas bête. C'est un facteur à prendre en compte.
D'un autre côté, on observe que les mères sont plus souvent motrices que les pères dans le recours à une aide psychiatrique pour leur enfant, ce qui va dans l'autre sens.
à aaargh
De solstice
pigiste | 15H47 | 10/06/2009 |
Bien sûr, et c'est même le VRAI cœur du débat, n'en déplaise à tous ceux qui voudraient utiliser ces chiffres comme l'évangile…
On pourrait faire la même étude sur tout et n'importe quoi : des parents hétéros adoptants ne doivent pas être pire que ces mamans !
Connerie fumiste des « études » bidonnées.
Cela dit, je suis bien certaine que 2 papas ou 2 mamans aimants valent mieux que des parents dépassés par 6 gosses de 3 lits etc…
Ce n'est pas l'orientation sexuelle qui fait le bon (ou le mauvais) parent, c'est la capacité morale, sociale et économique à élever des enfants qui ne tombent pas du ciel (ou de l'enfer pour certaines) mais d'une démarche adoptante, abondamment vérifiée par les services sociaux.
De rolandocurioso
Curieux | 19H28 | 09/06/2009 |
Deux mamans…. A-t-on vraiment pensé aux « troubles psychiatriques » du futur gendre ?
Sérieusement : tant qu'il y a de l'amour filial, il n'y a pas de « risque psychiatrique » et c'est tant mieux.
Mais cette étude est discriminante vis-à-vis des couples hétéro (les pauvres ! On va finir par leur interdire complètement d'adopter) et, ce qui est plus grave bien sûr, des couples gay.
à rolandocurioso
De RueSt-Denis
11H04 | 10/06/2009 |
>>>@ rolandocurioso :
… Vous voulez dire… DEUX belles-mères ? ? ?
… Mon dieu… Deux belles-doches… Quelle horreur.. ! ! !
http://www.youtube.com/watch ? v=fKiJCW1sCuo
De Valparaiso-Cerro-alegre
PISCOLOGUE | 19H31 | 09/06/2009 |
euh, voilà une étude lobbyiste. Des enfants bien élevés ? C'est quoi ça ? Pas de contact avec la psychiatrie ? ah ? Pour avoir des souffrances intimes il faut une reconnaissance psychiatrique, ou peut-on avoir des tourments sans être fêlé ?
Manque disent-ils une étude qualitative, ah bon ? Mon papa et ma maman m'ont mal élevé, simplement parce que leur vie était comme elle était. « On sait déjà que les parents “ lambda ” vont faire mille bêtises avec leur enfant “lambda”, ; tout le monde le sait, vos parents l'ont fait avec vous, vous le faites avec vos enfants, en général cela se passe bien, pourquoi ? Parce que, ce qui distingue l'être humain des autres animaux, c'est sa résistance absolument incroyable à l'environnement, y compris à l'environnement familial, donc avec nous c'est n'est pas grave » Stanislas Tomkiewicz. Nous sommes encore une fois à la recherche du bon milieu familial et en voilà un superbe : deux mamans qui ééduquent des enfants super ! ! !
Des niaiseries encore !
à Valparaiso-Cerro-alegre
De Enki
Alchimiste | 19H53 | 09/06/2009 |
Le contact avec la psychiatrie est un indice, dans le cadre de cette étude statistique.
Tous les enfants maltraités n'ont pas de traces de coups de ceinturon, mais si de deux groupes d'enfants, l'un présente plus de traces de coups de ceinturon, vous pouvez établir que les enfants y sont plus victimes de maltraitance.
à Enki
De Avril
20H23 | 09/06/2009 |
rien compris
à Avril
De Enki
Alchimiste | 00H26 | 10/06/2009 |
Tita ci dessous me semble plus compétente à expliquer ce qu'est une étude sociologique. Sans doute mon exemple est maladroit, parce qu'il n'a rien a voir avec le sujet mais peut créer la confusion.
Prenons les pépins d'une tomate.
Vous faites pousser un plant dans un champ A, et un autre dans un champ B, avec les mêmes soins, arrosage, etc…
Le plant du champ A donne 5 kilos de tomates
Le plant du champ B donne 3 kilos de tomates
Vous pouvez vous demander si c'est le pépin ou le champ qui étaient meilleur, en tous cas, cela vous interesse de le savoir.
Alors vous plantez 100 pépins dans le champ A, et autant dans le champ B.
Dans le champ A, il y a des plants qui vous donnent 2, 3, 4 ou 5 kilos de tomates. Les 100 plants du champ A vous donnent 452 kg de tomates, soit une moyenne de 4,52 kg par plan.
Dans le champ B, il y a des plants qui vous donnent 2, 3, 4 ou 5 kg de tomates. Les 100 plants du champ B vous donnent 365 kg de tomates, soit une moyenne de 3,65 kg par plan.
Tous les plants du champ A ne produisent pas plus que ceux du champ B, mais vous pouvez être certain que le champ A est meilleur pour cultiver les tomates que le champ B.
Dans notre cas, s'agissant de savoir quel champ est propice au bien-être des enfants, on compte combien de fois ils voient un psy au lieu de les peser. Dans les deux champs, il y en a qui ont besoin d'un psy ou pas, mais si la moyenne d'enfants qui ont besoin d'un psy du champ A est supérieure au champ B, vous vous dites qu'ils sont mieux dans le champ B.
Ca tombe bien, comme ça vous pouvez faire pousser des tomates dans le champ A et des enfants dans le champ B, et si le voisin vous dit que vous auriez dû faire l'inverse, vous pouvez lui prouver qu'il a tort.
à Enki
De Enki
Alchimiste | 04H24 | 10/06/2009 |
Ceci dit, il est vrai que si vous essayez de faire pousser des enfants dans un champ et que le voisin exprime des doutes sur votre méthode, il n'est pas inutile d'entendre son point de vue.
Et n'oublions pas que, pour que tout cela pousse, il faut arroser les tomates avec de l'eau et les enfants avec de l'amour.
à Enki
De Valparaiso-Cerro-alegre
PISCOLOGUE | 22H28 | 09/06/2009 |
Tous les enfants maltraités n'ont pas de traces de coups de ceinturon, mais si de deux groupes d'enfants, l'un présente plus de traces de coups de ceinturon, vous pouvez établir que les enfants y sont plus victimes de maltraitance. <== C'est un méchant argument quantitatif celui-là. Un tel donne un seul coup de ceinturon,…attention sur le visage et avec la boucle comme ça l'affaire est réglé…mon voisin donne une bonne dizaine mais avec le cuir seulement, par dessus le pantalon. Mon cher Enki arrêtez ces arguments sortis tout droit de la bourse.
à Valparaiso-Cerro-alegre
De Albedo
09H11 | 10/06/2009 |
Vous ne saisissez pas le raisonnement. On parle de grands chiffres, votre contre-exemple ne s'applique pas. Dans de tels échantillons, il y aura autant de coups de ceintures cachés dans un groupe que dans l'autre, donc l'indicateur des coups de ceinture recensés est toujours pertinent.
Idem pour l'indicateur choisi dans l'étude : il est évident que beaucoup de souffrances psychiques ne débouchent pas sur une prise en charge médicalisée, mais a priori il n'y a pas de raison de penser que la proportion de ces souffrances soit différente dans les différents sous-groupes. Donc, l'indicateur des prise en charge psychiatrique me semble tout à fait robuste.