Les pilotes de la compagnie ont obtenu le remplacement des capteurs qui pourraient être à l'origine du crash du vol AF447 Rio-Paris.

Aucun avion A330 et A340 n'ayant pas au moins deux sondes de vitesse neuves ne vole plus à partir de ce mardi. C'est la garantie apportée par Air France aux pilotes, chez qui l'inquiétude commençait à monter. Un givrage des sondes de mesure aérodynamique de vitesse, dites Pitot, pourrait en effet être à l'origine de l'accident du vol AF447.
Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, qui représente 60 à 70% des pilotes Air France) l'a annoncé ce mardi après-midi lors d'une conférence de presse à Roissy, égratignant au passage Alter, un syndicat minoritaire.
« Nous avons tous la volonté d'être silencieux dans cette affaire », a souligné Eric Derivry, porte-parole du SNPL. La veille, Alter avait lancé un pavé dans la mare en appelant , au nom du principe de précaution, au refus d'embarquer. Personne n'a eu besoin de refuser de voler puisque le soir même, les pilotes ont obtenu satisfaction. Le SNPL a juste regretté l'« agitation médiatique » d'Alter dont l'appel au refus a été très relayé dans les médias ce mardi matin.
« Air France n'a plus sa liberté de propos »
Eric Derivry a expliqué pourquoi ce n'était pas la compagnie qui annonçait elle-même l'accélération de son programme de remplacement :
« Air France n'a plus sa liberté de propos vis-à-vis du Bureau d'enquêtes et d'analyses [chargé le d'enquête sur la disparition du vol AF447, ndlr]. La compagnie ne voudrait pas sous-entendre que ses concurrents, dont les Airbus sont également équipés de ces sondes, sont moins respectueux du principe de précaution. »
Les sondes dites Pitot prennent la pression aérodynamique à l'extérieur de l'appareil et transmettent ces informations en chaine au système, permettant au pilote de connaître la vitesse de son appareil. D'autres compagnies, belges et suisses, lancent d'ailleurs à leur tour un programme de remplacement.
Airbus avait recommandé le remplacement des sondes après des incidents
Sont-elles à l'origine de l'accident ? Ce sera au BEA de le dire. Eric Derivry : « Il n'est pas formellement établi que l'anomalie provient des sondes, et cette anomalie seule ne pourrait expliquer l'accident. »
On sait seulement qu'un renouvellement de toutes ces sondes était en cours depuis avril, après différents incidents signalés par le constructeur dès fin 2007. Il ne s'agissait pas d'une obligation de changer ces sondes, mais déjà au nom du principe de précaution, Air France avait engagé leur renouvellement.
Aujourd'hui, c'est un « calendrier très volontariste et très accéléré » que la compagnie applique, à la demande des pilotes. D'ici fin juin, tous les Airbus A330 et A340 auront trois sondes neuves.
Des mesures qui devraient rassurer tous les personnels navigants confrontés à une situation inédite dans l'histoire d'une compagnie qui a basé sa réputation sur la sécurité maximale.
Une hôtesse de l'air, sous couvert d'anonymat, nous confiait :
« Cet accident est particulièrement choquant parce que c'est le cauchemar qui se réalise, l'avion qui tombe en plein vol, disparu sans que huit jours après on sache pourquoi. »
Et un steward, qui a du revoler, mais sur un Boeing, cette semaine, se disait :
« C'est un peu comme de remonter à cheval après une chute. Maintenant que j'ai revolé ça va mieux, mais au moment d'aller me reposer 20 minutes pendant le vol j'ai eu une angoisse… »
Une angoisse partagée, mais tue, hormis auprès des cellules psychologiques dépêchées pour les personnels.
Photo : La marine brésilienne récupère un débris du vol AF447, à 1 200 km au nord-est de Recife (Reuters)





















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De colyz
psy | 18H46 | 09/06/2009 |
Mais qu'en est-il des autres types d'avion, ont-ils des sondes fiables ? où tous les types d'avion sont-ils pareils ? faut nous dire. Et quelles sont les autres compagnies aériennes qui utilisent ces airbus en allumettes ? fait nous dire aussi.
à colyz
De argiope
verte jusqu'au 18 décembre | 19H23 | 09/06/2009 |
En allumettes…
ça m'a toujours impressionné, la légèreté de ces machines.
Imaginez un A440, 70 mètres de longueur, 170 tonnes à vide, 170 tonnes de kérozène au décollage…le même poids de kérozène que tout le reste de l'avion ! (Vous voyez l'autonomie de votre voiture, avec un plein de 1000 litres ? )
Imaginez une maquette de cet avion au centième, 70 cm de long, elle pèserait à vide 170 grammes… plus léger que des allumettes ! pas étonnant que les débris flottent dans l'eau…
à argiope
De colyz
psy | 19H27 | 09/06/2009 |
excellent.
mais dites-moi on attaque air france mais n'est-ce pas la faute du fabriqueur ?
qui fabrique airbus ?
quelles sont les autres compagnies qui possèdent des airbus pareils ?
et les avions qui ne sont pas des airbus sont-ils bien équipés ?
à argiope
De Alain Pacifique
20H08 | 09/06/2009 |
juste pour info, 170 tonnes= 170 000 Kg
170 000 : 100 = 1 700 Kg, c'est à dire 1, 7 tonnes et non 170 grammes. ca a l'air plus costaud comme ca , non ? ; )
à Alain Pacifique
De argiope
verte jusqu'au 18 décembre | 20H57 | 09/06/2009 |
Une maquette au centième, c'est dans les 3 dimensions, le rapport en volume (donc en poids) est donc 100 * 100 * 100 = un million. Donc la maquette pèsera bien un millionième de l'original.
Ex. plus élémentaire : 10 cm c'est un dixième de mètre, un litre (un cube de 10 x 10 x 10 cm) c'est un millième de mètre cube…
L'arithmétique c'est sympa ; )
à argiope
De bjone
dev 3D | 20H58 | 09/06/2009 |
argh tu m'as cramé : D
à Alain Pacifique
De bjone
dev 3D | 20H57 | 09/06/2009 |
En fait il a raison.
La masse doit être divisé par 100 au cube car on par parle de réduction de volume (donc poids), ce qui fait bien 170 grammes.
à bjone
De Alain Pacifique
21H25 | 09/06/2009 |
autant pour moi. mais je trouvais ce poids tellement léger que j'ai douté. ; )
à bjone
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 11H17 | 10/06/2009 |
»… ce qui fait bien 170 grammes. »
° Ce qui fait aussi une belle jambe aux familles des victimes.
à Yvon le Zébulon
De bjone
dev 3D | 13H39 | 10/06/2009 |
Malheureusement, oui la discussion était HS.
De samivel51
Jeune insolent | 19H32 | 09/06/2009 |
Que sait-on de ces nouvelles sondes ? S'agit-il toujours de tubes de Pitot ? En quoi diffèrent-elles des précedantes ? Sont-elles vraiment plus fiables ? (Généralement, un produit neuf est plus performant mais moins fiable qu'un produit éprouvé). Amis journalistes…
Sinon, j'ai pris un Rio-Paris il y a quelques jours, aussi un A330, mais avec TAM. On a eu quelques nuages et quelques turbulences au-dessus de l'équateur. Je peux vous dire que l'avion était calme ! On a entendu l'ange passer…
De spidermoon
célibataire endurci | 20H09 | 09/06/2009 |
Il y a eu il y a quelques année un accident à cause d'un tube de pitot bouché. Lors d'une opération de nettoyage, un technicien avait placé un morceau de ruban adhésif sur l'orifice de la sonde, et l'appareil c'est écrasé en mer sans que les pilotes n'aient su pourquoi.
De bizoub
Pilote | 20H22 | 09/06/2009 |
Numerosix tu n'es pas prisonnier dans le village global, mais prisonnier de ton inculture et de ta méchanceté gratuite.
Ton intervention est honteuse et insultante, sans courage et sans la moindre compétence.
Les avions modernes sont des machines destinées à transporter des personnes et des biens, tout en assurant une rentabilité financière de l'entreprise exploitante.
Ce que tu appelles des fers à repasser sont des millions d'heures de travail d'êtres humains qui pensent aussi à la sécurité, sois en rassuré.
Quand aux pilotes, ils sont surtout là - en croisière - pour contrôler, vérifier, veiller. Il n'est pas pensable de tenir le manche d'un Airbus ou d'un Boeing en croisière et de le piloter « au cul », ni même au bruit comme un Cessna ou un piper !
On peut le regretter, mais les avions sont ainsi faits aujourd'hui et jusqu'à preuve du contraire, la sécurité est améliorée du fait de cette automatisation.
Bien sur, en cas de situation inattendue, non prévue, il est extrêmement difficile d'y faire face. Pourtant des pilotes font face TOUS LES JOURS à des soucis techniques ou urgences diverses.
Bref, le soucis n'est pas aussi simple que de savoir à quelle vitesse l'avion vole. Tu regardes trop la télé ==> fais attention ya pas Carla tous les jours.
Et puis, ne prend plus l'avion, ça fera des vacances aux gens qui doivent gérer tes insultes à bord.
à bizoub
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H59 | 09/06/2009 |
Mes insultes A BORD ? Vous vous croyez en ce moment même en train de piloter un avion sur le clavier de votre ordi ? Et vous êtes vraiment pilote ? Sur quelle compagnie ? parce que je vais l'éviter, celle la , effectivement : -)
De Gugusse2
aléatoire | 20H33 | 09/06/2009 |
Quelques notions élémentaires :
Les tubes Pitot renseignent l'électronique du bord sur la vitesse de l'avion. Faute de cette connaissance, de nombreux systèmes critiques passent en mode dégradé. Il existe une trentaine d'abréviations pour désigner les vitesses nécessaires aux différentes phases du vol. La connaissance précise de la vitesse est indispensable dans les phases d'approche et d'atterrissage. Un exemple : sortir les volets trop tôt, ils s'arrachent, les sortir trop tard, l'avion décroche.
Le décrochage est dû à une vitesse insuffisante : la force de la portance des ailes devient inférieure au poids de l'avion. Il existe aussi un décrochage haute vitesse, lorsque la vitesse de l'avion se rapproche de celle du son. C'est plus compliqué. A haute altitude, comme c'était le cas, ces deux vitesses sont assez proches (une centaine de Km/h, parfois moins).
Un avion vole dans une masse d'air elle-même en déplacement. Pour l'avion, le vent qui le porte vient toujours de devant (tant qu'il vole droit, mais faisons court). Que le vent réel vienne de devant, de côté, du haut ou du bas n'a rien à voir là dedans puisque l'avion n'à aucun appui au sol (certains l'auront peut-être observé). Un pilote ne tient compte de la vitesse du vent et de son cap que pour corriger la dérive de sa route.
Les Pitot ne mesurent pas la différence de pression entre l'avant et l'arrière, mais la différence entre la pression dynamique (obtenue par le tube central ouvert vers l'avant) et la pression statique (obtenue par le tube radial fendu latéralement).
Les engins de cette taille et de ce poids ont un très bon équilibre de vol, merci pour eux. A condition de les maintenir dans leur domaine de vol, tout comme les petits avions. Pour maintenir l'avion dans son domaine de vol de l'avion, l'électronique du bord comme le pilote ont besoin de connaître leur vitesse.
à Gugusse2
De bjone
dev 3D | 21H09 | 09/06/2009 |
« Le décrochage est dû à une vitesse insuffisante : la force de la portance des ailes devient inférieure au poids de l'avion. »
En fait le décrochage correspond plus au moment où l'écoulement de l'air au niveau de l'aile deviens chaotique et que la portance disparait.
Pour faire un parallèle avec les voitures ça correspondrait quelque part à l'aquaplaning en termes de niveau de contrôle : D .
Avoir la portance inférieure au poids n'est pas dramatique en soit, c'est juste que l'avion perds gentiment de l'altitude (enfin il prends de l'accélération verticale, faut pas trop que ça dure : D).
De Unknown
blasé sans rancune | 22H14 | 09/06/2009 |
Toute considérations techniques mises à part car je n'y entrave pas grand chose, je m'étonnes que l'un de ces pilotes interviewé se soit rassuré en pilotant (justement) un Boeing : les Boeings n'ont pas lesdites sondes ?
à Unknown
De bjone
dev 3D | 00H36 | 10/06/2009 |
Il semblerait que si, vu qu'il y a justement eu des précédents de crash par décrochage dû à des problèmes de pitot sur boeing. (Le cas du 757 d'Aeroperu : http://www.securiteaerienne.com/node/5)
De rubbish
22H17 | 09/06/2009 |
Je pensais que sur Rue89 on pouvait profiter d'une vrai information digne de ce nom. Force est de constater que Rue89 n'est pas si loin de TF1 et consors. Ca devient vraiment fatigant cette histoire d'avion, on dirait du Voici en version morbide. L'info est inintéressante à souhait car inexistante. Après la grippe qui fait 100 morts en 6 mois, voici l'avion qui fait 200 morts en 2h.
Le pire c'est que si on en parle sans arrêt même sur Rue89, c'est que çà doit vraiment intéresser les gens…
Et si on parlait de la route qui fait 4500 morts par an ?
ou du sel dans les aliments : 25000 morts (en France) ?
ou du roundup dans les rivières ?
ou des libertés qui disparaissent à vue d'oeil ?
Non ? vous avez raison on s'en fout… ce qui compte c'est qu'on retrouve les boites noires. Ca va etre le feuilleton de l'été, digne d'un grand film de Cousteau.
Ce site est en train de devenir la preuve que quand on donne ce qu'ils veulent aux visiteurs pour plaire et faire de l'audience, et bien on sombre dans la médiocrité et le sensationnel. C'est malheureux mais c'est comme çà, le journalisme ne semble pas compatible avec la publicité.
Bon je vais m'abonner à Mediapart moi.
Au lieu de me faire ponctionner de l'argent sur les produits que j'achète pour financer la pub qui est sur ce site, j'aime autant donner de mon plein grès…
à rubbish
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 23H40 | 09/06/2009 |
Quand on donne de son plein « grès », c'est qu'on paie plein pot, c'est logique
à Tigerbill
De Alain Pacifique
01H39 | 10/06/2009 |
Quand on donne de son plein « grès », ….. c'est qu'on a de la « caillasse » !
à rubbish
De Gaystraight
Avocat | 23H53 | 09/06/2009 |
J'en ai vraiment ras-le-bol de ce genre de commentaire gratuit et bête, sans aucune compassion pour les victimes de l'accident et la souffrance de leurs proches, ce qui n'enlève rien à la souffrance des autres, quelle qu'en soit la cause !
Et puis, oui, les développements de l'enquête sur l'accident sont de l'information, même si cela ne plait pas à certaines personnes.
à rubbish
De Damien B
étudiant | 05H32 | 10/06/2009 |
Vous n'avez pas tout-à-fait tort, mais tout de même…
La grippe porcine, c'est 139 morts pour l'instant, mais aussi 25 000 malades (chiffres confirmés, donc minimums), la certitude qu'il y aura beaucoup d'autres malades et au moins quelques morts dans le futur, le risque que ça prenne encore beaucoup plus d'ampleur, et une leçon pour les pandémies futures. Et puis les médias en ont surtout parlé au début, quand on pouvait encore imaginer quelque chose de terriblement plus grave.
http://www.who.int/csr/don/2009_06_08/en/index.html
Les accidents d'avion, ce n'est pas grand chose au total, mais c'est une cause de mort dont les victimes sont totalement soumises aux décisions d'autres individus, d'entreprises, d'organisations, etc. Le genre de chose dont il est logique de parler publiquement, dans les médias. C'est aussi un sujet qui a des dimensions technologiques et économiques importantes. Sans compter que la peur de voler en avion, rationnelle ou non, est en pratique extrêmement répandue.
Mais si votre mesure, c'est le nombre de morts, en France, chaque année, alors vous pouvez trouver mieux que les accidents de la route. Rue 89 devrait parler du cancer tous les jours. Des arrêts cardiaques. D'Alzheimer. Du sida. Et du suicide. J'espère que vous trouverez tout ça sur Mediapart…
à rubbish
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 14H32 | 10/06/2009 |
Bon vent, vous n'êtes intervenu que deux fois et c'était pour des cirtiques aussi peu constructives que celle-ci.
Vous nous raconterez ce que vous pensez de Mediapart, si vous en avez pour votre argent.
De padiran
Chroniqueur mondain | 22H43 | 09/06/2009 |
Les sondes Pitot sont des appareils « statiques » qui permettent de transmettre le flux, donc la pression de l'air à un capteur. Cette technologie est utilisée à chaque fois qu'une vitesse, un débit ou une pression d'air doit être transmis à un capteur.
Les domaines les plus connus de l'utilisation des ces sondes sont l'aéronautique, mais le nucléaire, le bio médical, l'electronique, et toutes les industries nécessitant une ventilation pilotée de pointe sont également utilisatrices.
Une sonde Pitot est « passive » c'est à dire qu'elle ne necessite pas d'énergie et qu'en l'abscence de contrainte extérieure sa fiabilité est de 100 %
Si elle est utilisée « hors domaine », de température, d'humidité, de contraintes mécaniques , il est évident qu'elle ne peut satisfaire au cahier des charges, c'est l'hypothèse évoquée pour le vol d'Air France
Remplacer les sondes Pitot actuelles par des sondes neuves, c'est un peu comme remplacer le détecteur de verglas de sa voiture par un détecteur neuf, cela rassure le passager et le conducteur, mais n'ajoute rien à la pertinence de la prise de mesures et à la fiabilité des paramètres transmis au poste de pilotage.
Pour assurer une sécurité du système, il faut doubler la sonde Pitot avec une technologie non redondante
à padiran
De Quadra_tiède
ingénieur | 23H35 | 09/06/2009 |
Fiabilité 100% : tout simplement impossible : extrêmement élevée certainement. A tel point que la panne multiple devient d'une probabilité infinitésimale et compatible avec le transport de personnes.
Reste que la référence de fiabilité est souvent théorique car basée sur les fiabilités unitaires des éléments qui composent le produit ou obtenues par mesure via des facteurs d'accélération toujours pas évidents (une panne admissible pour 10 000 000h ça nécessite beaucoup d'échantillons et de la patience ! ).
On n'est jamais totalement à l'abri d'un phénomène non pris en compte ou non stimulé par les facteurs d'accélération : du genre l'interaction de 2 matériaux …
Concernant les conditions d'utilisation, j'ai tout de même du mal à croire que l'on puisse sortir des plages d'utilisation : celle des vols sont tout de même bien connues. A moins que dans les conditions de ce vol, les cristaux de glace aient une structure très spéciale, jamais reproduite en test, qui serait justement susceptible d'obstruer les ouïes de ces capteurs …
Comme tu le dis disposer d'éléments assurant la même fonction globale mais d'origine (technologie, fabricant ….) différentes offre une garantie supérieure mais coute très très cher en multipliant les qualifications …
Une mesure purement passive ? Jusqu'à un certain point sans doute : les chaines de conversion numérique sont bien alimentée elles (mais surement redondantes).
Reste que le domaine de l'aérien me semble très particulier : pression sur le cout certainement, grosse concurrence avec présence de désinformations et états de repli en cas de panne extrêmement complexes …
Enfin le fait que les pilotes doutent de ces sondes méritent une attention particulière : l'analyse humaine présente bien des travers mais également une sensibilité parfois troublante !
à Quadra_tiède
De padiran
Chroniqueur mondain | 14H36 | 10/06/2009 |
Le traitement du signal du capteur suppose une énergie, par contre le tube de Pitot est passif. La zone ou « l'accident » a eu lieu est particulière en matière de météorologie et d'aérologie, ce qui fait penser effectivement à une structure pariculière des cristaux de glace susceptible d'obstruer le tube de Pitot.
Le développement de l'aèoronautique passera sans doute par des avions volant de plus en plus haut, dans des contitions d'aérologie pas très connus, cela nécessitera le développement de technologies de mesure de vitesse de plus en plus sophistiqués donc couteuses.
Il est impensable, comme pour le Concorde que des avions commerciaux volent avec des défauts connus et acceptés pour des raisons politiques et de prestige
De touk
Retraité | 22H44 | 09/06/2009 |
Je voudrais souligner que c'est l'armée qui fait les recherches, si une découverte importante se produit que dira la « grande muette » ? ? ? ? ca r l'armée brésilienne est bien comme la nôtre, pas de doute.
De colyz
psy | 04H50 | 10/06/2009 |
N'y a-t-il vraiment que l'explication d'une défaillance des sondes ?
Bon, l'avion augmente sa vitesse, l'avion est en pilotage automatique, ok… mais n'y a-t-il pas d'autres signes que les pilotes pouvaient décoder avant que l'avion ne vole en pièces détachées ?
Par exemple l'avion commençant à aller plus vite, l'aiguille de la consommation d'essence descend plus vite que d'habitude ?
Il y a bien un moment où commence la dépressurisation avec les masques à oxygène qui tombent ?
Pourquoi les pilotes n'ont pas envoyé de « mayday » « mayday » ?
Je n'ai aucune compétence de technicien aéronaute, mais je trouve curieux que la seule hypothèse explicative de l'accident tragique (en l'état actuel des recherches) se limite à la défaillance des sondes.
Je me demande aussi, vu la masse des enjeux connexes, si la recherche de la vérité scientifique, pourra vraiment se faire sereinement.
à colyz
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 11H33 | 10/06/2009 |
Par exemple l'avion commençant à aller plus vite, l'aiguille de la consommation d'essence descend plus vite que d'habitude ?
Newton n'avait pas pensé à ça quand il a reçu la pomme sur sa tête.