
Dans son dernier rapport, rendu public le 17 mai, la Miviludes souligne l'augmentation du nombre de mouvements sectaires. Elle pointe notamment les techniques dites de « developpement personnel » (psychanalyse, coaching…). Mais pour Olivier Bobineau, ancien membre de la mission, son approche est inadaptée.
Conséquence pour ce spécialiste des religions : la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires surestime le phénomène sectaire en France. Entretien.
La Miviludes estime que les sectes se multiplient et prône une politique plus répressive. Comment jugez-vous son action ?
Elle entend mener une politique publique moderne, mais elle est pourtant la seule à ne pas en respecter les trois critères fondamentaux :
-
Une définition de l'objet de son travail : la Miviludes amalgame secte, phénomène sectaire et dérive sectaire, sans en donner aucune définition. Ces termes sont des coquilles vides appliqués à tout et n'importe quoi, ce qui a pour effet majeur de faire passer le nombre de sectes en France de 200 à 607. Une multiplication par trois qui tient au fait que la Miviludes a jeté son dévolu sur la psychanalyse.
-
L'exposition d'une méthodologie, c'est-à-dire l'existence d'un débat public, le croisement des sources, une véritable réflexion sur le sujet… mais la seule logique de la Miviludes est la recherche de boucs émissaires, elle-même fondée sur une autre logique, celle de l'inquisition. Le discours de la Miviludes, c'est « on n'a aucune preuve, c'est donc qu'ils les dissimulent, c'est donc qu'ils sont bien une menace ».
-
Une véritable évaluation de son action : il n'y a aucun outil pour cela, ni de discussion autour des conclusions de la Miviludes : lorsque l'OSCE et l'ONU se risquent à critiquer son travail, elle répond que ces deux institutions sont infiltrées par les sectes.
Mais les dérives sectaires dénoncées par la Miviludes n'en sont pas moins associées à des délits, tels que l'extorsion de fonds ou la manipulation…
Bien sûr. Mais il faut se poser deux questions : d'abord, a-t-on besoin d'un organisme spécifique pour faire appliquer le droit civil et pénal, qui existe déjà pour punir de tels délits ? D'autant que le phénomène sectaire est loin d'être le problème majeur de la société française.
La deuxième question, c'est de savoir comment prendre en compte les plaintes des victimes d'escroquerie : cela doit-il forcément passer par une désignation de ce qui est bien et de ce qui est mal sur le plan spirituel ?
Il faut une véritable administration de la preuve, un vrai service public d'information avec des conseillers scientifiques menant de véritables enquêtes.
Que pensez-vous de la mise en place d'un référentiel visant justement à définir ce qu'est un mouvement sectaire ?
C'est une véritable mise à l'index, un document qui prétend désigner le bien et le mal, ce qui est difficilement admissible de la part d'une politique publique. Une véritable définition devrait viser l'essence même de ce qu'est une secte.
Le référentiel proposé ne mentionnera que certaines caractéristiques générales qu'on retrouve dans d'autres activités sociales : on perd donc dans la compréhension du phénomène ce qu'on gagne en expansion.
Et la stigmatisation de certains groupes peut aboutir à des débordements : aprés la publication par le Parlement, en 1995, d'une liste des sectes, des salles de prière des Témoins de Jéhovah avaient été brûlées, et certains de leurs membres battus.
Le rapport consacre un long passage au satanisme. L'importance de ce phénomène est-elle bien évaluée selon vous ?
La Miviludes n'avance aucun chiffre, fait état d'une progression du satanisme en Europe sans citer de sources. Il ne doit pas y avoir plus d'une centaine de satanistes en France.
La convocation d'un imaginaire relié à cette croyance ne fait pas forcément de vous un sataniste. Si tous les auditeurs de black metal sont satanistes, pourquoi ne pas dire que tous les amateurs de Bach sont luthériens ?
Il y a donc, selon vous, une stigmatisation de certains groupes ou mouvements ?
Oui, qui s'inscrit dans la tradition française d'une suspicion du spirituel, de l'opposition entre la liberté de pensée, politique et philosophique, et de la liberté de conscience, spirituelle.
Cette dernière est suspecte parce qu'elle a généré des passions religieuses dont la France ne s'est toujours pas bien remises : affrontements extrêmement violents entre catholiques et protestants, opposition entre l'Eglise et l'Etat républicain à la fin du XIXe siècle et au début du XXe…
Depuis, la liberté de conscience est suspecte, jugée irrationnelle. Au nom de la liberté de pensée, on veut la contrôler. La Miviludes joue le rôle d'une police administrative des esprits, qui recherche des boucs émissaires et stigmatise des groupuscules.
Vous présentez aussi cette attitude comme le résultat d'une tension interne à la Miviludes…
En effet, il existe plusieurs pôles au sein de la Miviludes, et notamment un pôle conservateur catholique, qui désigne le mal selon ses propres critères, et un pôle de gauche athée pour qui le mal, c'est la liberté de conscience.
Ces deux « camps » ne s'accordent que dans la désignation d'ennemis communs, les mouvements présentés comme sectaires.
Ils s'entendent aussi pour défendre leurs intérêts : on trouve parmi les athées de la Miviludes des francs-maçons, qui cherchent à éviter d'être catalogués comme sectaires.
Quant aux catholiques, ils ont peur que certains mouvements au sein de l'Eglise ne soient stigmatisés, comme ce fut récemment le cas avec la communauté des Béatitudes. Ce qui semble indiquer un rapport de force désormais plus favorable au pôle « libre-penseur ».
Photo : Démolition de la statue de Gilbert Bourdin édifiée par la secte du Mandarom à Castellane (Reuters)



















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De ecor1
sur le fil | 10H59 | 08/06/2009 |
Donc en fait, si on résume, la Miviludes connait une petite dérive sectaire.
à ecor1
De Guy Valte
11H09 | 08/06/2009 |
C'est exactement mon sentiment aussi !
à Guy Valte
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 12H00 | 08/06/2009 |
On n'est jamais mieux situé que dans les institutions de nos ennemis.
Où se situe la frontière entre secte et non-secte ?
J'estime que les sectes les plus voyantes et virulentes sont assez simples à fustiger, ensuite il existe des courants de pensées qui peuvent s'assimiler au sectarisme. La politique en est emplie. Je peux pousser le bouchon : le système dominant, le capitalisme libéral moderne avec le consumérisme peuvent s'assimiler à une secte géante, et tout le monde est d'accord et ne peux plus se passer de ce fonctionnement.
Je sais que j'abuse en disant ceci mais personnellement je me sens victime et je ne peux m'en sortir que très difficilement, au prix de la marginalisation, ou encore de rejoindre une secte, ce que je ne ferais pas.
Où est le problème ? Dans une fermeture globale des idéologie dominantes.
Après, les sectes sont dangereuses. Mais quand on veut formater le monde, il est normal d'obtenir des réponses comme les créations de sectes.
à Le-Hurleur
De texiste mal
sidéré | 15H24 | 08/06/2009 |
Le fonctionnement d'une secte c'est d'abord le cloisonnement, sa finalité le fric.
à texiste mal
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 17H07 | 08/06/2009 |
Le fonctionnement de notre société est d'abord le cloisonnement (le travail) et sa finalité le fric.
à ecor1
De ysengrimus
11H55 | 08/06/2009 |
C'est rien en comparaison aux sectes et religions de tous poils qui sont, elles, au coeur d'une vaste dérive morale…
http://ysengrimus.wordpress.com/2009/01/16/un-cri-du-coeur-l%E2%80%99imm…
pour laquelle elles doivent payer.
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De jexiste
si, si | 15H21 | 08/06/2009 |
Les plus dangereuses restent très difficiles à combattre, hyper-protégées par les pouvoirs publics qu'elles infiltrent en achetant leurs représentants les plus éminents :
http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/bretagne/secte-lub…
http://www.quimper.maville.com/actu/actudet_-Sectes-denonciation-calomni…
http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/finistere/secte-l-…
Voir aussi :
http://facsegalen.cultureforum.net/debat-sur-l-actualite-f14/lettre-du-d…
http://www.coordiap.com/officiel-1023-sectes-dissolution-sectaire.htm
à ysengrimus
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 16H46 | 08/06/2009 |
@ Ysengrimus Je proteste contre l'idée qu'une religion ou secte soit plus raisonnable qu'une autre. Elles font toutes tout le mal que leur pouvoir leur permet. Aussi longtemps que l'on ne les interdit pas toutes - ce qui serait une atteinte à la liberté - ou qu'on ne les chasse pas toutes de l'espace public, ce qu'on devrait faire dans un État laïc, il semble abusif dans cibler l'une ou l'autre au delà de sa commission d'actes spécifiquement répréhensibles.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/116-un-pape-et-une-eglis…
Pierre JC Allard
à ecor1
De Tibokaya
Jeune flegmaticien mayennais | 22H32 | 08/06/2009 |
Je ne suis pas un fan de la Miviludes non plus, mais voilà un bel exemple d'article comme on les aime : bravo à la neutralité du journaliste…
Achefkalement,
De ThomasG
étudiants | 11H07 | 08/06/2009 |
Merci de ce recadrage et de cette vision qui relativise l'impartialité de cet organisme.
J'espère que vos propos (qui arrivent hélas un peu tard vu la légion d'articles dans toute la presse qui ne prennent que peu de recul avec ce rapport) seront un peu entendu.
De heleor
artiste | 11H07 | 08/06/2009 |
La miviludes fait du bon travail, et doit continuer dans ce sens.
Quand vous avez des membres de votre famille qui font parti d'un groupe sectaire, il est bon de se sentir épauler.
IL y a en FRANCE un groupe sectaire « amour et miséricorde » qui gr^àce à la miviludes s'est auto dissous mais cela ne veut pas dire que la gourette ne continue pas son travail à l'intérieur du groupe. Ce groupe basé en bourgogne fait quand même l'objet d'enquête judiciaire.
Personnellement je soutiens la MIVILUDES.
L'auteur ferait mieux d'enquêter sur les sectes et le mal que ses sectes font aux familles.
à heleor
De Guy Valte
11H29 | 08/06/2009 |
Être épauler est dans ce cas tout à fait légitime, comme pour l'aide psychologique aux traumatisés, mais si MIVILUDES considère que ces mêmes psys sont eux aussi les représentants d'une dérive sectaire, on est effectivement devant une forme d'intégrisme pas de professionnalisme.
à Guy Valte
De Iv
Roboticien utopiste | 15H44 | 08/06/2009 |
Il est normal de dénoncer les personnes qui font passer un diplôme bidon pour un diplôme médical reconnu par l'état. La Miviludes n'attaque pas tous les « psys » mais ceux qui utilisent des connaissances psychologiques pour créer de faux traumatismes et rendre leurs patients dépendants ou qui exploitent la souffrance des parents d'enfants handicapés en leur expliquant qu'ils ont été touchés par une grâce divine extraterrestre (deux cas réels et en forte croissance en France).
Lorsque l'on possède quelques en psychologie ou en hypnose, fonder une secte à partir d'une population de « patients » semble extrêmement facile et lucratif.
EDIT : Ah ben tenez, une petite présentation du sujet http://www.zetetique.info/archives/00000156.html
à heleor
De julondon
wannabe trouveur | 14H59 | 08/06/2009 |
Il me semble que l'interviewé ne souhaite ni la fin de la lutte contre les sectes, ni la fin de la miviludes. Il demande au contraire que celles-ci soient améliorées. Pour cela il prône des méthodes scientifiques afin que le travail nécessaire de la miviludes ne soit pas biaisé par les préjugés subjectifs de certains de ses membres. Si l'on pense que les sectes sont un danger social, ses recommandations vont dans le bon sens.
De Cataphractaire
Asen | 11H36 | 08/06/2009 |
Toutes les religions sont des sectes.
Ne vous posez plus de questions idiotes.
Vive l'athéisme.
à Cataphractaire
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 11H54 | 08/06/2009 |
Chacun sa démarche svp, ne soyez pas sectaire, et laissez chacun se poser les questions qu'il veut.
Vive la liberté !
à Cataphractaire
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 12H06 | 08/06/2009 |
Le comportement de certains qui ce dise « laïque » fait penser que s'en est une aussi ! (athéisme)
à Les Grands Champs
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 16H58 | 08/06/2009 |
L'existence ou la non existence d'un dieu - dépendant de la définition qu'on en donne - n'a strictement rien a voir avec une religion, laquelle est une prétention à connaitre ce qui ne peut pas être connu.
Toutes les religions sont des fatras d'absurdités. On ne peut les tolérer que si elles restent dans le domaine privé, comme toute autre perversion ou aberration. Vous avez droit de croire à la Licorne rose, mais pas de bloquer la circulation pour la laisser passer. A moins qu'elle ne fasse oeuvre utile…
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/076-gott-mit-uns/
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 15H09 | 09/06/2009 |
Sympa votre commentaire. Je le trouve très clair et j'y adhère sans la moindre réserve.
C'est ainsi que nous devons considérer tout ce qui relève du mystique.
- La notion même de Mystère est un appel à la médiocratie.
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 11H49 | 08/06/2009 |
De nombreux scientifiques et chercheurs s'interrogent sur un phénomène latent de discrimination et d'absence de débat de fond sur ce qu'est précisément une secte (http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/03/10/reperes-les-derives-…).
Une chose est sûre, le fonctionnement sectaire n'est pas l'apanage des seules sectes recensées !
N'avez-vous pas remarqué que l'essentiel des dangers – bien réels – des sectes, sont exactement les mêmes que ceux de cette société où nous vivons, qui adore l'Argent, conditionne les esprits des le plus bas âge, se fait respecter par la crainte, arrache les gens à leurs vocations naturelles, exerce sans cesse contrôles et pressions ?
Les sectes sont des reproductions miniatures – où alors elles ont réussi, et ont pignon sur rue, on ne parle plus alors de sectes, mais de courants religieux et spirituels – des reproductions du monde tel que nous le connaissons.
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Sur la Miviludes :
Raphaël Liogier, Le Monde, 3 mars 2008 :
« La culture administrative de la Miviludes, fondée sur la méconnaissance volontaire du terrain, ne permet d'ailleurs pas de combattre les sectes réellement dangereuses, mais les protège au contraire par la confusion qu'elle fait régner.
Résultat : inefficacité plus discrimination ! La solution est dans un organisme sérieux, composé de représentants de la société civile et de chercheurs, comme Inform chez nos voisins anglais, qui n'est pas là pour condamner les sectes a priori mais pour informer sans fantasme l'Etat et le public. »
_________________________
« La conspiration contre l'esprit »
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/05/07/la-conspiration-cont…
.
De julondon
wannabe trouveur | 12H01 | 08/06/2009 |
Contrepoint très intéressant. Ce témoignage contribue à dessiner dans l'attitude de l'Etat vis-à-vis du religieux une tendance à l'irrationnel contre le droit. Hors des délits objectifs définis dans la loi on se retrouve donc à définir quelles sont les « bonnes » sectes des mauvaises, tout comme on a récemment défini quels étaient les mauvais signes religieux (le voile des musulmanes), à distinguer des bons (la mantille de Bernadette Chirac au Vatican). Les appels de M. Bobineau à la fixation de règles claires et objectives pour combattre les sectes doivent être entendus !
Soit dit en passant, apprendre que les catholiques et les francs-maçons et autres ultra-laïcs sont ici des alliés objectifs en dit long !
Sans parler des multiples cadeaux faits par le gouvernement actuel, tout comme le précédent, sous Chirac, à l'Eglise catholique et notamment à l'enseignement catholique (dont les récents accords Kouchner Vatican). La trahison de la laïcité par ceux-là même qui s'en réclament n'est pas mauvaise pour tout le monde…
à julondon
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 12H12 | 08/06/2009 |
Là vous poussez le bouchon beaucoup trop loin, mettre au même niveau le « foulard » et la « mantille “ … c'est plus qu'un pas, c'est un triple saut battant le record du monde !
Les cadeaux à l'église KTO ?
Que dire dans ce cas des municipalités qui loues pour un loyer plus que symbolique des terrain à des musulmans pour y construire des moqués ?
Il est plus facile de fustiger que de donner des idées !
à Les Grands Champs
De julondon
wannabe trouveur | 13H47 | 08/06/2009 |
Nieriez-vous que la mantille soit un vêtement dont la signification est religieuse, spécifiquement destiné à la femme ? N'est-ce pas précisément ce qu'est le voile ?
Quant aux terrains « loués pour un loyer plus que symbolique à des musulmans pour y construire des mosquées », je ne sais pas à quelles municipalités vous faites référence, mais cela s'accorde avec le principe d'égalité. En France les églises construites avant 1905 sont propriété des municipalités et sont entretenues par elles, sur fonds publics. Cela crée une inégalité de fait entre les financements publics reçus par les religions représentées en France. Il est donc justifiable au regard du principe d'égalité que des lieux de culte pour d'autres confessions puissent être construits avec le soutien partiel de la collectivité. Je n'ai personnellement aucune objection à ce que les impôts que je paye, qui servent à entretenir des églises, des temples ou des synagogues où je ne vais pas, servent aussi à construire et entretenir des mosquées où je ne vais pas non plus. Ou alors que les autorités religieuses (sans exception) en assument la totalité de la charge.
à julondon
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 16H15 | 08/06/2009 |
NON ! ! !
La mantille n'est pas un voile !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mantille
une longue et large écharpe de soie ou de dentelle… … signifie donc petite couverture.
Rien à voir avec un voile.
Vous êtes en plein délire d'écrire ça, arrêtez la fumette.
Une ville de réf. : Montreuil sous bois, et ce n'est pas la seule loin de là, il me semble qu'à Marseille c'est la même chose, la liste peu continuer car elle est longue.
Quand aux églises entretenues par les financement public, ils n'y a que celles qui sont concernés par la loi de 1905, pas les autres. Pour vous plaindre de ça faites-le auprès des partis politiques de l'époque qui l'on voulu !
Les synagogues sont gardés par les forces de l'ordres depuis de nombreuses années, cela aussi coûte beaucoup à la société, cela vaut bien l'entretient d'église qui ce fait à la suite de la nationalisation des églises.
Les KTO ne l'ont pas demandés, ils l'ont subit !
à Les Grands Champs
De julondon
wannabe trouveur | 16H48 | 08/06/2009 |
Je n'ai pas écrit que la mantille EST un voile, ni qu'un voile EST une mantille. J'ai écrit qu'il s'agit pour l'une comme pour l'autre d'un vêtement à connotation religieuse porté exclusivement par les femmes. Deux choses différentes qui relèvent d'une même catégorie. Par exemple le chien de votre voisin et celui de mon voisin ne sont pas les mêmes chiens, mais ce sont tous deux des chiens.
D'ailleurs vous avez l'amabilité d'apporter de l'eau à mon moulin, puisque vous m'avez suggéré vous-mêmes le lien wikipédia :
« La mantille est alors le couvre-chef usuel des femmes catholiques à la messe, couvre-chef justifié par la lecture du chapitre 11 de la première épitre aux Corinthiens :
5. Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée.
6. Car si une femme n'est pas voilée, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile.
7. L'homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme.
8. En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme ;
9. et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme.
10. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend.
11. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans l'homme, ni l'homme sans la femme.
12. Car, de même que la femme a été tirée de l'homme, de même l'homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.
13. Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée ?
Le code de droit canonique de 1917 ira donc jusqu'à rendre obligatoire le couvre-chef pour les femmes à l'Église. »
Enfin : je ne me plains pas du fait que les églises construites avant 1905 soient financées sur fonds publics, et je n'ai pas l'intention d'aller déterrer Aristide Briand pour qu'on en discute, même si vous semblez penser qu'il s'agit d'une bonne idée. Vous avez l'air en revanche de ne pas être content du fait que l'Etat n'aide pas que les catholiques, je vous laisse donc à cette colère, que je ne partage pas.
à julondon
De Les Grands Champs
Retraité, le doigt là où ça fait m... | 18H10 | 08/06/2009 |
La mantille un couvre-chef… j'aurai lu du grand comique ici !
Et même si vous voulez donner un autre nom à ce que les femmes ce mettent sur la tête dans une église, mais pas n'importe quand, il y a assi une condition pour laquelle elle est obligatoire, je vous laisse le temps de chercher.
De plus, comme vous l'écrivez : A LA MESSE, pas partout.
Fin pour moi, d'ailleurs je ne suis pas allé jusqu'au bout de vos écrit, il y a une limite à tout.
à Les Grands Champs
De julondon
wannabe trouveur | 19H50 | 08/06/2009 |
Et je vous souhaite une bonne soirée.
à julondon
De Flore Balthazar
auteur de bédés | 07H29 | 09/06/2009 |
je ne vois pas où est le problème, la mantille est bien un couvre-chef, dans la mesure où elle couvre le chef, non ?
en Russie, par exemple, quand on entre dans une église, en tant que femme, on doit mettre un foulard, se couvrir la tête… après, si on n'est pas d'accord, on n'est pas obligé d'aller visiter les églises. Ou les synagogues, où là, ce sont les hommes qui sont tenus, s'ils respectent le lieu, de porter une kippa.
Cette idée de se couvrir la tête est largement partagée dans le monde et l'histoire et n'est pas réservée forcément au domaine religieux : il n'y a pas si longtemps, ici même, il était inconcevable socialement de sortir sans chapeau ou casquette…. Les femmes portaient souvent des fichus.
Le « problème du voile » n'en est un que s'il y a contrainte. Type « mets ton tchador, salope ». Pour le reste, si la décision de porter le voile est autonome et personnelle, ça n'est jamais qu'une façon de s'habiller comme une autre. Certaines féministes musulmanes le portent, d'ailleurs.
La réaction française me semble outrancière et relever plus d'une xénophobie à peine latente que d'une véritable volonté de « protéger » ces filles, qui, la plupart du temps, n'ont que faire de cette protection.
De Iv
Roboticien utopiste | 12H38 | 08/06/2009 |
« lorsque l'OSCE et l'ONU se risquent à critiquer son travail, elle répond que ces deux institutions sont infiltrées par les sectes. »
Lorsque l'OSCE et l'ONU critiquent la Miviludes c'est pour dénoncer les procès faits à la scientologie en France.
La Miviludes fait un boulot admirable. Elle danse une gigue improbable sur le fil du rasoir : elle doit dénoncer des dérives sectaire et déclencher des sirènes d'alarmes tout en gardant bien à l'esprit la liberté de culte qui existe en France.
Pour info, elle ne publie plus de liste d'organismes sectaires : elle s'est essayé une fois à cet exercice il y a plus de dix ans et depuis elle récolte critiques et accusation à cause des quelques erreurs et omissions que cette liste comporte.
Elle ne publie aucune liste de critères pour une raison simple et officieuse : elle ne doit attaquer aucune « grande religion » si elle veut avoir une chance, politiquement, de continuer à exister. La catéchèse, la circoncision ou les pèlerinages pour enfants tomberaient certainement sous le coup de ces critères.
La mission de vigilance qui est la sienne, est à mon sens correctement remplie.
De Nicolas Walzer
Sociologue | 12H44 | 08/06/2009 |
Toujours aussi clair le collègue et ami O. Bobineau.
Sur la question du satanisme sur laquelle nous avons travaillé, la Miviludes a effectivement un gros problème de méthode et outrepasse les définitions des termes ce qui engendre inévitablement de graves amalgames entre les mouvements metal/gothic et le satanisme. Elle ne répond pas aux questions centrales : De quelle jeunesse parlons-nous ? Qu'est-ce que le satanisme ?
Nicolas Walzer
Sociologue spécialiste du satanisme
http://www.myspace.com/nicolaswalzer