Les plus gros flops (1/2) : Bi-Bop, TO7, Rafale...
A l’occasion de la fermeture du trottoir roulant de Montparnasse
, Rue89 vous propose de revenir sur les gros échecs industriels de ces dernières décennies. A vous de nous signaler les ratages les plus fragrants que vous avez en mémoire, pour le deuxième volet.

Bi-Bop,
la cabine téléphonique portable (1993-1997)
Pour les plus jeunes d’entre les riverains, rappelons qu’à son lancement, le Bi-Bop est une vraie curiosité.
Gros téléphone portable noir, il permettait de passer des coups de fil en extérieur à condition d’être près d’une borne à Bi-Bop. Marquées par un autocollant rayé bleu, vert et blanc (on en voit encore dans les rues de Paris), elles étaient rares. Il valait mieux vivre dans une grande ville.
. France Télécom visait 500 000 abonnés pour la fin 1995, mais en 1997, on ne comptait que 46 000 abonnés.
de Montparnasse (2002-2009)
En pointe sur le désastre de ce trottoir roulant qui devait être le plus rapide du monde, Rue89 a enquêté
l’été dernier sur les raisons de ce flop.
Mis en place en 2002 avec la promesse de rouler à 11 km/h, le super tapis de la gare Montparnasse (4,5 millions d’euros !) devait faire gagner une minute trente aux 110 000 voyageurs qui passent par la station chaque jour.
Bilan : les incessantes pannes et les nombreuses chutes de voyageur contraignent la RATP à stopper régulièrement son beau jouet, au point que ce dernier est plus souvent à l’arrêt qu’en fonctionnement.
Sept ans après, le trottoir roulant rapide (TRR) est officiellement arrêté. Il sera remplacé en 2011 par un trottoir « classique », donc lent. Cette lenteur ne fait pas que des malheureux, si l’on en croit cette vidéo, qui s’en amuse. (Voir la vidéo)
► La piteuse histoire du trottoir roulant rapide de Montparnasse
, un futur qui n’a jamais vu le jour (1957-1977)
Denis Faure, ancien pilote de l’Aérotrain, écrivait sur Rue89
à l’occasion d’une exposition consacrée au défunt projet :
« L’idée simple et révolutionnaire de l’Aérotrain était bien de se passer de la roue, inventée il y près de cinq mille ans, pour la remplacer par le coussin d’air, permettant à l’Aérotrain de “ flotter ” au dessus du sol.
Extrêmement léger comparé au train pesant des centaines de tonnes se traînant à l’époque à 150 km/h, le prototype d’Orléans atteignit 422 km/h sur la voie de 16 kilomètres encore visible au nord d’Orléans. Hélas, aujourd’hui, le rêve est fini... »
Dans les années 70, un véritable engouement est suscité par l’Aérotrain dont on croit qu’il sera le train de l’avenir. (Voir la vidéo)
En 1977, le projet est définitivement abandonné et l’Aérotrain est détrôné par le TGV.
► Comment l’Aérotrain s’est fait enterrer par le TGV
, début des ordinateurs grand public (1982-1984)
Nous sommes un peu mauvaise langue d’inclure le TO7 dans ce palmarès des flops industriels. Cette machine est le premier ordinateur grand public commercialisé par Thomson.
Ce télé-ordinateur (« TO »), conçu pour être branché au téléviseur via une prise Peritel
(autre invention français) et équipé d’un crayon optique connaît un joli succès grâce au plan gouvernemental de Laurent Fabius en faveur de l’informatique
. Plusieurs écoles sont alors équipées d’ordinateurs :
, un spécialiste des Thomson considère que le flop du TO7 est en réalité celui du « Plan Informatique pour tous » :
« Le PIT à voulu imposer Thomson comme le “micro officiel de la famille française” (je caricature), il a réussi, mais ce micro était fatalement voué à être sectarisé. Rapidement, plus personne n’y croit.
Sauf Thomson qui multiplie ses efforts avec de multiples déclinaisons de ses ordinateurs, certains étant vraiment performants, mais avec, toujours, toujours, ce même défaut de s’adresser à une base coupée du reste du monde. Le manque de jeux de qualité, programmés avec effort, va se faire ressentir très vite, et Thomson commencera à être mis en difficulté/
En France, c’est surtout ce satané crocodile d’Amstrad
qui va se tailler la part du lion. Ah la vache ! Ils étaient bien les jeux sur Amstrad ! Sur Thomson aussi mais... si peu, si peu, si peu... Et il y avait des défauts techniques, aussi. »
, le sinistre industriel permanent (1985-...)
Depuis sa création en 1985, l’avion de combat de Dassault
n’a de cesse de se faire rejeter par les clients étrangers de la France. L’Inde, le Maroc, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, les Pays-Bas... ont tous renoncé à l’acheter préférant des engins américains.
Les nombreux échecs du Rafale lui ont valu d’être qualifié de « sinistre industriel » par Michel Rocard
dans les années 80, mais régulièrement de nouvelles versions sophistiquées sont vantées par Dassault, bien décidé à ne pas lâcher son avion. (Voir la vidéo)
Mais les Emirats arabes unis pourraient faire sortir le Rafale de notre palmarès
puisque ce pays est en discussion avec Dassault pour l’acquisition de 60 avions. Fin du suspense lors du prochain salon du Bourget, à la mi-juin.
de Renault, superbe échec automobile (2001-2003)
Il était chic, ce « coupéspace » de Renault. Le constructeur automobile, désireux de séduire une clientèle haut-de-gamme a totalement échoué avec l’Avantime
. Dix-sept mois de production et 5 000 exemplaires écoulés, dont la moitié en France, l’Avantime reste l’un des plus beaux flops de l’automobile tricolore.
Pour les nostalgiques de ce croisement coupé et monospace, une galerie de photos
a été ouverte sur un site consacré à la défunte.
► A vous de jouer.
Signalez-nous les plus beaux ratages industriels dont vous vous souvenez, Rue89 en publiera une nouvelle sélection.
- Sur Rue89La piteuse histoire du trottoir roulant rapide de Montparnasse
- Sur Rue89Comment l'Aérotrain s'est fait enterrer par le TGV
- Sur aerotrain.frL'histoire de l'Aérotrain en images
- Sur netmarine.netL'histoire du Rafale
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bye bye ...
bye bye ...
pensez un jour aux réussites... il y en a de nombreuses.




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