Catherine Kintzler, philosophe et professeur émérite à l'Université de Lille 3 nous a envoyé cette tribune au titre du Collectif pour la promotion de la laïcité. Celui-ci, inquiet de l'accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes, organise ce mercredi avec quinze parlementaires une conférence de presse pour demander l'annulation du décret. Par ailleurs, une pétition sur ce sujet a déjà recueilli 12 000 signatures.
Dans la lignée des discours sur la « laïcité positive » prononcés par Nicolas Sarkozy à Latran et à Riyad, la France a signé le 18 décembre avec le Saint-Siège un accord ayant pour objet « la reconnaissance mutuelle des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité de l'une des parties ».
Cela veut dire qu'un diplôme délivré par l'enseignement supérieur catholique habilité par le Saint-Siège sera reconnu, à niveau comparable, par la République. On peut lire ici le décret du 16 avril 2009.
A première vue, pas de quoi s'alarmer : ce genre d'accord est fréquemment signé avec d'autres Etats européens… Alors pourquoi pas le Saint-Siège ? C'est un Etat comme un autre, et puis nous sommes dans un vaste mouvement de reconnaissance des diplômes au niveau européen.
Sauf que le Saint-Siège n'est pas un Etat comme un autre.
Dirigé par un monarque, il ne fait pas partie de l'Union européenne, laquelle impose des conditions démocratiques pour toute admission, conditions que le Saint-Siège ne remplit pas.
Et, comme chacun sait, ce n'est pas seulement un Etat : c'est une instance religieuse fixant une doctrine qu'elle a pour mission de répandre - une puissance religieuse prosélyte.
La République Française, supposée « laïque et sociale »
La République ne l'empêche nullement de répandre sa parole dans la société civile, mais, jusqu'à nouvel ordre, elle ne lui accorde aucune prérogative dans le champ des compétences publiques.
Démocratique, la République française n'est pas comme un autre Etat démocratique : elle est de plus « laïque et sociale ».
Elle laisse ses chercheurs et universitaires travailler librement sans leur fixer d'objectif idéologique ou religieux. Elle leur interdit toute propagande, tout prosélytisme dans le cadre de leur enseignement, a fortiori dans celui des diplômes.
Lorsqu'on lit de près le décret, on s'aperçoit qu'il reconnaît au Saint-Siège la compétence pour nommer les établissements catholiques concernés par l'accord - on comprend alors que la nouvelle ait été accueillie par nombre d'instituts catholiques avec une certaine réticence.
Il y a là un consentement donné par la République à une éventuelle reprise en main par le Vatican de l'enseignement supérieur catholique français, qui se fait ainsi court-circuiter (voir l'analyse parue dans Le Monde « Décret France-Vatican, flou et mécontentement »). Et pour faire bonne mesure, l'accord porte sur toutes les disciplines.
Double violation du principe constitutionnel de laïcité
Faisons la fiction d'un établissement habilité par le Saint-Siège qui délivrerait un doctorat en médecine comportant un module obligatoire d'éthique médicale condamnant les préservatifs, les contraceptifs et l'IVG…
Est-ce le rôle de la République française, démocratique, laïque et sociale, de reconnaître des diplômes délivrés par une puissance monarchique religieuse dont l'une des fins est la propagande et le prosélytisme ?
Réciproquement, est-ce le rôle d'un Etat laïque de s'immiscer dans les affaires religieuses en se prononçant sur le contrôle que l'enseignement catholique supérieur français devrait recevoir de telle ou telle instance religieuse ?
Faire entrer les affaires religieuses dans le champ de l'autorité publique, accorder à l'autorité publique le droit de mettre son nez dans les affaires d'une religion : il y a là une grave et double violation du principe constitutionnel de laïcité.
De plus, l'accord court-circuite le Parlement, qui est pourtant seul compétent car seule la voie législative peut prendre des dispositions en la matière.
Cela fait beaucoup.
Alors pourquoi avoir signé un tel accord, si ce n'est pour démolir une fois de plus la laïcité, et pour réduire une fois de plus l'action de la représentation nationale ?
Une saisine du Conseil d'Etat pour excès de pouvoir est en préparation.



















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à lapinot
De aïtos
20H48 | 02/06/2009 |
Ils n'ont pas besoin de diplômes pour ça.
De gibson75
Ingénieur | 19H47 | 02/06/2009 |
Il faut signer d'urgence la pétition et ne pas hésiter à saisir nos députés sur ce point.
RESISTER
sarko : Dehors ! ! ! Hors du territoire ! ! !
De Mamz
Etudiante | 20H00 | 02/06/2009 |
Pour commencer j'avoue que je n'ai pas tout compris à cet accord, il me semblait (jusqu'à ce qu'un riverain me détrompe récemment) que les diplômes était déjà reconnus comme quoi je ne suis vraiment pas une experte sur le sujet.
Par contre j'ai eu l'occasion de fréquenter des établissements catholiques, collège et université (celle de Lille notamment que Mme Kintzler doit connaître), non pas par conviction religieuse mais pour des raisons pratiques. J'ai donc pu observer « en direct » les particularités de l'enseignement dans le cadre d'établissements catholiques. Et pour tout dire je ne l'ai pas trouvé si différent de celui des établissements publics. Voir même égal puisque les programmes sont les mêmes que pour l'enseignement public en ce qui concerne les primaires et collèges. La seule manifestation flagrante de « propagande et de prosélytisme » que j'ai pu remarquer sont les cours de catéchisme au collège, qui n'étais d'ailleurs pas obligatoires. J'ai pu aussi remarquer que les enseignants que j'ai pu avoir, au collège comme à l'université, n'étaient pas tous catholiques.
Si je comprend tout à fait la démarche de Mme Kintzler et du Collectif pour la promotion de la laïcité, tout comme le souci que peut poser la reconnaissance par la République d'un diplôme délivré par une puissance religieuse si souvent adepte de « la propagande et du prosélytisme », il me semble quand même qu'il va falloir un peu plus d'arguments pour prouver que leur enseignement ne « mérite » pas la reconnaissance de l'Etat. Je suis athée et, je l'avoue bien volontiers, je ne porte pas les religions dans mon coeur et pourtant il me semble que de discréditer d'emblée la validité des diplômes sous le seul prétexte qu'ils sont délivrés par des établissements religieux n'est pas suffisant. Je ne généralise pas mon expérience personnelle, le petit échantillon d'établissement catholiques que j'ai fréquenté n'est pas suffisant pour affirmer que leurs enseignements sont vides de toute propagande religieuse. Mais il me semble quand même qu'il est bon de se poser la question :
Qu'en est-il réélement de ces enseignements ? A-t-on pris le temps d'étudier les programmes de ces diplômes qui vont être reconnus ? Vous prenez en exemple Mme Kintzler la fiction d'un établissement habilité par le Saint Siège qui condamnerai dans ses programmes le préservatif, l'IVG etc., et bien justement y en a-t-il dans la réalité ?
Vous voyez ce qui m'embête c'est de s'opposer à cette reconnaissance de diplôme « par principe », comme si il était déjà évident que ces diplômes sont invalides « parce que » délivrés par un Etat religieux.
Il me semble que le problème de fond n'est pas de savoir si cet accord est un danger pour la laicité de notre pays, mais plutôt d'établir si ces diplômes sont conforme ou non aux principes de la République, non ?
à Mamz
De Airinys
ailleurs | 20H07 | 02/06/2009 |
Totalement en phase avec ce que tu dis. Je suis farouchement opposé à l'obscurantisme de l'Eglise, et pourtant sur ce coup je trouve l'attaque gratuite.
Certes le Vatican n'est pas un Etat démocratique, mais combien de citoyens « vaticanais » sont soumis à sa monarchie absolue de droit divin ? Vu qu'ils ne peuvent pas se reproduire ils doivent pas être bien nombreux …
Encore que si la République faisait son job correctement, certains n'auraient pas la tentation d'aller vers l'enseignement catholique, par facilité (comme toi) ou par conviction (ce qui est stupide mais relève de la liberté de choix)
J'ai un peu l'impression que cette « riposte » s'apparente plutôt à la défense d'un monopole.
à Airinys
De Gilles31
Mec | 06H17 | 03/06/2009 |
@ Mamz et aux autres
Les instituts catholiques qui délivrent déjà des diplômes sont HOMOLOGUES par l'enseignement supérieur, ce qui suppose contrôle de l'enseignement et certificat de qualité.
Maintenant il pourront se passer de l'accord de l'état français, enseigner ce qu'ils veulent, comme il veulent et demander la bénédiction du Vatican pour être validés en France
La voilà la différence…….si vous ne la comprenez toujours pas, je n'y peux rien.
A quand les diplômes musulmans et juifs ? Et scientologue ?
Nul doute qu'une telle demande naitra bientôt au nom de la non discrimination. De toute façon un curé ou un imam ça vaut mieux qu'un prof, donc….
à Airinys
De mauser
07H48 | 03/06/2009 |
ou est la liberté de choix de l'enfant soumis aux pression de zélateurs d'une supertition ?
à Mamz
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 20H27 | 02/06/2009 |
Hier les diplômes, qui ouvrent des droits (à la poursuite d'études et, surtout, à pratiquer un métier contre une rémunération définie par les conventions collectives) étaient remis par des officiers de la République, tenus de ne faire aucune discrimination raciale, sexiste, ni philosophique.
Aujourd'hui une secte (la catholique) le peut aussi !
Demain ? d'autres sectes, le proxo du quartier ?
Pensez-vous que l'Eglise Catholique remettra beaucoup de diplômes à des femmes ?
On asphixie les officiers de la République, on subventionne les ministres du culte, C'EST UN COUP D'ETAT ! ! !
à Autist Reading
De Airinys
ailleurs | 20H48 | 02/06/2009 |
Tu fantasmes complètement …
La république ne reconnaît aucun culte. Les universités cathos, ce sont d'abord des universités privés. Si tu leur refuses les mêmes droits que les grandes écoles privées c'est de la discrimination. Est-ce qu'on demande aux diplômes d'HEC d'allez repasser leur diplômes à Dauphine ?
Soit on est laïc à 100%, soit c'est de l'hypocrisie.
(précision je suis carrément pas catho et pas religieux du tout ; ))
à Autist Reading
De Mamz
Etudiante | 23H24 | 02/06/2009 |
« Pensez-vous que l'Eglise Catholique remettra beaucoup de diplômes à des femmes ? “
Celle là c'est la meilleure !
Sortez un peu de vos préjugés, renseignez vous, les établissements universitaires catholiques sont mixtes !
à Mamz
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 23H48 | 02/06/2009 |
Les établissements catholique délivrent un enseignement aux filles (sans rien leur apprendre visiblement) parce que c'est obligatoire pour toucher les subventions.
Là on parle de reconnaître des diplômes venu du Vatican ou de ses ambassades, alors que la dictature théocratique du Vatican, disposant d'un territoire depuis les accords de 1929 avec Bénito Mussolini, n'est pas foutu de signer le moindre texte international (droit de l'homme, convention de genève , organisation international du travail,etc.) qui permettrait à l'ONU de le reconnaître comme Etat.
Le blanc-seing sans contrôle est une reddition de la République face à une dictature théocratique.
Déjà que l'argent public verse des centaines de milliers d'euros à ceux qui enseignent au mômes que sur terre on souffre, au paradis y'a le père noèl….
à Autist Reading
De Mamz
Etudiante | 00H52 | 03/06/2009 |
« Les établissements catholique délivrent un enseignement aux filles (sans rien leur apprendre visiblement) parce que c'est obligatoire pour toucher les subventions. »
Du grand délire assorti d'une pointe de méchanceté gratuite, c'est bien de commencer avec des arguments constructifs. Au passage, les catholiques ne sont pas tous misogynes , nous ne sommes plus au XVème siècle.
« Déjà que l'argent public verse des centaines de milliers d'euros à ceux qui enseignent au mômes que sur terre on souffre, au paradis y'a le père noèl…. »
Là encore vous vous enfoncez dans le cliché et le préjugé de comptoir, c'est navrant.
De Catherine Kintzler (auteur)
Philosophe | 21H09 | 02/06/2009 |
Juste quelques précisions. L'accord porte uniquement sur les diplômes d'enseignement supérieur. Et les équivalences sont toujours possibles : on n'avait pas besoin de signer un accord général. Ainsi votre question finale trouve une réponse : on peut déjà, sans avoir besoin de cet accord, décider d'équivalences cas par cas, université par université, au vu du contenu des enseignements et de la nature des épreuves. Et je ne mets pas en cause la qualité de bien des enseignements dispensés par des instituts catholiques d'enseignement supérieur - d'ailleurs ils ne semblent pas très contents de ce décret, qui leur ôte leur indépendance vis à vis du Vatican, comme le précise l'article du Monde que je cite.
Ici c'est un principe général signé avec un Etat religieux, et en l'occurrence avec un Etat dont la finalité même est la diffusion et le contrôle d'une doctrine religieuse. Si la République française trouve bon de signer un tel accord avec un Etat de ce type, elle peut trouver bon de le signer avec d'autres Etats de nature analogue, etc. : je vous laisse faire le reste de la fiction. Car, lorsqu'on signe un décret, lorsqu'on vote une loi, et même lorsqu'on signe un contrat, il faut imaginer les conséquences à venir, ne pas s'en tenir à la réalité présente : c'est avec des fictions qu'on prend la mesure de la réalité qui peut arriver demain ou après-demain…
à Catherine Kintzler
De Airinys
ailleurs | 22H30 | 02/06/2009 |
Merci pour la précision, perso j'avais pas du tout saisit qu'il s'agissait de remplacer l'autorité de l'Etat par celle de l'Eglise.
à Catherine Kintzler
De Mamz
Etudiante | 00H29 | 03/06/2009 |
Bien sur j'ai tout à fait compris que votre démarche n'a pas pour but de remettre en cause la qualité des diplômes, comme je le disais je comprend cette initiative, je la trouve même nécessaire. Tout repose sur la question des relations entre l'État et les religions, question délicate qui mérite un réel débat entre les collectifs et le gouvernement avant que n'importe quel accord soit signé. Malheureusement, une fois encore le gouvernement passe « en force » des accords sans réel consensus en dépit de l'importance des enjeux qu'ils impliquent.
Mais au delà de ces préoccupations essentielles à la protection de la laïcité dans notre pays, il me semble évident qu'un consensus est nécessaire pour étudier les programmes des diplômes en question (puisqu'ils sont de toute façon déjà reconnus ! ) et établir leur conformité aux principes de la République. Je pense que la solution ne réside pas forcément dans l'opposition franche et dans les pétitions, mais plutôt dans le dialogue entre les différents acteurs pour déboucher sur un compromis. En effet, si après une étude approfondie des programmes de ces diplômes on peut affirmer qu'il ne font pas tribune pour la propagande et le prosélytisme pour la religion catholique, je ne vois plus d'obstacle à la reconnaissance de ces derniers. Et s'il est vrai que cette reconnaissance puisse aboutir a d'autres accords avec des Etats religieux différents, il me semble que ce n'est pas forcément une mauvaise chose si la condition de conformité aux principes de la République et l'absence de propagande est correctement respectée.
à Mamz
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 07H23 | 03/06/2009 |
En France,
le droit d'accès pour tous à l'enseignement
va de pair avec les principes
d'obligation
de gratuité
de laïcité
On voit ici et là (dans des articles de rue 89) des personnes dire qu'ils n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois car ils doivent payer (oui payer) l'école à leur(s) enfant(s).
Pourquoi l'enseignement pour lequel vous devenez une avocate intarissable est payant ?
Symboliquement, et pratiquement, que recouvre cet aspect financier ?
à leo s
De Mamz
Etudiante | 12H28 | 03/06/2009 |
Une avocate intarissable ! Ca me fais sourire parce que j'ai toujours été la première à déconseiller ce genre d'établissement. Je ne me fais l'avocate de personne, loin de là !
Le prix des écoles catholiques est totalement honteux, tout spécialement à l'université et je suis très bien placée pour le savoir. N'étant pas boursière et désirant suivre une filière absente des programmes du public, mes parents ont déboursé entre 3000 et 4000 euros rien que pour ma première (et seule) année à l'Institut Catholique de Lille, ceci comprenant le plein tarif inscription plus les livres recommandés pour chaque cours (la plupart du temps celui du prof qui fais sa pub…). C'est totalement inacceptable, de plus ces établissements sont finalement plus « privés » que « catholiques », qu'y voit-on ? Des centaines de gosses de riches persuadés de leur supériorité parce que leur parents sont pétés de thunes. Évidemment il y a des dizaines et des dizaines d'exceptions, avoir des parents riches ne rend pas forcément toujours con, mais force est de croire qu'ils sont légions. J'ai réussi mon année mais j'ai préféré repartir dans le public, j'adorais pourtant ma filière et certains cours me passionnaient. Mais je n'étais simplement pas à l'aise dans cet environnement où le champ de la diversité se limite aux différentes marques de sac ou de fringues de luxe. Ils sont quasiment tous formatés de la même façon, pensent la même chose que maman-papa tant sur le plan politique que philosophique. Je n'étais pas prête a faire payer 8 000 euros de plus a mes parents pour les subir deux ans de plus.
Justement vous soulevez ce qui est selon moi le « vrai » problème des écoles privées catholiques, non pas le prosélytisme religieux mais le culte de l'argent !
Mais au delà de tout ça, leur enseignement (tout du moins celui que j'y ai reçu) est tout à fait valable, si je défend la possibilité de programmes vide de toute propagande ça ne fais pas de moi l'avocate des écoles catholiques.
à Mamz
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 08H32 | 03/06/2009 |
Une voix pour les amis de Franco, Pinochet et compagnie, une voix pour les enfants de réfugiés politiques originaire d'Espagne, du Chili,etc.
En France des millions de travailleurs mettent de l'argent en commun pour assurer des services de santé et d'intruction gratuitement et sans condition à tous les individus résidant en France et pour pouvoir accueillir tous nos frères ne pouvant plus vivre dans leur pays parce que leur philosophie dérange le gouvernement.
En France, la loi de 1905 rapelle que pour devenir un peuple civilisé, les français ont rejeté de la sphère publique les faux-amis de l'humanité qui cachent Touvier et les Contras derrière Thérésa et Pierre.
Je rapelle que le Vatican, malgré les accords avec Mussolini, n'est pas un Etat, selon les critères pourtant laxistes de l'ONU.
Ils sont dans toutes les instances Européennes et internationales à titre d'observateur.
D'ailleurs, si le vatican était un Etat, tous les français ayant prêté allégeance au Pape (dirigeant d'un autre Etat) seraient passibles de la cour martiale pour haute trahison.
Vous voyez que les partisans d'une laïcité stricte sont tout de même bon enfant.
à Autist Reading
De Mamz
Etudiante | 12H38 | 03/06/2009 |
Je ne dis pas le contraire, mais vous me parlez « politique » quand je vous parle « enseignement ».
Que le Vatican soit reconnu ou non par l'ONU comme un état je m'en fout (je trouve déjà anormal qu'officieusement c'en soit un) ce n'est pas la question ici, ce qui m'intéresse c'est le CONTENU des programmes.
à Mamz
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 16H33 | 04/06/2009 |
Sauf que ce n'est pas le sujet de l'article.
à Mamz
De Ryze
La Jeune Garde Rouge | 09H50 | 03/06/2009 |
Y a rien a négocier avec ces fachos intégristes !
La france est laïque putain ! On s'est débarrassé des curés et de leur influence merdique sur la bonne pensée collective, c'est pas pour qu'ils reviennent comme ça a cause de ce gouvernement de cons ! !
Tu crois sérieusement que leur but c'est juste de pouvoir reprendre la gestion des programmes de leurs écoles sans reprendre le contrôle de ce qui y est enseigné ? ? Tu crois franchement que ce que prône l'autre illuminé 16eme du nom est conforme aux valeurs républicaines ? ? Tu crois sincèrement qu'ils ne vont pas se livrer a un prosélytisme acharné au sein de leurs établissements ? Tu suis l'actualité un peu ou pas ? ? Tu sais qui c'est le facho a la tête du vatican ? Qu'elles sont ses idées ? ses conceptions de la vie ? ? Tu devrais te renseigner un peu je pense que ça t'alerterais…
Au fait, tu crois toujours au père noël ? ; p
à Ryze
De Mamz
Etudiante | 13H10 | 03/06/2009 |
Oulà ! Si je partage ton antipathie pour l'Eglise il serait bon de ne pas non plus sortir les grands (gros) mots ! C'est ton droit de critiquer l'Eglise mais les catholiques, et dans un sens général les croyants, méritent un minimum de respect.
« Tu crois franchement que ce que prône l'autre illuminé 16eme du nom est conforme aux valeurs républicaines ? ? Tu crois sincèrement qu'ils ne vont pas se livrer a un prosélytisme acharné au sein de leurs établissements ? Tu suis l'actualité un peu ou pas ? ? Tu sais qui c'est le facho a la tête du vatican ? Qu'elles sont ses idées ? ses conceptions de la vie ? ? Tu devrais te renseigner un peu je pense que ça t'alerterais… »
Je connais parfaitement les idées que prônent Benoit XVI, à l'inverse tu devrais te renseigner un peu plus sur les écoles catholiques parce que tu tombe dans le cliché. On peut se poser en adversaire de la religion sans dire tout un tas de conneries infondées aussi. Je te prie alors toi aussi non pas de lire l'actualité, mais de sortir de chez toi et de rentrer dans l'université catholique la plus proche pour te rendre compte que c'est une université comme une autre et pas une usines à croyant qui pratique le « prosélytisme acharné ». L'excuse de se battre face à « des cons » n'est pas suffisante pour en devenir un, de con.
Je suis simplement effarée devant tout ces commentaires si virulents mais sans aucun contenu si ce n'est que de la haine pure et simple. Merde c'est bien la première fois que je me retrouve à « défendre » la religion catholique moi qui ai pourtant les dogmes religieux en horreur. J'ai l'impression d'avoir eu de la chance de grandir au sein d'une famille qui compte des athées, des catholiques et des musulmans. Je suis très critique vis à vis de l'Eglise, et pourtant personne qui m'a ouvert les yeux le plus rapidement sur la question était mon grand père un homme très cultivé ET profondément croyant. Comme quoi ce n'est pas antinomique.
On ne peut pas se réclamer de la laïcité et avoir un discours déraisonnablement haineux voir discriminatoire envers une ou plusieurs religions ! Après tout la laïcité c'est aussi la liberté de croire !
à Catherine Kintzler
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 04H27 | 03/06/2009 |
Pardonnez-moi, mais tout ça n'est pas très sérieux…
Tout d'abord, votre sous-titre… Je doute que Platon, inscrit sur rue89, se serait permis de s'intituler « philosophe ».
Ensuite, je n'ai pas compris votre argumentation selon laquelle un diplôme délivré par exemple par l'Université Catholique de l'Ouest serait inférieur au même diplôme délivré par l'Université de Rennes.
Et, cerise sur le gâteau, votre propos de conclusion est fort surprenant, je cite : « Car, lorsqu'on signe un décret, lorsqu'on vote une loi, et même lorsqu'on signe un contrat, il faut imaginer les conséquences à venir, ne pas s'en tenir à la réalité présente : c'est avec des fictions qu'on prend la mesure de la réalité qui peut arriver demain ou après-demain…'
Si vous pensez cela, alors il faut interdire l'enseignement privé, quelle que soit son orientation idéologique. Est-ce cela que vous voulez ? Si oui, il serait préférable que vous le disiez franchement.
J'ajoute une question naïve : vaut-il mieux avoir en 2009 un master de la catho d'Angers ou de Lille, qui ont travaillé toute l'année, ou un master de Paris IV qui a été fermée-bloquée depuis février. Un diplôme sanctionnant un réel apprentissage, ou un diplôme sanctionnant le bac à sable ?
Vous parlez de conséquences à venir… Savez-vous ce qu'elles sont ces conséquences à vénir avec votre approche ? Une génération d'illetrés, rien de moins que ça…
Franchement, pour quelqu'un qui se prétend philosophe, la phrase que j'ai citée est bien désolante…
Par définition, aucun vrai philosophe ne se prétendrait tel.
J'ai le regret de vous informer que vous détenez le statut d'usurpateur.
Et je ne vous en félicite pas…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Un compte supprime
nc | 05H36 | 03/06/2009 |
voila ce qu'il se passe quand on irrite un jesuite
Hulk, tu frequentes trop la rue, et tu as de temps en temps des petits raptus alergiques qui te font reagir un peu sechement…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Burpy
Dans... | 08H49 | 03/06/2009 |
Vous devriez relire la réponse de Catherine Zintler. Elle ne remet pas en cause l'enseignement privé catholique.
Pour vous aider, je la cite :
« Et je ne mets pas en cause la qualité de bien des enseignements dispensés par des instituts catholiques d'enseignement supérieur - d'ailleurs ils ne semblent pas très contents de ce décret, qui leur ôte leur indépendance vis à vis du Vatican, comme le précise l'article du Monde que je cite. »
Pourquoi biaisé le débat ? Juste pour faire un billet acide ? Pour présenter l'enseignement privé comme l'unique solution à l'illettrisme ? Pourrir la République laïque et ses universités qui délivreraient, selon vous, un diplôme bidon ?
Usurpation, usurpation… c'est vous qui le dites…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 08H59 | 03/06/2009 |
Il vaut mieux une école en Suisse…
Mais cela ne résoud pas le problème du gouvernement actuel de la République qui est d'assurer une instruction laïque de qualité pour TOUS, gratuite parce que financée par l'impôt progressif.
Vaut-il mieux se faire opérer de l'appendicite par Albert de Monaco dans un bloc opératoire équipé, ou par un chirurgien dans une décharge avec des silex ?
Ta génération d'illettrés est la preuve que les frères ignorantins ont investi l'école publique, aidés par les entorses à 1905 faites par des gouvernements RPR, UDF, PS, Verts, PCF.
Pour ce qui nous attend avec ton approche, je te laisse étudier l'histoire des sciences de 496 à 1789 en Europe, quand nos amis chrétins étaient au pouvoir.
Si tu comprends la différence entre un PV mis par un agent de sécurité de Lidl et un PV mis par un agent de la force publique, tu comprendras la différence entre un diplôme délivré par le représentant d'une officine sectaire et un diplôme délivré par un agent de la République laïque.
Sale Hulk fraternel…
à Autist Reading
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 21H22 | 03/06/2009 |
Je ne vais pas me fatiguer à répondre à ce monceau de bêtises, sauf sur un point qui montre bien l'inanité de votre message.
Vous dites : « Pour ce qui nous attend avec ton approche, je te laisse étudier l'histoire des sciences de 496 à 1789 en Europe, quand nos amis chrétins étaient au pouvoir. »
Il faut quand même oser écrire une ânerie pareille, quand on sait que le développement fulgurant des sciences en Europe s'est produit sous la chrétienté à partir du 17è siècle. Et que ça ne s'est produit nulle part ailleurs, ou avant, dans le monde. Si vous cherchez à vous instruire un peu, vous découvrirez que la religion chrétienne européenne est un des facteurs fondamentaux qui ont permis ce développement des sciences.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De déluge
menuisier | 21H38 | 03/06/2009 |
« la religion chrétienne européenne est un des facteurs fondamentaux qui ont permis ce développement des sciences. »
J'en parlais ce matin avec Giordano Bruno.
à déluge
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 21H51 | 03/06/2009 |
Attention : j'ai dit « la religion chrétienne », pas « l'Eglise chrétienne »…
Ce n'est pas l'Eglise qui a généré ce mouvement scientifique. Mais le contexte culturel qui s'était développé en Europe sous l'effet du christianisme matiné de culture grecque est un élément clé dans l'explication de l'essort des sciences.
Et puis Bruno, c'est fin 16è, et il faut reconnaitre qu'il s'était bien chargé la barque au delà de ses considérations scientifiques.
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 22H19 | 03/06/2009 |
Ouais enfin , c'est les Européens qui bénéficiaient d'un climat tempéré, de bonnes terres bien grasses, d'animaux plus faciles à dresser que des crocodiles ou des lamas à la con qui crachent,
d'un relief qui permettait des transports et des échanges d'idées et de connaissances relativement rapide etc etc ..
Ils auraient été adeptes du culte du nombril ou de Nanabozo le Grand Lapin , le résultat aurait peut-être été le même , uchroniquement parlant . La religion , c'est aussi l'oeuf et la poule ..
à Numerosix
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 22H33 | 03/06/2009 |
Mouais, alors-là je suis vraiment pas convaincu par cette explication potagère…