Catherine Kintzler, philosophe et professeur émérite à l'Université de Lille 3 nous a envoyé cette tribune au titre du Collectif pour la promotion de la laïcité. Celui-ci, inquiet de l'accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes, organise ce mercredi avec quinze parlementaires une conférence de presse pour demander l'annulation du décret. Par ailleurs, une pétition sur ce sujet a déjà recueilli 12 000 signatures.
Dans la lignée des discours sur la « laïcité positive » prononcés par Nicolas Sarkozy à Latran et à Riyad, la France a signé le 18 décembre avec le Saint-Siège un accord ayant pour objet « la reconnaissance mutuelle des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité de l'une des parties ».
Cela veut dire qu'un diplôme délivré par l'enseignement supérieur catholique habilité par le Saint-Siège sera reconnu, à niveau comparable, par la République. On peut lire ici le décret du 16 avril 2009.
A première vue, pas de quoi s'alarmer : ce genre d'accord est fréquemment signé avec d'autres Etats européens… Alors pourquoi pas le Saint-Siège ? C'est un Etat comme un autre, et puis nous sommes dans un vaste mouvement de reconnaissance des diplômes au niveau européen.
Sauf que le Saint-Siège n'est pas un Etat comme un autre.
Dirigé par un monarque, il ne fait pas partie de l'Union européenne, laquelle impose des conditions démocratiques pour toute admission, conditions que le Saint-Siège ne remplit pas.
Et, comme chacun sait, ce n'est pas seulement un Etat : c'est une instance religieuse fixant une doctrine qu'elle a pour mission de répandre - une puissance religieuse prosélyte.
La République Française, supposée « laïque et sociale »
La République ne l'empêche nullement de répandre sa parole dans la société civile, mais, jusqu'à nouvel ordre, elle ne lui accorde aucune prérogative dans le champ des compétences publiques.
Démocratique, la République française n'est pas comme un autre Etat démocratique : elle est de plus « laïque et sociale ».
Elle laisse ses chercheurs et universitaires travailler librement sans leur fixer d'objectif idéologique ou religieux. Elle leur interdit toute propagande, tout prosélytisme dans le cadre de leur enseignement, a fortiori dans celui des diplômes.
Lorsqu'on lit de près le décret, on s'aperçoit qu'il reconnaît au Saint-Siège la compétence pour nommer les établissements catholiques concernés par l'accord - on comprend alors que la nouvelle ait été accueillie par nombre d'instituts catholiques avec une certaine réticence.
Il y a là un consentement donné par la République à une éventuelle reprise en main par le Vatican de l'enseignement supérieur catholique français, qui se fait ainsi court-circuiter (voir l'analyse parue dans Le Monde « Décret France-Vatican, flou et mécontentement »). Et pour faire bonne mesure, l'accord porte sur toutes les disciplines.
Double violation du principe constitutionnel de laïcité
Faisons la fiction d'un établissement habilité par le Saint-Siège qui délivrerait un doctorat en médecine comportant un module obligatoire d'éthique médicale condamnant les préservatifs, les contraceptifs et l'IVG…
Est-ce le rôle de la République française, démocratique, laïque et sociale, de reconnaître des diplômes délivrés par une puissance monarchique religieuse dont l'une des fins est la propagande et le prosélytisme ?
Réciproquement, est-ce le rôle d'un Etat laïque de s'immiscer dans les affaires religieuses en se prononçant sur le contrôle que l'enseignement catholique supérieur français devrait recevoir de telle ou telle instance religieuse ?
Faire entrer les affaires religieuses dans le champ de l'autorité publique, accorder à l'autorité publique le droit de mettre son nez dans les affaires d'une religion : il y a là une grave et double violation du principe constitutionnel de laïcité.
De plus, l'accord court-circuite le Parlement, qui est pourtant seul compétent car seule la voie législative peut prendre des dispositions en la matière.
Cela fait beaucoup.
Alors pourquoi avoir signé un tel accord, si ce n'est pour démolir une fois de plus la laïcité, et pour réduire une fois de plus l'action de la représentation nationale ?
Une saisine du Conseil d'Etat pour excès de pouvoir est en préparation.




















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à bleuet1
De I.P
Flat4 | 18H53 | 02/06/2009 |
J'ai des souvenis de curés au CP qui venaient nous parler du petit jésus à Noël… il faut dire que j'étais en Alsace, ce n'est peut-être pas comme ça dans toutes les écoles privées.
P.S : Hugues Capet aussi a été élu par ses pairs, il n'en était pas moins monarque, et ses héritiers ont aussi été élus pendant des siècles.
à bleuet1
De Cataphractaire
Asen | 20H11 | 02/06/2009 |
Le principe de la monarchie est l'élection du monarque. L'hérédité systématique est très récente en Europe.
à bleuet1
De Sup.25.08.09 àlademandeduriverain
20H13 | 02/06/2009 |
Je ne savais pas que benoît avait été élu démocratiquement… La plupart des états d'Europe qui ont des rois à leur tête s'arrangent pour élire des premiers ministres, pas benoît, malheureusement…
benoît n'a pas besoin de s'imposer comme roi dans ses 33 ha : il l'est d'office. Il n'est pas une puissance qui dirige tout, mais au regard des énormités que lui et ses sbires ont proférées dernièrement, il est pire. Il est carrément une menace pour la vie de ceux qui l'écoutent.
pour ce qui est de ses représentants en France, les vingtrois et autres évèques d'orléans se débrouillent très bien tous seuls. Il n'est pas besoin de parler d'imbécilité en ce qui les concerne.
J'ai été à l'école publique et mon principe est simple : l'état doit entretenir l'école publique et elle seule. Pour ce qui est du privé et du religieux, que ceux qui y mettent leurs enfants raquent 100%. J'irais même plus loin que la pétition dont il est question ici.
Mais il est vrai que défendre le service public ne préoccupe guère le pape chouchou et ses cardinaux qui nous gouvernent actuellement.
à bleuet1
De ART-CHICON
20H38 | 02/06/2009 |
Quel angélisme ! Moi j'ai fréquenté les deux…. le bourrage de crâne catho… garantie !
En 67 j'avais 12 ans, il nous était interdit de lire Pif le Chien car communiste, et Le Journal de Mickey, trop capitaliste !
A cette époque, nous les petites pesnsionnaires, on nous levait deux fois par semaine à 6h le matin pour la messe.
Et onze prières par jours : à genoux aux pieds du lit au premier coup de clochette, trois ave devant la statut de Marie une fois descendues des dortoirs, deux benedicite au petit déj, la prière commune en classe avec les externes et demi pensionnaires, rebenidicte au repas de midi, puis du soir, trois ave avant de monter au dortoir et enfin prière à genoux avant de se coucher. Je passe la confesse toutes les semaines, le sermon collectif avant de commencer les cours, la messe du mercredi soir obligatoire pour les pensionnaires et celle de la paroisse une fois par mois avec tout le pensionnat. Et puis, les fêtes Dieu où l'on passait notre jeudi à décorer les allées du parc pour qu'un curée crétin vienne piétiner avec ses reliques, la fête de la sainte patronne du pensionnat, celle du rosaire etc… etc…
Mais, me direz-vous, tout cela c'était avant 68 ! Ben oui ! Nous revoici à la promesse présidentielle, liquider 68…. retour dans le passé. Le Pape en rêvait, Nicolas l'a fait !
à ART-CHICON
De mauser
07H25 | 03/06/2009 |
Faut bien il n'y a plus rien qui marche alors retour au sacré pour essayer de faire se tenir tranquile ces masses laborieuse qui ne demande qu'à devenir dangereuses.
Si la bande du Fouquet's en est réduite à mobiliser le sorciers et leurs croyance la fin est proche
à ART-CHICON
De SimonYNT
Djeun's | 07H38 | 03/06/2009 |
Whaaah ! ! ! Mais qu'est-ce qu'il ne faut pas lire ! ! ! !
Ces quoi ces âneries sur l'école catholique ? ? ? ? Les établissements catholiques sont presque toutes sous contrat avec l'Etat, du primaire au supérieur. Le programme est le même que dans un établissement public ! ! !
Et si en 67 les bonnes soeurs étaient bien réac, les choses ont changé !
moi qui ai fait toute ma scolarité dans le privé (mince ! je me suis trahi ! je suis un suppôt du Pape ! ), je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de profs bien gauchos limite communistes, et c'était eux qui faisaient du prosélytisme en classe !
Ah ! et pour ceux qui me prennent pour une grenouille de bénitier, pas de bol, je suis « comme vous » (mais un peu moins obtu quand même) ! Je suis athée, même pas baptisé (contrairement à la majorité de ceux qui ont commenté cet article) et Breton, car c'est en Bretagne que se trouve la plus forte concentration d'écoles catholiques, environ autant que d'établissement privés. Et l'enseignement général en Bretagne est un des meilleurs de France (regardez le classement des régions au bac cette année pour vous en convaincre) sans pour autant être qualifié de repère de fanatiques catholiques rétrogrades…
Alors réfléchissez avant de débiter des conneries (j'ai pas trouvé plus poli face à ça) pareilles à l'avenir… et actualisez vos connaissances ! Si la france a bougé, les écoles catho aussi.
à SimonYNT
De I.P
Flat4 | 08H39 | 03/06/2009 |
J'ai du mal à voir en quoi témoigner de sa scolarité est une « connerie », sauf à prétendre que l'auteur ment.
à I.P
De SimonYNT
Djeun's | 10H49 | 03/06/2009 |
C'est une connerie dans le sens où vous laissez entendre que c'est toujours la même chose, et que le but de ce décret est de généralsier le retour à une pratique disparue depuis des années !
Et mon expérience scolaire dans le catho, bien plus récente que la vôtre (de 40 ans) est aux antipodes de ce que vous racontez…
Que vous n'aimiez pas l'école catho à cause de votre expérience est une chose, diaboliser des accords entre l'Etat et l'Eglise à cause de ça en est une autre.
Et ce d'autant plus que vous ne remettez pas en cause la qualité de ce que vous y avez appris, mais seulement la manière qui, je le répète, a disparu.
à SimonYNT
De I.P
Flat4 | 11H53 | 03/06/2009 |
Je n'ai rien laissé entendre à personne étant donné que je ne suis pas l'auteur du commentaire qui vous a ammené à utiliser un tel langage.
Quant au fond de votre prose, vous opposez une experience particulière à une autre pour en tirer une généralité, ce n'est pas plus valable que le point de vue que vous dénoncez.
à I.P
De SimonYNT
Djeun's | 12H39 | 03/06/2009 |
Je cite votre commentaire :
« Mais, me direz-vous, tout cela c'était avant 68 ! Ben oui ! Nous revoici à la promesse présidentielle, liquider 68…. retour dans le passé. Le Pape en rêvait, Nicolas l'a fait ! “
Si ça ce n'est pas laisser entendre que le décret est un retour aux pratiques disparues depuis des décennies, qu'est-ce que c'est alors ? ? ? ?
Et j'ai bien répondu à votre commentaire. Qu'il ne contienne pas de mots tels que ‘conneries’ ou ‘imbécilité’ est une chose, mais le contenu en tant que tel en est une grosse !
Ma prose est pauvre ? Je le concède. Est-ce que ça vous aide à concevoir que l'enseignement dans le catholique n'est plus le même qu'il y a 40 ans ?
Enfin, je parle de mon expérience, mais soyez sure que j'ai fréquenté plus d'un établissement, que j'en ai discuté avec des personnes qui ont suivi l'enseignement catholique à différentes époques et dans des lieux différents, et tous les témoignages concordent à dire que l'enseignement que ma génération a reçu était très différent de celui reçu par nos parents.
Après, si vous persistez à croire que rien n'a changé, bin je ne peux plus rien faire pour vous éclairer…
à SimonYNT
De I.P
Flat4 | 13H22 | 03/06/2009 |
Je cite votre commentaire :
« Mais, me direz-vous, tout cela c'était avant 68 ! Ben oui ! Nous revoici à la promesse présidentielle, liquider 68…. retour dans le passé. Le Pape en rêvait, Nicolas l'a fait ! “
Il faudrait changer de lunettes, je n'ai jamais écrit ce que vous prétendez.
à I.P
De SimonYNT
Djeun's | 15H44 | 03/06/2009 |
Excellente remarque ! Meme si je vous assure que mes lunettes sont parfaitement adaptees a ma vue.
Je croyais en effet repondre depuis le debut a art-chicon, puisque c'est son commentaire qui m'a fait reagir, pas le votre. Je n'ai pas note que vous preniez la parole a sa place.
Rien a redire sur votre commentaire initial en effet. Il est objectif, factuel et ne lance pas de polemique idiote.
à SimonYNT
De ART-CHICON
22H49 | 03/06/2009 |
Un témoignage peut aussi être polémique. Ceci dit, comme beaucoup de gens de ma génération ce genre d'expérience chez les bonnes sœurs comme d'autres chez les Jésuites, nous ont rendu plus athés que jamais…. être en immersion totale et bouffer du catho 24 sur 24, plus une grand mère militante à la paroisse et les curés qui venaient s'inviter à sa table régulièrement, çà dégoûte à vie. Mai 68 est venu balayer tout çà et la mixité s'est installée ensuite dans le privé comme elle a fusionné écoles de filles et de garçons. Les écoles privées sous contrat ont développé les mêmes programmes et les religieux n'ont plus exercés. Quand je vois chez les jeunes générations ce retour au merveilleux, cette croyance à l'enfer et au paradis et au petit Jésus par l'entremise d'un catéchisme toujours aussi stupide, c'est pas gagné ! La vigilence reste de mise et les discours du Pape comme ceux du petit Nico sont à surveillés de près. Merci à rue 89, de nous en informer.
à ART-CHICON
De SimonYNT
Djeun's | 10H50 | 04/06/2009 |
Je comprends tout à fait que votre expérience vous aie dégoutée de l'école privée et du catholicisme, j'aurais pas beaucoup aimé non plus !
Mais c'est terminé.
L'écrasante majorité des établissements privés catholiques, du primaire, du secondaire, et aussi du supérieur, est sous contrat avec l'Etat, ou fait reconnaitre ses diplômes par les organismes nationaux. Mme Kintzler a l'air de l'oublier. Il n'y a qu'une frange infime des études qui est concernée par ce décret.
Et elle joue en plus sur les incertitudes du décret, mais rien ne lui permet d'affirmer caégoriquement tout ce qu'elle dit (en particulier pour la médecine). elle agite des épouvantails pour faire peur, mais je trouve ça un peu exagéré et ne s'appuyant sur rien de bien concret…
Le principe de laïcité existe uniquement en France, les autres pays n'ont pas besoin de tels principes pour éduquer leurs enfants, ils font la part des choses. On peut effectivement faire difficilement confiance au nabot désormais (si jamais on lui a déjà fait confiance), mais de là à diaboliser toutes ses actions et signatures, je trouve que la marche est un peu haute !
Et c'est ça qui m'a fait bondir en vous lisant. On ne revivra pas ce que vous avez dû endurer !
Quant à la frange radicale intégriste qui fait peur à tout le monde ici, soyez sure qu'ils n'ont jamais eu besoin d'un tel décret, ils peuvent payer des écoles bien conformes à leur principe, et n'ont aucun besoin du Pape pour ça… Au besoin est les scolarisant hors de France…
Et même, pour avoir été dans un lycée fréquenté par certains de ces jeunes (ils ne vont pas tous dans les écoles hyper privées ! ), je ne crois pas qu'il y ait lieu de s'affoler. Si certains sont tendancieux ou même ont déjà dépassé certaines limites, ils sont cools pour la plupart d'entre eux.
Et ils préfèrent l'armée à la médecine.
à SimonYNT
De ydcl
09H55 | 03/06/2009 |
Hé imbécile ! On parle de laïcité, pas de catholicisme !
à ydcl
De SimonYNT
Djeun's | 10H52 | 03/06/2009 |
Hé grand imbécile !
Ce n'est pas moi qui ai fait dévier les commentaires de la laïcité vers le catholicisme.
Mais quand je vois des âneries pareilles, je ne peux m'empêcher de dire ce que j'en pense, et de remettre les choses à leur place.
à SimonYNT
De jimmyb
13H53 | 03/06/2009 |
Tout à fait, l'école catholique n'a plus rien à voir avec ce qui se faisait en 67, ni même déjà 10 ans plus tard. J'en suis issu et on ne m'a jamais interdit ou même conseillé de lectures. Par contre, je ne suis pas bien sûr que l'on puisse faire confiance au Vatican sur ses intentions.
à jimmyb
De SimonYNT
Djeun's | 15H51 | 03/06/2009 |
Je vous invite a lire le commentaire de no_pasaran (parmi ceux selectionnes), tres instructif a mon avis.
Le Vatican n'a aucun interet a se faire mal voir une fois de plus, car on doit retrouver dans les commentaires une liste quasi-exhaustive de tous les crimes dont il est responsable (meme si je ne crois pas avoir encore vu d'allusions aux croisades). Et la seule universite affiliee au Vatican est specialisee en theologie et en histoire…
Non, les plus integristes se passent d'accord entre les Etats et le Vatican, ils utilisent leurs reseaux d'influence. Bien plus discret, et efficace…
à SimonYNT
De Jerome_B
Chercheur | 09H03 | 04/06/2009 |
Puisque chaqun y va de sa description de « l'école catholique » avec des divergences certaines, je vous donne mon expérience (qui n'a valeur que d'expérience ponctuelle et personnelle) qui est celle des écoles catholiques dans une ville moyenne de l'Isère (Rhône-Alpes), en l'occurence Bourgoin-Jallieu, mi bourgade, mi banlieue de la région lyonnaise (c'est comme ça que je décrirais ma ville de naissance).
On y trouve donc 2 types d'établissemrnts : les publics et les privés catholiques. La distinction en tre les deux est très simple, une certaine bourgeoisie ou du moins les « bons français », plutôt de droite à la base, plutôt un peu racistes parfois mettent leurs enfants dans le privé catholique pour qu'ils ne soient pas en cours avec des « arabes ». L'autre situtation aussi, c'est quand les élèves ont quelques difficultés, les parents les mettent dans ces établissements privés où ils sont beaucpoup plus encadrés voire fortement poussés (le lycée privé catholique de la ville étant, en l'occurence, une boîte à bac). La religion y fait surtout office de folklore car la plupart des élèves ont des parents très peu « cathos » (c'est sans doute un peu différent en Bretagne mais chez nous, les églises sont vides) et sert aussi de barrière à l'entrée des « arabes » (même s'ils ne sont pas officiellement exclus) que les parents d'élèves ne veulent pas voir aux côtés de leurs merveilleuses têtes (bien) blondes …..
Dans le public, c'est différent, j'y ai fait toute ma scolarité, et franchement, j'ai été très heureux, j'y ai appris l'autonomie (c'est vrai que la discipline n'était pas toujours au RDV mais tant mieux, j^'ai appris à me gérer seul) quand ceux que je voyais arriver du privé vers le public étaient complètement perdus et décrochaient souvent car incapables de se débrouiller seuls, j'y ai appris à me défendre (oui, c'était pas toujours facile …..) ……. et j'y ai réussi aussi ma scolarité même si, dans les grandes écoles, le tampon « Lycée public de Bourgoin-Jallieu » entraîne un refus systématique quels que soient les résultats de l'élève …… mais c'est un autre débat …..
Bref, tout ceci n'a aucune valeur de vérité mais c'est juste un constat, comme un reportage sur l'enseignement privé catho face au public dans cette ville comme il doit en exister pas mal en France …….
à Jerome_B
De SimonYNT
Djeun's | 10H59 | 04/06/2009 |
La pratique du catholicisme a bien reculé en Bretagne aussi !
Et certains lycées privés, dont celui que j'ai fréquenté, sont en effet des usines à bac assez « select »… mais ça s'est énormément assoupli pendant les 3 ans que j'y étais.
Et beaucoup de parents mettent en effet leurs enfants dans ces lycées pour garantir le bac, au besoin en les mettant en pension. Mais dans la ville où j'étais, le lycée le plus sélect était public !
L'apprentissage de la vie est aussi différent entre public et lycée. On a eput-être été moins bien préparé, mais ça se rattrape vite !
Et je ne regrette pas mon parcours non plus ! ni la majorité de ceux qui y sont venus ! l'important, ça reste les amis, pas les profs !
De Catherine Kintzler (auteur)
Philosophe | 22H01 | 02/06/2009 |
- L'accord porte sur les diplômes d'enseignement supérieur. Or vous parlez des établissements primaires et secondaires sous contrat : cela implique qu'ils doivent respecter les programmes nationaux qu'ils ne fixent pas eux-mêmes, et qu'ils préparent aussi leurs élèves à des diplômes nationaux délivrés par la seule République française. Cela n'a donc rien à voir avec l'accord dont il est question.
- Monarchie : « gouvernement d'un seul ». Il n'y a pas incompatibilité entre monarchie et élection du monarque, une monarchie peut être élective. Et la royauté n'est pas la seule forme de monarchie.
à Catherine Kintzler
De SimonYNT
Djeun's | 11H14 | 03/06/2009 |
Merci pour votre réponse.
Comme je l'ai dit dans mon commentaire posté juste plus haut, j'ai parlé du primaire et secondaire car, malgré votre article, la majorité des gens s'est jetée sur les écoles privées enseignant avant le bac, de loin les plus nombreuses.
Je vous suis reconnaissant de recadrer les débats, si tant est que c'est encore possible…
Et pour les diplômes du supérieur, comme l'a si bien expliqué par l'exemple no_pasaran, les universités à tendance intégriste s'arrangeaient très bien par elles-mêmes pour réorienter leurs cours avant même cet accord. Le Vatican est loin d'être le plus intégriste dans la formation de ses étudiants. Les plus intégristes oeuvrent sans en référer au Pape !
Vous avez peur du bourrage crâne qu'on pourrait effectuer dans de telles universités ? Mais la démocratie la plus parfaite, qui respecte la liberté d'expression, est loin d'être le meilleur rempart dans ce cas !
Et vous avez peur du Vatican pour quelle raison ? Savez-vous que le Royaume-Uni est aussi une monarchie ? Parlementaire celle-là, avec une reine désignée par sa naissance, même pas élue par des cardinaux ! Devons-nous pour autant rejeter à la mer tous les diplômés d'Oxford et Cambridge ?
à bleuet1
De NEMROD34
Contre ce qui est pour. | 20H28 | 03/06/2009 |
C'est bien le problème.
Je suis …comment dire ? … Plutôt de tendance communiste, mon fils est dans un collège catho depuis deux ans, c'est paradoxal mais je l'assume j'u chercher la qualité d'enseignement.
Mon fils ça a toujours été a la sortie de l'école depuis tout petit : « vous avez appris quoi aujourd'hui », « je ne m'en souvient pas “ soit …
Je l'ai mis en collège catho mais en début d'année et chaque année on signe un papiers comme quoi il ne croit pas, donc n'ira pas aux messes et autres bondieuseries, reste que j'apprend au bout de 2 ans qu'il est même sanctionné pour ne pas vouloir aller à la messe et autres !
J'ai téléphoné et pris rdv avec la direction le prof principal et le conseiller d'orientation et c'est ben le cas.
Les religieux ne respectent pas la laicité, c'est un fait , facilement constatable, et point final.
De dupontlajoie
cadre sud | 18H33 | 02/06/2009 |
Les gens voulaient la rupture avec SARKO et ils l'ont ! et même bien profond !
les diplomes du vatican sont reconnus à égalité avec ceux de nos universités ! Pourquoi ne pas confier aussi l'ensegnement à l'église comme avant la républqiue.
Le chanoine de LATTRAN qu'est SAKOZY y pense mais il laissera boutin et ses grenouilles de bénitier à son cabinet faire avancer une idée aussi « révolutionnaire »
Ah elle est belle la
à dupontlajoie
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 23H57 | 02/06/2009 |
»…les diplomes du vatican sont reconnus à égalité avec ceux de nos universités… »
Pas exactement !
lire l'art. 3 du protocle additionnel de l'accord :
»…sont reconnus de même niveau :
…
b) Les diplômes français de master (300 crédits ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de licence ;
c) Le diplôme français de licence (180 ECTS) et les diplômes ecclésiastiques de baccalauréat…. »
Cela veut-il dire qu'un bachelier « catho » aura en poche automatiquement une licence civile ? Voilà un truc alléchant pour optimiser la durée des études… ou je me trompe ?
à argiope
De j-p-p
informaticien | 08H25 | 03/06/2009 |
entièrement d'accord (j'ai posté la même remarque hier soir) curieusement tout le monde parle d'équivalence (même les opposants) alors que c'est encore bien pire semble-t-il…Il y a là un mensonge fantastique, que pas grand monde ne remarque, et qui me laisse pantois.
à dupontlajoie
De mauser
07H39 | 03/06/2009 |
Plus la santé les Hôtel-dieu cella ne vous rappelle rien. Les retraites des plus pauvres les hospices une invention des bons pères
Avec ça les impôts vont baisser c'est certain
Comment la dîme est de retour mais ce n'est pas pour l'état le crime de blasphème aussi et alors il est déjà interdit de prononcer le nom de qui vous savez.
Et pour le jour de repos du seigneur c'est parfait messe obligatoire le matin et foot obligatoire dans l'après midi comme ça il ne penseront pas
Somme toute une démocratie populaire rien n'y manque ni le ridicule des accoutrements ni l'intolérance et au final la même incapacité à générer un train de vie décent pour tous.
Le jour où le dernier de représentant de ces engeances serra guillotiné l'homme aurat fait un grand pas vers sa liberté
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 18H34 | 02/06/2009 |
Sabotage de l'Instruction Publique, ouverture du « marché » aux capitaux de droit divin, cela rapelle la Santé, le Nucléaire, l'Eau, les Routes, les Télécom,etc.
Notre Mère Patrie vend son royaume pour un plat de lentilles Rollex, et ses enfants avec ! ! !
De gafet
citoyen vigilant | 18H51 | 02/06/2009 |
question : jusqu'où cette bande de limités qui sont aux manettes de la france, ces cochons à qui 52% des votants ont filé pour 5 ans de la confiture 5 * vont-ils repousser les limites de la connerie humaine ?
à gafet
De Pierrrrre
07H32 | 03/06/2009 |
»….cette bande de limités….
les limites de la connerie humaine …. »
► Qui chez vous donc serait, par contraste, sans limite ?