Polémique

Le problème de Julien Coupat : il n'a pas rencontré Dieu

Le Monde a donc servi sa soupe à Julien Coupat dans sa cellule, juste avant sa libération. Journal bourgeois s'il en est -mais « il y a de la plèbe dans toutes les classes », note Coupat citant Hegel- il s'encanaille à interviewer celui qui ne peut que l'abhorrer. Toujours cette faiblesse des démocrates…

En quatre pages (Web), les journalistes du Monde ne sont pas parvenus à poser quelque question gênante que ce soit. On pourrait même trouver une forme d'admiration dans cette question : « Vous définissez-vous comme un intellectuel ? Un philosophe ? » Ce à quoi Grand Sachem répond, en substance : « Et ta sœur, elle bat l'beurre ? »

En revanche, vous ne trouverez aucune question sur la raison de la présence de Coupat et Lévy cette nuit-là, à cet endroit-là. Cette question, que je persiste à penser centrale, Coupat & Cie continuent de l'éluder.

A ce jour, ils n'ont en effet fait qu'une réponse en forme de juvénile brasd'honneur : ils faisaient un câlin. Un défi à la logique, puisqu'ils n'étaient pas dans leur voiture, que nous étions le 8 novembre, et que comme dit la sagesse populaire, « froid de novembre, cache ton membre ».

Sur la piste allemande, un petit laïus guère plus convaincant que leur « silence, on baise ».Surtout, la lecture de la prose de Coupat aura achevé de nous convaincre que son combat n'est pas motivé par la lutte contre le nucléaire et la sauvegarde de la hulotte cendrée.

Il reste donc, incontournable dans ce dossier, un fait : alors que cela fait tout de même une trotte depuis Tarnac, c'est vraiment pas de bol d'être pris d'un désir persistant à l'aplomb de la ligne TGV sabotée, la nuit où elle l'a été, alors que les conditions atmosphériques devraient vous passer toute envie d'ôter vos sous-vêtements, alors que vous êtes un fervent lecteur d'un bouquin qui préconise justement le sabotage des moyens de transport.

Il n'y a plus que deux hypothèses.

  • Soit Coupat et Lévy sont nos saboteurs, et qu'on arrête de nous bassiner avec le martyr du Grand Sachem.

  • Soit Julien Coupat doit voir, dans une aussi improbable somme de coïncidences, un signe comme seule laProvidence peut en faire, et commencer sérieusement à mettre à profit son expérience carcérale pour réfléchir à la nouvelle orientation que devra prendre sa vie.

Coupat, que les émeutiers du clavier vénèrent déjà, n'est pas si habile. Il veut nous persuader que l'accusation de terrorisme ne tient pas ? Il nousconvainc du contraire. Reprenons :

« - La police vous considère comme le chef d'un groupe sur le point de basculer dans le terrorisme. Qu'en pensez-vous ?

- Une si pathétique allégation ne peut être le fait que d'un régime sur le point de basculer dans le néant. »

Là, à supposer qu'il n'ait pas déjà basculé, il devient très convaincant dans le rôle du chef d'un groupe sur le point de. Le délire verbal, la pensée systématique, la représentation alternative sont là, qui laissent augurer du passage à l'acte (l'homme ayant déjà participé à de nombreux rassemblements violents).

Et puis, ce serait lui manquer de respect, que de ne pas apporter de crédit aux propos de cet homme qui dépeint le pouvoir comme l'« ennemi », qui salue les émeutes - même fantasmées - comme seules voies d'actions, qui proclame l'existence d'une véritable « guerre », qui souligne avec tout ce qu'il faut de dialectique qu'« il ne s'est jamais vu qu'une classe dominante se suicide de bon cœur » et déclare enfin que « la vengeance est l'hygiène de la plèbe »…

« Il est bien dans l'intention du nouveau pouvoir de s'attaquer à l'ennemi, en tant que tel, sans attendre qu'il s'exprime » ? C'est possible.

Mais Julien Coupat nous a peut-être bien apporté, en une seule interview, la démonstration du bien-fondé de cette politique. Dans la bataille d'image engagée avec l'Etat, Coupat, tout infatué de lui-même, a peut-être bien perdu une partie.

Alors, faut-il discuter avec lui et tous les Coupat ? Faut-il lui expliquer ? Partir dans une défense de notre système pour donner libre cours à la pseudo-révolte de nos interlocuteurs et à leurs réactions outragées ? Il n'aime pas la société actuelle ? Moi non plus. La marchandisation, la spectacularisation de la société lui sont insupportables ? Moi aussi.

Mais dîtes-moi, vous, vous en connaissez beaucoup des personnes qui vous chantent les mérites éternels de notre société ? Bon, allez, on va pas dire « beaucoup » : en connaissez-vous un, juste un ?

Et Coupat peut mépriser Besancenot qui n'a pas de « perspective plus désirable à offrir que la grisaille soviétique à peine retouchée sur Photoshop », lui-même et son anarchisme ne font que se vautrer dans la dénonciation stérile.

A-t-il seulement songé, dans cette libre tribune offerte par Le Monde, à esquisser l'ombre d'une « perspective » ? On ne lui demande même pas que la perspective soit chantante, mais juste qu'après avoir recommandé un hommage à Molotov, il se soucie de ce qu'il met à la place.

On aurait pu porter à son crédit, faute d'approuver les méthodes, d'avoir au moins le mérite de la cohérence. De ne pas se borner à regretter l'évolution de la société, mais de choisir l'action. Mais non. Et s'il était vraiment cohérent, Julien Coupat ne s'arrêterait pas si tôt dans sa réflexion.

La société est un Spectacle ? La justice, une illusion ? La prison, une mascarade ? Le système, un bal de faux-semblants ? C'estbien possible, mon Julien. Et moi aussi, parfois, j'en souffre. Mais sans vouloir te peiner, si spectacle il y a, Julien, toi et tes révoltes, vous êtes aussi part of the show.

Le vrai problème de Julien Coupat, c'est qu'il n'a pas trouvé Dieu. Y'a que ça pour soigner sa désespérance. Car le christianisme est d'essence subversive, et ne satisfait pas de ce monde. Au bout du bout, si l'on rejette le Spectacle, il n'y a que la perspective Dieu qui donne vraiment du sens.

Tout le reste, c'est de l'agitation, de l'instinct de survie en action, un recommencement permanent.Coupat, si t'en as, convertis-toi. Tu verras, ça apaise, ça éclaire.Et face à ta « bifurcation historique et métaphysique », ça offre l'avantage de prendre le Chemin sans que la révolte n'ait besoin d'être « cruelle ». C'est aussi exigeant. Mais tu m'as l'air d'être ambitieux. Mon lapin.

Lire la note de blog complète sur « Koz toujours ».

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Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 19H08 | 29/05/2009 | Permalien


Comme dirait l'autre :
« cause toujours »
à moins que ce ne soit :
« Ni dieu ni maître ! »

http://kprodukt.blogspot.com/

Portrait de Ehim

à skalpa Portrait de skalpa De Ehim

ehim.over-blog.com | 08H04 | 30/05/2009 | Permalien

Ce qui est chiant, avec ces foutus Cathos, c'est qu'ils n'abandonnent jamais l'idée de vouloir convertir les autres à leur idée du Paradis, qui consiste à aller tous les matins au boulot trimer toute sa vie pour un patron en fermant sa gueule et en trouvant que ce monde est beau.
Vive l'enfer !
http://ehim.ogver-blog.com

Portrait de philippe.edmond

à Ehim Portrait de Ehim De philippe.edmond

unvoyageauliban.bafweb.com | 10H38 | 30/05/2009 | Permalien

Ce qui est chiant avec ces foutus cathos c'est qu'ils avaient un siècle d'avance :
Les royalistes légitimistes pour un salaire minimum fixé par les syndicats (de patrons et d'ouvriers réunis)
 » L'Association par arts, métiers et professions est une condition première, indispensable, pour organiser le travail, quelle que soit d'ailleurs la forme politique du gouvernement. … Chaque association aurait des règlements écrits et nommerait, à la majorité des voix et pour un temps déterminé, ses représentants, ou délégués ou syndics, peu importe le nom.[ils s'occuperaient des] intérêts spéciaux de la corporation et de chacun de ses membres, et [de ceux] de la nation.
Les syndics présideraient en temps de crise à la répartition la plus équitable du travail et à la fixation des salaires. … les syndics exerceraient une véritable magistrature ayant l'élection pour origine et la sanction du gouvernement pour caractère officiel »
La Gazette de France en 1843 (journal royaliste légitimiste)
 » Un salaire minimum doit être garanti aux ouvriers « et “ qu'on doit limiter la journée de travail à dix heures ‘
l'Union monarchique, du 17 avril 1847 articles de Joseph Morand

Portrait de Ehim

à philippe.edmond Portrait de philippe.edmond De Ehim

ehim.over-blog.com | 15H10 | 30/05/2009 | Permalien

Le problème, avec ces foutus Cathos, c'est que maintenant, ils ont deux siècles de retard.

Portrait de Juanita Pablo de Tagéno

De Juanita Pablo de Tagéno

Epouse virtuelle de Tagada | 19H15 | 29/05/2009 | Permalien

@ koz
Quand je lis Coupat je me dis que c'est d'un tout autre niveau que votre prose.
Tu m'as l'air d'être jaloux. Mon biquet.

Portrait de koz

à Juanita Pablo de Tagéno Portrait de Juanita Pablo de Tagéno De koz (auteur)

Blogueur | 19H29 | 29/05/2009 | Permalien

Ne soyez pas désagréable comme ça, ceci n'est qu'un petit exemple de ma « prose ». Quand je veux, je sais faire pompeux, moi aussi.

Portrait de Juanita Pablo de Tagéno

à koz Portrait de koz De Juanita Pablo de Tagéno

Epouse virtuelle de Tagada | 19H34 | 29/05/2009 | Permalien

Désagréable ? Pas plus que vous il me semble.

Soyez pompeux, il en restera toujours quelque chose.

Portrait de Fikmonskov

à Juanita Pablo de Tagéno Portrait de Juanita Pablo de Tagéno De Fikmonskov

Blogueur, chomeur, musicien... Qu'e... | 21H12 | 29/05/2009 | Permalien

Mon Dieu (avec une majuscule) : nous en sommes déjà au « C'est celui kidikiè ». Mais faites un effort, mon petit, élevez le débat, sortez-le de la cour de maternelle…

Portrait de dodu

à Juanita Pablo de Tagéno Portrait de Juanita Pablo de Tagéno De dodu

Ménagère surdiplomée | 15H00 | 30/05/2009 | Permalien

« Il se voulait César , il ne fut que Pompée “

Portrait de 101.7

à koz Portrait de koz De 101.7

Promeneur | 19H40 | 29/05/2009 | Permalien

« Quand je veux, je sais faire pompeux, moi aussi. »

Je pense que personne n'en doute.
D'autant que je viens de visiter votre blog et que j'y vois en lien politique Jean-Pierre Raffarin.

(j'allais mettre un sous-titre à ce cher Raffarin mais il est un sous-titre par nature)

Portrait de lancetre

à koz Portrait de koz De lancetre

20H00 | 29/05/2009 | Permalien

Bon justement, abordons votre prose…

« Dans la bataille, il a perdu une partie » : vous parlez d'un jeu de cartes ? Sinon, la bonne formule était : dans la guerre, il a perdu une bataille !

« Infatué de lui-même » : cherchez dans le dictionnaire le mot « infatué », puis le mot « pléonasme » : ce soir, vous aurez découvert deux nouveaux mots de la langue française, et vous vous coucherez plus instruit…

Portrait de Au sud de nul part

à lancetre Portrait de lancetre De Au sud de nul part

Situation | 21H02 | 29/05/2009 | Permalien

Monsieur l'ancêtre, vous qui étiez enseignant, vous faites ici preuve d'une morgue et d'un mépris culturel dès plus signifiant.
Cela ne m'étonne guère. C'est une triste tradition Française.
Ce qui m'étonne en revanche est que vous ne me vous prononciez pas sur la proposition de Julien Coupat affirmant que l'Ecole est comme une Prison. Pourquoi ce silence ? Est-ce parce que vous préferez pourfendre le jeune de banlieue, l'inculte qui n'a pas eu le loisir comme ce cher Coupat de grandir dans un milieu ultra privilégié, aussi bien sur plan économique que culturel ?
On défend, il est vrai, ceux que l'on reconnait comme ses égaux, ses sembables. N'est-ce pas ?
Quand Coupat insulte les professeurs, affirme du haut de son délire que l'Ecole équivaut à la prison (en dévoyant foucault, soit dit en passant…), là, bizaremment, plus un mot des professeurs tel que vous qui souvent sur rue 89 interviennent immédiatement dès qu'un fait divers leur signale (le stimuli….) que l'Ecole est en danger.
C'est la loi du deux poids douze mesures, n'est-ce pas ?
De Coupat, vous n'avez pas le courage d'en discuter les propos car la majorité ici les approuve.
Mais quand un gamin chie sur l'ecole c'est très différent : c'est une honte, c'est le signe de la décadence, de la perte de l'autorité. Non ?
Mais si Julien coupat, l'ultra bourgeois, dit la même chose ; là, proternation et adoration, accompagnée d'une défense inconditionelle de sa pensée si profonde.
On croit rêver de voir s'exercer une telle partialité et s'exprimer un tel mépris culturel qui ne sert qu'à faire de la culture non un objet de désir mais un instrument de puissance.
Votre commentaire est un exemple type de ce qui peut engendrer un dégoût de la culture et de la gauche.
C'est aussi l'exemple type d'une personne qui défend Coupat sans avoir lu ce qu'il écrit, et qui se permet de dénigrer autrui à partir d'une culture qu'il estime être sa propriété.
Etre infatué : mais c'est vous, monsieur, en acte, lorsque pour répondre au contenu d'un texte, vous suggérez que celui qui l'a écrit n'a pas le niveau suffisant pour cela, pour comprendre les mots qu'ils emploient.
Votre prose est celle de la suffisance culturelle.
Celle de la morgue : dans au moins deux des sens de ce terme.

Factotum. Prolétaire.

Portrait de in girum

à Au sud de nul part Portrait de Au sud de nul part De in girum

21H22 | 29/05/2009 | Permalien

vous m'avez l'air bien à l'ouest, cher au sud, pompeux et suffisant. mais c'est bien votre droit..

Portrait de Au sud de nul part

à in girum Portrait de in girum De Au sud de nul part

Situation | 22H38 | 29/05/2009 | Permalien

Bonsoir. Votre remarque est, comme on dit, de bonne guerre.
L'ironie a son intérêt.
Mais je laisse cela.
Ce qui m'interresse est de comprendre comment le gauchisme -je précise que ce terme n'est pas un grot mot ni une insulte- devient maintenant la caricature de lui-même.
Ce n'est pas un problème très original, ni inédit.

Factotum

Portrait de lancetre

à Au sud de nul part Portrait de Au sud de nul part De lancetre

21H46 | 29/05/2009 | Permalien

« vous qui étiez enseignant » : qu'en savez-vous ? Me connaissez-vous ? Vous n'avez vraiment pas de chance, c'est faux ! Cela commence bien…

Bon, continuons : « des plus signifiants » : il ne faut pas d'accent sur « des », mais un « s » à « signifiants ».Pardonnez-moi cette nouvelle expression de mépris culturel.Des générations d'instituteurs ont méprisé les enfants au point de tenter de leur apprendre l'orthographe.Quelle ignominie ! Fort heureusement, ils vous ont respecté !

Vous me gonflez , en même temps que vous me les brisez menu, avec votre déchirante complainte sur le jeune de banlieue qui n'a pas eu la chance, ragnagna et ragnagna…

TOUS les jeunes qui vivent en France ont aujourd'hui DROIT à l'instruction.Un certain nombre la refusent.Au lieu de profiter de la chance, ils insultent les profs.Qu'ils ne viennent pas se plaindre ensuite, infoutus qu'ils sont de s'exprimer en quelque langage que ce soit,d'aller d'échec en échec ! Je persiste et je signe.L'ignorance ne constitue une force que sous la plume ironique de George Orwell.

« Quand un gamin chie sur l'école, c'est différent » : mais bien entendu ! Déféquer n'a rien à voir avec construire une critique argumentée, et l'exprimer talentueusement ! Les bras m'en tombent d'avoir à expliquer semblable évidence.Critiquer l'organisation actuelle du système scolaire est une chose,planter un couteau dans le ventre d'une femme en est une autre ! Si cela ne vous parait pas évident, je me demande pourquoi je vous réponds.La cause est vraiment perdue.

Bon, ce n'est pas fini : « une personne qui défend Coupat sans avoir lu ce qu'il écrit » :

1) J'ai lu « L'insurrection qui vient ». Est-ce à ce texte que vous faites référence ?

2) Coupat nie en être l'auteur.

3) Je ne défends pas Coupat, que je ne connais pas et dont je ne sais rien.Je mets en cause, par contre, la manière scandaleuse dont il a été traité.

Trois contre-vérités donc en une seule ligne : vous faites très fort !

Mais ce n'est toujours pas fini ! ! !

« Julien Coupat, l'ultra-bourgeois » : grotesque et malodorant.D'aucuns, naguère, écrivirent la même chose de Dreyfus.Il est riche, c'est un militaire, il ne mérite donc pas le soutien des prolos ! Votre texte nous ramène cent ans en arrière !

J'ignorais la diffusion que pouvaient avoir ces messages.Mon petit texte, dites-vous, est susceptible d'engendrer « un dégoût de la culture » ? Fichtre ! Toute la culture à la poubelle parce que l'ancêtre a dactylographié vingt lignes, comme vous y allez ! Pas de demi-mesures !

Je suis désolé de « dénigrer », mais je ne suggère nullement que l'auteur du texte ne comprend pas les mots qu'il emploie.Je ne le suggère pas, je le constate ! S'il connaissait le sens du mot « infatué », il n'aurait pas ajouté « de lui-même » !

Maitriser une langue n'est nullement un signe de « suffisance culturelle ».Cela permet seulement de faire comprendre ce qu'on veut dire.Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément…

Dernier point « Coupat insulte les professeurs », dites-vous ? Pouvez-vous me donner précisément la référence du passage où il « insulte les professeurs » ? Dans quel texte ? Quelle page ? en quels termes,exactement ? Allègre a copieusement insulté les professeurs, mais Coupat, non, vraiment, je ne m'en souviens pas…

Portrait de Au sud de nul part

à lancetre Portrait de lancetre De Au sud de nul part

Situation | 23H37 | 29/05/2009 | Permalien

Bonsoir monsieur.

Je n'ai pas le temps de répondre entièrement à votre si brillant message.
J'y répondrai demain.

En tout cas, votre allusion à Dreyfus m'a bien amusé : vous ne comprenez guère ce que je voulais vous faire comprendre. Ce n'est rien, j'y reviendrai. La question n'est en effet pas de stigmatiser Coupat en tant que bourgeois mais de noter avec quelle pudeur il convient maintenant ne pas reconnaitre sa propre origine sociale. Pourquoi donc ?

Sinon, votre affirmation que notre Ecole de la République est si parfaite et égalitaire que chacun y a aujourd'hui sa chance ne dénoterait pas dans un beau discours politicien. Mais je laisse cela pour l'instant.

Je précise que je pense que si Coupat doit nier son éventuelle participation à la rédaction de l'insurrection qui vient, cela n'a guère d'importance quant au fait que son emprisonnement était parfaitement illégitime . Car il n'y a aucune raison d'embastiller un homme pour la rédaction effective ou pas d'un texte. Cependant, le débat et la discussion d'ordre critique sur celui-ci est en revanche une possibilité qu'offre la démocratie.

Enfin, quand Julien coupat lit Michel Foucault (j'imagine Surveiller et punir, notamment…) en prison et qualifie avec l'appui de cette lecture l'Ecole Française de « milieu carcéral » (interwiew dans le Monde) est-ce que cela vous gêne ? Ce propos est-il fondé, selon vous ?

Je précise également que le discours de Coupat (allusion aux marges, critique de la maîtrise, etc…) est loin d'être original, bien qu'il le restitue avec brio.

Factotum

Portrait de lancetre

à Au sud de nul part Portrait de Au sud de nul part De lancetre

23H43 | 01/06/2009 | Permalien

C'est bien ce que je pensais…

Dans votre premier texte, vous écriviez, et chacun peut encore le vérifier : « Coupat insulte les professeurs ».

Vous faites maintenant référence à une reprise par Coupat de la critique de Michel Foucault sur le système scolaire.

Si vous ne comprenez pas la différence entre traiter un prof de gros bâtard, ou lui plonger un couteau dans le ventre, et critiquer la fonction de l'institution scolaire dans le système capitaliste, c'est vraiment tragique.

Si vous comprenez la différence, ce que j'espère, vous manquez d'honnêteté en prêtant à Coupat des propos qu'il n'a jamais tenus.

Portrait de lancetre

à Au sud de nul part Portrait de Au sud de nul part De lancetre

23H06 | 29/05/2009 | Permalien

Bon, je précise, à toutes fins utiles,que ce n'est pas moi qui ai signalé votre texte.Sans quoi, je ne vous aurais pas répondu aussi longuement !

Portrait de Un compte supprime

à Au sud de nul part Portrait de Au sud de nul part De Un compte supprime

nc | 02H49 | 30/05/2009 | Permalien

ca va pas ou quoi ? Il a raison l'ancetre de lui corriger ses fautes a Koz. non mais !

Portrait de pierrejcallard

à koz Portrait de koz De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 00H56 | 30/05/2009 | Permalien

Allons, allons… Coupat doit nier, ce qui est indispensable à son acquittement, mais il ne tient pas du tout à ce que vous et moi le pensions innocent : c'est coupable qu'il est intéressant. Il joue donc le jeu délicat des clins d'oeil complices.

Cela dit il EST la découverte de l'année dans le monde politique. on verra à la rentrée, quand 5 millions de Français auront lu « l'Insurrection qui vient » durant les vacances

Commencez tout de suite, sinon vous serez le dernier…

http://nouvellesociete.wordpress.com/belleshistoires/

PJCA

Portrait de philipp

à Juanita Pablo de Tagéno Portrait de Juanita Pablo de Tagéno De philipp

retraité | 19H39 | 29/05/2009 | Permalien

son blog c'est » koztoujours » Je vous mets en garde contre le risque de surmenage. Les tagada s'y ramassent à la pelle ! !

Portrait de 101.7

De 101.7

Promeneur | 19H22 | 29/05/2009 | Permalien

Koz, je vous sens un peu tristounet là…

Déçu ?
Ce type est libre alors qu'il est peut-être un terroriste.
C'est con ça !
Et pourtant je suppose que tous les services de police ont du souquer ferme pour trouver des preuves, 7 mois, une paille !
MAM obligée de se gaver de pansements pour l'estomac, le foie et le reste, parce que ça doit faire mal à cet endroit.

Votre article sent, veuillez m'excuser pour le terme, le rance.
Qu'est-ce qui vous tracasse ?
Vous l'aviez déjà jugé coupable et ça casse tout votre petit confort de pensée ?

Perso, je n'ai pas les outils pour dire ce qui est dans cette affaire, coupable, mais de quoi nom d'une pipe (je crois aux pipes mais pas à dieu) ? D'être quelqu'un en dehors de la société ? Quelqu'un qui refuse ce processus stupide de la société de consommation et qui met en pratique son idéal de vie est il forcément coupable d'un crime de terrorisme ?

Ou alors il est coupable, vraiment, prouvé par des éléments concrets et avérés. Des preuves et la justice passera sans que quiconque ne soit vraiment offusqué.
Les choses qu'on lui reproche ne sont pas du « terrorisme », éventuellement peut-être du sabotage et encore.

Il est peut-être coupable mais un coupable sans preuve de sa culpabilité est un innocent faute de terme plus approprié.

Ce type a fait 7 mois de taule alors qu'il est peut-être innocent.

Et ça ne vous choque pas ?

Portrait de koz

à 101.7 Portrait de 101.7 De koz (auteur)

Blogueur | 19H37 | 29/05/2009 | Permalien

Je le pense certainement coupable. Je sais, je ne devrais pas. Mais je le pense quand même. Sauf que là, faut que je rentre dîner.

Portrait de lancetre

à koz Portrait de koz De lancetre

19H50 | 29/05/2009 | Permalien

« forcément coupable », comme disait l'autre ? ? ?

Décidément, aucune leçon de l'histoire n'est jamais retenue.

En ce qui me concerne, je ne connais pas Julien Coupat, je ne sais rien des faits (je n'y étais pas ! ) et je m'abstiens donc d'avoir sur son innocence ou sa culpabilité la moindre opinion.

Par contre, j'ai des opinions sur la manière dont le gouvernement a médiatisé cette affaire, et sur le traitement résevé aux personnes arrêtées.Il semble quand même clair que ces sabotagesn'ont aucun rapport avec le terrorisme (abimer une caténaire, ce n'est pas poser une bombe dans une gare ni détourner un avion pour le lancer contre une tour ! ) et que les forces déployées pour procéder aux arrestations étaient totalement disproportionnées.

Portrait de Unstern

à koz Portrait de koz De Unstern

20H51 | 29/05/2009 | Permalien

« Je le pense certainement coupable. »

Bah, si ça vous fait plaisir.

Léger détail : ce que pompeusement vous appelez « pensée », c'est juste du doigt mouillé tendu en l'air.

(Soyez rassuré, je ne regarde ni le doigt ni votre face de… lune.)

Portrait de Fikmonskov

à Unstern Portrait de Unstern De Fikmonskov

Blogueur, chomeur, musicien... Qu'e... | 21H51 | 29/05/2009 | Permalien

On n'a pas le droit de penser, chez vous ?

Portrait de Unstern

à Fikmonskov Portrait de Fikmonskov De Unstern

00H19 | 30/05/2009 | Permalien

@ Fikmonskov

Au regard des élucubrations pontifiantes du sieur Koz, le mot pensée me paraît quelque peu exagéré.

D'où ma remarque.

 : -)

Portrait de Fikmonskov

à Unstern Portrait de Unstern De Fikmonskov

Blogueur, chomeur, musicien... Qu'e... | 00H37 | 30/05/2009 | Permalien

« Bah, si ça vous fait plaisir.

Léger détail : ce que pompeusement vous appelez “ pensée ”, c'est juste du doigt mouillé tendu en l'air.

(Soyez rassuré, je ne regarde ni le doigt ni votre face de… lune.) »

Oui, voilà de la PENSÉE, en majuscules, s'il-vous plait. Oui, vous êtes décidément loin au-dessus de nous, misérables vermisseaux qui osons regarder les étoiles. Merci d'avoir si brillamment pointé du doigt notre médiocrité, Ô grand maître.

Bon, tant de nullité, moi ça m'épuise (je n'ai pas votre entrainement), je vais me coucher.

Portrait de Unstern

à Fikmonskov Portrait de Fikmonskov De Unstern

01H41 | 30/05/2009 | Permalien

Sage décision que, regrettablement pour la qualité de ce forum, vous avez trop longtemps différée.

 : -)

Portrait de Fikmonskov

à Unstern Portrait de Unstern De Fikmonskov

Blogueur, chomeur, musicien... Qu'e... | 09H14 | 30/05/2009 | Permalien

Et on stagne au niveau maternel, c'est une manie ici. Qui parle de qualité ?

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