Dans « Sauvez les OGM », Jean-Claude Jaillette accuse les écologistes de diaboliser un progrès qui a déjà « fait ses preuves ».
Il est des sujets sur lesquels on sait d'avance qu'on ne fera pas plaisir à ses lecteurs… Pourtant, en interviewant Jean-Claude Jaillette, auteur de « Sauvez les OGM », on a l'impression de faire avancer le débat, en refusant de tenir pour acquis que la culture des organismes génétiquement modifiés serait forcément nuisible à la santé et à l'environnement.
Le journaliste de Marianne est un spécialiste des questions agroalimentaires, déjà auteur d'un ouvrage sur la malbouffe et d'un autre sur la vache folle. Lorsqu'il était à Libération en 1996, il avait participé au basculement des consciences dans l'irrationnel avec ce titre, « Alerte au soja fou ».
Depuis, le succès de toutes les informations relatives au danger des OGM ne se dément pas.
Pour preuve le livre et le documentaire de Marie-Monique Robin « Le Monde selon Monsanto », vendu à 200 000 exemplaires et traduit dans plusieurs langues, qui selon Jayette « livre au public ce qu'il a envie d'entendre » à coups d'« amalgames, raccourcis scientifiques, diabolisation, victimisation des scientifiques anti-OGM ».
Un terme qui provoque le « dégoût »
Pour lui, renoncer aux OGM, c'est un refuser le progrès scientifique, alors que l'agriculture est déjà incapable de nourrir la planète et que personne ne sait comment cela se passera quand, vers 2050, il y aura 9 milliards de bouches sur terre.
Une méfiance vis-à-vis de la science qui remonte à Hiroshima, s'est poursuivie en France avec l'affaire du sang contaminé et celle de la vache folle, au point que « le seul énoncé d'organisme génétiquement modifié provoque le dégoût » et que « les scientifiques renoncent à s'exprimer sur le sujet au risque de passer pour des vendus ».
Si Jean-Claude Jaillette a écrit ce livre, préfacé par le généticien Axel Kahn, c'est pour dire « halte aux guerres de religion » et pour donner la parole à tous ces scientifiques « indignés par le déni de débat démocratique ». Il en est certain, c'est d'ailleurs un propos « fondamentalement écologique ». (Voir la vidéo)
L'enquête quitte un moment le terrain scientifique pour nous emmener sur le champ politique et révéler qu'un « pacte » aurait discrètement été scellé entre le gouvernement et les associations écologistes :
« On parle de tout durant ce Grenelle, des autoroutes, des incinérateurs, des OGM mais surtout pas du nucléaire. (…) Une telle impasse, un tel silence se paient au prix fort. Sans détour, Nicolas Sarkozy a offert aux ONG la disparition du sol français des OGM cultivées. »
S'il n'apporte pas de preuve matérielle de ce « deal », Jean-Claude Jaillette fournit des précisions troublantes : en janvier 2008, en pleine grève de la faim du « sulfureux José Bové », la France a activé la clause de sauvegarde sur le MON810 au motif qu'il présenterait des « risques sérieux », dixit le comité d'experts installé par le gouvernement en préfiguration à une future Haute autorité sur les OGM, présidé par le sénateur UMP Jean-François Le Grand.
Or douze des quinze experts du comité en question ont protesté car « les mots magiques “doutes sérieux” ne figurent pas dans leur rapport », souligne Jean-Claude Jaillette, qui pense que, le moratoire n'étant pas jusitifié scientifiquement, « le gouvernement français devra faire machine arrière et (…) les anti-OGM se retrouveront cocus du pacte élyséen ».
Oui au principe de précaution, que certains lisent « très mal »
Ce qui rassure sur les intentions de l'auteur, c'est qu'il n'est pas aussi manichéen que ceux qu'il dénonce : il n'a pas un avis uniforme sur les OGM et leurs vertus.
Si, comme l'Agence français de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), il pense que le maïs transgénique est inoffensif, il pense en revanche que les OGM de seconde et troisième génération (dont plusieurs gènes ont été modifiés) devraient être soumis à des « autorisations de mise sur le marché » comme les médicaments. Ce qui supposerait beaucoup d'études scientifiques.
Tout comme les écolos, Jean-Claude Jaillette vante les mérites du « principe de précaution » défini dans le code de l'environnement en 1995 mais en estimant qu'on « le lit très mal » et qu'on oublie un peu trop d'« actualiser les connaissances en fonction des nouvelles recherches ».
► Sauvez les OGM de Jean-Claude Jaillette - éd. Hachette Littérature - 245p., 16,5€.





















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De corbeau deciitre
Educateur spécialisé | 09H48 | 24/05/2009 |
Il oublie Tchernobyl et son nuage bien élevé !
Mais au fond, si les antis OGM ne sont pas sensibles aux arguments rationnels, les pro OGM eux sont très sensibles aux arguments économiques !
De DietiMiam
Diététicienne | 10H18 | 24/05/2009 |
Comment les anti OGM pourraient-il être sensibles à des arguments qui sont tout sauf rationnels ? !
Je pense que la plupart des anti OGM, au contraire, sont réfléchis, et sensibles à des arguments logiques. Dans le genre grand public, le livre de VELOT (OGM, tout s'explique) est un excellent moyen de comprendre pourquoi il faut s'en méfier. A partir de ces quelques questionnements, il est facile d'aller voir de plus près ce qu'en disent les scientifiques indépendants dont un grand nombre de liens ont déjà été proposés dans les commentaires précédents.
En bref, c'est honteux de vouloir faire croire que cette invention est la seule solution pour l'avenir. Notre association (http://www.dietimiam.com) essaye tous les jours de démontrer que justement c'est le retour aux choses naturelles, aux relations de proximité etc qui sont la solution…
De puresonic
Contempteur irascible | 10H25 | 24/05/2009 |
»« alors que l'agriculture est déjà incapable de nourrir la planète et que personne ne sait comment cela se passera quand, vers 2050, il y aura 9 milliards de bouches sur terre » »
Laissez moi rire…..
Une bonne partie des plantes cultivées sont utilisées
pour nourrir le bétail (au rendement protéique trés faible) et
une autre partie fait tourner des moteurs (agrocarburants
monopolisant d'immenses surfaces de l'immense Brésil par exemple)
De Mr_Quiconque
10H32 | 24/05/2009 |
Marie-Monique Robin est avant tout contre la culture en pleins champs des OGM roundup ready. Elle est très claire la dessus lors de ses interventions alors il n'est pas besoin de la rendre responsable de la diabolisation de tous les OGM.
http://www.dailymotion.com/video/x60hvz_debat-avec-mariemonique-robin-su…
Le son est un peu haché mais son propos reste compréhensible.
Pour nourrir 9 milliards d'habitants il faudrait peut-être commencer par mieux répartir ce qui est produit pour éviter le gaspillage. Il y a des denrées alimentaires qui passent directement du champ à l'incinérateur.
Si on commençait par ça, nous n'aurions peut être pas besoin d'OGM.
Selon Jean Ziegler nous pourrions déjà, sans OGM, nourrir 12 milliards d'habitants :
http://www.dailymotion.com/video/x774kj_la-haine-de-jean-ziegler-pour-lo…
Des OGM pour quoi faire : augmenter les rendements ?
Il y a une conférence très intéressante, même si le son est mauvais, sur le site de Claude et Lydia Bourguignon
C.B. explique que nous avons des semences de blé dont le potentiel génétique est de 150 quintaux à l'hectare. En France on en tirait 100 quintaux à l'hectare dans le années 80 , nous n'en tirons plus que 85-90 quintaux à l'hectare en raison de l'appauvrissement des sols provoqué par les -icides.
Pour produire plus on peut régénérer les sols plutôt que de chercher des semences résistants à des produits toujours plus dévastateurs ou capable de pousser (encore faut-il que ce soit possible) sur des sols dévastés.
Il faut également adapter les cultures à la nature des sols plutôt que vouloir faire pousser n'importe quoi sur n'importe quoi, à grand renfort d'intrants chimiques.
Les OGM n'apporteront rien en terme de productivité si nous ne sortons pas du dogme productiviste utilisant le couple pesticides-engrais, les sols sont déjà lessivés.
http://www.lams-21.com/gestion_page.php ? idrubrique=-3&idpage=8&PHPSESSID…
Conférence de Claude Bourguignon samedi 17 mars 2007
Vers de nouvelles techniques d'assolement et de semis direct, par Claude Bourguignon, microbiologiste des sols.
C'est avant tout parce que nous ne faisons pas l'effort de rationaliser et optimiser les productions que les OGM sont présentés comme de plus en plus nécessaires.
De tlaloc
Retraité | 10H31 | 24/05/2009 |
Jailette a changé d'avis mais les problèmes demeurent :
toujours plus de pesticides pour la culture du maïs OGM .
insecticide incorporé dans le nouvel OGM Monsanto Combien de temps pour juger de la nocivité ?
dissémination des maïs sont contaminés au Mexique alors que ce pays (origine du maïs) se refuse par principe à la culture dde maïs OGM.
Jaillette ne répond pas à ces questions dans son livre.
Je connais un OGM valable pour le riz pemettant au ruz de pousser dans une eau plus saline
De Monacia78
10H31 | 24/05/2009 |
Ce qui sape toute approche rationnelle et authentiquement scientifique, c'est l'attitude des grands groupes qui subordonnent les résultats de recherches à leurs intérêts économiques, cachent des données, s'arrangent pour obtenir les résultats qui leur conviennent.
Ressasser les « 9 millions de bouches à nourrir », ce n'est pas du tout un argument scientifique, c'est de l'incantation mystique : rien ne permet de penser que les OGM de plein champ seront susceptibles de réaliser ce genre de prouesses, à part les brochures publicitaires des producteurs. En effet, si on développe de grandes monocultures spécialisées avec des plantes donc on ne connaît pas l'évolution à moyen terme et dont on ne peut pas évaluer tous les risques en milieu ouvert (car la vie génère des phénomènes d'adaptation imprévisibles ! ), le moindre problème comme le développement de résistance des insectes visés ou des maladies inattendues aura des conséquences désastreuses et générera au contraire des famines. Les risques de contamination des parcelles non-OGM ou de mutation par croisement avec certaines mauvaises herbes par exemple, accroissent sensiblement les risques car on ne pourra pas revenir en arrière si on se rend compte que l'aventure est un désastre.
Or, les OGM en plein champ ne représentent pas que des risques possibles, ils s'intègrent aussi à un processus de production dont on connaît déjà les effets pervers : fragilisation des agriculteurs (dépendance à l'égard du semencier, perte de compétence car ils deviennent de simples opérateurs…), brevetage du vivant, accroissement de pesticides utilisés sur des parcelles de plantes OGM résistant aux pesticides (lesquels sont vendus par la même boite que les graines ! ), destruction des agricultures vivrières…
On peut faire du travail en laboratoire pour produire de la connaissance et des médicaments (pour lesquels les avantages seront jugés plus grands que les risques) sans pour autant jouer les apprentis sorciers avec la nature en lâchant des plantes mutantes dans l'environnement.
De Sacha25
10H35 | 24/05/2009 |
Il faut arrêter d'utiliser le marteau, car cet outil, comme les PGM est dangereux, et en plus, il fait concurrence à tous les corps de métier qui ne l'utilisent pas.
Le problème est de s'entendre sur ce que pourrait être un usage éthique du marteau
Faut-il se focaliser sur la corporation des assassins au marteau pour décider que, finalement, il n'y a aucun usage éthique du marteau, qu'il faut condamner les menuisiers, forgerons … et que toutes les maisons doivent donc être constuites durablement en roseau tressé et chaumes ?
à Sacha25
De Kawada Shogo
Sur ma chaise | 10H42 | 24/05/2009 |
Est ce qu'un marteau peut contaminer les corps de métier qui ne l'utilisent pas et de fait tuer son travail (une récolte bio contaminée par des ogm est évidemment foutue) ?
Pour le chèque Monsanto veut savoir ou l'envoyer, c'est bien rue des marteaux ?
De Kawada Shogo
Sur ma chaise | 10H38 | 24/05/2009 |
Du propos de comptoir et des contrevérités énoncés face à un « journaliste » qui ne demande aucune précision concrète :
- « ça existe, ça a fait ses preuves » Ou ? Quand ? Si vous aviez étudié le sujet vous sauriez que nombre d'agriculteurs ont connu de grandes difficultés en utilisant ces semences.
- « désinventer » pour nous faire croire que les anti ogm sont contre le progres alors qu'ils demandent surtout un confinement des champs d'expérimentation qui peuvent en contaminer d'autres qui sont par exemple biologiques et qui deviennent invendables.
- « je ne caricaturerai pas en disant que ça ressemble à ce que certains régimes ont mis en place à certaines époques » sans commentaire
Que les politiques, pas très populaires ces dernières années, s'emparent du sujet qui l'est pour remonter leur côte ne prouve en rien l'existence d'un pacte secret.
Qu'un rapport soit manipulé est condamnable, mais c'est une méthode malheureusement utilisée de manière régulière par le pouvoir en place pour faire dire ce qu'il a envie d'entendre.
Je pensai que vos articles étaient le fruit de recherches préalables bonifiés parfois d'interviews, là c'est une tribune libre pour une personne qui accuse notamment Greenpeace de n'utiliser aucun argument rationnel !
Que ce monsieur parle de contre vérité sans qu'on lui mette en face un minimum d'argument est scandaleux, je vais prendre du recul avec votre site et l'enlever tout de suite de ma page d'accueil.
PS : Bravo madame Verney Caillat, vous avez parfaitement le niveau de Laurence Ferrari en ITW.
à Kawada Shogo
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 12H11 | 24/05/2009 |
Dommage qu'il faille toujours donner aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre, les caresser dans le sens du poil pour qu'ils vous respectent.
à Sophie Verney-Caillat
De lekin
assis | 13H19 | 24/05/2009 |
Le problème de votre article c'est l'absence des contres argument évident évoqué souvent sur ce même site !
Je pense en particulier au doc « We feed the world » ou l'on apprend que l'on pourrait nourrir 12 milliards d'être humains sainement en changeant notre manière de distribuer les produits (consommer local pour résumer) un article a jeter quoi…
à Sophie Verney-Caillat
De Kawada Shogo
Sur ma chaise | 09H14 | 25/05/2009 |
Dommage qu'une « journaliste » soit incapable de répondre sur le fond et balance des phrases toutes faites pour s'expliquer.
Nous avons évoqué des choses très précises quant à la manière de faire une vrai interview, chose en extinction dans notre beau pays.
Depuis votre tour d'ivoire vous nous dites que nous ne voulons pas entendre ce qui ne nous plaît pas, faux.
Nous voulons juste que vous mettiez ce monsieur face à des faits avérés et relatés sur le site, chose que vous avez totalement oublié.
Vous avez préparé vos questions (3 pour presque 3 minutes), et vous les avez posé sans jamais intervenir dans les réponses d'une personne qui a énoncé un nombre énorme de contre vérités sans jamais le reprendre.
C'est là dessus que j'ai du mal, que ce monsieur fasse son travail de lobbyste (avec l'aide du très « indépendant » Axel Kahn) ne me dérange pas.
Mais que vous, responsable de la santé à rue89, tombiez aussi facilement là dedans c'est très inquiétant.
PS : Pour les ITW observez donc les médias étrangers ou A. Pulvar une des rares personnes francaise qui sait encore en faire.
De lachka
paysagiste | 10H56 | 24/05/2009 |
Est-il payé par les firmes d´agroalimentaire et chimiques ?
Le principe de précaution ne s´use que si l´on s´en serre…
à lachka
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 12H09 | 24/05/2009 |
C'est justement ce que Jaillette reproche aux anti-OGM : dès que quelqu'un est pour on lui reproche d'être financé par les firmes, or ce n'est pas le cas de l'auteur, tout à fait indépendant.
à Sophie Verney-Caillat
De kemardo
Trublion | 12H47 | 24/05/2009 |
Indépendant, sans aucun doute. La fabrique de l'opinion dans les démocraties touche de tels sommets que chacun (experts, journalistes…) s'auto-censure et s'intègre au consensus existant. C'est en effet le seul moyen pour réussir professionnellement, sans pour autant avoir l'impression de subir de quelconques pressions.
La formatage de l'opinion publique dans les démocraties a été systématisé par Barneys (jsais pas si ça s'écrit comme ça) au début du siècle dernier. Ce génie des relations publiques est ainsi parvenu a changer l'opinion du peuple américain, à l'époque majoritairement pacifiste, de façon a ce que les USA entrent en guerre en 14-18.
Votre article s'intègre parfaitement dans cette logique. On lance des affirmations erronées qui apparaissent comme des arguments d'autorité sans qu'il y est la moindre confrontation aux thèses contraires. Cet expert indépendant fait le jeu des grands groupes comme Monsanto sans peut-être même en avoir conscience.
Vous parlez de « caresses dans le sens du poil », et nous vous parlons d'argumentation. Vous insinuez sans doute que nous aurions tous ici préférés vous voir faire de la démagogie pour satisfaire notre petit ego ? ?
Pourtant vous savez que non… Et vous savez que face à l'argumentation construite des gens qui renient les OGM, la seule solution pour banaliser l'utilisation de ses produits dangereux est le mépris.
Bravo.
(Allez voir l'excellente émission de Daniel Mermet sur www.la-bas.org qui parle de propagande dans les démocraties, c'est passionnant. Ou sinon le fameux documentaires « Chomsky and Co »)
à Sophie Verney-Caillat
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
13H33 | 24/05/2009 |
Désolé mais là, on est en droit de douter.
Les « arguments » de ce monsieur sont très légers vous en conviendrez, c'est pourquoi votre article est intéressant, car il donne des bâtons aux anti-OGM dont je suis, pour battre en brèche ce genre de propagande. Si votre intention était de défendre son point de vue, au nom d'une sacro-sainte « objectivité » journalistique, c'est raté, et c'est tant mieux.
La notion de « progrès », complètement galvaudée, est à nouveau utilisée comme forme de chantage intellectuel pour tenter de ringardiser les anti-OGM. Seulement ça ne marche plus, ce monsieur appartenant déjà au passé, de nombreux scientifiques indépendants croulent d'arguments convaincants contre. (cf. les commentaire plus haut qui regorgent de liens scientifiques sur les mauvaise herbes, les insectes etc.)
Les scientifiques « indignés par le déni de débat démocratique », sont les valets de la technoscience, et n'ont rien à faire avec la Science, et encore moins avec la démocratie. Le déni de débat démocratique est notre lot quotidien à nous citoyens, pas celui des techniciens de MONSANTO, BAYER, MINATEC, AREVA etc. Pour une fois la démocratie pointe son vilain nez, et donne des boutons à ce monsieur anti-démocrate, et pro technoscience.
La controverse sur les OGM permet de faire apparaitre au grand jour le vrai visage du capitalisme « démocratique » qui tente de nous faire avaler de force des saloperies dont personne ne veut. Ce visage, c'est celui de publicités sexistes pour KELLOG'S ou NESTLÉ que vous serez la première à trouver gerbantes, c'est celui du flic et du militaire, c'est le rictus d'Alliot-Marie !
De extralucide
retraite | 10H56 | 24/05/2009 |
Les multinationales avec leurs arguments uniquement économiques relayés par les médias à leurs bottes comme Rue89 se foutent pas mal de la faim dans le monde.
La progression de la durée de vie ( les gens vieillissent de plus en plus vieux-c'est pas de moi mais de qui vous savez) est due probablement à l'hyhiène et à la médecine mais surtout à ce que toute la tranche des personnes de 50 à 100 ans ont vécu sainement pendant une cinquantaine d'années : pas d'OGM, pas de lait mélaminé, pas de vache folle, pas de PCB dans les fleuves, pas de portables, pas de WIFI, pas d'ondes éléctromagnétiques, etc, etc…. Bientôt, la moyenne de vie diminuera à moins que les statistiques ne soient trafiquées, et tout celà au plus grand bonheur des grands groupes. A partir de 50 ans, les gens ne seront plus rentables et ce sera mieux qu'ils meurent. Mais on nous balance maintenant des virus soi-disant mutants afin que toute la plus jeune populace se protège car il ne faudrait tout de même pas que les grands groupes pharmaceutiques coulent.
De bart94
technicien | 11H00 | 24/05/2009 |
avant c'était « simple » : un produit empoisonnait les gens ou pas.
maintenant le débat sur les risques des OGM sera sans fin, puisqu'on touche à des mécanismes très fins qu'on fait semblant de maitriser et qu'on est loin de comprendre à 100%.
replaçons le débat ou il doit être : dans nos pays européens les gens n'en veulent pas, point ! pourquoi alors argumenter sans fin pour leur faire avaler de force ?
je croyais qu'en économie de marché une offre devait rencontrer une demande. si une marque sort un produit qui ne rencontre pas un public elle arrête les frais. pourquoi serait-ce différent ?
quant à l'argument qu'il faut nourrir 9 milliards de gens en 2050, oui pourquoi pas ? mais pourquoi s'arrêter là ?
dans l'illusion d'un monde en croissance infinie, on pourrait aller plus loin : comment nourrir 15 milliards en 2100, 25 milliards en 2200, 50 milliards en 2300……..
ça n'est que reculer l'échéance d'une impossibilité, en croyant que la technologie résoudra tous les problèmes.
j'ose espérer que lorsque on sera obligé de les accepter (car je ne me fais pas d'illusions, les politiques sont au service de l'économie), au moins un étiquetage correct permettra de faire son choix.
à bart94
De sup. à la demande du riverain 24.09.09
14H11 | 24/05/2009 |
On ne sera obligés de rien du tout ! Quant à l'étiquetage, il n'existe déjà pas aujourd'hui alors, pensez-vous demain !
Tous les jours, on absorbe peut-être sans le savoir, des tonnes de sojas et de maïs OGM américains, brésiliens, mexicain, que sais-je… contenus dans l'agro-alimentaire non-étiquetée de nos « démocraties » !
Et après, on entend ce c…. nous parler de déni démocratique et nous traiter à demi mots de maoistes khmers rouges ! ?
à bart94
De Melinster
Pédant galvanisé | 15H28 | 24/05/2009 |
« replaçons le débat ou il doit être : dans nos pays européens les gens n'en veulent pas, point ! pourquoi alors argumenter sans fin pour leur faire avaler de force ? “
Et pourquoi n'en veulent ils pas ? parce que depuis des année les ‘pro’ et ‘anti’ exposent des arguments ridicules sur fond de guerre politique, et que lorsque l'on arrive a présenter des arguments valables et scientifiques, il ne faut pas se leurrer, l'immense majorité de l'opinion publique n'est pas capable de les comprendre. Faute à la complexité dont vous parlez plus haut. Le PB des OGM devient donc agaçant, et on ne veut plus en entendre parler. Les débats se transforment en pseudo fiction entre sauvetage de l'humanité et catastrophé écologique, et restent aussi stériles qu'un hybride.
‘je croyais qu'en économie de marché une offre devait rencontrer une demande. si une marque sort un produit qui ne rencontre pas un public elle arrête les frais. pourquoi serait-ce différent ? ’
Parce que Notre fonctionnement, et surtout nos demandes, sont différentes d'un pays a l'autre. N'allez pas croire que tous les pays s'opposent aux OGM ou autres. Certains accueillent les OGM a bras ouverts.
‘quant à l'argument qu'il faut nourrir 9 milliards de gens en 2050, oui pourquoi pas ? mais pourquoi s'arrêter là ?
dans l'illusion d'un monde en croissance infinie, on pourrait aller plus loin : comment nourrir 15 milliards en 2100, 25 milliards en 2200, 50 milliards en 2300……..’
L'argument des 9 milliards de bouches a nourrir serait en effet ridicule si les modèles démographiques ne prévoyaient pas une stagnation de la population autour de ces 9 milliards. On peut toujours spéculer ou dénoncer une énième manipulation par qui nous savons qui, mais pour le moment ces modèles démographiques ont toujours eu tendance à la surestimation, et non l'inverse. Après …
‘ça n'est que reculer l'échéance d'une impossibilité, en croyant que la technologie résoudra tous les problèmes.’
C'est bien vrai, mais autant l'appliquer à l'énergie !
‘j'ose espérer que lorsque on sera obligé de les accepter (car je ne me fais pas d'illusions, les politiques sont au service de l'économie), au moins un étiquetage correct permettra de faire son choix.’
Nous sommes déjà obligés de l'accepter (il n'y a qu'a regarder nos importations), et je m'étonne que les mouvement anti-ogm ne s'appuient pas plus sur la tracabilité. Je comprend bien que leur souhait est l'interdiction totale des OGM, mais nous sommes en train de perdre la bataille de la tracabilité, qui était pourtant en bonne voie (et surtout dont les enjeux vont bien au delà des OGM). je trouve cela fort dommage.
En attendant, Grâce au débat anti/pro OGM qui monopolise toutes les attentions agro-écologiques, l'amérique peut souffler. On continue de bouffer des produits issues de l'agriculture intensive, au détriment d'agriculteurs déjà exploités depuis longtemps, au détriment de toute considération écologique… mais bon, ouf, tant qu'il n'y a pas d'OGM dedans tout va bien, on respire.
Et oui l'immense majorité des problèmes supposés liés aux OGM sont en fait des problèmes rencontrés depuis bien longtemps par l'agriculture intensive. Mais l'opinion découvre le monde agricole (et encore), alors profitons de leur naïveté toute légitime et de leur manque de recul !
De Jean-Claude Jaillette
journaliste | 11H10 | 24/05/2009 |
Est-ce que des militants sont accessibles à des arguments qui dérangent un tant soit peu leurs convictions… leurs croyances plutôt ? A l'évidence non, ils en font encore la preuve ! Débattre ne consiste pas à aller puiser ses arguments à la même et unique source, militante elle aussi, partiale et partielle. Comment débattre avec des gens qui n'ont pour premier réflexe que l'insulte ? A moins qu'imbécile soit un mot doux, mais dans ce cas il faudra qu'ils me racontent comment ils parlent à leur amis. Je prépare une anthologie de la délicatesse…
Navrant pour un jeune ingénieur qui ne voit pas que pendant qu'il s'aveugle et se contemple, Monsanto construit un monopole autour de son village assiégé.Quand il se réveillera, il devra payer ses céréales et ses protéines au prix le plus fort et se demandera quelle partie de la population mondiale il faut sacrifier pour nourrir l'élite restante… donc évidemment il fait partie. L'autre partie du monde, celle qu'il faudra sacrifier, sera-t-elle d'accord ?
De cfc
- | 11H15 | 24/05/2009 |
Monsanto a enfin une reponse de… La nature : l'amarante.
Agoravox a publie un superbe article dessus :
« La scène du “ drame ” s'est tenue aux USA, à Macon, en Géorgie.
Un agriculteur remarqua en 2004 que certaines pousses d'amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait généreusement ses plants de soja.
Les champs victimes de cette amarante comportaient une semence qui avait reçu un gène de résistance Roundup.
Depuis cette date, le phénomène s'est étendu à d'autres états : la Caroline du Sud, et du Nord, l'Arkansas, le Tenesse et le Missouri.
Le 25 juillet 2005, the Guardian publiait un article de Paul Brown qui révélait que des gènes modifiés avaient transité vers les plantes naturelles, créant ainsi une graine résistante aux herbicides.
Ce que confirment les experts du CEH (centre for ecology and hydrology), et ce qui contredit les affirmations des pro-OGM qui ont toujours prétendu qu'une hybridation entre une plante génétiquement modifiée, et une plante naturelle était impossible.
Pour le généticien britannique, Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l'agriculture : “ il suffit d'un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu'elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme et elle se multiplie rapidement. L'herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d'ammonium a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d'adaptation ”.
La seule solution qu'il restait aux agriculteurs était d'arracher les plants d'amarante à la main.
Sauf que cette plante s'enracine très profondément, rendant cette solution quasi impossible à réaliser.
Du coup, les agriculteurs ont renoncé à cet arrachage.
5000 hectares ont été à ce jour purement et simplement abandonnés, et 50.000 autres hectares sont menacés. »
Etc. Morale de l'histoire :
On en peut pas jouer avec la nature ; )
De lachka
paysagiste | 11H15 | 24/05/2009 |
Scénario
En 2050 :
les mers auront montée de 1m, le tiers des surfaces cultivables seront englouties, la perte de biodiversité dûe à la contamination par les organismes génétiquement modifiés entraine une raréfaction des produits comestibles. Les terres agricoles auront connues une spéculation telle que les 9/10ème des surfaces cultivables appartiendront à 0,01% de la population mondiale au premier rang desquels les firmes d´agrochimie.
Les guerres pour le controle de l´eau feront rage, l´inversement des courants marins auront entrainés un climat sibérien en Europe avec des températures de -40° c à Paris en hiver et de 35° c en été…
Je pourrais continuer longtemps comme ca, mais ca dois être une fatalité, n´est-ce pas M. Jaillette ? Les écologistes de tout bords ne sont pas sensibles aux arguments du « réalisme ». Le réalisme est la bonne conscience des salauds, dixit Georges Bernanos…
à lachka
De tlaloc
Retraité | 15H14 | 24/05/2009 |
Et madame Sophie fera un article sur la lourde responsabilité des politiques et des scientifiques des années 2010
à lachka
De y-Bot
16H26 | 24/05/2009 |
T'as oublié la pénurie de pétrole : dur de faire la guerre sans. Reste les trucs marins à propulsion nucléaire.
De The_Reaper
Mâle Nécessaire | 11H37 | 24/05/2009 |
Vous oubliez de citer le terrible nuage de Tchernobyl, qui a fait plus de mal à la recherche scientifique et à l'information santé en France que n'importe quelle technologie.
En France, il y a une idée terrible, suite à cette catastrophe qui se serait « arrêtée à nos frontières », selon laquelle un consortium de quelques richissimes industriels, soutenus par les politiques, contribue à vouloir imposer des technologies dangereuses pour la santé et l'être humain, dans le seul but de s'enrichir. Chaque technologie inventée est forcément dangereuse pour l'Homme et chaque silence est forcément suspect, chaque rapport qui ne reconnait pas cette dangerosité est l'oeuvre de scientifiques non-objectifs financés par les mêmes grands groupes. Le wifi, les antennes-relais, les OGM, le nucléaire, l'alimentation, les éoliennes, tout est sujet à caution, sans aucune nuance possible. C'est soit tout bon, soit tout mauvais, le tout encouragé par une faiblesse de connaissances scientifiques des Français en général.
Et pourtant, même quand le Ministère de la Santé en fait trop avec la vache folle ou avec la Grippe A, ce soupçon ne disparait pas. D'autant plus que la canicule a été très mal gérée, voire carrément sous-estimée par les autorités politiques.
Ce catastrophisme forcené rappelle forcément la fable de l'enfant qui criait toujours au loup, et on finit par ne plus voir où est le danger et où est l'épiphénomène. Ce qui n'empêche pas d'être méfiant et de dénoncer les abus de part et d'autre, car comme le dit l'adage, « ce n'est pas parce qu'on est parano qu'on n'a pas d'ennemis », les industriels et les politiques n'étant pas forcément exempts de tout reproche… Mais cet obscurantisme technologique est forcément dangereux pour la démocratie, car si toute technologie est forcément liée au sceau de la théorie de la conspiration, on ne peut plus faire confiance ni aux institutions politiques ni aux organismes scientifiques indépendants (même l'AFSAPS est parfois mis en cause quand ils ne reconnaissent pas la dangerosité des OGM), et c'est dangereux pour la démocratie. C'est souvent par cette ignorance perpétuelle que naissent les fascismes…
à The_Reaper
De sarkophage_xyz
13H33 | 24/05/2009 |
Il a quand même falut plus de dix ans et un atlas produit indépendament par le CRIIRAD (http://www.criirad.org/)
pour que l'état français reconaisse qu'il y a eu contamination. Pas seulement les communiqués préfectoraux annonçant qu'aucune radiation n'était détectée sur les frontières de l'est de la france pendant que suisses, allemands et italien en signalaient jusqu'à leur frontières de l'ouest.
On rappelera aussi la performance du commité scientifique français déplacé à grand frais sur le site de Tchernobyl avec pour mission de chercher une solution pour faire en sorte que le site présente une radioactivité en dessous des seuils de l'OMS :
ceux-ci ont présenté fièrement comme conclusions de leur rapport qu'il faut relevé les seuils de l'OMS.
Par contre créer une panique dans le but d'écouler des stock superflu de Tamiflu (c)(tm), pas de problème…
Confiance ?
Oui confiance dans le fait qu'il faut se debarasser des nuisibles qui nous gouvernent et le plus tot sera le mieux.
Parceque curieusement les industriels respectent les lois quand ça leur coute de ne pas le faire et qu'il suffirait que les gouvernants s'occupent de les encadrés avec des lois raisonables plutot que de chier une nouvelle loi à chaque vol de vélo.
De affreuxjojo
11H41 | 24/05/2009 |
Ceux qui ne croient pas aux OGM aujourd'hui sont ceux qui ne croyaient pas à la ligne Maginot en 1940.
De mioumiou
11H59 | 24/05/2009 |
« indignés par le déni de débat démocratique »
Pas étonnant, le coco a ça dans le sang.
De JJLF
citoyen mitoyen | 12H11 | 24/05/2009 |
C'est très simple. Si vous voulez réhabiliter les OGM, commencez par virer du jeu les Monsanto et autres fumiers dont le but explicite est de privatiser le vivant. On y verra déjà plus clair sur les urgences et les nécessités de progresser dans ces directions quand le profit aveugle et les abjections qu'il engendre auront dégagé. On s'est déjà trop fait avoir, par l'amiante, le tabac, le plomb dans l'essence… Le Veau d'Or est une bête immonde. On ne l'extirpera pas du cœur de l'homme, mais il faut le placer sous surveillance constante pour l'empêcher de nuire. Si les OGM constituent vraiment l'espoir pour l'humanité que certains prétendent, alors ils sont trop précieux pour être laissés entre les mains de Corporate Inc. , les conducteurs fous qui mènent le train du monde vers le précipice.